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conference suisse contre le racisme anti-noir..

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   Article posté par ppm39 le 24 Mars 2006 à 13:17  S'abonner au Flux Rss Actualités: Partager cet article sur Facebook Partager cet article sur Twitter Partager cet article sur Myspace Partager cet article sur Del.icio.us Partager cet article sur Google bookmarks Partager cet article sur Netvibes Partager cet article sur Viadeo Partager cet article sur Linkedin    

Genève : Première conférence européenne sur le racisme
anti-noir

[jeudi 23 mars 2006]

Genève, Première conférence européenne sur le racisme
anti-noir, 17-18 mars 2006.

Compte-rendu par Maria Poumier.

" Quand les branches se querellent, les racines
s’embrassent "

C’est avec ce proverbe ivoirien que M. Doudou Diène,
rapporteur spécial de l’ONU sur les formes
contemporaines de racisme, de la discrimination et de
la xénophobie, a brillamment donné le ton de la
conférence, organisée par le Carrefour de Réflexion et
d’Action contre la Racisme Anti Noir (CRAN), organisme
suisse créé en 2002. En effet, on a vu la réflexion
noire tisser des analyses profondes, qui relèvent de
l’invisible, celles dont l’arbre des sociétés
européennes a besoin pour se fortifier et dépasser les
chamailleries que le vent mauvais encourage. La
conférence n’a pas seulement témoigné, elle a proposé
un plan d’action commun et des actions concrètes. Il
s’agit maintenant de " placer le racisme anti-Noir
parmi les priorités sociales et politiques de Etats
européens "

Pour la première fois, l’Europe se trouve obligée de
regarder en face son racisme anti-noir ; la conférence
n’a pas été organisée par les associations qui
professent l’antiracisme, mais par les intéressés, les
Noirs. Ils ont témoigné de la discrimination définie
comme " exclusion de l’espace commun " (Raoul Luzolo
Lemwadio), somme d’abus, d’injustices, d’agressions et
résultat d’une dynamique générale : la société
européenne actuelle rejette les Noirs, et les partis
politiques qui autrefois clamaient leur antiracisme
relayent cette évolution récente. Chaque pays tend à
traiter ses Noirs comme des " NEM ", selon la
catégorie instaurée par la Suisse pour priver d’accès
aux soins et à toute intégration les demandeurs
d’asile ou refoulés du droit d’asile : les " Non
Entrée en Matière ". On ne saurait mieux dire ! Ce ne
sont pas seulement les étrangers illégaux qui se
voient poussés vers le statut de fantômes à
pourchasser ; le nouveau racisme touche aussi les
ressortissants européens, s’ils sont noirs. La Suisse
est d’ailleurs le pays qui a défini par son appareil
législatif les " deux cercles " : elle intègre
volontiers le premier cercle, les étrangers européens
qui frappent à sa porte, mais rejette tous les autres.
Cette logique de propriétaires vaut pour toute
l’Europe, elle est à rattacher à la mondialisation. Il
faut bien constater que parmi les " Maîtres du Monde "
qui prônent la mondialisation, c’est à dire la libre
circulation des marchandises et des hommes -mais
seulement dans la mesure où le marché les évalue comme
des marchandises de valeur-, aucun n’est noir... et
les lois pour faire barrage à l’immigration visent
spécifiquement les Africains. Le cas de la Suisse rend
visible un phénomène général : les demandeurs d’asile
noirs y sont très peu nombreux ; mais ils sont
déboutés dans la grande majorité des cas,
contrairement à tous les autres... et les Noirs, 0,07
% de la population, sont montrés de façon complètement
disproportionnée comme les grands fauteurs de
troubles.

