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Catastrophes naturelles : ces événements marquants

 Accueil » Forum » Actualités de Volcréole » Rubrique Actualités: Catastrophes naturelles : ces événements marquants La date/heure actuelle est 06 Aoû 2020 15:34 
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   Article posté par Missyna alna le 08 Juin 2010 à 11:58  S'abonner au Flux Rss Actualités: Partager cet article sur Facebook Partager cet article sur Twitter Partager cet article sur Myspace Partager cet article sur Del.icio.us Partager cet article sur Google bookmarks Partager cet article sur Netvibes Partager cet article sur Viadeo Partager cet article sur Linkedin    

Un sujet regroupant les faits visant surtout à mettre en avant l'après évènement.
Il existe des sujets spécifiques pour les catastrophes récentes les plus marquantes pour les menbres du forum ; par exemple le séisme en Haiti; la tempête Katrina à la nouvelle Orléans ...

Le présent sujet est un complément regroupant les autres évènements qui passent si vite à la trappe médiatique.

J'hésitais entre la section actualité et celle consacrée aux discussions générales. Bien qu'il puisse s'agit d'évènements passés, on peut considéré que c'est toujours de l'actualité. Si ce n'est pas le cas , un modérateur pourra toujours déplacer le sujet dans une rubrique plus adéquat.

Pour démarrer un petite définition:
Citation:
Les catastrophes naturelles sont des événements brutaux d'origine naturelle, qui engendrent généralement la mort et la destruction. Les catastrophes naturelles sont diverses et variées : tempêtes majeures, ouragans, cyclones ou encore dérèglements climatiques, mais aussi séïsmes ou avalanches. Il n'est pas toujours évident de prévoir ces dommages ou d'empêcher leur survenance.


Pour aller dans le vif du sujet un évènement local qui a déjà 10 ans (le temps passe vite):
GUYANE - Drame de Cabassou (Avril 2000), 10 ans après

Source : France-Guyane 19.04.2010 Dossier consacré à cette catasrophe

En quelques secondes, 300 000 m3 de terre se sont abattus sur dix vies humaines. (Photos d'archives Henri Griffit et Guillaume Aubertin

