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Dans le département de la Guyane soumis à une pression démographique et migratoire très forte et où 44 % de la population a moins de vingt ans, le problème de la scolarisation est devenu une question majeure. Du fait d’un nombre très insuffisant de constructions scolaires, des multiples difficultés d’ordre administratif – qui sont davantage des pratiques illégales systématiques que des dysfonctionnements – et à d’énormes carences au niveau des équipements, des milliers d’enfants ne sont pas scolarisés.
_________________ si piman pa dous nan je moun, li pa kapab dous nan je poul
Genre: Homme Inscrit le: 08 Juin 2003 Sujets: 23 Messages: 4095 Localisation: S.I.F
Posté le: 19 Avr 2005 13:45 Sujet du message: Enfants à la rue en Guyane
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Malgré cela, de très nombreux enfants de trois à seize ans, Amérindiens, Bushinengués, qu’ils soient ou non français ou enfants de migrants, ne sont pas scolarisés
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Quant aux enfants de trois à douze ans, les mairies ont communiqué, pour la première fois cette année, le chiffre officiel de ceux qui sont inscrits mais n’ont pas trouvé de place : environ 900 enfants sur l’ensemble du territoire sont sur liste d’attente dans les grandes villes du littoral de la Guyane. Là encore, le nombre de ceux qui n’ont pas été inscrits est inconnu mais il est estimé à plusieurs milliers par le rectorat.
Citation:
A ces obstacles administratifs s’ajoutent d’énormes carences au niveau des équipements nécessaires. Dans l’ouest de la Guyane par exemple, certains villages de 200 à 400 habitants n’ont pas d’école parce que le rectorat estime que les conditions de vie sont inacceptables par les enseignants : pas de logement, pas d’eau potable, pas d’électricité. L’absence d’école est due parfois aussi à la crainte de certains maires de voir se créer des écoles « ethniques » ; ils préfèrent alors qu’il n’y ait pas d’école du tout… Les moyens de transport pour conduire les enfants à l’école sont très insuffisants et parfois même inexistants : le bus ou la pirogue laissent parfois les enfants au bord de la route faute de place, bien qu’ils aient payé chacun 100 € leur carte de transport ; pour certaines familles où plusieurs enfants sont scolarisés, ce tarif est trop élevé et les enfants se rendent à l’école à tour de rôle ; quant au transport sur le Maroni, le Conseil général envisage de le suspendre tant que ce fleuve n’est pas reconnu navigable.
Voilà ce qui m'a interpellée dans cet article. Comment peut-on parvenir à scolariser des enfants dans des établissements corrects, avec un personnel enseignant et administratif correct si les conditions minimum requises ne sont pas mises en place?
Il y a tant de personnes qui tentent le concours de professorat, tant d'enfants nécessitant une instruction et une éducation scolaire, et les hautes sphères de l'administration ne se bougent pas le f--n pour que les choses changent. C'est bien beau de mettre en place un observatoire
Citation:
Le 13 janvier dernier, le recteur a mis en place l’observatoire sur la non-scolarisation promis par le ministre délégué à l’enseignement scolaire, M. Darcos, lors de sa visite en décembre 2003. Cet observatoire regroupe tous les partenaires concernés : rectorat, mairies, préfecture, conseil général et conseil régional, services sociaux, syndicats et associations.
mais s'il ne s'agit que de ça pour le moment, ça ne suffit pas.
Comment, à l'époque de l'évangélisation, les prêtres, curés, etc ont-ils réussi à venir évangéliser en masse et là il parait impossible d'éduquer et d'instruire? _________________ Tout pardon a sa récompense [Christine Ockrent]
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