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Posté le: 08 Juin 2007 02:01 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
Citation:
Le matin du 07 Juin 2007, j’ai reçu une amende de 35€ pour mauvais stationnement sur la place de la Victoire. Etant au travail de 9H à 12H, je ne me suis rendu compte de cette amende que vers 12h. Après avoir mangé chez ma mère à Poirier – Petit Bourg, je décide de venir payer mon amende au Commissariat Central de Pointe-à-Pitre, j’y arrive vers 13h40. Deux élèves de mon collège pourront le confirmer.
J’arrive au guichet ou un fonctionnaire de police de sexe féminin, blonde, de type métropolitain me demande de patienter derrière. En patientant, je décide de retirer quarante euros à la banque BFC située en face du commissariat. Puis je retourne faire la queue au commissariat.
Les billets, et l’amende dans la main, toujours dans la file d’attente. Un autre fonctionnaire de police de type métropolitain, la quarantaine, blond vient vers moi et me demande de le suivre dehors. Je ne comprends pas mais je le suis.
Là je lui tends mes quarante euros, et mon amende, mais il ne prend que vingt euros, et m’explique qu’il va acheter un timbre fiscal à ma place. Je lui demande comment c’est possible alors que mon amende est de trente cinq euros. Il me donne alors une explication incompréhensible avec le PV que sa copine a reçu. Je ne comprends rien. Surpris mais convaincu que le policier va régler mon amende, je lui sers la main en plaisantant avec lui en lui disant que « c’est noël ! »
Sur le chemin qui me mène à mon travail au collège de Nestor de Kermadek, je réalise que cette histoire est bizarre, que le policier ne m’a remis aucun reçu. Je retourne donc au commissariat, vers l’accueil où j’explique à la fonctionnaire que je viens de payer mon amende mais que je n’ai pas eu de reçu. A ce moment le fonctionnaire de police qui m’avait fait sortir, arrive, me fait des reproches m’insulte en me traitant de con, me dit que je n’ai pas à parler de ça à d’autres personnes, et me reconduis dehors.
Là je lui dis que je veux un reçu car rien me dit que dans un mois je ne vais pas recevoir une lettre me demandant de payer. Et que je ne sais pas ce qu’il va vraiment faire avec mes vingt euros. Il me dit que je peux avoir confiance que ce n’est pas un voleur. Et là il me demande ce que je préfère payer trente cinq euros, ou payer vingt euros. Je lui dis que je suis prêt à payer trente cinq euros, et que je ne comprends toujours pas comment il arrive à payer mon amende de trente cinq euros, avec vingt euros. Il me redonne son explication avec le PV de sa copine. Durant notre discussion plusieurs policiers sortent du commissariat, et nous regardent dont un que je retrouverai plus tard. Un métis, très musclé, d’un mètre quatre vingt, la trentaine. Finalement, je réitère ma demande d’avoir un reçu, je veux avoir une trace du paiement de mon amende. Il détache alors une partie de l’amende et met sur le reçu de l’amende : « Payé le 07/06/2007 », et signe. Je lui demande de me donner son nom. Il me répond que ce n’est pas la peine, que si je le cherche il s’appelle Joël. Je pars alors avec le reçu vers mon collège.
Mais arrivé près du restaurant Délifrance, un policier se présentant comme un officier, m’interpelle. Il me demande de lui expliquer ce qui s’est passé, je lui explique mes discussions avec ce policier métropolitain. Il m’explique alors que ce qui vient de se passer est illégal. Qu’un policier n’a pas à prendre de l’argent de ma main, et me dire qu’il va payer mon amende. Je lui montre mon reçu en lui affirmant que je trouvais ça effectivement bizarre, et que je suis retourné le voir pour obtenir ce reçu. Je me doutais qu’il y avait quelque chose d’étrange dans cette histoire, mais pour moi un policier est un policier, et qu’il a pour mission de régler mon amende, et pas de commettre un délit. J’avais tout de même demandé un reçu pour avoir une trace. Il prend alors mon nom, mon prénom, mon numéro de téléphone fixe, et portable. Je veux aussi profiter pour qu’il m’explique ce qui va se passer pour mon amende que j’étais à la base venue payée. Il me dit que je recevrai sûrement une majoration. Je lui dis que ce n’est pas ce que je veux, je suis venu me déplacer pour mon amende, et qu’il n’y a qu’à récupérer mon argent pour la payer tout de suite. Il ne veut pas, il me dit qu’il va faire son enquête. Et s’en va.