Extraits :
Citation:
Alors que les Guyanais préparaient Pâques et son lot de festivités, un pan du mont Cabassou est venu endeuiller le département, tuant dix de ses enfants. Dossier spécial.
Mercredi 19 avril 2000
La Guyane se remet doucement des pluies diluviennes qui ont inondé plusieurs quartiers de Cayenne au début du week-end. Devant ce phénomène « préoccupant mais pas exceptionnel » , la préfecture prend néanmoins une série de mesures. Ce mercredi, la pluie a cessé mais l'eau continue doucement sa besogne à l'abri des regards. Pas de tout le monde, en tout cas. Sur la route nationale menant au port de Dégrad-des-Cannes, deux hommes, dont un agent de la Direction départementale de l'Équipement, s'affairent au pied du mont Cabassou. L'autre est un retraité venu discuter le bout de gras. Des déformations de la chaussée auraient été constatées depuis quelques jours. Selon deux experts qui ont travaillé sur ce dossier, « la rupture rapide est précédée d'une phase préparatoire qui peut s'échelonner sur plusieurs années » . À quelques mètres de là, l'usine Cilama, qui fournit la Guyane en produits laitiers, fonctionne comme à son habitude. Les camions de livraison attendent leur cargaison. Quatorze employés s'activent en cette fin de matinée alors qu'Étienne Dorlipo et Christelle, sa fille, empruntent la route comme des centaines d'autres Cayennais ce jour-là.
Mercredi 19 avril 2000, 13 h 45
Un pan du mont Cabassou s'affaisse. Plus de 300 000 m3 de terre se détachent pour avaler la pente, emportant tout sur leur passage : l'employé de la DDE, le retraité, le père et sa fille, et l'usine de la Cilama. « On a entendu un grand bruit, puis ce fut la coupure de courant. Tous les murs sont venus vers nous. Il y a eu un mouvement de panique. Nous avons tenté de sortir de l'usine, mais une partie du bâtiment est recouverte de terre, il y a des blessés, des gens, des véhicules sous terre » , explique Ludovic quelques minutes après le drame. Il était employé de la Cilama, qui paiera un lourd tribut : cinq blessés hospitalisés, six morts. Seulement deux, dont Ludovic, sortent indemnes de cette catastrophe. Quelques minutes après l'éboulement, tous les moyens de secours du secteur de Cayenne et « même au-delà » , confie le préfet Henri Masse, convergent vers le site du drame. La priorité : sortir les victimes. Dès l'annonce du glissement de terrain meurtrier, les habitants, inquiets, se sont amassés de part et d'autre de l'amas de terre qui coupe en deux cette nationale habituellement fréquentée.
Mercredi 19 avril, 19 heures
Près de six heures après la catastrophe, la Guyane retient toujours son souffle. Devant la presse, le préfet Henri Masse explique que « seize personnes ont été identifiées comme pouvant être sur le site au moment du drame » . Mais au moment où il parle, cinq employés de la Cilama ne sont toujours pas retrouvés et on ne sait pas si des intérimaires ont complété l'effectif ce jour-là. Autre source d'inquiétude, le nombre exact de voitures qui circulaient sur la RN3 à l'heure du drame. Et en même temps, tout risque de nouvel éboulement n'est pas écarté.
Jeudi 20 avril 2000
Le nombre de disparus est porté à 25. Au cours de cette première nuit d'angoisse, la préfecture reçoit plusieurs coups de fil de familles qui expliquent que l'un de leur membre n'a pas rejoint le domicile. Dix-huit de ces appels sont pris très au sérieux. Les recherches, elles, passent à un autre niveau avec l'arrivée de spécialistes venus de France. Les abords de l'usine sont sondés à la recherche de survivants. Puis l'annonce de la première victime officielle. Depuis mercredi après-midi, les pompiers avaient localisé un homme sous terre, coincé entre un camion et le quai de l'usine. En attendant sa désincarcération, il est placé sous assistance médicale. Pendant plus de 24 heures. Finalement, pour le sortir de là sans provoquer un nouveau glissement de terrain, il faut l'amputer. Il succombe pendant l'opération, devenant la première victime de la catastrophe du mont Cabassou. Il n'y aura pas de miracle pendant le week-end pascal. Les recherches ont surtout livré des corps sans vie, portant le bilan humain à dix morts.


Le destin de l'unsine Cilama
Citation:
Catastrophe de Cabassou, 10 ans après - « On disait que la montagne était vivante »

Gauthier HORTH France-Guyane 19.04.2010

Placée en contrebas du mont Cabassou, l'usine de la Cilama a été frappée de plein fouet. Six employés sont morts pendant leur service. Depuis ce jour, la Cilama n'a plus jamais produit une boîte de yaourt ou un jus de fruit. L'ancien directeur, Bernard Boullanger, a dû faire face à ce terrible drame.
« C'était l'heure d'approvisionnement des camions. J'étais parti chercher des clés et à mon retour, je me suis trouvé face à cette catastrophe qui venait juste d'arriver » . Bernard Boullanger revit cet instant avec émotion. À l'époque, il était le directeur de la Cilama. Créée en 1990 par le groupe Despointes, la Cilama comptait alors plus d'une quarantaine de salariés. Dans son usine placée au pied du mont Cabassou, en bordure de la RN3, la Cilama fabriquait des jus, des yaourts et des glaces. « Nous nous sommes regroupés derrière l'usine, pour nous compter » , poursuit Bernard Boullanger. Six manquaient à l'appel. « C'était irréel! Nous avons passé toutes nos journées et nos nuits à se frayer des chemins pour tenter de débloquer les collègues dans les chambres froides. Jusqu'au dernier moment, nous étions persuadés qu'ils étaient encore vivants » , témoigne l'ancien directeur de la Cilama.
Une montagne « vivante »

