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L'échec de la discrimination positive


 
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josquin
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 #1 Posté le: 29 Jan 2005 13:02    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

Le préfet Dermouche en correctionnelle pour "abandon de famille"

La saga très médiatique d'Aïssa Dermouche, promu premier préfet issu de l'immigration et à béneficier de la discrimination positive il y a un an, risque de tourner court. Par une ordonnance de renvoi signée jeudi par le juge d'instruction nantais Jacky Coulon, le préfet du Jura est renvoyé devant le tribunal correctionnel de la ville pour « abandon de famille », un délit passible de deux mois de prison et de 15 000 € d'amende. Or, même s'il s'agit d'une affaire privée, le ministère de l'Intérieur devrait l'inciter à démissionner afin de respecter la tradition qui interdit à un préfet en exercice de comparaître en justice.

Cet épisode fâcheux intervient au moment où Nicolas Sarkozy réaffirme avec fermeté son attachement à la discrimination positive, un principe au nom duquel il avait désigné Aïssa Dermouche préfet du Jura, le 14 janvier 2004. Au tribunal de grande instance de Nantes, on assure que la comparution du préfet devrait intervenir « au plus tard au printemps ». Aïssa Dermouche sera-t-il toujours préfet du Jura ? Rien n'est moins sûr.
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Jârvis
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 #2 Posté le: 29 Jan 2005 13:25    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

Je ne vois pas en quoi une histoire de pension alimentaire peut permettre de crier à l'échec de la discrimination positive

Je suis contre mais là,ce n'est vraiment pas un argument

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 #3 Posté le: 29 Jan 2005 13:44    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

J'ai entendu cette info, je ne pense pas que c'est une histoire de pension alimentaire, il y a surement autre chose derrière. (la manière qu'il vivait avec son ex- femme ne nous regarde pas c'est sa vie privée) pourquoi parler de ça à la radio au point de démissionner. Arrêteeeeer
(Mitterrand n'a pas démissionné quand on a su qu'il avait mazarine). Il y a un jugement attendons.
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josquin
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 #4 Posté le: 29 Jan 2005 13:44    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

Jârvis a écrit:
Je ne vois pas en quoi une histoire de pension alimentaire peut permettre de crier à l'échec de la discrimination positive

Je suis contre mais là,ce n'est vraiment pas un argument


Ce qui me permet de penser que cette affaire prouve magistralement l'échec de la discrimination positive , c'est que ce Monsieur Dermouche , nommé Préfet , ne se sent nullement concerné par les lois de la République, malgré son poste qui lui a été accordé grâce à ses origines.
En quoi les jeunes se sentiraient t-ils plus impliqués que ce préfet et seraient plus a même de respecter les lois ?

" Chassez le naturel ....." comme dit le Proverbe !
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 #5 Posté le: 29 Jan 2005 13:46    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

josquin a écrit:
l'inciter à démissionner afin de respecter la tradition qui interdit à un préfet en exercice de comparaître en justice.

Même pour affaires familiales?
Nul n'est parfait et à commencer par un Prefet donc je trouve cela léger.
La discrimination positive je suis par trés pour mais encore ce genre de manipulation médiatique me donne envie de gerber.

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 #6 Posté le: 29 Jan 2005 13:48    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

josquin a écrit:
" Chassez le naturel ....." comme dit le Proverbe !
Question naïve:
Qu'entends par cela?
J'ai peur de ne pas suivre ton raisonnement là?

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 #7 Posté le: 29 Jan 2005 13:57    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

josquin a écrit:
Jârvis a écrit:
Je ne vois pas en quoi une histoire de pension alimentaire peut permettre de crier à l'échec de la discrimination positive

Je suis contre mais là,ce n'est vraiment pas un argument


Ce qui me permet de penser que cette affaire prouve magistralement l'échec de la discrimination positive , c'est que ce Monsieur Dermouche , nommé Préfet , ne se sent nullement concerné par les lois de la République, malgré son poste qui lui a été accordé grâce à ses origines.
En quoi les jeunes se sentiraient t-ils plus impliqués que ce préfet et seraient plus a même de respecter les lois ?

