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Genre: Femme Inscrit le: 20 Déc 2002 Sujets: 115 Messages: 11795 Localisation: 69e terrier près du cocotier...
Posté le: 02 Mai 2003 19:28 Sujet du message: LETTRES ENVOYéES à LEURS PROCHES PAR DES PIERROTINS,MAI 1902
Le 7 mai 1902, le volcan est en pleine activité.
"Quand donc pourrai-je revoir mon Poitou, si calme, si tranquille? Jamais, peut-être! On parle de fuir. Où? Jamais nous n'aurions assez de bateaux pour recevoir toute la population. Et puis, on espère toujours : on attend la dernière heure, et peut-être sera-t-il trop tard quand on prendra cette extrême résolution."
(M. Degennes, instituteur à Saint-Pierre. Mai 1902).
Lettres envoyées à leurs proches par des pierrotins début mai 1902
Voici quelques lettres emportées par le Saint-Germain, dernier paquebot à avoir quitté la Martinique avant l'éruption du Mont-Pelée :
Lettre d'une jeune fille. Saint-Pierre, le 3 mai 1902.
"Grand émoi général : nous sommes sous la cendre depuis cette nuit. Les détonations qui ont commencé, sourdement d'abord, s'accentuent depuis minuit. Le volcan fume de plus en plus ; on dirait un immense incendie, quelques-uns même ont vu les flammes. Cette nuit, le spectacle était beau, paraît-il, je regrette de n'en avoir pas joui ; ce n'est que ce matin, à une heure et demie, qu'attirée par l'odeur de soufre, je me suis approchée de la fenêtre. Malgré l'obscurité, je me suis rendu compte que la cendre avait tout envahi ; l'intérieur des appartements, les draps des lits en étaient couverts.
Les habitants des hauteurs ont une frousse terrible, ils fuient avec un entrain admirable. Il parait que cette nuit, les prêchotins (habitants du Prêcheur), sont venus en grand nombre demander l'asile à l'église du Fort, à Saint-Pierre. Le lycée et le collège ont donné congé ce matin ; il parait que de nombreux parents ont fait réclamer leurs enfants. Toutes les familles qui étaient à la campagne regagnent la ville pêle-mêle. La ville est d'une tristesse sans égale, revêtue ainsi de cet immense manteau gris ; tout est uniforme, les rues, nos maisons, les arbres, les chevaux, les voitures, nos vêtements, tout est poudré à blanc. Si cela augmente encore, nous ne pourrons peut-être plus respirer.
On dit que le quartier du Prêcheur n'est pas habitable. On parle déjà de mortalité, mais il faut tenir compte de l'exagération et de la peur surtout qui grossit tout. Je suis d'un calme qui m'étonne, j'attends tranquillement les évènements, ennuyée seulement par cette poussière qui pénètre partout, quoique tout soit fermé. Bien des gens sont affolés ; autour de nous on est assez calme ; maman pas inquiète du tout. Edith seule se préoccupe jusqu'à présent. Si la mort nous attend, nous filerons tous en nombreuse compagnie. Sera-ce par le feu ou par asphyxie ? Il en sera ce que Dieu voudra. Vous aurez notre dernière pensée.
Donne de nos nouvelles à Robert ; dis-lui que nous sommes encore de ce monde ; cela ne sera peut-être plus exact quand ma lettre t'arrivera."
Lettre de monsieur Roger Portel à son frère. Saint-Pierre, le 3 mai 1902.
"Je me réveille ; il est cinq heures et demie. Les rues, les maisons sont couvertes d'une couche de cendre grisâtre semblable au ciment de Portland. La montagne Pelée, qui s'était réveillée depuis huit jours de son long sommeil d'un demi-siècle, paraît environnée d'une fumée très noire. Saint-Pierre, spectacle inconnue aux natifs, est une ville saupoudrée d'une neige grise. Je dis à mes connaissances : Tenez ! voici un effet de neige. C'est un paysage d'hiver moins le froid.
