twix Siège service 
Genre: Homme Inscrit le: 06 Fév 2006 Sujets: 67 Messages: 539 Localisation: 01 - Ain
|
Posté le: 02 Juil 2006 19:43 Sujet du message: La martiniquaise M-christine Atouillant |
|
|
PARIS (AFP) - Marie-Christine Atouillant, condamnée lundi soir à 12 ans de réclusion pour avoir provoqué la mort d'un bébé dont elle était la nourrice, a été hospitalisée après le verdict, a-t-on appris auprès d'un de ses avocats Me Alex Ursulet.
Marie-Christine Atouillant embrasse ses enfants Kevin et Rose-Elodie sous le regard de son mari alors qu'elle quitte la maison d'arrêt de Versailles, après sa remise en liberté le 7 mai 1998
© 2006 AFP / Joël Robine
lundi 09 janvier 2006 20:58
Mme Atouillant, 35 ans, jugée depuis mercredi par la cour d'assises d'appel des Hauts-de-Seine, s'était évanouie à l'énoncé du verdict qui a en outre prononcé une interdiction définitive d'exercer la fonction de nourrice.
Avant que le jury ne se retire pour délibérer, elle avait demandé "pardon d'avoir donné tant de versions" différentes du drame, plaidant "un malheureux accident".
Elle avait été condamnée en première instance à 10 ans de réclusion pour avoir provoqué la mort de Jean-Antoine, 11 mois, dont elle était la nourrice, le 14 octobre 1997 à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines).
L'avocat général Jean-Frédéric Lamouroux avait requis "15 années de réclusion criminelle et l'interdiction définitive d'exercer des fonctions en contact avec les enfants".
Poursuivie pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité", elle a été déclarée coupable de tous les faits qui lui étaient reprochés.
L'accusée, qui ne présente "pas de maladie mentale caractérisée", selon les experts, n'avait jamais reconnu les faits, plaidant l'accident sans fournir d'explication cohérente sur les événements. Mme Atouillant a donné au total huit versions différentes des événements qui ont entraîné la mort de Jean-Antoine.
Selon elle, le bébé était tombé de son lit et pleurait. Elle l'aurait alors "secoué" pour "le calmer". "Je me suis énervée et je l'ai secoué de plus en plus fort", ajoutera-t-elle.
La tête du bébé aurait "heurté" la table basse du salon à deux reprises.
Dans son réquisitoire, l'avocat général, fustigeant "un crime abominable", avait démonté ces explications, en "décalage énorme" avec "ce que constatent les médecins" sur le corps de la petite victime, décédée de blessures "provoquées par une projection violente sur un sol ou sur un mur" qui ont entraîné un "fracas crânien" de "36 centimètres".
Dans leurs plaidoiries, les avocats de la défense avaient souligné "l'absence de preuves matérielles" et violemment attaqué l'avocat général, qui avait livré un "réquisitoire inhumain" selon Me François Gibault, "une incantation" selon Me Ursulet.
Me Ursulet avait terminé sa plaidoirie par une prière commençant par la phrase: "je suis la voix de Jean-Antoine". Les parents, outrés comme la majorité de l'assistance, avaient quitté la salle. |
|