Néanmoins durant notre conversation une serveuse de Délifrance nous écoutait, elle me sourit, et me dit qu’il y a un policier en civil à la terrasse du restaurant qui pourrait m’aider. Elle me conduit donc à lui. J’explique à nouveau ce qui s’est passé, il me répond qu’il trouve ça très choquant même si ça le fait rire. Il me dit qu’il avait déjà entendu beaucoup de choses mais jamais ça. Entre temps une de mes connaissances, Yalili Rodriguez s’assoit à une table à coté, je la salue de la main. Il passe alors un premier coup de téléphone avec son portable à un collègue se trouvant dans le commissariat. Il lui demande si « Joël » travaille aujourd’hui. On lui répond que oui (il le fait comprendre). Puis il passe un deuxième coup de téléphone au policier qui m’avait interpelé près de Délifrance. A ce moment il lui dit qu’il arrive pour venir le voir. Il raccroche, et me dit de le suivre.
Je le suis, et nous retrouvons le policier qui m’avait interpelé, avec le policier métis très musclé. Je leur réexplique mon affaire en leur disant à plusieurs reprises que je ne suis là que pour payer mon amende, et que je ne veux pas de problèmes, et là commence les premières menaces. Le policier métis m’explique que je suis complice de corruption, il prend l’exemple des receleurs, il y a des vendeurs mais également des acheteurs. Sur le coup, je ne comprends pas ce qu’il veut me dire, je lui demande plus d’explication. Il me dit que le policier ne serait pas coupable de corruption s’il n’avait pas dans les mains mon argent. Je plaisante avec eux en leur demandant si je suis filmé, et où est la caméra. Après d’autres échanges, le policier qui m’avait interpelé près de Délifrance va chercher le commandant du commissariat. Il revient avec lui, le commandant me dit de patienter dix minutes, qu’il revient. Je lui dis que je dois travailler, et qu’il pourra me trouver au collège de Nestor de Kermadek. Mais il insiste pour que je reste. Entouré par le policier métis, le policier en civil, et le policier de Délifrance, je patiente.
Le commandant revient, il me fait rentrer dans le commissariat, et je le suis jusqu’à son bureau à l’étage. Il veut entendre mon histoire, je lui réexplique. Il me demande alors de patienter dehors de son bureau « pour des raisons de sécurité » me dit-il, pendant ce temps il va de bureaux en bureaux pour voir certains de ces collègues. Je patiente en rangeant des papiers dans ma sacoche, je suis face aux toilettes, et je jette de vieux papiers dans une poubelle de ces toilettes. Il revient finalement, et me fait retourner dans son bureau, où il me dit que je vais monter à l’étage d’en haut pour faire une déposition. Un de ses collègues est à la porte. Je reste dans son bureau un moment, où je continue d’expliquer mon histoire. Cela fait rire son collègue. Le commandant me demande également de donner le reçu que m’avait donné « Joël » lorsque je ferai ma déposition comme pièce à conviction. Finalement je monte à l’étage avec lui. Il m’indique la porte d’un autre commandant de police, il frappe, voit qu’il est occupé, me dit de patienter, et rentre dans le bureau du second commandant.
Là je reste planter là pendant plusieurs minutes jusqu’à ce que le premier commandant qui m’avait reçu sorte du bureau, et me dit de suivre un policier de sexe féminin, de type antillaise. Elle prend alors ma déposition, je lui donne ma carte d’identité, et le reçu de l’amende que m’avait fait « Joël ». Je lui explique toute l’affaire lentement. Il y a dans le bureau une autre femme policière de type métropolitaine qui a face à elle un homme noir. Par la suite j’apprends qu’elle est sur une affaire d’usurpation d’identité. L’homme en noir sort au cours de ma déposition. Je parle alors de temps en temps avec la métropolitaine en lui demandant si effectivement je risque d’être accusé de complicité. Elle me le confirme. A la fin de la déposition, la femme policière antillaise, imprime la déposition mais elle a oublié de mettre dedans que le reçu a été déposé comme pièce à conviction et me dit que ces dépositions ne sont pas bonnes, je lui demande donc si je peux en prendre une pour les montrer à d’autres personnes. Elle me dit que je n’ai pas le droit. Elle réimprime. Je n’ai toujours pas le droit à un exemplaire. Elle m’a également demandé si je voulais porter plainte, mais ne comprenant pas les conséquences d’un tel acte, je lui demande des explications, elle a changé de sujet, et ne m’a jamais rien expliqué. Elle part ensuite dans le bureau du second commandant. Je la suis. Puis je lui demande si elle peut me faire une note comme quoi je suis resté toute l’après-midi au commissariat. Je lui dis que c’est pour me justifier vis-à-vis de mon travail. On retourne dans son bureau. Elle me fait une note. Et pendant ce temps je parle avec la métropolitaine lui demandant si le métier de policier lui plait, et si il y a de l’évolution. Ensuite, elle retourne voir le second commandant, je passe pour descendre, et je leur dis en-revoir. Je sors et retourne à mon travail, j’ai passé tout l’après-midi au commissariat, je suis rentré vers 13h40, et j’arrive à mon travail vers 16h40.