L’héritage du double holocauste : comme l’ont souligné
tous les orateurs, le racisme est le sous-produit
d’une histoire impériale ; c’est une construction pour
justifier une oppression ; l’Afrique ayant subi un
interminable " double holocauste ", d’abord avec des
siècles de déportation et de mise en esclavage
industriel, puis avec le pillage, les massacres et le
" dénigrement " (terme typiquement fabriqué par
l’inconscient raciste) spirituel organisé, qui ont
constitué la réalité du phénomène colonial, la
conclusion s’impose : le seul racisme au sens plein du
terme est le racisme anti-noir. Avec Philippe
Lavodrama, chercheur à Lyon, il faut prolonger la
méthode freudienne et constater que l’antisémitisme,
qui touche exclusivement les Européens, relève du
domaine de leur sur moi, la région mentale où se
construit l’idéal du moi, et où historiquement les
chrétiens disputent jusqu’à maintenant le rang le plus
élevé aux juifs, les passerelles entre eux étant aussi
variées et nombreuses que les rancunes ; tandis que le
racisme anti-noir relève du rapport au " ça ", à
l’infra-humain que le Blanc, tant européen que sémite,
veut refouler et croit reconnaître dans le Noir.
Certes, Narcisse ne pouvait qu’être blanc ! Un
document émis en septembre 2005 par l’ECRI ("
Secrétariat de la Commission européenne contre le
racisme et l’intolérance ") témoigne cruellement de
l’aveuglement des institutions européennes ;
distinguant 9 " recommandations de politique générale
", il en consacre 4 à l’antisémitisme, 1 aux enquêtes
nécessaires sur les " victimes potentielles " ( ?), 1
aux préjugés qui concernent les Roms/Tsiganes, 1 aux
musulmans, victimes de " stéréotypes hostiles ", 1 aux
abus entraînés par la lutte contre le terrorisme, et 1
aux législations anti-discriminatoires à mettre en
place. Ainsi, sur 9 recommandations, pas une seule ne
constate la spécificité des souffrances noires ! Elle
est pourtant toujours le résultat d’une accumulation
de rejets très concrets et mesurables, s’engendrant
les uns les autres : éviction du marché du travail, de
celui du logement, du système éducatif, de la
promotion par l’activité associative, le tout encadré
par une répression systématiquement féroce, visant à
instaurer la soumission totale et le retrait dans les
marges de la société.

" Vendeur de drogue ou objet sexuel ", c’est ainsi que
sont traités les Noirs, selon la formule frappante de
Mme Carmel Frohlicher-Stines, présidente du CRAN
suisse. Elle avait annoncé à la presse une
intervention du sportif et militant Lilian Thuram :
cela, non plus que le patronage des plus hautes
instances suisses et internationales, dans un Centre
œcuménique prestigieux, n’a pas suffi à mobiliser la
presse suisse pour un congrès " des Noirs ", et la
télévision aussi avait, comme tous les jours, d’autres
conférences plus importantes à commenter au même
moment... L’humoriste Dieudonné, qui présentait
justement le même jour son spectacle au Grand Casino
de Genève, et à qui les organisateurs ont
immédiatement proposé de prendre la parole lorsqu’il
est passé pour saluer ses frères et ses maîtres, a été
chaleureusement accueilli : il est celui qui attire
sur lui, et fait ainsi percevoir sur le mode de la
franche rigolade, la scandaleuse discrimination que
les Noirs vivent aussi dans le monde de la culture ;
tous lui savent gré de ridiculiser une pseudo-élite
courroucée qu’on ne l’écoute plus, tandis qu’il ouvre
à chacun la possibilité d’un discours honnête. Autre
virtuose du discours, Kanyana Mutombo, spécialiste du
Programme de lutte contre le racisme et la
discrimination à l’UNESCO, et rédacteur principal,
avec Philippe Lavodrama, de la revue Regards
Africains, a dégagé le nouveau paradigme global,
défini par deux axes : " l’intégralité de la
hiérarchisation raciale ", qui produit non seulement
l’infériorisation de certaines populations, mais aussi
la supériorisation d’autres populations ; et l’axe
horizontal, qui combat le premier, est celui de la
déconstruction du racisme, pour la reconstruction de
l’autre, une fois identifiés et dépassés les mythes
fondateurs de la suprématie blanche.

Les orateurs brillants, souvent auteurs d’ouvrages, se
sont succédés. Bassidiki Coulibaly a montré la
continuité des luttes pour l’abolition de l’esclavage
jusqu’à celle pour les droits de " ceux qui sont
aujourd’hui contraints d’émigrer, de s’exiler, et de
demander l’asile avec de forts risques de finir à
l’asile dans tous les cas, de ceux qui, quelles que
soient leurs qualités humaines, leurs compétences
professionnelles, ne sont pas traités sur le même pied
d’égalité, parce qu’ils sont noirs. " Nchana Melchor,
président du conseil municipal du Grand Saconnex, à
côté de Genève, a rappelé les grandes étapes de
l’intégration cette " aventure destinée à poser un
acte dans le lieu que vous habitez " ; en 1919, le
grand W.E.B. Dubois organisait à Paris le premier
congrès du panafricanisme, suivi par celui de Londres
en 1921, Lisbonne en 1923, New York en 1927. Marcus
Garvey a formulé en 1920 l’indispensable " Déclaration
des droits des Noirs du Monde ", et en 1926, la
société des Nations émettait sa première motion contre
l’esclavage. Laurent Martinot, conseiller d’Etat, a
souligné l’incapacité des militants antiracistes à
expliquer le côté suicidaire du racisme. Mme Nathalie
Prouvez, de l’ONU, a insisté sur la responsabilité des
Etats : 168 pays ont signé la convention contre la
discrimination, 32 Etats européens se sont engagés à
des actions concrètes ; mais il doivent pratiquer des
sanctions pénales, avec des réparations, lutter contre
les tendances à la ségrégation, appliquer, enfin, les
résolutions prises à Durban. Claudia Lam (ECRI) a
rappelé que le racisme étant hors la loi, il s’est mis
au goût du jour en s’appuyant sur le concept
d’incompatibilité culturelle. Chaque intervenant au
nom d’une organisation ajoutait une touche à la
description de la banalisation du racisme anti-Noir.