Sur le chemin de la Rivière Blanche, je ne peux pousser au-delà de l'Ex-Voto ; une pluie de poussière m'aveugle, me pénètre dans les narines ; et, dans ce brouillard peu naturel, on ne distingue pas un homme à 30 mètres, à sept heures du matin. Les habitants de la Montagne Guirlande, du Prêcheur, de la Grande Savane, de l'Anse Céron... abandonnent leurs maisons, leurs villas, leurs cottages, leurs cases, leurs paillotes et fuient vers la ville.
C'est une déroute de gens effrayés, pêle-mêle bizarre de femmes, d'enfants, pieds nus, de paysannes aux petites nattes poudrées à leur insu comme les marquises du XVIIIème siècle, de grands gaillards noirs pliés sous les matelas nécessaires pour la nuit prochaine, tandis que de bonnes vieilles, aux fenêtres, marmonnent d'interminables prières.
Il y avait, vers dix heures, 3 centimètres de cendre dans les rues du Fort. Les magasins sont fermés. Les écoles ont été licenciées. Le Gouverneur, M. Mouttet, est descendu de Fort-de-France par le Rubis. Les rues sont mornes ; les pavés ne résonnent plus sous les talons hâtifs des gens affairés. On dirait qu'un pavé de bois a été brusquement mis à la place des pierres de nos trottoirs.
Midi, le journal Les Colonies vient d'ouvrir une souscription pour les habitants de la Montagne Pelée et du Prêcheur. Les pompiers, grâce aux bouches d'incendie de nos principales voies, inondent les rues. Dans les hauts quartiers et dans les ruelles, un agent de police, accompagné d'un homme agitant une cloche, ordonne l'arrosage.
Je suis oppressé et le nez me brûle. Allons-nous tous mourir asphyxiés ? Les prêtres ont fait ouvrir les églises, la nuit dernière, et tandis que le volcan, par ses deux cratères, lançait une colonne de feu, les fidèles priaient, se confessaient, communiaient, écoutaient les exhortations de leurs pasteurs, inquiets parmi les grondements du volcan.
Du débarcadère du Gouvernement à la place Bertin, on n'aperçoit pas le haut de la rue Isambert, le lit de la Roxelane, le coteau du Collège des Pères du Saint-Esprit. De l'école du Mouillage, au delà des clochetons de la cathédrale, une épaisse couche de fumée rend invisible la masse même du Morne-Abel.
Que nous réserve demain ? Une coulée de laves ? Une pluie de pierres ? Un jet de gaz asphyxiant ? Quelques cataclysme de submersion ? Nul ne le sait. L'excursion que nous avions organisée pour demain avec le concours de la Société de Gymnastique est renvoyée à une date ultérieure.
Je t'embrasse, mon cher frère, et je te donnerai ma dernière pensée si je dois mourir. Ne te désole pas trop pour nous.
Roger Portel
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Posté le: 02 Mai 2003 20:09 Sujet du message: LETTRES ENVOYéES à LEURS PROCHES PAR DES PIERROTINS,MAI 1902
C clair ! Tu as déjà visité le musée de Saint Pierre ?? C impressionnant! Moi ça m'a fait tout bizarre quand J suis allée...La prochaine fois que je vais en Martinique je vais y retourner.
Posté le: 02 Mai 2003 22:37 Sujet du message: LETTRES ENVOYéES à LEURS PROCHES PAR DES PIERROTINS,MAI 1902
on je ne l'ai jamé visité!!
ma famille antillaise é originaire du precheur, mékan je sui alé en martinik je ne sui alé ke ds le sud et le centre!!
la prochaine foi, j'iré o nord...
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Posté le: 28 Mai 2003 22:11 Sujet du message: LETTRES ENVOYéES à LEURS PROCHES PAR DES PIERROTINS,MAI 1902
SAINT PIERRE
On la surnommait autrefois, " Petit Paris ", " Reine des îles " ou encore " Perle des Antilles " et au XVIIIe siècle, elle était considérée comme la capitale des Iles-sous-le-vent.
La commune de Saint-Pierre fut fondée en 1635 par Pierre BELAIN Desnambuc à l'endroit même où il débarqua, il l'appela Fort Saint-Pierre. C'était une ville prospère où transitaient les navires du monde entier. Durant sa période faste, cette commune était le chef-lieu de la Martinique. Jusqu'à la date fatidique de 1902.