" Chassez le naturel ....." comme dit le Proverbe !
D'accord avec toi, mais..la présomption d'innocence tu connais ?
Si non : http://www.vie-publique.fr/dossier_polpublic/presomption_innocence/index.shtml


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 #8 Posté le: 29 Jan 2005 14:01    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

NouNouWs a écrit:
D'accord avec toi, mais..la présomption d'innocence tu connais ?
Si non : http://www.vie-publique.fr/dossier_polpublic/presomption_innocence/index.shtml


Pose plutôt la question à Mr DE VILPIN qui l'a d'ores et déjà incité à démissionner afin de respecter la tradition qui interdit à un préfet en exercice de comparaître en justice....
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josquin
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 #9 Posté le: 29 Jan 2005 14:12    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

"Non à la discrimination positive"

Nous le savons maintenant, la politique d’intégration menée depuis plus de 30 ans se solde par un échec retentissant. Chômage récurrent chez les jeunes issus de l’immigration, montée du communautarisme, généralisation soudaine du voile islamique dans les banlieues, revendications identitaires exacerbées, autant de tristes réalités qui illustrent à l’évidence le délitement du lien social dans les territoires perdues d’une République pêchant au mieux par angélisme, au pire par lâcheté. Parfois, d’autres preuves de cet échec demeurent soigneusement occultées par les médias, à cause de leur forte charge politiquement explosive : ainsi la corrélation – hélas – avérée entre immigration et insécurité, comme nous le confirme un rapport du sociologue Sebastian Roché du CNRS qui suggère dans un article du Monde que les deux tiers des actes de délinquance sont commis par des personnes issues de l’immigration… Aussi comment ne pas reconnaître la gravité d’une situation qui menace dangereusement les fondements de notre démocratie ?

Devant l’impuissance terrible d’une politique d’intégration ratée, deux possibilités se dessinent : s’obstiner dans des vieilles méthodes fondées sur l’assistanat et la victimisation, ou bien lancer de nouvelles idées novatrices et porteuses d’espoir pour l’avenir. Mais parfois, ces idées prétendument novatrices ne sont que le recyclage de visions éculées et profondément déformées par des préjugés anciens. Ainsi, le concept sulfureux de « discrimination positive », lancé dans l’arène médiatique sans aucune réflexion ni concertation militante, rentre largement dans cette dernière catégorie.

La discrimination positive est injuste

En effet, le concept de « discrimination positive » part d’un préjugé aussi bizarre que tendancieux : les plus malheureux dans notre pays seraient forcément les « immigrés », et les « Natives Français » (pour employer une expression directement issue du « politically correct » américain) vivraient nécessairement dans le luxe et l’abondance, c’est bien connu… Contre cette vision simpliste, il est inutile de rappeler que de nombreux « Natives Français » vivent dans une misère insoutenable et touchent le RMI, et qu’à l’inverse de nombreux footballeurs et artistes d’origine immigrée figurent parmi les plus grosses fortunes de France. Même le lieu d’habitation demeure un indicateur très peu fiable de pauvreté : contrairement aux présupposés de Sciences Politiques qui instaure un recrutement préférentiel en zones prioritaires, les chambres de bonnes du XVIième arrondissement sont souvent habitées par des personnes très modestes, même quand elles s’appellent Dupont ou Martin. Et ne parlons pas de la misère souvent cachée de nos campagnes… Généraliser des situations économiques et sociales extrêmement diverses et complexes s’avère donc ridicule, et crée artificiellement des lignes de fractures là où elles ne devraient pas exister.

