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La guadeloupe dans la presse tunisienne....


 
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Chulo_Caribinio
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  Posté le: 12 Juin 2004 11:43    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

Voyage en Guadeloupe (1) ; “Nous irons à Kerukera”


Ceci est la relation d’un voyage en Guadeloupe d’un groupe de 28 membres d’une ONG française (l’AAEE), qui a réuni pour l’occasion Français, Suisses et Tunisiens.


Résister à une invitation de nos amis à visiter un petit bout de la France d’outre-mer ne se conçoit pas. C’est ainsi que nous nous retrouvions, sous le panneau des départs du Hall C de l’aéroport d’Orly Ouest, en ce jour de mars froid et pluvieux, heureux de partir vers un climat plus clément. Venus de tous les coins de l’Hexagone, 24 Français étaient bientôt réunis, ainsi que deux Suisses et deux Tunisiens. Une amie Martiniquaise nous apportait en guise de viatique et pour nous mettre dans l’ambiance une cassette de chants créoles de sa composition. Jusqu’alors, tout ce que je connaissais de “là-bas”, c’étaient les chansons de la “Compagnie Créole”.

A 15H10, nous quittions Paris et ses frimas, engloutis par le gros Boeing 740-300 qui allait nous emmener à Pointe-à-Pitre en 8H30. Voyage sans histoire, mais qu’est-ce qu’on est serrés dans ces longs courriers où la place est économisée au maximum ! Vivement l’A380 et son concurrent d’outre – Atlantique… Dans l’avion, notre responsable nous distribuait les derniers documents : la répartition en sept voitures de quatre personnes, les cartes routières, les derniers conseils…

A travers les hublots, le jour faisait place à la nuit, puis à nouveau le jour, et à 23H45 c’était l’atterrissage sur le tarmac de Pointe-à-Pitre où notre avion nous crachait… au goutte-à-goutte, vu le nombre (plus de 500 passagers).

Premier travail, mettre ma montre à l’heure locale : il était 18H45 et il faisait encore bien jour. Après avoir attendu plus d’une heure les bagages, satisfait aux divers contrôles, chaque chauffeur désigné allait retirer sa voiture… et rendez-vous à notre base, le Domaine du May, près de Saint-

François, à 30 kilomètres environ, car il n’était pas possible de partir en une caravane de sept voitures !

C’est à la nuit que nous y arrivâmes, pour trouver le maître de céans et sa famille nous attendant dans la salle à manger en plein air, sous un vaste toit de bois à quatre pans, au milieu d’un concert de grenouilles et de grillons… qui devait “bercer” toutes nos soirées. Après avoir dégusté notre premier “ti-punch”(1), ou un “planteur”(2) pour les réticents à l’alcool, nous prenions notre premier repos (presque un “shour” puisqu’il était 2 heures du matin à Tunis).

Installation rapide de chaque équipage dans le bungalow prévu, sur les murs (extérieurs) duquel nous saluaient quelques petits “margouillats” (lézards), et un sommeil bien gagné.

Mais c’est au matin que l’enchantement commençait ; en ouvrant notre fenêtre au premier étage, on voyait, sur le “flamboyant” qui lui faisait face, de gros papillons bleutés qui paraissaient butiner, mais, en observant mieux leur vol bizarre, on s’aperçut qu’il s’agissait en réalité de colibris, ces petits oiseaux-mouches de diverses couleurs dont certains ne pèsent pas plus de deux gammes ! Nous aurons l’occasion d’en voir partout.

Prise de contact avec le Domaine : des bungalows au milieu d’un parc, une piscine, la vaste salle à manger, des allées recouvertes de gravier et surmontées d’arceaux fleuris… et partout des bananiers, des cocotiers, des flamboyants et une profusion de fleurs plus éclatantes les unes que les autres. Après un petit-déjeuner classique (mais où le jus d’orange traditionnel sera remplacée au fil des jours par des jus de mangue, d’ananas, de “fruits de la passion”, de goyave…), séance de travail pour étudier notre programme de visites.

“L’île-papillon”

Faisant partie de l’arc-en-ciel des Petites Antilles, la Guadeloupe est située à l’Est de l’Amérique Centrale, entre la Mer des Caraïbes (ou des Antilles) et l’Océan Atlantique. D’une superficie de 1.730 km2 et comptant 430.000 habitants —dont 100.000 pour le chef-lieu Pointe-à-Pitre)—, elle a été colonisée depuis 1635 tour à tour par les Espagnols, les Anglais et les Français, pour devenir en 1946 un département français d’outre-mer (DOM) ; elle est dotée depuis 1983 d’un Conseil Régional.

C’est un archipel composé de sept îles : Basse-Terre et Grande-Terre, la Désirade, Marie-Galante, les Saintes, Saint-Martin et Saint-Barthèlémy. Notre programme prévoit seulement la visite de Basse-Terre et de Grande-Terre, avec une excursion d’une journée aux Saintes.