Bernard Boullanger visite le site de l'usine Cilama. Cela fait neuf ans qu'il n'y avait plus mis les pieds. Des morceaux de tôle oxydés de multiples pièces calcinées des étiquettes de yaourts quelques bouteilles et des bouchons ; c'est tout ce qui reste de l'usine. Pas à pas il s'arrête et fixe des yeux un objet un endroit. Les yeux remplis de souvenirs l'ancien directeur a le pas tremblant ; la voix également.
« On disait que la montagne était vivante parce que des roches apparaissaient tout le temps dans le virage. Elles ne provenaient pas forcément d'éboulement mais elles surgissaient à la surface. » Bernard Boullanger s'en souvient parfaitement mais ne sait pas si la source a été bouchée. « Je me souviens que les gens venaient laver leur voiture dans la crique. Je n'ai pas fait attention et je n'ai pas vu si l'eau s'était arrêtée de couler à un moment. Personne ne savait que la montagne allait tomber » .
La volonté de reconstruire
Une fois les corps retrouvés, les démarches administratives effectuées, Bernard Boullanger affichait un objectif clair : « Ma seule volonté était de reconstruire l'usine. Lorsque les actionnaires m'ont dit qu'ils ne comptaient pas le faire, j'ai racheté les actifs de la Cilama et j'ai reconstruit une usine à Matiti, la Solam. Depuis 2003, nous avons repris la fabrication des jus et des yaourts. La plupart des salariés de la Cilama travaille encore avec nous à la Solam » , annonce-t-il. Les palettes de jus et de yaourts sortent chaque jour de l'usine de la Solam, située à Macouria.
Le « noyau dur » de la Cilama y travaille encore,
sans jamais oublier le drame qui les a frappés et amputé leur équipe de six des leurs.


L'aspect judiciaire, l'affaire est toujours en cours d'instruction

Citation:
- REPÈRES - Le déroulement de la procédure
- 2000
19avril. Glissement de terrain sur le mont Cabassou.
20 avril. Ouverture d'une enquête judiciaire menée par la brigade de recherche de la gendarmerie.
26 avril. Le procureur Anne Kayanakis ordonne l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour homicide et blessures involontaires. La juge d'instruction Nathalie Malardel est chargée du dossier. Deux experts sont nommés.
23 juin. Arrêté déclarant le glissement de terrain « catastrophe naturelle » .
Octobre. Les experts rendent leur rapport au juge. Ils concluent que la catastrophe était prévisible.
Décembre. Audition des premiers témoins.

- 2001
Avril. Les experts du ministère des Transports et de l'Équipement rendent leur rapport et concluent que le glissement de terrain n'était pas prévisible.
Octobre. Les experts nommés par le juge d'instruction en avril 2000 maintiennent leurs premières conclusions.

- 2002
Février. Le juge d'instruction transmet un avis de fin d'instruction aux avocats. Aucune mise en examen n'est prononcée.
16 mai. Le procureur Anne Kayanakis transmet au juge d'instruction une réquisition de non-lieu.
21 mai. Le juge d'instruction dépose au parquet puis aux parties civiles une ordonnance de non-lieu.
28 juin. L'appel de ce non-lieu déposé par une des parties civiles est jugé hors délai. Le collectif des avocats des autres parties civiles décide de saisir directement la justice par citation directe.
La Cour de cassation décide de dépayser le procès correctionnel à Paris.

- 2006
22 février. Le Tribunal de grande instance de Paris déclare les plaintes irrecevables, considérant l'autorité de la chose jugée. Les parties civiles font appel.

- 2007
30 novembre. La cour d'appel de Paris estime la chose déjà jugée et confirme le jugement de février 2006.
Seul recours, la Cour de cassation.

- 2008
18 septembre. Rejet par la commission d'indemnisation des victimes.
2 décembre. Rejet du pourvoi par la cour de cassation.

- 2009
7 juillet. Saisie du tribunal administratif.
En attente de l'audiencement. La préfecture n'a pas encore déposé de dossier.


Faut vraiment pas être pressé et persévérer si on veut coute que coute voir l'aboutissement de la procédure.
Témoignage des famille

Citation:
« Un sentiment d'inachevé et d'impuissance »

Daniel SAINT-JEAN France-Guyane 19.04.2010

Les quatre avocats des familles des victimes s'étaient regroupés en collectif. Parmi ceux-ci, Me Lucie Louze-Donzenac livre son sentiment sur le déroulement de cette affaire qui se poursuit devant le tribunal administratif.