Bien sûr, les populations immigrées mènent un train de vie statistiquement inférieur à la moyenne nationale, mais cela reste vrai pour d’autres catégories de la population : les fils d’ouvriers, les populations rurales, les apprentis bouchers, les Corses… Or pourquoi accorder la discrimination positive à telle catégorie de la population, et pas à telle autre ? Parce que les premiers auraient le bénéfice d’une couleur de peau exotique ou d’une religion étrangère ? Si ce n’est pas du racisme à l’envers, qu’est-ce que c’est ?

La discrimination positive est insultante

Toute « discrimination positive » a pour objet de combattre un handicap par intervention directe des pouvoirs publics. Ainsi les handicapés moteurs bénéficient de facilités dans les transports en commun, grâce à des mesures discriminantes qui cherchent à pallier leurs évidentes limites physiques. Or instaurer la « discrimination positive », c’est suggérer l’idée que les immigrés seraient incapables de réussir autrement que par l’interférence de la loi. Organiser la « discrimination positive », c’est cautionner l’idée que les immigrés ne pourraient se débrouiller tous seuls, comme des grands, pour gravir les échelons de l’émancipation sociale. Bref, imposer la « discrimination positive », c’est émettre l’idée profondément insultante que les immigrés seraient des handicapés par nature…

La discrimination positive est improductive

Appliquée dans certains états américains à la fin des années 60, la « discrimination positive » donne des résultats très discutables en matière d’efficience économique. En privilégiant l’appartenance raciale sur les compétences individuelles, elle nuit gravement à la sélection des talents qu’exige une société moderne et concurrentielle. L’inefficacité des administrations américaines s’explique en partie par un recrutement préférentiel dans les minorités ethniques, sans vérification des compétences, avec de graves répercussions en terme de service public.

Pire : la « discrimination positive » induit une suspicion généralisée quant aux compétences réelles de chaque américain de couleur qui aura réussi. Même fondamentalement brillant, un afro-américain subira toujours la méfiance des entreprises qui doutent du caractère exceptionnel de son CV, à cause justement de la mauvaise image de ses collègues afro-américains dont la réussite doit beaucoup à leur « taux de mélanome élevé »… Ainsi, à force de contrarier le fonctionnement normal d’un marché de l’emploi qui retrouve de toute façon un nouvel équilibre en dépit des mesures artificielles, la « discrimination positive » favorise l’émergence d’une authentique discrimination négative…

La discrimination positive est historiquement fausse

Mais une différence capitale existe entre l’historique des minorités ethniques américaines et françaises : les Noirs américains furent contraints de vivre aux Etats-Unis suite à l’esclavage et la Traite Atlantique, les Indiens d’Amériques furent spoliés de leurs terres et enfermés dans des réserves alors qu’ils vivaient sur le continent américain bien avant l’arrivée des colons européens.

A l’inverse, les « Noirs français » et les « Maghrébins français » (la logique ambiguë de la « discrimination positive » nous contraint à employer ces définitions bizarres…) sont venus en France de leur plein gré, en toute connaissance de cause et après mûre réflexion quant aux avantages matériels prodigués par notre pays.

Jamais les ancêtres de Pascal Légitimus ne furent amenés pieds et poings enchaînés pour travailler dans nos usines Moulinex, jamais les aïeux de Zinédine Zidane ne furent chassés de leurs lopins de terre berrichons avant d’être parqués dans des réserves du Cantal. Les immigrés de France sont arrivés volontairement dans notre pays, et dans ces conditions, ils doivent accepter les règles de vie commune, sans chercher à se victimiser pour arracher des privilèges qui ne leur reviennent nullement de droit. Le rapport entre « immigrés » et « autochtones » se trouve, d’un point de vue historique, totalement inversé entre les Etats-Unis et la France, et dans ces conditions, établir un parallèle quelconque entre ces deux nations relève de la pure manipulation.