Basse-Terre et Grande-Terre peuvent être comparées aux ailes d’un papillon ; elles sont séparées par un mince bras de mer, la Rivière Salée, et reliées par deux ponts : le Pont de la Gabarre et le Pont de l’Alliance. Nous resterons basés en permanence au Domaine de May, même si sa position est très excentrique, puisqu’il est situé presque à la pointe est de l’île, mais les distances ne sont jamais bien grandes : environ 70 km de l’Ouest à l’Est et 45 du Nord au Sud.

Réveillés chaque matin par les chants des coqs, nous quitterons notre gîte après le petit déjeuner pour n’y revenir que le soir où notre hôte, Monsieur Joseph, un Indien, aidé par sa femme, sa fille et son fils, nous régaleront de plats typiques. Les déjeuners seront pris en route, au hasard de nos pérégrinations — un hasard un peu guidé quand même par les indications de l’agence qui a préparé notre voyage, et les conseils avisés de notre hôte, qui connaît bien ses confrères.

L’Ouest de Grande-Terre

Quittant Saint-François, nous prenons la route vers Sainte Anne, où nous avons prévu de prendre notre premier bain ; la Plage du Bourg nous accueille avec son sable blanc à perte de vue, séparée de la route par des cocotiers et des bananiers dont les larges feuilles nous protègent du soleil… même si de lourds nuages noirs arrivent du large. Vraiment la Guadeloupe n’a pas volé son surnom de “l’île aux belles eaux” ; la mer, couleur turquoise, est tiède, mais nous n’avons pas beaucoup de temps et nous séchons sur la plage — vite fait avec les 30° ambiants. Nous reprenons la route vers Point-à-Pitre, en traversant Le Gosier, le berceau du tourisme, nous dit-on, en tout cas le lieu où se situent la plupart des hôtels de l’île. Il était temps de partir, l’orage a éclaté, violent mais bref comme le sont ces orages tropicaux quasi quotidiens ; et pourtant nous sommes à la saison sèche (de novembre à mai).

Nous ne nous attarderons pas à Pointe-à-Pitre, grande ville avec ses embouteillages et ses problèmes de stationnement. Mais la vieille ville nous intéresse avec sa Place de la Victoire, entourée d’immeubles datant de l’époque coloniale, et surtout le marché couvert qui nous offre des trésors de couleurs et de parfums, avec ses multiples épices, dont certes nous connaissons la plupart, mais pas ce “colombo” (mélange de safran et de curry, jaune) que nous allons retrouver à l’occasion de plusieurs repas (colombo de poulet, de cabri…). Ce sont des femmes qui vendent… et qui accrochent et retiennent les visiteurs, en français ou en créole, pour vanter leur marchandise, au milieu des cris et de la musique (la traversée des souks de Tunis est une sinécure à côté de celle de ce marché…).

Mais notre principal objectif est le Musée Victor Schœlcher, que nous tenons absolument à visiter, en hommage à ce combattant de la liberté qui a tant lutté pour l’abolition de l’esclavage (voir encadré). Ce musée, créé en 1887, puis détruit en partie en 1928 par un cyclone, a été refait en 1998 à l’occasion de la commémoration du 150ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Il contient une très riche collection de documents de l’époque (photos, cartes, journaux, livres), et aussi énormément d’objets d’art que Schœlcher a offert et qu’il avait ramenés de ses voyages, en rapport avec l’histoire de France, de l’Antiquité grecque et latine, de l’Egypte ancienne… afin a-t-il écrit, de “contribuer au rapprochement des races par le partage collectif d’un maximum de connaissances”. Nous y passons presque deux heures à compulser des collections reliées de revues, mais nous n’avons pas le temps de profiter de la salle équipée d’ordinateurs où des CD sont à la disposition des visiteurs adeptes des nouvelles technologies.

Nous déjeunons dans un restaurant curieusement baptisée “Le Cheyenne”, très pittoresque : les murs et le plafond sont entièrement recouverts d’affiches du monde entier et du siècle dernier (expositions, artistes, monuments). Au menu : du boudin créole (sans doute car plus épicé), des “accras” de poulet (beignets qui peuvent être de poulet, de morue, de viande ou de légumes divers) et une “cristophine” farcie (un genre de gros poivron blanc ou jaune à la peau très dure et non comestible, farci avec sa pulpe, un gratin de fromage et de lard).

Ainsi “lestés”, nous marquons un arrêt au Fort Fleur d’Epée, qui date de la fin du 18ème siècle et dresse sa masse imposante au-dessus de la Grande Baie et de l’Ilot du Gosier. Puis nous visiterons la région des Grands Fonds, par une route sinueuse à souhait, mais toujours impeccablement goudronnée, comme le sont toutes celles de l’île ; nous ne trouverons pas le village des “Matignons Blancs”, une petite minorité blanche qui vit isolée dans la région depuis l’abolition de l’esclavage, car leur retraite n’est pas indiquée, mais nous profiterons de paysages magnifiques et boisés en traversant une succession de “mornes” et de “fonds” (collines et vallons) qui nous ramènera au Domaine. Une veillée après le dîner, nous permet de discuter de ce que nous avons pu retenir de la visite du Musée Schœlcher, afin de préciser nos connaissances toutes fraîches.