Bon j'avoue je suis couilllon mais on m'aurait dit qu'un flic en plein commissariat aurait pu me voler. J'aurais dit que c'est un sketch qu'on est en train de me faire
Bon si y en a qui veulent faire un pawol pou wi, faites vous plaisir _________________ "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui." - Martin Luther King
Posté le: 08 Juin 2007 22:02 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
Comment on me taille depuis cette histoire, vous êtes gentil ici, vous dites rien...
Mais bon pour ma défense je dirai que d'habitude je suis méfiant, mais là l'uniforme m'a troublé, j'ai pas réussi à reconnaitre le truand derrière, et bon l'erreur du débutant je suis tombé dedans....
Bon le fait qu'il me fasse sortir dans la rue aurait du me mettre la puce à l'oreille, mais après l'uniforme, j'ai pensé à la matraque...
Ah bordel, vive la police _________________ "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui." - Martin Luther King
Posté le: 08 Juin 2007 22:36 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
Gurde a écrit:
Comment on me taille depuis cette histoire, vous êtes gentil ici, vous dites rien...
Mais bon pour ma défense je dirai que d'habitude je suis méfiant, mais là l'uniforme m'a troublé, j'ai pas réussi à reconnaitre le truand derrière, et bon l'erreur du débutant je suis tombé dedans....
Bon le fait qu'il me fasse sortir dans la rue aurait du me mettre la puce à l'oreille, mais après l'uniforme, j'ai pensé à la matraque...
Ah bordel, vive la police
Tu es quand même tombé sur un sale C… c'est clair !
J'ai la vague impression que n'importe qui aurait pu se faire avoir à ta place.
Devant un policier en uniforme on se sent quand même un peu petit.
Genre: Femme Inscrit le: 03 Nov 2002 Sujets: 172 Messages: 6251 Localisation: là où tu n'es pas
Posté le: 08 Juin 2007 22:55 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
et que devient ton amende dans tout ça? _________________ Volcréole étant une communauté ouverte, les messages à caractère raciste n'ont pas leur place ici! Merci !
Posté le: 08 Juin 2007 23:06 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
Bonne question
J'ai écrit une lettre au procureur de la République pour déposer plainte, et lui expliquer le problème, que je n'ai plus aucun papier pour la payer, et qu'en plus on m'a déjà pris vingt euros.
J'ai 45 jours avant quelle ne soit majorée, et si je voulais la payer là maintenant il faudrait que j'aille au commissariat pour demander le double...
Je sais pas pourquoi j'ai pas envie d'y aller
Je verrai bien. J'ai transmis une copie de la lettre du procureur à quelqu'un qui connait un journaliste à RFO. Tellement ridiccule cette histoire que si ils sont un petit peu malin, ils me la feront sauter.
Maintenant il faut voir si à la magistrature, ils sont aussi spéciaux qu'à la police _________________ "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui." - Martin Luther King
Genre: Femme Inscrit le: 23 Mar 2005 Sujets: 40 Messages: 1357 Localisation: back from the MIA/91
Posté le: 08 Juin 2007 23:20 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
ca fait quoi qu ils soient blonds et metopolitains
bon je vais me faire jeter mais faut pas etre bete non plus
quand on paye un truc n importe ou et quoique ce soit
on doit toujours avoir un recu
ca evite ce genre de soucis
des gens pourris y en a partout alors faites gaffe _________________ www.picturetrail.com/twista_s_artwork/
Posté le: 09 Juin 2007 19:52 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
Gurde a écrit:
Citation:
Le matin du 07 Juin 2007, j’ai reçu une amende de 35€ pour mauvais stationnement sur la place de la Victoire. Etant au travail de 9H à 12H, je ne me suis rendu compte de cette amende que vers 12h. Après avoir mangé chez ma mère à Poirier – Petit Bourg, je décide de venir payer mon amende au Commissariat Central de Pointe-à-Pitre, j’y arrive vers 13h40. Deux élèves de mon collège pourront le confirmer.