La discrimination positive est impopulaire

Ne nous leurrons pas cependant : la majorité des immigrés français reconnaissent que la société française, probablement la plus ouverte et la plus tolérante au monde, leur ouvre des perspectives extraordinaires pourvu qu’ils y mettent un peu du leur. Aussi ces immigrés de bonne foi ne veulent pas d’une « discrimination positive » qui les stigmatiserait inutilement comme des privilégiés arbitraires. Et en France, les privilèges de naissance conduisent bien souvent à des Révolutions.

La discrimination positive est fondée sur une vision élitiste du bonheur

Plus fondamentalement, la courbe du bonheur ne suit pas scrupuleusement la courbe de la réussite sociale. Rappelons qu’il est tout à fait possible de mener une existence simple et heureuse en tant qu’ouvrier ou maçon, tout comme il est possible d’être malheureux en tant que préfet, par exemple… Prétendre qu’il faille absolument que certaines catégories de personnes (les femmes, les immigrés, les auvergnats, les chauves à moustache…) accèdent à des postes de haute responsabilité, c’est suggérer que la clef du bonheur passe nécessairement par un plan de carrière conforme à une vision élitiste du monde. Dans ces conditions, l’égalitarisme et son corollaire « la discrimination positive » constituent cette mauvaise conscience de l’élite qui n’imagine pas une autre forme de bonheur possible que la sienne. D’une certaine manière, l’égalitarisme et la « discrimination positive » participent au même mépris inconscient et refoulé de bourgeois blasés à l’encontre des classes laborieuses.

Contre la discrimination positive, le respect de la loi

Bien sûr, un minimum d’égalité s’avère nécessaire pour que l’harmonie sociale prévale. Et nous sommes contraints de reconnaître que nos concitoyens habitant les banlieues subissent de fait, chaque jour, une discrimination odieuse et insupportable.

Cette discrimination de fait, qu’elle est-elle ? S’agit-il de l’absence de perspectives économiques ? De la vétusté des logements sociaux ? Ou bien… du racisme des forces de police ?!

Non, rien de tout cela. Car cette discrimination dans les faits a un seul mot : insécurité.

Oui, il est scandaleux qu’un immigré de Bobigny ait infiniment plus de chance de se faire agresser qu’un bon bourgeois habitant en face d’un ministère. Oui, il est insupportable qu’un taximan de Sarcelles ait plus de chance de perdre son travail parce que des voyous lui ont brûlé la voiture. Oui, il est révoltant qu’un boulanger des quartiers Nord de Marseille aille au travail la peur au ventre, sans jamais savoir si le fruit honnêtement gagné de son travail ne disparaîtra pas sous la menace d’un revolver brandi par un criminel.

L’insécurité qui gangrène les quartiers difficiles, voilà un juste motif de mécontentement des habitants « immigrés » de nos banlieues. Car l’insécurité est au cœur de tous les problèmes d’intégration : c’est quand la sécurité régnera dans nos banlieues que les entreprises voudront s’y installer, et y créer des emplois. C’est quand les zones de non droit ne seront plus qu’un mauvais souvenir que les immeubles ne seront plus tagués et délabrés, et que les fleurs reverdiront la façade des HLM. C’est quand les jeunes filles de cités pourront sortir de chez elles sans se faire insulter que la condition des femmes musulmanes fera un bond de géant. C’est quand les enfants d’immigrés sérieux et brillants pourront travailler sereinement à l’école sans le regard jaloux et frustré des caïds que leur émancipation sociale sera possible. Rétablir la sécurité et l’état de droit, voilà la clef magique d’une intégration réussie.

Mobilisons-nous !

La discrimination prétendue « positive » est à la fois injuste, insultante, improductive, historiquement fausse, impopulaire et infondée. Pour novateur qu’il soit, le concept de « discrimination positive » illustre surtout la fuite en avant de nos politiques confrontés à l’impuissance des méthodes anciennes. Toute discrimination « positive » ou « négative » est inacceptable et doit être combattue. Aucune société n’est parfaite, mais la méritocratie dans laquelle nous vivons dispose d’un avantage considérable : se référer au bon sens, à la valeur de l’effort, à l’esprit de responsabilité.