L’Est de la Grande-Terre

A la sortie du domaine, nous trouvons la petite station balnéaire de Saint-François, avec sa marina et son embarcadère pour les bateaux qui font le service de Marie-Galante et des Saintes. Le bourg possède un charme agreste avec sa verdure et marin avec sa plage de Raisins-Clairs, bordée de raisiniers qui donnent des fruits gros comme des prunes.

Nous prenons la route vers le Moule, à travers des champs de canne à sucre à perte de vue : des tiges verdoyantes ou jaunies surmontées de fleurs blanches ou rose clair en forme de panache. C’est le moment de la récolte et nous devons nous arrêter plusieurs fois pour laisser manœuvrer les gros “cabrouets” (remorques) tirés par des tracteurs ou des zébus, qui vont emmener les cannes —traditionnellement coupées à la machette — vers la distillerie. Car la canne à sucre est cultivée pratiquement dans le but de la fabrication du rhum, les sociétés sucrières de la métropole ayant depuis longtemps préféré utiliser la betterave à sucre, parfaitement adaptées au climat français, pour éviter le transport onéreux d’une matière première encombrante. Aussi, à part une petite entreprise sucrière au Moule, les 500.000 tonnes de cannes récoltées serviront à fabriquer du rhum.

Nous rencontrons de loin de petits hameaux agricoles, mais dans l’ensemble l’habitat est dispersé : petites fermes aux bâtiments bas, avec un large auvent qui permet de “vivre dehors” tout en étant protégé aussi bien du soleil que des intempéries.

Nous nous arrêtons pour faire une photo de groupe devant la Maison Zévallos, une majestueuse résidence de style colonial, vestige de l’une des plus importantes plantations sucrières de la Grande-Terre, et dont l’architecture métallique révèle l’influence de Gustave Eiffel. Puis nous bifurquons vers Morne-à-l’Eau, où “il faut absolument” visiter un curieux cimetière, disposé en amphithéâtre et où toutes les tombes et les chapelles sont ornées de carreaux de faïence noirs et blancs formant des damiers.

La ville du Moule, qui fut autrefois la Capitale de la Guadeloupe, est célèbre par son église, classée monument historique et ornée de beaux vitraux. Elle a été autrefois une place-forte face à l’Océan Atlantique. Nous franchissons le Pont de la Baie pour entrer dans la ville et nous nous dirigeons vers le lieu-dit La Rosette, où se trouve le Musée d’archéologie pré-colombienne Edgar Clerc, situé sur un promontoire qui surplombe une côte rocheuse très découpée ; près de la mer, des zébus paissent, accompagnés d’aigrettes blanches, qui se juchent sur leur dos pour les débarrasser des insectes et des tiques qui les harcèlent.

Le musée contient des vestiges de la culture des premiers habitants de la Guadeloupe (appelée alors “Kerukera”), les Arawaks, puis les Caraïbes, des Indiens venus d’Amérique (Amérindiens), qui furent décimés dans leur plus grande partie dès les vingt premières années de la colonisation espagnole, à la fin du 15ème siècle, après le débarquement de Christophe Colomb dont nous parlerons dans le prochain article. De nombreux outils en pierre, des poteries, des “pierres à trois pointes” (censées porter bonheur) sont exposés dans des vitrines ; des moulages de pierres gravées (dont nous pourrons voir les originaux quand nous visiterons la Basse-Terre) parsèment les salles. Le conservateur du musée nous fait ensuite un exposé sur le manioc, une racine comestible qui était l’aliment de base des insulaires, et nous explique l’utilisation des outils rudimentaires dont ils se servaient pour réduire les racines en poudre, préparation très délicate car la peau de cette racine est très vénéneuse !

Aujourd’hui, on n’utilise plus guère cette farine de manioc, sauf pour certains plats et pour en faire des cassaves (sortes de galettes très fines et très bonnes) qui sont la spécialité des femmes de Marie-Galante et que des marchands ambulants vendent sur leurs étals, entre des ananas et des noix de coco.

Avant de quitter le site du musée, nous visitons “le jardin amérindien” où les spécialistes du musée essaient de relancer la culture de certains plantes médicales qu’utilisaient les premiers occupants ; le parc contient de nombreuses essences d’arbres et d’arbustes locaux qui sont ainsi protégés. En nous promenant, nous manquons d’écraser une foule de petits bernard-l’hermitte (pas si ermites que ça puisqu’ils ont quitté leur coquille et ont grimpé de la mer jusqu’ici !). J’ignorais tout à fait qu’ils pouvaient sortir de l’eau...

Après un succulent repas au Moule, où nous dégustons un “blaff de poisson”, nous prenons la route qui longe la mer, où nous pourrons nous baigner au choix sur des plages joliment nommées Plage de l’Autre bord ou Plage des Alizés, pour arriver enfin à la Pointe des Châteaux, où les plus hardis grimperont jusqu’à la croix d’où ils auront une vue remarquable sur l’île de la Désirade, tandis que les plus paresseux pourront faire trempette à l’Anse à la Gourde, l’Anse Tarare où l’Anse à Plume, en attendant l’heure du regroupement pour retourner au Domaine, où M. Joseph nous a réservé une surprise : des queues d’“ouassous” (grosses écrevisses) poêlées avec une purée d’igname, et des bananes flambées.

