robè Siège service 
Genre: Homme Inscrit le: 21 Oct 2004 Sujets: 74 Messages: 1590 Localisation: 972 - Martinique
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Posté le: 19 Avr 2005 14:13 Sujet du message: TRADITION ORALE ET ARCHIVES DE LA TRAITE NEGRIERE |
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maintenant les documents ont été mis en ligne
http://unesdoc.unesco.org/images/0012/001237/123750f.pdf
Il n'y a plus aucune raison de ne pas les consulter!!
143 pages pour nous éclairer!
EXTRAITS page 34
| Citation: | | Les centres de traitement occulte et de domptage Les traditions orales donnent des preuves de l’existence de centres de traitement occulte et de domptage; elles nous informent également sur le fonctionnement de ces centres ainsi que quelques éléments de leur fonctionnement. Les gardiens et les instructeurs de ces centres étaient des tradi-practiciens guérisseurs,féticheurs ou para psychologues locaux souvent éliminés par les négriers quand ils cessaient d’inspirer confiance. Trois centres sont connus au Rio Pongo:Görè (Farinyah),Fossikhouré (entre Sagnan et Sambaya) et Santanè (Flanc ouest de Thiè). Il s’agit, dans ces centres, de dompter l’esprit de l’esclave, de lui faire accepter sa situation d’esclave, tuer en lui l’esprit de révolte. Le centre de Görè, sous le contrôle des Lightburn, patron de la «Slave Trading Family» et celui de Fossikhouré de Paul et Marie Faber de Sagnan Paulia, patron de «The Notorious Slave Dealer» servaient les intérêts des négriers du HautPongo tandis que le centre de Santanè, dépendant de Comon, traitaient les esclaves du Bas-Pongo (vers l’embouchure). Le souci constant des négriers était d’assurer une rigoureuse surveillance des esclaveries et des esclaves,sans choix pour ces derniers,de la manière de satisfaire des besoins aussi fondamentaux que l’alimentation,le logement,la pratique religieuse, l’habillement et la sexualité. Il fallait parvenir à tuer chez l’esclave tous repères identitaires, tous les éléments exprimant leur appartenance à une communauté ethnique, religieuse, villageoise ou familiale de manière à les dé-conscientiser pour en faire des individus entièrement soumis à leurs nouveaux maîtres et à leur nouveau sort. Le même souci de sécurité, de protection et d’autodéfense amenait les hommes libres et les faibles à se réfugier dans des cavernes (caverne de Nienguissa, au nord de Kossinsin) ou à «doter de force occulte» des cités comme Konyéya, Sagnan, Sossota et Bassaya. Qu’est-ce qu’un village «suspendu» de façon occulte? Il s’agit de provoquer un état de trouble psychosomatique ou hypnotique chez l’agresseur et de l’empêcher ainsi de se situer par rapport aux quatre points cardinaux; ainsi pendu, il tourne en rond jusqu’à ce que mort s’en suive..... |
_________________ “Le mensonge n’est plus pour eux falsification des faits, kleptomanie oratoire et politique, mais fraude inconsciente en vue de conforter la représentation qu’ils se font d’eux mêmes. ”
Maurice Kamto, |
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