J’arrive au guichet ou un fonctionnaire de police de sexe féminin, blonde, de type métropolitain me demande de patienter derrière. En patientant, je décide de retirer quarante euros à la banque BFC située en face du commissariat. Puis je retourne faire la queue au commissariat.
Les billets, et l’amende dans la main, toujours dans la file d’attente. Un autre fonctionnaire de police de type métropolitain, la quarantaine, blond vient vers moi et me demande de le suivre dehors. Je ne comprends pas mais je le suis.
Là je lui tends mes quarante euros, et mon amende, mais il ne prend que vingt euros, et m’explique qu’il va acheter un timbre fiscal à ma place. Je lui demande comment c’est possible alors que mon amende est de trente cinq euros. Il me donne alors une explication incompréhensible avec le PV que sa copine a reçu. Je ne comprends rien. Surpris mais convaincu que le policier va régler mon amende, je lui sers la main en plaisantant avec lui en lui disant que « c’est noël ! »
Sur le chemin qui me mène à mon travail au collège de Nestor de Kermadek, je réalise que cette histoire est bizarre, que le policier ne m’a remis aucun reçu. Je retourne donc au commissariat, vers l’accueil où j’explique à la fonctionnaire que je viens de payer mon amende mais que je n’ai pas eu de reçu. A ce moment le fonctionnaire de police qui m’avait fait sortir, arrive, me fait des reproches m’insulte en me traitant de con, me dit que je n’ai pas à parler de ça à d’autres personnes, et me reconduis dehors.
Là je lui dis que je veux un reçu car rien me dit que dans un mois je ne vais pas recevoir une lettre me demandant de payer. Et que je ne sais pas ce qu’il va vraiment faire avec mes vingt euros. Il me dit que je peux avoir confiance que ce n’est pas un voleur. Et là il me demande ce que je préfère payer trente cinq euros, ou payer vingt euros. Je lui dis que je suis prêt à payer trente cinq euros, et que je ne comprends toujours pas comment il arrive à payer mon amende de trente cinq euros, avec vingt euros. Il me redonne son explication avec le PV de sa copine. Durant notre discussion plusieurs policiers sortent du commissariat, et nous regardent dont un que je retrouverai plus tard. Un métis, très musclé, d’un mètre quatre vingt, la trentaine. Finalement, je réitère ma demande d’avoir un reçu, je veux avoir une trace du paiement de mon amende. Il détache alors une partie de l’amende et met sur le reçu de l’amende : « Payé le 07/06/2007 », et signe. Je lui demande de me donner son nom. Il me répond que ce n’est pas la peine, que si je le cherche il s’appelle Joël. Je pars alors avec le reçu vers mon collège.
Mais arrivé près du restaurant Délifrance, un policier se présentant comme un officier, m’interpelle. Il me demande de lui expliquer ce qui s’est passé, je lui explique mes discussions avec ce policier métropolitain. Il m’explique alors que ce qui vient de se passer est illégal. Qu’un policier n’a pas à prendre de l’argent de ma main, et me dire qu’il va payer mon amende. Je lui montre mon reçu en lui affirmant que je trouvais ça effectivement bizarre, et que je suis retourné le voir pour obtenir ce reçu. Je me doutais qu’il y avait quelque chose d’étrange dans cette histoire, mais pour moi un policier est un policier, et qu’il a pour mission de régler mon amende, et pas de commettre un délit. J’avais tout de même demandé un reçu pour avoir une trace. Il prend alors mon nom, mon prénom, mon numéro de téléphone fixe, et portable. Je veux aussi profiter pour qu’il m’explique ce qui va se passer pour mon amende que j’étais à la base venue payée. Il me dit que je recevrai sûrement une majoration. Je lui dis que ce n’est pas ce que je veux, je suis venu me déplacer pour mon amende, et qu’il n’y a qu’à récupérer mon argent pour la payer tout de suite. Il ne veut pas, il me dit qu’il va faire son enquête. Et s’en va.