[align=center][center]
Pour Me Lucie Louze-Donzenac, « il ne faut jamais s'avouer vaincu » malgré les difficultés rencontrées par les familles de victimes pour obtenir la reconnaissance des responsabilités dans la catastrophe.[center]

Les familles tenaient à la reconnaissance de la responsabilité des personnes qui n'avaient pas pris les décisions nécessaires qui auraient permis d'éviter le drame » , rappelle Me Lucie Louze-Donzenac, une des quatre avocates des familles des victimes avec Me Hélène Sirder, Maryse Sagne et José Lama. Constitués partie civile, les quatre avocats se sont « naturellement regroupés » .
Durant ces dix années de procédures, il y a eu des moments forts en émotions. « Certains porteurs d'espoir, comme la lecture du rapport de l'expertise rendu en juin 2000. Et la confirmation par les deux experts de leur conclusion en octobre 2001 » .
Mais aussi des difficiles, pour ne pas dire très difficiles : « Le premier choc a été l'ordonnance de non-lieu prononcée par Mme le juge d'instruction. Surtout qu'à l'époque, on ne pouvait pas interjeter appel. » Un sentiment de révolte pour les victimes, accentué par le fait que si les avocats ont fait une citation directe pour que la justice suive son cours, l'affaire a été dépaysée : « Aucun autre procès de catastrophe n'a été ainsi dépaysé! » Ceci s'explique peut-être par le fait que trois préfets et le directeur de la DDE ont été mis en cause dans cette affaire. En tout cas, les familles l'ont déploré car elles attendent toujours que la justice soit rendue. « Il aurait fallu une responsabilité collective au niveau du juge d'instruction. C'était une trop grosse responsabilité pour ses frêles épaules... »
Le deuxième choc fut la décision rendue par le tribunal de Paris le 22 février 2006 déclarant l'irrecevabilité des plaintes. Le troisième, la décision de la cour d'appel le 30 novembre 2007, qui a confirmé la décision du tribunal correctionnel. « Pourtant il y avait des jurisprudences pour obtenir cette reconnaissance des responsabilités! » Le fait que l'affaire soit jugée à Paris a entraîné de gros frais « mais il fallait aller jusqu'au bout! »
L'affaire a été portée devant la cour de cassation, qui a rejeté le pourvoi le 2 décembre 2008. Fin du premier acte. Mais l'affaire n'est pas close pour autant. Le tribunal administratif a été saisi le 7 juillet 2009 d'un mémoire préalable et le préfet a été saisi mais, regrette l'avocate, « pour l'heure la préfecture n'a pas déposé ses conclusions » . La date d'audience n'a pas encore été fixée. Devant ce tribunal administratif, une victime et l'assurance Groupama ont déjà obtenu une reconnaissance mais, regrette l'avocate, « il n'y a pas eu de retour pour les autres victimes » . « On aura exploité toutes les possibilités. Cela laisse un sentiment d'inachevé et d'impuissance. Il faut toujours se battre! Ne jamais s'avouer vaincu pour la reconnaissance des familles des victimes » , conclut Me Louze-Donzenac.


Des fois il faut savoir frapper à la bonne porte.
Citation:
- L'État condamné au tribunal administratif
M. Gérard Gruel, ancien directeur d'exploitation de la Cilama, fait partie des six victimes qui travaillaient dans l'usine. Sa famille a décidé d'attaquer l'État, non pas au pénal, mais au tribunal administratif. Il faut dire que l'affaire a beaucoup plus progressé sous cet angle. En effet, plusieurs audiences ont eu lieu. Lors de sa lecture publique en décembre 2006, le tribunal a condamné l'État à verser 179 000 à la veuve de la victime, 10 000 euros pour chacun de ses enfants, 6 000 euros pour son père, 2 000 euros pour chacun de ses frères et soeurs. De plus, le tribunal a rejeté les conclusions en garantie du préfet de la Guyane contre la commune de Rémire-Montjoly et contre la Cilama.
L'État ayant fait appel, une nouvelle audience a eu lieu en 2010. L'État a de nouveau été condamné, avec des sommes un peu moins importantes. La somme à verser a été ramenée à 120 000 euros pour la veuve de M. Gruel et 7 000 euros pour chacun de ses enfants.