Contre cette dérive insupportable, nous devons nous mobiliser. L’élection en novembre de la présidence de l’UMP nous ouvre une occasion inespérée pour faire entendre la voix de la raison contre les lubies égalitaristes du politiquement correct. Par les voix de Nicolas Dupont-Aignan, de Rachid Kaci, d’Elisabeth Laithier, le peuple de Droite, autant que le peuple de France, rejette sans appel une « discrimination positive » qui viole scandaleusement les fondements de notre pacte républicain. Car tous ensemble nous osons dire :

Non à la discrimination positive qui enferme les Français dans leur couleur de peau et nourrit la tentation communautariste gangrenant notre société.

Non à la discrimination positive qui stigmatise les « Français indigènes » contre leurs compatriotes immigrés, aggravant les tensions entre individus d’une même nation.

Non à la « discrimination positive » qui ouvre la boîte à Pandore à toutes les dérives liberticides, à toutes les revendications identitaires, à toutes les usurpations dirigées contre la République.

A bas la « discrimination positive », vive la liberté !
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Jârvis
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 #10 Posté le: 29 Jan 2005 19:41    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant


Josquin la source s'il te plait

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 #11 Posté le: 15 Mar 2007 17:09    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

josquin a écrit:
"Non à la discrimination positive" NON AU TERME... DE DISCRIMINATION POSITIVE... PAS À SON CONTENU...

Nous le savons maintenant, la politique d’intégration menée depuis plus de 30 ans se solde par un échec retentissant. Chômage récurrent chez les jeunes issus de l’immigration, montée du communautarisme, généralisation soudaine du voile islamique dans les banlieues, revendications identitaires exacerbées, autant de tristes réalités qui illustrent à l’évidence le délitement du lien social dans les territoires perdues d’une République pêchant au mieux par angélisme, au pire par lâcheté. Parfois, d’autres preuves de cet échec demeurent soigneusement occultées par les médias, à cause de leur forte charge politiquement explosive : ainsi la corrélation – hélas – avérée entre immigration et insécurité, comme nous le confirme un rapport du sociologue Sebastian Roché du CNRS qui suggère dans un article du Monde que les deux tiers des actes de délinquance sont commis par des personnes issues de l’immigration… Aussi comment ne pas reconnaître la gravité d’une situation qui menace dangereusement les fondements de notre démocratie ?

Devant l’impuissance terrible d’une politique d’intégration ratée, deux possibilités se dessinent : s’obstiner dans des vieilles méthodes fondées sur l’assistanat et la victimisation, ou bien lancer de nouvelles idées novatrices et porteuses d’espoir pour l’avenir. Mais parfois, ces idées prétendument novatrices ne sont que le recyclage de visions éculées et profondément déformées par des préjugés anciens. Ainsi, le concept sulfureux de « discrimination positive », lancé dans l’arène médiatique sans aucune réflexion ni concertation militante, rentre largement dans cette dernière catégorie.

La discrimination positive est injuste FAUX

En effet, le concept de « discrimination positive » part d’un préjugé aussi bizarre que tendancieux : les plus malheureux dans notre pays seraient forcément les « immigrés », et les « Natives Français » (pour employer une expression directement issue du « politically correct » américain) vivraient nécessairement dans le luxe et l’abondance, c’est bien connu… Contre cette vision simpliste, il est inutile de rappeler que de nombreux « Natives Français » vivent dans une misère insoutenable et touchent le RMI, et qu’à l’inverse de nombreux footballeurs et artistes d’origine immigrée figurent parmi les plus grosses fortunes de France. Même le lieu d’habitation demeure un indicateur très peu fiable de pauvreté : contrairement aux présupposés de Sciences Politiques qui instaure un recrutement préférentiel en zones prioritaires, les chambres de bonnes du XVIième arrondissement sont souvent habitées par des personnes très modestes, même quand elles s’appellent Dupont ou Martin. Et ne parlons pas de la misère souvent cachée de nos campagnes… Généraliser des situations économiques et sociales extrêmement diverses et complexes s’avère donc ridicule, et crée artificiellement des lignes de fractures là où elles ne devraient pas exister.