Néanmoins durant notre conversation une serveuse de Délifrance nous écoutait, elle me sourit, et me dit qu’il y a un policier en civil à la terrasse du restaurant qui pourrait m’aider. Elle me conduit donc à lui. J’explique à nouveau ce qui s’est passé, il me répond qu’il trouve ça très choquant même si ça le fait rire. Il me dit qu’il avait déjà entendu beaucoup de choses mais jamais ça. Entre temps une de mes connaissances, Yalili Rodriguez s’assoit à une table à coté, je la salue de la main. Il passe alors un premier coup de téléphone avec son portable à un collègue se trouvant dans le commissariat. Il lui demande si « Joël » travaille aujourd’hui. On lui répond que oui (il le fait comprendre). Puis il passe un deuxième coup de téléphone au policier qui m’avait interpelé près de Délifrance. A ce moment il lui dit qu’il arrive pour venir le voir. Il raccroche, et me dit de le suivre.
Je le suis, et nous retrouvons le policier qui m’avait interpelé, avec le policier métis très musclé. Je leur réexplique mon affaire en leur disant à plusieurs reprises que je ne suis là que pour payer mon amende, et que je ne veux pas de problèmes, et là commence les premières menaces. Le policier métis m’explique que je suis complice de corruption, il prend l’exemple des receleurs, il y a des vendeurs mais également des acheteurs. Sur le coup, je ne comprends pas ce qu’il veut me dire, je lui demande plus d’explication. Il me dit que le policier ne serait pas coupable de corruption s’il n’avait pas dans les mains mon argent. Je plaisante avec eux en leur demandant si je suis filmé, et où est la caméra. Après d’autres échanges, le policier qui m’avait interpelé près de Délifrance va chercher le commandant du commissariat. Il revient avec lui, le commandant me dit de patienter dix minutes, qu’il revient. Je lui dis que je dois travailler, et qu’il pourra me trouver au collège de Nestor de Kermadek. Mais il insiste pour que je reste. Entouré par le policier métis, le policier en civil, et le policier de Délifrance, je patiente.
Le commandant revient, il me fait rentrer dans le commissariat, et je le suis jusqu’à son bureau à l’étage. Il veut entendre mon histoire, je lui réexplique. Il me demande alors de patienter dehors de son bureau « pour des raisons de sécurité » me dit-il, pendant ce temps il va de bureaux en bureaux pour voir certains de ces collègues. Je patiente en rangeant des papiers dans ma sacoche, je suis face aux toilettes, et je jette de vieux papiers dans une poubelle de ces toilettes. Il revient finalement, et me fait retourner dans son bureau, où il me dit que je vais monter à l’étage d’en haut pour faire une déposition. Un de ses collègues est à la porte. Je reste dans son bureau un moment, où je continue d’expliquer mon histoire. Cela fait rire son collègue. Le commandant me demande également de donner le reçu que m’avait donné « Joël » lorsque je ferai ma déposition comme pièce à conviction. Finalement je monte à l’étage avec lui. Il m’indique la porte d’un autre commandant de police, il frappe, voit qu’il est occupé, me dit de patienter, et rentre dans le bureau du second commandant.
Là je reste planter là pendant plusieurs minutes jusqu’à ce que le premier commandant qui m’avait reçu sorte du bureau, et me dit de suivre un policier de sexe féminin, de type antillaise. Elle prend alors ma déposition, je lui donne ma carte d’identité, et le reçu de l’amende que m’avait fait « Joël ». Je lui explique toute l’affaire lentement. Il y a dans le bureau une autre femme policière de type métropolitaine qui a face à elle un homme noir. Par la suite j’apprends qu’elle est sur une affaire d’usurpation d’identité. L’homme en noir sort au cours de ma déposition. Je parle alors de temps en temps avec la métropolitaine en lui demandant si effectivement je risque d’être accusé de complicité. Elle me le confirme. A la fin de la déposition, la femme policière antillaise, imprime la déposition mais elle a oublié de mettre dedans que le reçu a été déposé comme pièce à conviction et me dit que ces dépositions ne sont pas bonnes, je lui demande donc si je peux en prendre une pour les montrer à d’autres personnes. Elle me dit que je n’ai pas le droit. Elle réimprime. Je n’ai toujours pas le droit à un exemplaire. Elle m’a également demandé si je voulais porter plainte, mais ne comprenant pas les conséquences d’un tel acte, je lui demande des explications, elle a changé de sujet, et ne m’a jamais rien expliqué. Elle part ensuite dans le bureau du second commandant. Je la suis. Puis je lui demande si elle peut me faire une note comme quoi je suis resté toute l’après-midi au commissariat. Je lui dis que c’est pour me justifier vis-à-vis de mon travail. On retourne dans son bureau. Elle me fait une note. Et pendant ce temps je parle avec la métropolitaine lui demandant si le métier de policier lui plait, et si il y a de l’évolution. Ensuite, elle retourne voir le second commandant, je passe pour descendre, et je leur dis en-revoir. Je sors et retourne à mon travail, j’ai passé tout l’après-midi au commissariat, je suis rentré vers 13h40, et j’arrive à mon travail vers 16h40.