Moulins et rhum

Avant d’aller jusqu’au Nord de la Grande-Terre, nous allons retrouver Le Moule pour y visiter une distillerie où nous pourrons suivre les étapes de la fabrication du rhum. La route est jalonnée de ruines de moulins à vent, vestiges des domaines de colons qui traitaient eux-mêmes leurs cannes pour produire, de façon artisanale, leur sucre et leur rhum : on comptait 594 moulins en 1835 —et autant de producteurs. Aujourd’hui il ne reste que deux distilleries, une à Marie-Galante, et le Domaine Damoiseau, objet de notre visite.

Son moulin trône fièrement sur un tertre, marquant l’entrée du domaine ; il est tout neuf puisqu’il a été refait en 1996 pour servir d’emblème et enrichir le paysage, mais il ne sert plus à rien, car tout est mécanisé dans cette entreprise qui traite quotidiennement 120 à 150 tonnes de cannes (contre 12 à 15 en 1940). Les cannes sont lavées à grande eau, puis broyées entre des mâchoires puissantes ; le jus obtenu est filtré puis distillé ; de gros nuages de vapeur s’échappent par moments des vastes bâtiments. Une première ébauche de rhum, incolore, sort de l’alambic. Ce rhum de base, appelé rhum agricole et qui titre 55 degrés, est mis en bouteilles et vendu tel quel, tandis que le reste est mis en tonneaux de chêne, où il vieillira pendant au moins six mois pour y prendre sa belle couleur ambrée… et jusqu’à vingt ans pour les meilleurs crus. De l’usine part un sentier, jalonné de panneaux explicatifs, qui conduit à un bâtiment bas, en bois, où les amateurs ont tout loisir de déguster… et d’acheter bouteilles et souvenirs divers.

Après être repassés à Morne-à-l’Eau, où ceux qui n’avaient pu le faire photographient le “cimetière aux damiers”, et nous prenons la route en direction de Vieux Bourg, Petit Canal, avec leurs belles plages de sable blond, puis Port Louis avec l’Anse des Souffleurs et enfin l’Anse Bertrand, très connue pour ses courses hippique à l’hippodrome Saint Jacques.

Nous prenons notre repas au restaurant Folie Plage, “Chez Prudence”, une maîtresse femme qui mène son établissement —et presque aussi… les clients— à la baguette. Ce n’est qu’après le repos —colombo de poulet, agrémenté de riz créole et de patates douces— que les amateurs (trices) seront autorisés à se faire photographier à ses côtés, après qu’elle eût revêtu un costume de circonstance (robe et coiffe de madras) ; c’est que cette dame affiche dans son établissement des photos où elle est immortalisée aux côtés du Pape (à Rome où elle a fait un pèlerinage) et du Président Chirac (dans ce même restaurant) !

Le terme de notre promenade sera la Pointe de la Grande Vigie, à l’extrême Nord, qui surplombe l’Océan, puis la Porte d’Enfer, où s’engouffrent des vagues furieuses… ce qui n’empêcha pas, selon la légende, à une certaine “Madame Coco” d’y disparaître un jour en marchant sur les flots, son ombrelle à la main… et d’y revenir en chantant, certains soirs de pleine lune ! Les paysage est grandiose, mais ces côtes rocheuses ne se prêtent pas à la baignade de simples mortels… Sans attendre la tombée de la nuit, nous regagnons le Domaine, où nous attend une fricassée de “lambis” (un gros coquillage). (à suivre)



Raouf Bahri

Réalités, Tunisie : http://www.realites.com.tn/index1.php?mag=1&cat=/4DOSSIERS%20ET%20ENQUETES/1Dossiers&art=9531&a=detail1
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  Posté le: 12 Juin 2004 12:03    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

Tres realiste... surtout les petites (minuscules...) pointes d'ironie
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  Posté le: 13 Juin 2004 14:30    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

A part quelques incorrections, c'est exactement ça, et j'observe que leur hébergement est très bien choisi, le domaine de May.

comme quoi le point de vue de ces touristes là est bien mieux que celui d'autres...

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  Posté le: 13 Juin 2004 14:51    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

C'est quoi l'AAEE et quels sont ses objectifs ?
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  Posté le: 15 Juin 2004 10:47    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

Voyage en Guadeloupe (2) : “L’île aux belles eaux”


Nous poursuivons dans ce numéro la relation d’un voyage en Guadeloupe (Antilles françaises) d’un groupe de 28 personnes d’une ONG française, dont deux Suisses et deux Tunisiens.

Les Saintes

Aujourd’hui il faut se lever tôt pour être à 8H00 à l’embarcadère de Saint-François où nous attend la vedette “L’Iguana”, qui va nous emmener aux Saintes après une rapide escale à Marie-Galante pour y déposer quelques voyageurs. Les Saintes sont en réalité un archipel miniature de huit îles et îlots, dont deux seulement sont habités : Terre-de-Bas et Terre de Haut.