M. Doudou Diène a donné une envergure magnifique à la
chose ; il ne s’est pas privé de rappeler les inepties
de Mme Carrère d’Encausse, secrétaire à l’académie
française, pour qui la polygamie met le feu aux
banlieues, la malveillance sordide d’un Finkelkraut,
l’enfermement de l’image du Noir dans la douleur, la
tragédie, la violence et l’esclavage. C’est pourquoi
la tâche indispensable est le rétablissement de la
longue durée dans l’enseignement de l’histoire,
explique-t-il : non seulement l’Égypte et ses pharaons
noirs, mais aussi la conquête prévédique de l’Indus ;
tout cela permettra la reconstruction de l’identité
européenne sur des bases saines, alors qu’elle s’est
figée sur les schémas impériaux du XVIIIème siècle,
tout particulièrement en France. C’est la même France
qui semble incapable de proposer autre chose que "
l’intégration strip-tease " : que le Noir se dépouille
de tout ce qui fait sa spécificité culturelle, renonce
à se souvenir même que l’Afrique est porteuse de
culture, de valeurs, élaborées dans la longue durée,
d’éthique et de pensée profonde. On était loin, en
écoutant Doudou Diène, de tout discours victimaire ou
compassionnel !

M. Pierre Sob (Haut commissariat aux Droits de
l’Homme), avec la même hauteur de vues, a évoqué le
volumineux document publié par l’UNESCO sur les
réparations dues pour l’esclavage, et le moyen de
dépasser les obstacles réels pour cela, mais que les
Etats refusent de vendre, et qui circule sous le
manteau. Il a précisé que ce n’est pas l’appartenance
à un groupe minoritaire qui donne lieu à la
discrimination : en Afrique, le pouvoir est souvent
aux mains d’un groupe minoritaire ! L’Afrique a mille
exemples à donner, en particulier sur les rôles
politiques des femmes, au Rwanda ou au Libéria.

Sur le rôle des media, plusieurs orateurs ont renchéri
: ils occultent, hypertrophient, injectent des images
subliminales destructrices (développé par Juliette
Smeralda). Chaque pays a déposé sa contribution au
crime contre l’humanité : l’Allemagne, avec les
massacres en Namibie, les camps de concentration de
Noirs, les stérilisations (Pierrette Herzberger-Fofana
annonce la parution de son livre sur la question) ; la
Belgique, 80 fois plus petite que le Congo qu’elle
s’était appropriée ; le délégué pour l’Espagne, M.
Joaquín Mbomio, a donné une bonne nouvelle
(certainement valable pour toute l’Europe) : les
Espagnols sont contents que les Africains prennent les
places dont les autres ne veulent pas, et ils
détestent bien plus les Musulmans, avec lesquels le
contentieux est séculaire. Il n’empêche que la police
est en Espagne spécifiquement dressée contre les
Noirs. La Suisse (expliquée par Anne-Catherine
Menétrey-Savary, députée Verte), après avoir largement
financé l’esclavage, a été le dernier pays, avec
Israël, à continuer ses affaires avec l’Afrique du sud
tandis que les autres pays la boycottaient ; elle le
faisait par choix de l’anticommunisme. Un témoignage
bouleversant a été apporté par la mère de Nadège,
jeune fille qui fait des études brillantes, et qui a
été odieusement brutalisée par la police suisse ; sans
le témoignage de Suisses blancs et très haut placés,
sa plainte n’avait aucune chance d’aboutir... Louise
Marie Diop-Maes, auteur de Afrique noire, démographie
et histoire, a parlé de destruction mentale et des
prêts boomerang offerts aux gouvernements africains ;
elle a aussi évoqué des mesures simples pour pratiquer
la réparation et l’indemnisation de l’Afrique.

