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Posté le: 30 Juin 2006 19:53 Sujet du message: Seisme sur le Tour de France |
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Tour de France: nouveau séisme sur le cyclisme
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STRASBOURG (Reuters) - Huit ans après l'affaire Festina, le dopage a frappé une nouvelle fois de plein fouet le cyclisme et son navire amiral, le Tour de France.
D'étranges coïncidences forcent le parallèle. Festina avait éclaté deux jours avant le début du Tour et en pleine Coupe du monde de football.
Légères différences, le Mondial de foot n'en est qu'aux quarts de finale et l'affaire "Puerto" a explosé la veille du prologue du Tour 2006.
Autres différences beaucoup plus importantes, "Puerto" a emporté les deux favoris à la succession de Lance Armstrong, Jan Ullrich et Ivan Basso, et les neuf coureurs incriminés appartiennent à quatre équipes et non plus une seule.
Devant l'ampleur de cette vague de fond, les responsables du cyclisme ont été contraints de passer aux actes, rapidement.
Vendredi matin, les organisateurs du Tour ont transmis aux équipes concernées le rapport de la justice et de la police espagnoles sur l'affaire "Puerto".
L'opération de police avait commencé le 23 mai par l'arrestation d'Eufemiano Fuentes, médecin de plusieurs équipes espagnoles, et de Manolo Saiz, directeur sportif de Liberty Seguros, aujourd'hui rebaptisée Astana-Wurth.
A peine analysé le dossier de 37 pages rédigé en espagnol, l'équipe allemande T-Mobile a annoncé la suspension de Jan Ullrich, de son grimpeur espagnol Oscar Sevilla et de son directeur sportif Rudi Pevenage.
La CSC a suivi. Elle a écarté du Tour son leader, Ivan Basso.
L'UCI a plus tard confirmé que cinq coureurs d'Astana étaient impliqués et a donné leurs noms - Sergio Paulinho, Isidro Nazal, Allan Davis, Alberto Contador et Joseba Beloki.
TOUR DECAPITE
Réunies d'urgence, les 21 équipes engagées dans le Tour ont décidé que les coureurs suspendus ne seraient pas remplacés.
"Ca aurait été trop facile. Nous voulons envoyer un signal fort au monde extérieur au cyclisme", a dit Patrick Lefévère, directeur sportif de l'équipe Quick Step Lefévère et président l'Association des groupes sportifs (AIGCP).
Reste que le cyclisme a été frappé à la tête. En la personne des deux favoris du Tour de France, Jan Ullrich, vainqueur du Tour en 1997 et cette année du Tour de Suisse, et Ivan Basso, deuxième du Tour 2005 et vainqueur cette année du Giro d'Italie.
Le Tour en est bien sûr le premier frappé. Au moment de s'élancer de Strasbourg, il ne sait plus trop à quoi se raccrocher et va devoir commencer par se chercher un nouveau favori.
Ce pourrait être l'Espagnol Alejandro Valverde (Caisse d'Epargne), les Américains Levi Leipheimer (Gerolsteiner), Floyd Landis (Phonak) ou George Hincapie (Discovery Channel), l'Ukrainien Yaroslav Popovych, le Portugais Jos Azevedo (Discovery) ou l'Italien Paolo Salvoldelli (Discovery).
La seule lecture de cette liste montre que, par un étrange renversement des choses, les Etat-Unis et Discovery Channel, qui semblaient voués à l'anonymat par le retrait de Lance Armstrong, retrouvent le devant de la scène.
Les chances du cyclisme français de donner enfin un sucesseur à Bernard Hinault, "son" dernier vainqueur du Tour, il y a 21 ans, augmentent autour de Christophe Moreau (AG2r Prévoyance), Sandy Casar (Française des Jeux) ou Sylvain Chavanel (Cofidis).
Dans ce Tour qui va s'élancer de Strasbourg encore traumatisé, il faudra cependant attendre les étapes de montagne, et sans doute les trois étapes alpines consécutives, pour se faire une idée de la nouvelle hiérarchie. |
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