Leurs 3.000 habitants sont les descendants de pêcheurs bretons, poitevins et normands, qui s’y sont installés en 1648 et y ont fait souche, ce qui explique —malgré bien des brassages— leur teint plus clair. Tiens, à ce sujet, je vais profiter des deux heures que dure la traversée pour donner un rapide aperçu sur la population de la Guadeloupe ; rappelons que dans le dernier numéro, j’ai écrit que les premiers habitants, avant l’arrivée de Christophe Colomb, étaient des Amérindiens (Arawaks et Caraïbes) ; les colons, après en avoir massacré la plus grande partie —en conservant parfois les femmes— amenèrent d’Afrique des esclaves noirs pour cultiver la canne à sucre introduite par les Espagnols ; puis ce fut le tour des Indiens et des Chinois, suivis plus récemment par des natifs du Proche-Orient, Libanais et Syriens, souvent Chrétiens (d’ailleurs la population est chrétienne à 95 %). S’y ajoutent les Blancs, descendants de forçats, de flibustiers et autres corsaires, ou tout simplement colons (les Békés). Toutes ces arrivées ont donné lieu à un intense métissage, qui explique toutes les nuances de couleurs, du blanc au noir d’ébène en passant par le rouge cuivré, avec des cheveux allant des plus lisses aux plus crépus.

Après cette traversée, où nous avons pu déguster des soufflés au poulet boucané (cuit à la fumée) ou à la morue, nous débarquons à Terre-de-Haut, où nous attend un minibus qui va nous emmener au Fort Napoléon, construit entre 1844 et 1867, prévu pour abriter une garnison de 200 soldats) ; transformé en musée, il raconte le passé guerrier de l’archipel (“le Gibraltar de la Guadeloupe”) en raison des nombreuses batailles —navales surtout— qui y opposèrent Français et Anglais. Au hasard des salles, on peut y admirer des spécimens de poissons de ces eaux chaudes, des vitrines remplies d’armes et d’uniformes, une maquette de l’une des caravelles de Christophe Colomb (qui y aborda le 13 novembre 1493), une ancienne barque (une yole) qu’utilisaient les pêcheurs du coin, et de nombreuses photos et cartes d’époques diverses.

Le fort, situé au point culminant de l’île, le Chameau (309 m), est entouré de terre-pleins qui présentent un jardin exotique ; là sont rassemblés des cactus, des céphaliums, des orchidées, des flamboyants, divers épineux. On remarque plus particulièrement une espèce de cactus sur lequel on peut élever un insecte, la cochenille, qui donne un colorant, le carmin. Des agaves fournissent une boisson, la tequila, et une fibre textile, le sisal, tandis qu’aloès et euphorbes donnent du latex. De loin en loin, des canons, des mortiers, des amas de boulets… Enfin —nous espérions les voir car on n’en trouve qu’ici et aux Iles Galapagos— voici l’enclos à iguanes. Il s’agit ici de l’iguane terrestre et arboricole (ce qui ne l’empêcherait pas à l’occasion de nager et de plonger comme son cousin du Pacifique) ; il se nourrit de feuilles, de fleurs et de fruits ; ses couleurs varient du vert au gris ; il peut atteindre 1,5 m et 5 kilos (la femelle est plus petite). Les plus beaux spécimens y sont rassemblés, mais nous en rencontrons dans toutes les allées du jardin où (comme les vaches en Inde) ils ne se dérangent pas : aux visiteurs de les contourner !

En quittant le fort, le minibus nous emmène nous baigner sur la plage de Pompierre, la plus renommée de l’île paraît-il…

Après le repas au restaurant le Kanaoa, “les pieds dans l’eau…” ou presque, c’est l’inévitable shopping dans le village, où les dames s’arrachent les “salakos”, chapeaux d’origine asiatique aux larges bords, montés sur une armature en rotin, que portaient autrefois les pêcheurs quand ils sortaient en mer. Les plus hardis vont visiter le pittoresque cimetière marin, tandis que les autres attendent l’heure du retour sous les cocotiers, près de l’embarcadère.

La Basse-Terre et le “Nautilus”

Aujourd’hui nous allons “passer à l’Ouest” pour visiter la Basse-Terre. Nous évitons Pointe-à-Pitre en faisant un détour par les Abysses et franchissons le Pont de l’Alliance qui enjambe la Rivière Salée. Nous allons “couper” par la D23, appelée Route de la Traversée, pour accéder à la côte ouest de l’île, où nous devons visiter la “Réserve Cousteau”, près de la plage de Malendure.

Nous traversons le Parc naturel de la Guadeloupe, une véritable forêt équatoriale avec des arbres immenses (fromagers, châtaigners, gommiers blancs, arbres à pain, acajous, mangliers avec leurs racines-échasses qui s’élèvent à plusieurs mètres du sol), munis de feuilles démesurées, et des fougères arborescentes. Après le Col des Deux Mamelles, nous rencontrons le Saut de la Lézarde et la Cascade des Ecrevisses, qui se déverse en pluie fine dans un bassin invitant à la baignade —mais le temps pluvieux ne nous le permet pas aujourd’hui. De loin en loin, des “carbets”, abris en bois bâtis sur le modèle des abris des indigènes, permettent aux promeneurs de se reposer… et surtout de s’abriter de la pluie, car la Basse-Terre jouit d’un micro-climat beaucoup plus humide que la Grande-Terre (c’est pour cela que nous sommes restés basés à Saint François).