Et pour finir l'avis des experts:

Citation:
Catastrophe de Cabassou, 10 ans après « Le glissement de terrain était prévisible »

K.A. France-Guyane 19.04.2010
Deux experts nommés par un juge d'instruction de Cayenne sont arrivés à cette conclusion. Ils expliquent que des signes avant-coureurs avaient été constatés au moins quatre jours avant le drame. Et portés à la connaissance de la DDE.
Quelques mois après l'éboulement, un juge d'instruction de Cayenne a nommé deux experts, Francis Bardot et Roberto Bertilotti, pour comprendre le déroulement de ce drame.
Rendue début octobre de cette même année, l'expertise est accablante. « Le glissement de terrain était bien prévisible à court terme, puisqu'il s'agit de la répétition de celui s'étant produit en 1989 avec des conditions climatiques comparables, et des signes précurseurs s'étaient manifesté quatre jours avant la catastrophe. On notera que ces signes avaient été portés à la connaissance de la DDE qui avait même effectué des travaux de réparation et de nivellement des bas-côtés totalement inadaptés au problème » , expliquent les experts. Suite à une réunion au mois de juin 1994, le directeur départemental de l'Équipement de l'époque, dans un courrier à l'adresse au préfet, explique que « le volume en mouvement est beaucoup plus considérable. Le glissement a été vraisemblablement ralenti par la mise en oeuvre de drains posés en pied de talus et constitués par des gabions. Il se poursuit pourtant lentement en déformant la chaussée qui devra être reprise périodiquement » . D'ailleurs les experts évoquent parmi les causes possibles de cette catastrophe, des « travaux de drainage inefficaces et/ou mal entretenus » . Une inefficacité « due essentiellement au mauvais choix initial des matériaux mis en oeuvre et du projet qui a simplement retardé la survenance du glissement » .
Le glissement de terrain, poursuivent-ils, « est dû à diverses interventions humaines qui ont provoqué la rupture de l'équilibre naturel du versant » . Puis les précipitations particulièrement intenses du 14 au 19 avril, voire exceptionnelles les 13 et 14 avril, ne sont pas étrangères au drame. « Cependant, on retrouve des épisodes pluvieux exceptionnels auparavant, soulignent Bardot et Bertilotti. Avant la création de la route, ils n'entraînaient pas de glissement majeur. Après 1971, on constate deux épisodes comparables : 1976 et 1989 » . Celui de 1989 « a nécessité des travaux de stabilisation d'abord en 1990 et 1991 puis à nouveau en 1993. Depuis cette date, le mouvement continuait à évoluer en partie inférieure, nécessitant un décapage fréquent de la chaussée et probablement aussi plus haut dans le versant, mais l'instrumentalisation mise en place en 1989, qui aurait permis de le déceler et de le mesurer, ne paraît pas avoir été surveillée » .
Les deux hommes estiment qu'une surveillance continue du site était nécessaire. « Quelques heures avant le glissement de terrain, le BRGM et la DDE, alertés par les signes précurseurs rapportés par plusieurs témoins, ont visité le site et constaté des fissures qui auraient dû attirer leur attention. La DDE aurait pu alors arrêter la circulation ou demander au préfet de l'arrêter à titre de précaution » .
On parle de la mise en place d'une surveillance permanente d'urgence à partir des constatations du 15 avril au soir.
Le directeur de la DDE, dans une lettre de fin juin 1994 adressée au préfet, avait écrit en guise de conclusion « qu'il ne serait pas sain d'échafauder en la circonstance des scénarios catastrophiques. Il s'agit à mes yeux d'incidents sérieux qu'il faut savoir surveiller et contrôler mais assurément pas d'événements majeurs nécessitant une mobilisation massive » . Six ans plus tard...


Tags Catastrophes, Naturelles, Ces, Evenements, Marquants

 
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