Bon j'avoue je suis couilllon mais on m'aurait dit qu'un flic en plein commissariat aurait pu me voler. J'aurais dit que c'est un sketch qu'on est en train de me faire
Bon si y en a qui veulent faire un pawol pou wi, faites vous plaisir
tout ce que je peux te dire, c'est AH AH AH AH AH AH AH _________________ tu sais ce que j'aime chez toi...? non? bin moi non plus !
Posté le: 10 Juin 2007 03:00 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
j'ai honte de mettre fait dépouiller, mais franchment payé vingt euros pour trois heure de fou rire, je regrette pas
Ca me fait toujours autant rire en plus.... Je crois que je vais vendre les droits de cette histoire...
Qu'on en fasse un film, un livre, un spectacle comique _________________ "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui." - Martin Luther King
Posté le: 10 Juin 2007 03:17 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
Bon pour conclure là-dessus, je dirai qu'ensemble tout devient possible _________________ "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui." - Martin Luther King
Posté le: 12 Juin 2007 03:56 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
Et une évolution dans mon affaire, RFO en a parlé. Le flic a été mis en examen pour détournement de fond. Et à ce qui paraît, le chef de la police a également des problèmes car il a fait tabasser un prévenu sans raison...
Bon le commissariat est à deux pas de mon lieu de travail, et je passe devant tous les jours, si on me retrouve pas, je serai au fond de la mangrove
Ah bordel, quel monde pourri _________________ "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui." - Martin Luther King
Posté le: 12 Juin 2007 04:23 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
moi ça me fait rire à chaque fois que je la lis, je la lis tellement que je peux te la réciter, j'y crois toujours pas
Mais bon j'ai pris ça cool parce que c'est dans mon tempérament, on l'a compris , mais je sais qu'il y a des gens qui se seraient retrouvé en garde à vu, tabassé, parce qu'ils auraient pas ri, mais ouvert grande leur bouche.
Sans oublier toutes ces bavures qui doivent se passer dans les commissariats dont on ne parle jamais...
Imagine toi moi je n'étais là que pour payer une amende, et j'ai un casier vierge.
Et imagine toi le pauvre gars soupçonné qui se retrouve en garde à vu...
Moi je crois qu'un jour il faudra faire un livre qui compile toutes les bavures les plus idiotes de la police
Bon il se fera en plusieurs volumes....
L'universalis à coté se sera un livre de poche, _________________ "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui." - Martin Luther King
Posté le: 12 Juin 2007 09:12 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
C'est bizarre moi elle ne me fait pas rire du tout . Certains policiers ce croient tout permis. Vu comment ça s'est passé ton expérience doit être monnaie courante.
Genre: Homme Inscrit le: 29 Mai 2006 Sujets: 53 Messages: 1367 Localisation: 972 - Martinique
Posté le: 12 Juin 2007 12:19 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
J'ai entendu qu'au commissariat de PaP, un gardien de la paix ex-crs est soupconné de détourner de la tune de contravention.....pour l'heure il est suspendu de ses fonctions....
Gurde, c'est peut-etre ton Homme.... _________________ Si vous aimez la GUADELOUPE et la MARTINIQUE, consultez ce sitehttp://www.desorientes.com
Posté le: 13 Juin 2007 00:07 Sujet du message: Un flic m'a escroqué dans un commissariat
mais oui c'est lui
L'histoire est passée à la radio, et à la télé... _________________ "Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui." - Martin Luther King
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