Nous faisons un arrêt au Morne-à-Louis, d’où nous découvrons un panorama grandiose de monts et de vallées couverts de l’épaisse végétation que nous venons de traverser, puis nous arrivons à la plage de Malendure, où se trouve l’embarcadère du Nautilus. Ce n’est pas celui de Jules Verne, mais il est équipé d’un étage inférieur (au-dessous de la ligne de flottaison) équipé de larges baies vitrées —c’est ce qu’on appelle avec quelque exagération un “bateau au fond de verre”— où, confortablement à sec dans cette bulle vitrée, nous allons visiter la “Réserve du Commandant Cousteau”, près des Ilots Pigeon, qui sont les sommets de pitons volcaniques qui émergent à 800 mètres de la côte. L’eau y est toujours calme et cristalline ; aussi certaines séquences du film “Le monde du silence” y ont été tournées. Pêche et chasse sous-marine y sont interdites, ce qui explique l’abondance de poissons de toutes sortes, de tortues, de crustacés ; on y voit aussi de gros oursins à longs piquants, des étoiles de mer géantes, des coraux de toutes couleurs, des éponges… Nous y passons presque une heure, puis notre bateau met en panne un peu plus loin afin de permettre aux plus intrépides de se baigner en eau profonde (on met à leur disposition masques, palmes et tubas) tandis que les autres profitent du ti-rhum et des jus de fruits offerts à bord en écoutant les chansons créoles de Henri Debs et de Gérard La Vini.

Nous reprenons les voitures et la direction de Bouillante, petit village où nous sommes invités à visiter le Centre géothermique, qui produit de l’électricité à partir de vapeurs brûlantes, sulfureuses et ferrugineuses, qui jaillissent des entrailles de la terre. En attendant l’heure de la visite, nous flânons dans l’unique rue du village, et c’est là que… le monde extérieur nous rattrape avec son actualité terrifiante : le journal local, France-Antilles, que certains viennent d’acheter, relate l’attentat terroriste de la gare de Madrid, qui a fait près de 160 morts et de 1.500 blessés. Nous décidons, comme thème de notre veillée de ce soir, d’évoquer les problèmes du terrorisme.

Voilà notre guide, un ingénieur-géologue ; il nous annonce qu’on ne peut pas visiter la salle des turbines, en cours d’agrandissement, et nous allons devoir monter jusqu’à la plate-forme d’où partent les sondages (il y a six puits dont deux nouveaux) qui s’enfoncent à plus d’un kilomètre de profondeur pour atteindre les failles qui conduisent les vapeurs brûlantes dont une partie vient du Volcan de La Soufrière, situé à quelques kilomètres et que nous nous proposons d’aller voir demain. Le Centre géothermique fournissait jusqu’à présent 6 % de l’électricité de l’île, il va passer à 10 % avec cette extension.

Une petite route part de Bouillante vers l’intérieur des terres et nous allons pique-(...) dans la forêt (jambon et poulet boucané) ; à l’abri sous des carbets car la pluie a repris. Au retour, nous visitons le village de Vieux-Habitants, l’un des plus anciens de la Guadeloupe, avec son église construite en 1650 et récemment restaurée.

Après le dîner, où nous dégustons un colombo de cabri, c’est la veillée prévue, au cours de laquelle nous évoquons les problèmes du terrorisme islamiste à travers le monde, ainsi que celui du voile islamique —qui se pose avec acuité en France, où la loi sur la laïcité fait couler beaucoup d’encre en ce mois de mars— ; l’exposé de la position de la Tunisie sur ces problèmes, et sur l’évolution et les acquis de la femme tunisienne depuis l’indépendance, a beaucoup intéressé nos amis européens, souvent mal renseignés sur notre pays.

Les Chutes du Carbet et Christophe Colomb

Pour notre deuxième journée sur la Basse-Terre, nous allons suivre la Côte au Vent, c’est-à-dire la côte est. A la sortie de Pointe-à-Pitre, nous traversons la Marina, qui est le point d’arrivée de la fameuse Course du Rhum, qui se déroule tous les quatre ans à partir de Saint-Malo (France) —la prochaine édition aura lieu en 2006. Les bassins sont capables d’accueillir plusieurs centaines de voiliers, tandis que les quais sont bordés de boutiques chics, de restaurants et de bars qui, l’été surtout, ne doivent pas désemplir avec tous les marins qui y font escale.

Nous traversons Petit-Bourg, Goyave, Viard, puis nous arrivons à la plage de Sainte-Marie, où Christophe Colomb toucha terre le 4 novembre 1693, venant des Açores à bord de sa caravelle, la “Marie-Galante”. On raconte que la première vision qu’il eut en approchant de cette île nouvelle fut celle “d’un fleuve immense tombant de la montagne”. C’étaient les Chutes du Carbet, que nous nous proposons d’approcher aujourd’hui. Sur la plage, un monument érigé sur une esplanade ombragée commémore ce débarquement : une colonne, supportant le buste du navigateur génois, surmonte une stèle sur laquelle est apposée une plaque rédigée en latin rappelant l’évènement, tandis que deux énormes ancres (de la Marie-Galante ?) complètent le tableau.