Le 8 mai 1902, la ville fut détruite en 3 minutes par le volcan de la montagne Pelée faisant 30 00 morts. Il n'y eut qu'un survivant, un prisonnier nommé Cyparis. Voir la vidéo de la destruction de Saint Pierre en images de synthèses.
Aujourd'hui, malgré son passé douloureux, Saint-pierre reste une belle commune. Ses ruines chargées d'histoire témoignent de son ancien lustre. Située sur la côte caraïbe entre le Carbet et le Prêcheur, elle côtoie aussi le Morne Rouge, Fond saint Denis et le Morne Vert. Le village de saint pierre est la sous-préfecture du nord-caraïbe et est classé 101e ville d'Art et d'Histoire.
On peut y visiter :
- le musée historique, histoire de la ville
- le musée vulcanologique, consacré à la catastrophe du 8 mai 1902,
- l'habitation Depaz, plantation du Mont pelée
Avec " le Cyparis Express ", visite guidée en train des ruines de l'église du Fort, l'ancien Théâtre, le cachot de Cyparis, le quartier du mouillage autour de la Cathédrale.
Le festival annuel de la commune, " le mai de Saint-Pierre ", commémore l'éruption de la montagne Pelée et l'abolition de l'esclavage.
Outre ses magnifiques plages de sable gris, Saint-pierre est idéale pour le tourisme vert, entre autres activités, on peut faire des ballades en quad, des randonnées pédestres et équestres, du canyoning, de la plongée sous-marine…
C.Maingé
(en fait vous l'aurez deviné, j'adore Saint Pierre, et le nord de la Martinique en général... )
Posté le: 28 Mai 2003 23:03 Sujet du message: LETTRES ENVOYéES à LEURS PROCHES PAR DES PIERROTINS,MAI 1902
Waaaa!!!!!
Mon arrière arrière grand mère est morte dans l'erruption...elle avait pu prendre la précaution d'envoyer tous ses enfants chez ses soeurs (dont mon arrière grand père) à St Anne.
J'ai visité le musée et les ruines, ça fait tout bizarre, surtout qd tu vois les photos avant/après.
Bon...Lapine Killah t'as fini avec tes sujets sur madinina ( arg!! avec les photos en +!!)... ...ben voui...nostalgie nostalgie!
Je ne sais pas dans combien de temps...
Genre: Femme Inscrit le: 20 Déc 2002 Sujets: 115 Messages: 11795 Localisation: 69e terrier près du cocotier...
Posté le: 29 Mai 2003 13:02 Sujet du message: LETTRES ENVOYéES à LEURS PROCHES PAR DES PIERROTINS,MAI 1902
Non G pas finiiiiiiiiiiiiiii
Moi aussi G visité le musée... ça m'a laissé sans voix! Ce qui m'a le plus étonné c'est le clocher de l'eglise tout fondu! Un truc aussi costaud que ça, il est tout deformé... Je sais pas mais C impressionnant... J'essaie d'imaginer la terreur des gens à ce moment là ...C'est flippant...
Posté le: 29 Mai 2003 13:21 Sujet du message: LETTRES ENVOYéES à LEURS PROCHES PAR DES PIERROTINS,MAI 1902
Lapine Killah a écrit:
Ce qui m'a le plus étonné c'est le clocher de l'eglise tout fondu! Un truc aussi costaud que ça, il est tout deformé... Je sais pas mais C impressionnant... J'essaie d'imaginer la terreur des gens à ce moment là ...C'est flippant...
Quand je repense au musée la première image qui me vient à l'esprit c'est ce clocher!
Moi j'aimerai bien faire un petit tour dans le passé pour voir comment c'était avant...
Genre: Femme Inscrit le: 20 Déc 2002 Sujets: 115 Messages: 11795 Localisation: 69e terrier près du cocotier...
Posté le: 08 Juin 2003 23:14 Sujet du message: LETTRES ENVOYéES à LEURS PROCHES PAR DES PIERROTINS,MAI 1902
J'ai trouvé un récit de l'éruption... Je vous le fait partager...
