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Genre: Homme Inscrit le: 23 Aoû 2003 Sujets: 224 Messages: 713 Localisation: Paris
Posté le: 27 Oct 2004 22:44 Sujet du message: Enjeux du DD : santé, épidémies, biotechnologies
La tuberculose hors contrôle sur le continent africain
Par Sandrine CABUT
mercredi 27 octobre 2004 (Liberation - 06:00)
Un test de diagnostic qui date de la fin du XIXe siècle et ne dépiste pas la moitié des malades ; un traitement de six à huit mois avec de «vieux» médicaments à l'efficacité limitée ; des échecs thérapeutiques ingérables ; et, au final, 2 millions de morts par an, principalement en Afrique. «La stratégie de lutte contre la tuberculose est un échec», regrette Jean-Hervé Bradol (président de Médecins sans frontières), qui dénonce l'«inertie» des autorités face à cette infection pourtant curable. Ce coup de gueule de l'ONG, qui prend en charge 20 000 tuberculeux par an, survient à la veille d'une conférence internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (1).
Anarchie. Principal accusé : le Dots (traitement de courte durée sous supervision directe), stratégie mise en place au milieu des années 90 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). «Le Dots a été un progrès», reconnaît Jean-Hervé Bradol. Mais les limites sont aujourd'hui atteintes, constatent les médecins sur le terrain. «La tuberculose continue à augmenter en Afrique, notamment à cause de l'épidémie de sida. C'est d'ailleurs la première cause de décès chez les patients VIH», note le Dr Matthys, spécialiste de la tuberculose à MSF. Cette coïnfection concerne 12 millions de personnes, dont les deux tiers en Afrique subsaharienne.
Principal hic de la stratégie actuelle : le diagnostic, qui dans les pays en voie de développement repose sur l'examen microscopique des crachats. Entre les formes extrapulmonaires de la maladie (un cas sur cinq), les enfants qui ne savent pas cracher et le manque de sensibilité du test, surtout en cas de coïnfection par le VIH, «50 % des patients sont d'office exclus du traitement car ils ne sont pas diagnostiqués», estime Francine Matthys. Quant aux antituberculeux (mis au point dans les années 50), ils ont une efficacité moyenne et une tolérance limitée. Surtout, le protocole veut que pendant toute la durée du traitement (au moins six mois), les malades se rendent quotidiennement au dispensaire pour les absorber sous contrôle médical. Inacceptable, selon le Dr Ilsee Ramboer, qui rentre de Guinée-Conakry. «Venir au centre de santé tous les jours coûte une fortune. Pour se faire soigner, des gens sont obligés d'abandonner l'école ou leur travail. Ou alors ils abandonnent leur traitement pour pouvoir travailler.»
Tests. Une contrainte d'autant plus absurde que les programmes de lutte contre le sida ont montré que les malades bien éduqués peuvent gérer leur traitement. Solutions ? Redéfinir les stratégies, accélérer la recherche de nouveaux tests de diagnostic plus fiables, et de nouveaux médicaments plus efficaces et d'action plus rapide, plaide MSF. Un défi qui n'excite guère les laboratoires privés : 95 % des tuberculeux vivent dans des pays en voie de développement.
(1) La 35e Conférence mondiale sur les maladies pulmonaires se tiendra à Paris du 28 octobre au 1er novembre. _________________ "Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente."
Genre: Homme Inscrit le: 25 Mai 2003 Sujets: 39 Messages: 4579 Localisation: ---------------------
Posté le: 28 Oct 2004 06:27 Sujet du message: Enjeux du DD : santé, épidémies, biotechnologies
Lutter plus efficacement contre la tuberculose
A elle seule, Mycobacterium tuberculosis tue 2 millions de personnes par an sur la planète.
Des chercheurs français ont trouvé un nouveau moyen de lutte contre cette bactérie responsable de la tuberculose, qui résiste de plus en plus aux traitements antibiotiques.
Les équipes de Vincent Villeret et d’Alain Baulard (CNRS/Inserm/ Institut Pasteur de Lille) ont réussi à rendre la bactérie plus sensible à l’éthionamide, un antibiotique utilisé en dernier ressort contre la tuberculose en raison de ses effets secondaires.