Un peu plus vers le Sud, voici le village de Capesterre-Belle-Eau, célèbre pour sa grandiose Allée Dumanoir, bordée de palmiers royaux centenaires. Nous venons pour y visiter la plantation Grand Café Belair. A dire vrai, le café n’est plus qu’une partie de l’activité de cette plantation, qui s’est tournée davantage vers la culture des cannes et des bananiers, à tour de rôle en assolement.

Après une promenade individuelle, à pied, dans un parc où nous pouvons voir différentes variétés de caféiers et de cacaoyers, nous embarquons sur une vaste remorque tirée par un tracteur qui va nous permettre de circuler à travers l’immense bananeraie. Chaque arbre fournit en moyenne un régime tous les neuf mois, qui pèse à maturité entre 20 et 40 kilos ; les arbres que nous voyons aujourd’hui ont six mois et leur taille est bien le double de celle de notre guide. Nous demandons pourquoi les régimes sont entourés de feuilles de plastique bleu : cela hâte la maturation et permet de gagner 15 jours sur trois mois. Ce sont des bananes Cavendish, dont les plants viennent de Montpellier (France) et d’Israël. Après cette visite, en grande partie sous une pluie fine mais insistante, notre guide nous installe sous un vaste auvent, avec des sièges et des tables où nous allons déballer nos sandwichs du déjeuner, complété par des bananes et du café offerts par le domaine.

Après une visite et des achats au magasin-musée du café, nous repartons dans l’intention d’accéder aux Chutes du Carbet, celles qui avaient attiré l’attention de Christophe Colomb. Elles sont composées de trois “sauts”, le premier de 125 mètre, le second de 110 mètres et le troisième de 20 mètres, et sont alimentées par une rivière, le Grand Carbet, qui prend sa source dans le massif de La Soufrière et rejoint la mer à Capesterre-Belle-Eau.

Nous pénétrons, comme hier, dans la forêt du Parc National et son épaisse végétation luxuriante ; nous prenons de l’altitude, mais les intempéries ne nous permettront d’entrevoir les chutes qu’entre deux lambeaux du cet épais brouillard, et d’ailleurs la piste qui y conduit est fermée par une barrière portant un avis du Conseil Régional informant que des éboulements de terrain en interdisent l’accès. Déçus de ne pouvoir faire de photos, nous nous rabattons sur un petit kiosque, stoïquement installé dans un carbet entouré de feuilles de plastique, qui vend des cartes postales, des tee-shirts et autres souvenirs. Pour la visite de La Soufrière demain, on nous conseille d’y aller plutôt le matin, “avant que le temps se gâte”.

La Soufrière et les Roches Gravées

C’est ce que nous faisons, en partant plus tôt qu’à l’ordinaire, afin d’être à pied d’œuvre dès le milieu de la matinée.

Mais il faut se retaper toute la côte ouest avant d’arriver à Trois Rivières et à Baillif, localité à partir de laquelle nous pénétrons à nouveau par une petite route dans le Parc National, en direction de La Soufrière. A 1.467 mètres d’altitude, c’est un volcan, encore jeune, qui connaît une activité éruptive presque constante, même s’il se contente de crachoter quelques nuées ardentes, de baver un peu de lave presque solide et de projeter quelques pierres à la ronde… Il a connu onze éruptions entre le 17ème et le 20ème siècles, et les deux dernières assez importantes datent de 1956 et 1976 (date à laquelle fut même déclenché le Plan ORSEC de catastrophe naturelle). C’est dire qu’il faut être prudent si l’on veut s’approcher du cratère. Mais nous n’aurons pas à courir ce risque…

La route serpente à travers la forêt, mais peu à peu le paysage change, faisant place à une végétation d’altitude, rase et atrophiée : buissons bas, lichens et sphaïgnes humides, ananas de montagne, framboises, lycopodes et petites fleurs violettes de thym. Malgré les prévisions, le temps se gâte ; nous roulons phares allumés pour percer le brouillard et nous parvenons péniblement au parking de la Savane à Mulets, où se termine la route. La pluie s’ajoute au brouillard et nous devons nous contenter de lire les panneaux installés au départ du sentier, le Chemin des Dames, qui permet l’accès à la “Vieille Dame” qui s’est voilée (elle est bien la seule en Guadeloupe !) au point qu’on ne l’aperçoit même pas alors qu’on est à mi-chemin du cratère. Nous avons quand même pu sentir l’odeur désagréable de l’hydrogène sulfuré avant de redescendre vers Baillif en redoublant de prudence.