Dès février, la montagne Pelée exhale du H2S, un gaz qui sent l’œuf pourri, fait tousser les gens et noircit l’argenterie. Gaston Landes, professeur de sciences naturelles au lycée de Saint-Pierre s’étonne de voir sortir des fumerolles de l’Étang sec et du lac des Palmistes.
Le 23 avril 1902 on pouvait voir un étrange panache blanc et noir sous l’écharpe de nuage de la montagne, ce sont des vapeurs éruptives. La montagne tremble et fait tomber la vaisselle des armoires.
Le 24 avril quelques Pierrotins sont intrigués par le curieux bonnet de vapeurs blanches et noires qui coiffe le volcan. Le volcan tremble et un peu de cendres tombent sur le Prêcheur, une commune au Nord de Saint-Pierre. Des pierres s’échappent du volcan. De ses flancs une fumée émane, haute de près d’un kilomètre. L’éruption passe en phase phréatique : le magma est arrivé au contact des nappes d’eau qu’il vaporise bruyamment. A 22 heures le même jour, les assiettes tombent des armoires. C’est un séisme peu important, juste deux secousses. Les élections législatives battent leur plein, les candidats s’accusent de fraude, de meurtre et de comportements racistes. Le premier tour a lieu le dimanche 27 avril. Fernand Clerc, du parti républicain progressiste devance de peu Louis Percin, du parti radical-socialiste. Ballottage. Il faut un second tour le 11 mai pour désigner le vainqueur. Lors de la balade dominicale sur le volcan on se rend compte que l’Étang sec est devenu un lac, noirci par une couche de cendres, et qu’il y a des émanations de gaz qui noircissent les boutons d’argent (toujours le fameux H2S).
Puis tout semble se calmer...
Cependant, le vendredi 2, un gros nuage noir envahit le ciel et masque le soleil; la respiration devient pénible. L’air est brûlant. La cendre tombe si dur qu’on l’entend frapper le sol. A 11 heures l ’éruption se calme. La mer est grise, les cacaoyers et les cocotiers ploient sous la cendre. Des colonnes de fumées s’échappent des flancs du volcan et voilent le Prêcheur. La nuit, il « neige » des cendres sur Saint-Pierre. Les oiseaux et les serpents désertent la ville. Dans les églises les pères reconnaissent leurs bâtards, les prostituées se marient et les infidèles se font baptiser.
Le 3 mai, le gouverneur Mouttet visite Saint-Pierre et ses environs, rassure les sinistrés et la population et avertit Paris de l’état des lieux.
Dans la nuit du 4 au 5, la montagne lance des éclairs bleus : la lave, parvenue tout près de la surface, émet des gaz magnétiques. Les oiseaux ne volent plus et tombent morts. La rivière Blanche se gonfle en pleine saison sèche. Le matin, l’eau est boueuse, rouge et puante, elle laisse échapper des jets de fumée. Vers 10 heures, elle inonde la route du prêcheur. Les nappes phréatiques remontent et les vapeurs de magma s’y condensent. A midi, une coulée de boue et de rocs, haute de 50 mètres et large de 100, dévale la rivière Blanche à la vitesse de 120 à 160 kilomètres à l’heure. C'est un « lahar ». L'usine Guérin et tous ses occupants sont emportés. Deux autres coulées suivront, la dernière faisant reculer la mer de 150 mètres du rivage. Gaston Landes observe une brèche sur la montagne, à l’aplomb de la rivière Blanche. Le bourrelet rocheux qui fermait l’Étang sec a sauté. Le lac s’est vidé dans la rivière. A Saint-Pierre on assiste à des raz-de-marée qui firent 25 victimes. Mais les Pierrotins ne fuient pas en masse, les autorités se veulent rassurantes. Le gouverneur Mouttet revient; M Fouché, le maire, lance des appels au calme. Dans la nuit le magma tente de s’échapper par les fissures de la roche, des gaz bleus en sortent.
La journée du 6 est presque calme.