Genre: Homme Inscrit le: 23 Aoû 2003 Sujets: 224 Messages: 713 Localisation: Paris
Posté le: 01 Nov 2004 10:45 Sujet du message: Enjeux du DD : santé, épidémies, biotechnologies
La résistance antimicrobienne croissante aux traitements inquiète
WASHINGTON (AFP) - Le monde médical est de plus en plus préoccupé par la résistance antimicrobienne croissante qui menace les traitements de l'arsenal existant contre les maladies infectieuses.
Citant les conclusions préliminaires d'un rapport présenté lors du principal congrès mondial sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie (ICAAC) réuni jusqu'au 2 novembre à Washington, des experts américains et de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont jugé la situation potientiellement alarmante et réclamé une réponse urgente et coordonée au niveau mondial.
"La résistance des bactéries aux antibiotiques déjà observée dernièrement s'étend désormais aux pathogènes responsables du Sida et du paludisme", a souligné au cours d'une conférence de presse le Dr. Stuart Levy, président de l'alliance pour un usage prudent des antibiotiques (Alliance for Prudent Use of Antibiotics/APUA).
"Sans une action coordonnée et un redoublement des efforts nous courons le risque d'un retour dans le passé quand les décès provoqués par des maladies infectieuses étaient communs et que l'espérance de vie était courte", a-t-il mis en garde.
Les antibiotiques ont été découverts dans les années 1940 et ont révolutionné la lutte antimicrobienne mais la capacité des microorganismes de rapidement se modifier génétiquement pour survivre présente un nouveau défi de taille à la médecine, souligne un condensé du rapport devant être publié en 2005 intitulé "Pandémie silencieuse ou la menace grandissante de la résistance aux médicaments".
"Il s'agit d'un vrai danger que vous avons tendance à ignorer", a ajouté, lors de la même conférence de presse, Thomas O'Brien, un responsable de l'OMS, soulignant que le budget requis pour ces efforts de coordination et de surveillance "est pourtant modeste".
A ce problème, s'ajoute celui de notre ignorance de l'émergence dans de vastes régions du globe d'agents infectieux dangereux.
"Dans la mesure où des microbes peuvent aisément et rapidement se propager sur la planète, il relève de la sécurité nationale d'étendre nos réseaux de surveillance microbienne sur l'ensemble du monde", a estimé le Dr. Stuart Levy.
Ce problème a retenu l'attention de parlementaires américains. Le représentant démocrate Stephen Lynch (Massachusetts), a récemment estimé que "le Congrès avait la responsabilité d'éviter une crise provoquée par la très sérieuse menace à la santé publique présentée par la résistance antimicrobienne dans le cadre des priorités pour la sécurité de notre territoire (Homeland Security)".
L'utilisation abusive et irraisonnée des antibiotiques dans les pays industrialisés est la cause avancée par les auteurs du rapport et de nombreux scientifiques pour expliquer la résistance antimicrobienne.
Ils citent parmi les exemples le fort accroissement des infections de la peau potentiellement fatales chez des sujets en bonne santé provoquées par le très commun staphylocoque doré devenu résistant à la méthicilline, un antibiotique.
Des résistances à des traitements ont aussi été observées dans les pays industrialisés pour le virus du Sida ainsi qu'à la chloroquine par les parasites responsable du paludisme.
Dans les centres hospitaliers des pays industrialisés, le rapport fait état d'une importante augmentation des infections non-traitables parmi leur personnel en raison de la résistance accrue aux médicaments contre plusieurs bactéries.
Le recours à d'anciens antibiotiques des années 60 est l'une des réponses apportées au problème de la résistance antimicrobienne, a expliqué le Dr. Robert Daum, de l'hôpital des enfants de l'Université de Chicago (Illinois-centre).
C'est ainsi que des dérivés des tetracyclines sont utilisés pour traiter des infections du staphylocoque doré et des intraveineuses d'immunogobuline pour combattre la pneumonie atypique (SRAS). _________________ "Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente."