La chercheuse colombienne Rosa Amelia Plumelle Uribe,
auteur de La férocité blanche, a ouvert un nouveau
chantier, celui des réparations dues aussi par le
monde arabe, pour la mise en esclavage de millions de
personne, ce qui a continué légalement en Mauritanie
et en Arabie Saoudite jusqu’à une date récente. Elle a
expliqué l’origine du tabou qui pèse sur cette
question : les pays arabes sont passés, au XIXème
siècle, du statut de dominants à celui de dominés ; au
XXème, ils se sont placés dans le courant des Non
Alignés ; mais ils ne pourront plus, malgré le risque
réel de représailles, continuer à priver les Africains
noirs de l’accès au droit de mémoire. Les juifs
états-uniens prétendent exercer une censure comparable
sur le rôle des banquiers juifs dans la traite et
l’esclavage, et criminalisent toute réflexion noire
sur ces questions. Luis Sala Molins, auteur de la
critique radicale du Code Noir comme le texte
juridique le plus monstrueux de l’histoire humaine, a
également élargi son domaine de recherches : il accuse
les trois religions du livre d’avoir également
suscité, justifié et consolidé l’esclavage des Noirs,
et considère que la laïcité, telle qu’elle est
comprise désormais, est en fait une tolérance
inadmissible envers des textes qui devraient être
vivement rejetés, au profit d’un authentique " devoir
de blasphème ". Chacun a ainsi contribué à l’ "
empowerment " noir, au dépassement du statut de
victime pour une conquête de dignité et de
reconnaissance de celle-ci.

Bien d’autres personnes se sont exprimées de façon
bien pertinente, dont M. Brima Conteh, représentant de
Diaspora Afrique, , mais aussi des voix de Pologne,
Finlande, Norvège, Italie, Hollande, Angleterre,
Russie et Ukraine ; deux jeunes vénézuéliens
représentaient le bloc des associations
afro-vénézuéliennes. Un grand poète haïtien, déjà
traduit à Cuba, Fils-Lien Ely Thélot, qui dirige la
revue Recherches Haïtiano-antillaises, ainsi que des
chanteuses, ont enchanté l’assistance. Dans les
ateliers, chaque question a été approfondie. Il n’y a
pas eu d’affrontement, mais une entente réelle sur le
fond : il est temps de mettre en pratique les
résolutions de Durban, de procéder à la réparation des
crimes du passé, d’autant plus nécessaire que le
racisme anti-noir devient dramatique en Europe. Une
idée a été lancée, pour faire avancer les choses sans
attendre : que l’universitaire Pétré Grenouilleau,
passible d’une condamnation pour contestation de crime
contre l’humanité, mais qui proteste de sa compassion
les Africains victimes de l’esclavage transtlantique,
manifeste sa capacité compassionnelle par un geste
concret ; le Sénat, qui avait validé la Loi Taubira,
et donc reconnu que l’esclavage transatlantique
constitue un crime contre l’humanité, a attribué un
prix à cet historien : que le Sénat et l’auteur
offrent donc de concert, à titre de contribution à la
réparation due, le montant du prix et les droits
d’auteur afférents, au CRAN suisse, organisateur de la
conférence, qui saura l’investir dans des projets
éducatifs. Il semblerait particulièrement judicieux de
faire profiter de ces fonds cet organe noir et suisse
de lutte contre le racisme anti-noir, puisque la
Suisse fait partie des pays qui ont donné l’exemple de
la reconnaissance d’autres crimes contre l’humanité,
et du principe de réparation, avec la restitution
gracieuse de sommes déposées par les uns, défunts, à
d’autres, qu’ils ont reconnu comme héritiers moraux
légitimes.

Les fortes paroles de Lilian Thuram reflètent
certainement l’accord des participants, sur lequel la
rencontre s’est terminée : cette conférence est le
début de quelque chose de très important. Le jeune
Noir se trouve enfermé dans la croyance d’être un
sous-homme, tandis que le jeune Blanc ignore
généralement qu’il est également dans une prison
mentale, en grande partie idéologique. Apprendre notre
histoire, voilà la première action à mener
immédiatement.


http://dieudo.net/2007/article.php3?id_article=116

Tags Conference, Suisse, Contre, Le, Racisme, Anti-noir

 
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