robèw Siège service 
Genre: Homme Inscrit le: 30 Oct 2005 Sujets: 34 Messages: 1013 Localisation: 972 - Martinique
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Posté le: 19 Déc 2005 22:32 Sujet du message: violence: éducation, les premières années qui comptent!! |
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l'acquis? l'éducation donc!!
| Citation: | ....L’habileté à saisir les objets joue un rôle important dans les relations avec les autres. Lorsqu’ils naissent, les bébés sont incapables d’utiliser leurs bras, mais à six mois ils peuvent atteindre et saisir des objets. S’ils aperçoivent un jouet intéressant dans les mains d’un autre bébé de leur âge, ils ne se posent pas de question et vont chercher à saisir l’objet. Si l’autre enfant ne lâche pas le jouet, une dispute éclatera. Il faut noter qu’à six mois, l’enfant n’a pas encore acquis les capacités langagières nécessaires pour demander le jouet à l’autre ; il développera ces capacités beaucoup plus tard, mais la fréquence et la complexité de ses relations avec les autres personnes de son environnement augmentent au même rythme que son développement physique, sinon plus vite. Lorsqu’ils sont éveillés, les enfants passent la majeure partie de leur temps à explorer leur environnement. Avant l’âge de 12 mois, ils passent la plus grande partie de leur temps de jeu à découvrir un objet à la fois. Entre 12 et 18 mois, ils s’amusent seuls à imiter des activités de la vraie vie. Au terme de leur deuxième année, ils sont en train de « jouer » avec les autres.
Ainsi, au cours des 15 mois suivant la naissance, grâce au développement de leur mobilité physique et de leurs facultés cognitives, les enfants deviennent de plus en plus aptes à découvrir leur environnement. Les interactions avec leurs pairs sont de plus en plus fréquentes avec l’âge, et le temps qu’ils passent à jouer avec les autres augmente considérablement entre la fin de leur première année et la fin de leur deuxième année.[ 21 ] C’est durant cette période que le taux d’agressions physiques atteint son maximum. À cet âge, les enfants découvrent les relations sociales à l’aide de leurs habiletés nouvellement acquises : marcher, parler, courir, saisir, pousser, lancer et donner des coups de pied. La plupart de ces relations sont positives, mais il y a de plus en plus de conflits.[ 22 ] La possession d’objets est souvent à l’origine de ces conflits, au cours desquels les enfants apprennent qu’ils peuvent blesser et être blessés. La majorité des enfants apprendront rapidement qu’une attaque physique sur un de leurs pairs résultera en une attaque physique, et que les adultes ne toléreront pas de tels comportements. La plupart des enfants apprendront à attendre que le jouet soit libre et découvriront qu’une bonne façon d’éviter les interactions négatives consiste à demander un jouet plutôt que de le prendre à quelqu’un.
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Dès l’âge de 12 mois, les enfants possèdent les capacités physiques, cognitives et affectives nécessaires pour être physiquement agressifs envers les autres. Il semble que la plupart des enfants, à un moment ou à un autre, attaqueront d’autres enfants ou même un adulte en les frappant, en les mordant ou en leur donnant des coups de pied. Les caractéristiques individuelles de l’enfant expliquent en partie les différences dans la fréquence et la stabilité de ce comportement, mais la nature des relations avec son environnement, et la réaction de cet environnement face à son comportement, doivent sûrement être considérés comme des facteurs importants. Si un enfant est entouré d’adultes et d’enfants qui affichent de l’agressivité physique les uns envers les autres, il comprendra vraisemblablement qu’une telle attitude fait partie des relations sociales de tous les jours. Si, au contraire, l’enfant vit dans un environnement qui ne tolère pas l’agressivité physique et récompense plutôt un comportement « social », il y a de bonnes chances qu’il prenne l’habitude d’utiliser des moyens autres qu’agressifs pour obtenir ce qu’il veut ou pour exprimer sa frustration.....
Les études longitudinales du vingtième siècle portant sur des milliers de sujets de l’enfance à la vie adulte ont confirmé la pensée du vieux philosophe. Les enfants qui, durant les années préscolaires, n’apprennent pas à trouver des solutions pour éviter de recourir à l’agression physique risquent fort d’avoir énormément de problèmes. Ils ont tendance à être hyperactifs, inattentifs, inquiets et à refuser leur aide à ceux qui en ont besoin ; la majorité de leurs camarades de classe les rejettent, ils obtiennent de mauvais résultats à l’école et leur comportement perturbe le déroulement des différentes activités.[ 30 ] Ils sont donc rapidement retirés de leur entourage « naturel » pour être placés dans des classes, des écoles ou des institutions spéciales en compagnie d’autres « déviants » : la situation idéale pour encourager le développement d’un comportement marginal.[ 31 ] Ils comptent parmi les plus délinquants à partir de la pré-adolescence, sont les premiers à consommer des substances toxiques et à avoir des rapports sexuels, et ce sont eux qui risquent le plus de décrocher, de subir un grave accident, de commettre des actes violents, d’être arrêtés en vertu de la Loi sur les jeunes contrevenants et d’être déclarés atteints d’un trouble psychiatrique.[ 32 ]
Vu sous cet angle, une personne qui n’apprend pas à trouver des solutions pour éviter d’avoir recours à l’agression physique dès les premières années de sa vie en subira vraisemblablement les conséquences négatives à long terme décrites par Hobbes dans son livre de 1647, De cive, conséquences qui auront un impact négatif sur son adaptation sociale. Les études modernes qui ont suivi des enfants agressifs jusqu’à l’âge adulte ont en effet démontré que les conséquences sont extrêmement négatives, non seulement pour les individus agressifs, mais aussi pour leur conjoint, leurs enfants et la communauté où ils vivent.[ 33 ]: parents jeunes, chômage, violence familiale et deuxième génération d’enfants pauvres élevés dans un environnement perturbé. Sous cet angle, ne pas apprendre aux enfants à maîtriser leur comportement violent durant la tendre enfance mène à la pauvreté de façon bien plus évidente que la pauvreté mène à la violence. |
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