Bien sûr, les populations immigrées mènent un train de vie statistiquement inférieur à la moyenne nationale, mais cela reste vrai pour d’autres catégories de la population : les fils d’ouvriers, les populations rurales, les apprentis bouchers, les Corses… Or pourquoi accorder la discrimination positive à telle catégorie de la population, et pas à telle autre ? Parce que les premiers auraient le bénéfice d’une couleur de peau exotique ou d’une religion étrangère ? Si ce n’est pas du racisme à l’envers, qu’est-ce que c’est ?

La discrimination positive est insultante LA DISCRIMINATION "TOUT COURT"... ELLE-EST FLATTEUSE ??

Toute « discrimination positive » a pour objet de combattre un handicap par intervention directe des pouvoirs publics. Ainsi les handicapés moteurs bénéficient de facilités dans les transports en commun, grâce à des mesures discriminantes qui cherchent à pallier leurs évidentes limites physiques. Or instaurer la « discrimination positive », c’est suggérer l’idée que les immigrés seraient incapables de réussir autrement que par l’interférence de la loi. Organiser la « discrimination positive », c’est cautionner l’idée que les immigrés ne pourraient se débrouiller tous seuls, comme des grands, pour gravir les échelons de l’émancipation sociale. Bref, imposer la « discrimination positive », c’est émettre l’idée profondément insultante que les immigrés seraient des handicapés par nature…

La discrimination positive est improductive FAUX

Appliquée dans certains états américains à la fin des années 60, la « discrimination positive » donne des résultats très discutables en matière d’efficience économique. En privilégiant l’appartenance raciale sur les compétences individuelles, elle nuit gravement à la sélection des talents qu’exige une société moderne et concurrentielle. L’inefficacité des administrations américaines s’explique en partie par un recrutement préférentiel dans les minorités ethniques, sans vérification des compétences, avec de graves répercussions en terme de service public.

Pire : la « discrimination positive » induit une suspicion généralisée quant aux compétences réelles de chaque américain de couleur qui aura réussi. Même fondamentalement brillant, un afro-américain subira toujours la méfiance des entreprises qui doutent du caractère exceptionnel de son CV, à cause justement de la mauvaise image de ses collègues afro-américains dont la réussite doit beaucoup à leur « taux de mélanome élevé »… Ainsi, à force de contrarier le fonctionnement normal d’un marché de l’emploi qui retrouve de toute façon un nouvel équilibre en dépit des mesures artificielles, la « discrimination positive » favorise l’émergence d’une authentique discrimination négative… LA FAUSSE EXCUSE DE L'IMMOBILISME

La discrimination positive est historiquement fausse

Mais une différence capitale existe entre l’historique des minorités ethniques américaines et françaises : les Noirs américains furent contraints de vivre aux Etats-Unis suite à l’esclavage et la Traite Atlantique, les Indiens d’Amériques furent spoliés de leurs terres et enfermés dans des réserves alors qu’ils vivaient sur le continent américain bien avant l’arrivée des colons européens.

A l’inverse, les « Noirs français » et les « Maghrébins français » (la logique ambiguë de la « discrimination positive » nous contraint à employer ces définitions bizarres…) sont venus en France de leur plein gré, en toute connaissance de cause et après mûre réflexion quant aux avantages matériels prodigués par notre pays. LA DÉPORTATION ET L'ESCLAVAGE OUTREMER, N'ONT JAMAIS EXISTÉ... C'EST CONNU...