Nous passons à côté de la Tour du Père Labat, en fait un ancien moulin qui appartenait à ce moine dominicain (1665 – 1758) qui, arrivé à la Guadeloupe à la veille de ses 30 ans, devint curé de la paroisse de Macouba et s’ingénia à bonifier la fabrication du rhum. Nous visitons le village de Basse-Terre et son marché pittoresque et grimpons jusqu’au Fort Saint Charles, qui rappelle la période belliqueuse entre Anglais et Français. On l’appelle aussi Fort Delgrès, en souvenir d’un chef d’esclaves révoltés qui s’en emparèrent et y résistèrent jusqu’à ce qu’ils en soient délogés par le Général Richepanse, qui les poursuivit jusqu’au lieu-dit Matouba, —nom qui est donné aujourd’hui à une eau minérale— sur les pentes de La Soufrière, où ils se livrèrent à un suicide collectif plutôt que d’être repris.

Plus au Sud, le Vieux Fort surmonte la plage de la Grande-Anse ; nous suivons la corniche puis nous nous arrêtons pour pique-(...), avant de continuer vers Trois-Rivières où nous visitons le Parc archéologique des Roches Gravées, dont nous avons vu quelques moulages lors de la visite du Musée Edgar Clerc (voir numéro précédent). Ce parc date de 1970 et a été classé Monument historique en 1974 ; il présente, au milieu d’un chaos de roches volcaniques, d’étranges témoignages gravés dans la pierre par les Arawaks. Parmi ces pétroglyphes (tel est leur nom) les plus courants sont des dessins d’aspect anthropomorphique, des figures schématiques, rondes, avec trois cavités tenant lieu d’yeux et de bouche, des oreilles en demi-cercle et parfois un collier qui descend sur la poitrine. On leur attribue une signification religieuse.

Ces pierres sont situées au milieu d’un jardin magnifique où nous retrouvons la plupart des essences rencontrées au cours de nos pérégrinations dans la partie tempérée de l’île. Nous y trouvons, à côté des inévitables “arbres du voyageur”, si élégants, des calebassiers, des ricins, des métiviers… Une petite cascade tombe dans un bassin d’où part un ruisseau qui serpente à travers le parc et que suit le parcours balisé conseillé aux visiteurs.

C’est sur cette image paradisiaque que se termine cette dernière journée.

Au Domaine, un dîner de gala nous attend : des langoustines (une pour chacun) cuites sur le barbecue, accompagnées d’une purée de malanga, du melon pour dessert et la dernière tournée de rhum du séjour.

Il ne nous reste plus qu’à préparer les valises pour être fin prêts demain matin, où nous dirons : au revoir et “ampil méci” (merci beaucoup)… avant de retrouver le froid climat de Paris… et de Tunis.



Raouf Bahri


Réalités : http://www.realites.com.tn/index1.php?mag=1&cat=/4DOSSIERS%20ET%20ENQUETES/1Dossiers&art=9570&a=detail1
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  Posté le: 15 Juin 2004 14:28    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

Encore une fois, c'est très réaliste, à part quelques petites incorrections (la Cascade aux Ecrevisses est avant le col des Deux Mamelles). Le bateau du Fort Napoléon est une saintoise, pas une yole. La ville traversée pour prendre le Pont de l'Alliance est Abymes (et pas Abysses). Ce sont des erreurs qui donnent un petit charme au récit.

Deux épisodes m'ont bien fait rire: La Soufrière, seule dame voilée du pays, et puis ça:

Raouf Bahri a écrit:
nous avons pu déguster des soufflés au poulet boucané (cuit à la fumée) ou à la morue


Vous reconnaissez ce que c'est ????




















moi oui

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  Posté le: 22 Juin 2004 13:02    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

On sent qu'il a apprécié son séjour, et cela me fait tellement plaisir, car j'adore mon pays.

J'ai lu hier sur un autre site, le témoignagne d'un touriste déçu par son séjour en GWADA et d'autres qui ont renchéri derrière. J'en avais gros sur la patate, "moin aimé pays en moin trop",
merci pour ce témoignage.

Je suppose qu'il veut parler des accras.
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  Posté le: 22 Juin 2004 14:05    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

gerty a écrit:
On sent qu'il a apprécié son séjour, et cela me fait tellement plaisir, car j'adore mon pays.

J'ai lu hier sur un autre site, le témoignagne d'un touriste déçu par son séjour en GWADA et d'autres qui ont renchéri derrière. J'en avais gros sur la patate, "moin aimé pays en moin trop",
merci pour ce témoignage.

Je suppose qu'il veut parler des accras.


pourrais tu nous donner le nom de ce site?

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  Posté le: 22 Juin 2004 14:26    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

gerty a écrit:
Je suppose qu'il veut parler des accras.


pas mal, pas mal

moi j'avais pensé à des... bokits

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  Posté le: 22 Juin 2004 20:11    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

moi, je tape : Forum d'outre mer puis

- Bien préparer ses vacances en guadeloupe

Bonne lecture
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  Posté le: 07 Juil 2004 13:54    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

Au fait savez vous s'il existent des gens d'origine maghrébine aux antilles , ou bien même une communeauté maghrébine ?

Merci de me répondre
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  Posté le: 10 Juil 2004 16:42    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

Oui y'en a, et y'en a même un qui a fait Stardom
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  Posté le: 17 Juil 2004 11:50    Sujet du message: La Guadeloupe dans la presse tunisienne.... Répondre en citant

6klôn a écrit:
Oui y'en a, et y'en a même un qui a fait Stardom


Ahh oui!!! Mustapha
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