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Posté le: 01 Nov 2004 12:27 Sujet du message: Enjeux du DD : santé, épidémies, biotechnologies
Un cas suspect de ‘’chèvre folle’’ en France
Si le cas est confirmé, il s’agirait du premier passage d’une souche d’ESB chez un caprin constaté sur le terrain. Des analyses menées en France montrent qu’un agent infectieux trouvé chez une chèvre abattue en 2002 présente des similitudes avec le prion responsable de l’encéphalopathie spongiforme bovine –la maladie de la vache folle, a annoncé jeudi l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
Des études ont montré que les ovins et les caprins pouvaient être infectés par la souche d’ESB. Cependant cette contamination n’a jamais été observée sur le terrain. La circulation d’une souche d’ESB chez les petits ruminants est possible mais difficile à mesurer. Faire la différence entre l’agent de la tremblante du mouton et celui de l’ESB nécessite d’inoculer des échantillons de cerveau du mouton ou de la chèvre suspecte à des souris.
C’est ainsi que le réseau français de typage des souches d’ESST (encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles) a découvert des similitudes entre l’agent infectieux isolé chez cette chèvre ardéchoise et la souche de l’ESB. D’autres résultats attendus dans les trois prochains mois devraient confirmer ou infirmer la suspicion.
Des études ont montré que le prion responsable de l’ESB se diffusait plus largement chez les moutons et les chèvres que chez les bovins, où il se cantonne à certains organes. Le passage de l’agent infectieux dans le lait n’a pas été démontré mais le risque n’est pas exclu. A ce jour, l’Afssa n’envisage pas de dépistage systématique de tous les petits ruminants en cas de confirmation de ce cas. Les mesures devront tenir compte de la fréquence des ESST chez les ovins et les caprins, estime l’Agence. En 2003, sur 11.174 caprins testés en France, trois cas de tremblante ont été dépistés.
Cécile Dumas
(29/10/04) Magazine Sciences et Avenir [Source]
Genre: Homme Inscrit le: 25 Mai 2003 Sujets: 39 Messages: 4579 Localisation: ---------------------
Posté le: 04 Nov 2004 22:58 Sujet du message: Enjeux du DD : santé, épidémies, biotechnologies
Pékin toujours trop polluée Sciences et Avenir | Jeudi 4 novembre 2004 - 21h54
La place Tienanmen dans le brouillard, à Pékin, au mois d’octobre. (AP Photo/Greg Baker)
Sous quels cieux Pékin accueillera-t-elle les Jeux Olympiques de 2008 ? La capitale chinoise s’est engagée à améliorer la qualité de l’air, notamment pour la tenue des JO. Mais les promesses sont loin d’être réalisées, ont reconnu les autorités de Pékin. L’objectif fixé pour 2004 était d’avoir un ciel clair 277 jours sur 365, soit 62% du temps sur une année. Sur les 10 premiers mois la capitale n’a connu que 187 jours de ‘’ciel clair’’ –dont la définition est floue- selon le quotidien Beijing Morning Post. L’objectif ne se sera donc pas atteint.
Le gouvernement de Pékin avance comme explication un hiver doux, synonyme de davantage de brouillard et de moins de vent. Les causes principales de pollution à Pékin sont le trafic automobile, l’industrie et les vents de sables venus du désert –dont les limites avancent.
Pour tenter de rattraper la situation, les autorités locales augmentent la pression sur les industriels. L’un des principaux producteurs d’acier, Shougang Corp, situé dans la banlieue de Pékin, est sommé de réduire sa production de 40.000 tonnes pour les deux prochains mois. Plus de 130 entreprises très polluantes doivent être déménagées d’ici 2005.
Hong Kong est également aux prises avec un niveau de pollution très élevé. La ville est régulièrement obscurcie par un épais brouillard. En début de semaine, l’association Greenpeace a accusé le gouvernement de Hong Kong d’utiliser des normes de pollution dépassées et d’accepter des niveaux de polluants beaucoup trop élevés.
Des scientifiques ont découvert une corrélation entre l'émergence de
maladies, connues et jusqu'ici inconnues, et les changements
environnementaux considérables que subit actuellement la planète.
Ces conclusions qui se basent sur des études menées par des experts,
dont Tony McMicheol de l'Université nationale d'Australie, Bernard
Goldstein de l'Université de Pittsburgh et Jonathan Patz, de
l'Université de Wisconsin, apparaissent dans l'Annuaire GEO
2004/2005, une publication du Programme des Nations Unies pour
l'environnement.