Jamais les ancêtres de Pascal Légitimus ne furent amenés pieds et poings enchaînés pour travailler dans nos usines Moulinex, jamais les aïeux de Zinédine Zidane ne furent chassés de leurs lopins de terre berrichons avant d’être parqués dans des réserves du Cantal. Les immigrés de France sont arrivés volontairement dans notre pays, et dans ces conditions, ils doivent accepter les règles de vie commune, sans chercher à se victimiser pour arracher des privilèges qui ne leur reviennent nullement de droit. Le rapport entre « immigrés » et « autochtones » se trouve, d’un point de vue historique, totalement inversé entre les Etats-Unis et la France, et dans ces conditions, établir un parallèle quelconque entre ces deux nations relève de la pure manipulation.

La discrimination positive est impopulaire CA DÉPEND DES SONDAGES...

Ne nous leurrons pas cependant : la majorité des immigrés français reconnaissent que la société française, probablement la plus ouverte et la plus tolérante au monde, leur ouvre des perspectives extraordinaires pourvu qu’ils y mettent un peu du leur. Aussi ces immigrés de bonne foi ne veulent pas d’une « discrimination positive » qui les stigmatiserait inutilement comme des privilégiés arbitraires. Et en France, les privilèges de naissance conduisent bien souvent à des Révolutions.

La discrimination positive est fondée sur une vision élitiste du bonheur ENCORE UNE FAUSSE EXCUSE DE L'IMMOBILISME

Plus fondamentalement, la courbe du bonheur ne suit pas scrupuleusement la courbe de la réussite sociale. Rappelons qu’il est tout à fait possible de mener une existence simple et heureuse en tant qu’ouvrier ou maçon, tout comme il est possible d’être malheureux en tant que préfet, par exemple… Prétendre qu’il faille absolument que certaines catégories de personnes (les femmes, les immigrés, les auvergnats, les chauves à moustache…) accèdent à des postes de haute responsabilité, c’est suggérer que la clef du bonheur passe nécessairement par un plan de carrière conforme à une vision élitiste du monde. Dans ces conditions, l’égalitarisme et son corollaire « la discrimination positive » constituent cette mauvaise conscience de l’élite qui n’imagine pas une autre forme de bonheur possible que la sienne. D’une certaine manière, l’égalitarisme et la « discrimination positive » participent au même mépris inconscient et refoulé de bourgeois blasés à l’encontre des classes laborieuses.

Contre la discrimination positive, le respect de la loi

Bien sûr, un minimum d’égalité s’avère nécessaire pour que l’harmonie sociale prévale. Et nous sommes contraints de reconnaître que nos concitoyens habitant les banlieues subissent de fait, chaque jour, une discrimination odieuse et insupportable.

Cette discrimination de fait, qu’elle est-elle ? S’agit-il de l’absence de perspectives économiques ? De la vétusté des logements sociaux ? Ou bien… du racisme des forces de police ?!

Non, rien de tout cela. Car cette discrimination dans les faits a un seul mot : insécurité.

Oui, il est scandaleux qu’un immigré de Bobigny ait infiniment plus de chance de se faire agresser qu’un bon bourgeois habitant en face d’un ministère. Oui, il est insupportable qu’un taximan de Sarcelles ait plus de chance de perdre son travail parce que des voyous lui ont brûlé la voiture. Oui, il est révoltant qu’un boulanger des quartiers Nord de Marseille aille au travail la peur au ventre, sans jamais savoir si le fruit honnêtement gagné de son travail ne disparaîtra pas sous la menace d’un revolver brandi par un criminel.