Le mercredi 7 mai, la montagne crache des laves et des blocs incandescents dans des colonnes de fumées à la base rougeoyante. L’éruption est phase magmatique. La nuit toutes les rivières de la pelée sont en crue. On ne voit pas à un mètre. La cendre a fait exploser un générateur d’électricité. La mer charrie des arbres, des pierres ponces et des animaux morts, emportés par les flots en furie. La montagne rugit et gargouille. A 10 heures, le maire demande au gouverneur de réunir une commission scientifique. A 11 heures 45, un nuage blanchâtre dont la base est jaune et le sommet boursouflé en forme de chou-fleur fuse de la montagne très, très haut; c’est une nuée ardente
phénomène encore inconnu, qui dévale la montagne et bifurque vers la mer en évitant Saint-Pierre. Vers 14 heures, de violentes détonations agitent l’air fétide. A 15 heures, un petit raz-de-marée envahit la place bertin. Les Pierrotins ne sont pas au courant que Saint-Vincent vient d’être dévasté par l’éruption de la Soufrière faisant 1565 morts. Le câble reliant les îles s’est rompu. Mouttet refait le voyage pour Saint-Pierre et réunit la commission. A 19 heures un communiqué est affiché : « Tous les phénomènes actuels n’ont rien d’anormal. La sécurité de Saint-Pierre reste entière. ». Dans la nuit, un puissant orage arrose Saint-Pierre. Quatre cents villageois du Prêcheur meurent sous une nouvelle coulée de boue.
Le matin du 8, il n’y a presque plus de cendre à cause de la pluie. Il fait beau. Vers 6 heures, le volcan crache d’énormes fumées noires et compactes qui couvrent de cendres le port et les bateaux. Peu avant 8 heures, la montagne explose. L’onde de choc éviscère et pulvérise les premières victimes. Une nuée ardente dévale à près de 500 kilomètres à l’heure et arrive sur la ville. Sa température dépasse les 800°C, ce qui provoque l’explosion des tonneaux de rhum qui mettent le feu aux usines et maisons. Les Pierrotins inhalent un air brûlant et se consument de l’intérieur. Dehors ils sont écrasés par une pluie de pierres. Tous les bateaux de la rade coulent, submergés par le raz-de-marée ou dévorez par le feu. En 90 secondes près de 30000 humains et la plus belle ville de la Caraïbe ont péri. Seuls s’en sortiront Léon Compère, un cordonnier blotti sous un meuble et Louis Cyparis, abrité par le cachot de sa prison. Les 29 et 30 août de la même année, suite à une nouvelle série de nuées ardentes plus terribles que celle de mai, la Pelée fera 1500 morts de plus à cause du même manque de clairvoyance des gouverneurs Georges Lhuerre et Jean-Baptiste Lemaire qui renverront et maintiendront dans leurs foyers les milliers de sinistrés qui affluent des villages du Nord vers Fort-De-France en dépit des nouvelles secousses de la montagne. Saint-Pierre cette fois est rasée. La ville est rayée de la carte administrative en février 1910 et une nouvelle Saint-Pierre sera inaugurée le 20 mars 1923.
Saint-Pierre n’a jamais pu retrouver ses fastes d’antan.
Posté le: 08 Juin 2003 23:54 Sujet du message: LETTRES ENVOYéES à LEURS PROCHES PAR DES PIERROTINS,MAI 1902
bo travail de recherche de Lapine ki montre son intéret pr notre culture et notre passé (c pa de la souss mé lè bagay la bon di i bon,,, ) _________________ Something special inna di air ::: :::
Posté le: 09 Juin 2003 00:11 Sujet du message: LETTRES ENVOYéES à LEURS PROCHES PAR DES PIERROTINS,MAI 1902
Lapine Killah a écrit:
Montanaa a écrit:
bo travail de recherche de Lapine ki montre son intéret pr notre culture et notre passé (c pa de la souss mé lè bagay la bon di i bon,,, )
Petite précision, NOTRE culture tu me comprends aussi dedans n'est ce pas ??? Parce que c'est la mienne aussi ... HUM
Vs zinkiétez pa madarme, jvs + ke comprends, vs zy etes meme intrinsek, dc vs etes compris ! ,,, c compri han ??? si vs voulez dott zinfos : _________________ Something special inna di air ::: :::
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