Des pertes de forêts, la construction de routes et de barrages,
l'expansion urbaine et la transformation d'habitats naturels en
domaines agricoles, l'exploitation minière et la pollution du
littoral créent des conditions propices à l'essor de pathogènes,
connus et nouveaux, souligne l'étude.
Selon le Professeur McMichael, l'évolution actuelle des infections
est due autant aux changements environnementaux qu'au commerce, aux
voyages aériens, à la migration ou aux conditions sociales.
Une hausse de température permettrait aux vecteurs et agents
infectieux de se reproduire davantage et un réchauffement planétaire
modifierait les habitats où les soumettrait à des stress
supplémentaires. D'autres phénomènes comme les déplacements
internationaux, l'évolution de nouvelles technologies et la
mondialisation du commerce de produits agricoles favorisent également
l'expansion de maladies infectieuses.
L'étude cite plusieurs exemples de maladies et notamment le paludisme
et la dengue qui sont particulièrement sensible au changement
climatique, le Neisseria meningitidis ( cause habituelle de
méningite), qui se répand facilement dans les conditions
poussiéreuses présentes dans le Sahel à la suite d'une longue
sécheresse.
De plus, une étude au Sri Lanka montre que les zones minières sont
devenues des foyers de paludisme, essentiellement à cause des eaux
stagnantes de carrières abandonnées et une étude entreprise dans de
petites mines d'or au Brésil, suggère que le mercure affaiblit le
système immunitaire des miniers, les rendant plus susceptible à la
malaria.
Une augmentation de cas de bilharziose, maladie parasitaire aux
conséquences graves causée par des larves d'eau douce est lié à la
perturbation de voies d'eau et de l'équilibre chimique de l'eau.
C'est le cas autour du Barrage d'Aswan en Égypte et le long de la
rivière Sénégal où ont été développés des projets d'irrigation.
Enfin, les spécialistes associent l'émergence à la fin des années
1990 du virus Nipah, hautement pathogénique, qu'on ne retrouvait
jusqu'ici que dans les chauves-souris frugivores d'Asie, à la
combinaison de feux de forêts à Sumatra et le défrichement de forêts
naturelles en Malaisie pour faire place à des plantations de
palmiers. Des chauves-souris à la recherche de fruits ont été en
contact rapproché avec des cochons domestiques et ce qui a permis au
virus de se répandre aux humains par le biais des éleveurs de
cochons.
L'Annuaire GEO lie également la fièvre jaune et l'Ebola à la
déforestation et ses implications. L'encéphalite équine occidentale
et vénézuélienne et le typhus sont associés au défrichement de
terres. La tuberculose, la peste bubonique et l'hantavirus pulmonaire
sont liés à une urbanisation non planifiée. De plus en plus de
bactéries infectieuses développent une résistance aux médicaments à
cause des produits chimiques et antibiotiques présents dans les
déchets des animaux de fermes. Il en résulte une susceptibilité
accrue à l'hépatite, certaines diarrhéiques et bien d'autres
infections.
La pollution atmosphérique due aux transports et aux usines est à
l'origine d'une augmentation d'infections respiratoire. La pollution
des eaux du littoral par des eaux usées à travers le monde est à
l'origine de cas de choléra à travers le monde.
L'Annuaire se penche également sur l'impact du changement climatique
sur la circulation des eaux océaniques ; présente les rapports sur
l'état de l'environnement dans les différentes régions du monde et
offre une rétrospective des développements importants en matière
d'environnement en 2004.
C.S
Source : Avec le PNUE _________________ "Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente."
Genre: Homme Inscrit le: 16 Fév 2002 Sujets: 105 Messages: 10461 Localisation: fort de france
Posté le: 12 Mar 2005 20:42 Sujet du message: Enjeux du DD : santé, épidémies, biotechnologies
c'est instructif mais reellement inquiétant.
on est mal barré _________________ Si l'image que renvoie le miroir ne te plait pas, change l'image plutot que le miroir, car il pourrait bien refleter encore et toujours la meme chose...
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