L’insécurité qui gangrène les quartiers difficiles, voilà un juste motif de mécontentement des habitants « immigrés » de nos banlieues. Car l’insécurité est au cœur de tous les problèmes d’intégration : c’est quand la sécurité régnera dans nos banlieues que les entreprises voudront s’y installer, et y créer des emplois. C’est quand les zones de non droit ne seront plus qu’un mauvais souvenir que les immeubles ne seront plus tagués et délabrés, et que les fleurs reverdiront la façade des HLM. C’est quand les jeunes filles de cités pourront sortir de chez elles sans se faire insulter que la condition des femmes musulmanes fera un bond de géant. C’est quand les enfants d’immigrés sérieux et brillants pourront travailler sereinement à l’école sans le regard jaloux et frustré des caïds que leur émancipation sociale sera possible. Rétablir la sécurité et l’état de droit, voilà la clef magique d’une intégration réussie.

Mobilisons-nous !

La discrimination prétendue « positive » est à la fois injuste, insultante, improductive, historiquement fausse, impopulaire et infondée. Pour novateur qu’il soit, le concept de « discrimination positive » illustre surtout la fuite en avant de nos politiques confrontés à l’impuissance des méthodes anciennes. Toute discrimination « positive » ou « négative » est inacceptable et doit être combattue. Aucune société n’est parfaite, mais la méritocratie dans laquelle nous vivons dispose d’un avantage considérable : se référer au bon sens, à la valeur de l’effort, à l’esprit de responsabilité.

Contre cette dérive insupportable, nous devons nous mobiliser. L’élection en novembre de la présidence de l’UMP nous ouvre une occasion inespérée pour faire entendre la voix de la raison contre les lubies égalitaristes du politiquement correct. Par les voix de Nicolas Dupont-Aignan, de Rachid Kaci, d’Elisabeth Laithier, le peuple de Droite, autant que le peuple de France, rejette sans appel une « discrimination positive » qui viole scandaleusement les fondements de notre pacte républicain. Car tous ensemble nous osons dire :

Non à la discrimination positive qui enferme les Français dans leur couleur de peau et nourrit la tentation communautariste gangrenant notre société. QUELLE HYPOCRISIE !!!

Non à la discrimination positive qui stigmatise les « Français indigènes » contre leurs compatriotes immigrés, aggravant les tensions entre individus d’une même nation.

Non à la « discrimination positive » qui ouvre la boîte à Pandore à toutes les dérives liberticides, à toutes les revendications identitaires, à toutes les usurpations dirigées contre la République.

A bas la « discrimination positive », vive la liberté !
force est de constater qu'on ne le voit plus trop sur le vol ce propagandiste de josquin...
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 #12 Posté le: 15 Mar 2007 17:22    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

Jârvis a écrit:
Je ne vois pas en quoi une histoire de pension alimentaire peut permettre de crier à l'échec de la discrimination positive

Je suis contre mais là,ce n'est vraiment pas un argument

+1

c'est un echec personnel pour lui c'est tout .
Donc bon courage pour ce préfet parce que c'est avant tout un préfet en prison avec les criminelles et les violeurs .
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 #13 Posté le: 15 Mar 2007 18:08    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

josquin a écrit:
Ce qui me permet de penser que cette affaire prouve magistralement l'échec de la discrimination positive , c'est que ce Monsieur Dermouche , nommé Préfet , ne se sent nullement concerné par les lois de la République, malgré son poste qui lui a été accordé grâce à ses origines.
En quoi les jeunes se sentiraient t-ils plus impliqués que ce préfet et seraient plus a même de respecter les lois ?
" Chassez le naturel ....." comme dit le Proverbe !



Quoiiiiiiiiiiii???????????????

O pinaize............
Si c'est un postulat à la mode...je m'y "met" aussi...

Chassez le naturel il revient au grand galop...la preuve tes propos de raciste...ça aussi c'est transgénérationnel...

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 #14 Posté le: 15 Mar 2007 19:10    Sujet du message: L'échec de la discrimination positive Répondre en citant

Poupounette a écrit:
josquin a écrit:
" Chassez le naturel ....." comme dit le Proverbe !
Question naïve:
Qu'entends par cela?
J'ai peur de ne pas suivre ton raisonnement là?


Moi j'ai bien peur d'avoir compris...

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