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Actualité économique locale

 Accueil » Forum » Actualités de Volcréole » Rubrique Outremer: Actualité économique locale La date/heure actuelle est 23 Juil 2014 07:47 
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   Article posté par Missyna alna le 08 Août 2012 à 12:31  S'abonner au Flux Rss Au coeur des Dom-Tom: Partager cet article sur Facebook Partager cet article sur Twitter Partager cet article sur Myspace Partager cet article sur Del.icio.us Partager cet article sur Google bookmarks Partager cet article sur Netvibes Partager cet article sur Viadeo Partager cet article sur Linkedin    

J'ai pas trouvé de sujet "pot pourri" sur le sujet.

Même laïus que celui sujet Actualité locale pêle-mêle, (ce dernier comporte aussi quelques brides d'actualité économique, je préfère scinder pour moins d'accumulation) :
Certains évènements ne font l'actualité qu'un court instant est n'induisent pas forcément de long débat mais valent peut être la peine d'être mentionné.
Ce sujet vise à offrir à chacun la possibilité de donner à chaud comme à "froid" son avis.

Nota: il peut aussi s'agir d'évènements pas du tout récents, et pas forcément prise de tête.
Les cas échéant , certaines réactions pourront être redirigée vers un post plus adéquat où le sujet en question est développé.



Évènement qui m’incite à créer ce sujet :

Citation:
La Codepeg ferme boutique

Kerwin ALCIDE France-Guyane 07.08.2012

La Coopérative a fermé son unique point de vente depuis fin juillet après vingt-six ans d'existence. La Codepeg compte désormais se recentrer sur ses deux autres activités qui sont la vente de carburant et de glace.


Depuis quelques jours, une pancarte barre l'une des vitres de la boutique de la Coopérative des pêcheurs de la Guyane (Codepeg). Elle annonce une « liquidation totale avant fermeture » . La boutique plantée sur la rive gauche du canal Laussat, près du marché de Cayenne, a baissé définitivement ses rideaux le 30 juillet dernier. Après 26 ans de bons et loyaux services.
« C'était le point de vente de référence des produits traités par l'usine » , explique René Gustave, président de la Codepeg, créée au début des années quatre-vingt afin de transformer les produits de la mer. Des générations de Guyanais ont ainsi acheté leurs crevettes, filets d'acoupa et autres dans ce magasin jadis très fréquenté. Sans oublier l'exportation vers les Antilles. Puis la Codepeg a dû affronter deux situations difficiles. « Nous avons cessé l'activité de transformation, poursuit René Gustave. Nous n'avions plus de productions propres » .
Depuis, la Codepeg achetait les produits transformés à la Cogumer (Compagnie guyanaise de transformation de produits de la mer) pour les revendre dans sa boutique. Autre souci, l'environnement de cette boutique. « Une zone quasi insalubre » , indique le président de la Codepeg, expliquant que l'entrée de la boutique est très souvent squattée, ce qui a certainement découragé bien d'acheteurs potentiels. Et, malgré les multiples actions pour faire partir ces indésirables, il a dû se rendre à l'évidence. « Nous étions très fortement pénalisés » , admet René Gustave, ajoutant que l'activité a été maintenue à perte pendant un long moment. Devant une « trésorerie tendue » , la Codepeg a fini par fermer boutique, trouvant un accord avec l'unique salariée travaillant dans la boutique.
Désormais, la coopérative entend se recentrer sur ses deux autres activités phares : la vente de carburant et de glace. « Nous envisagerons d'ajouter une nouvelle activité » , poursuit le président. La Codepeg pourrait, si ses finances le permettent, entamer l'activité de ravitaillement. Dans le secteur de la pêche, cela signifie la vente de petits matériels nécessaires à cette activité, comme les filets, les cordes...
Cette activité ne se fera pas dans le local de la boutique qui pourrait rapidement rouvrir sous une autre enseigne.


Des entreprises ferment et ouvrent tous les jours aurait t'on la facilité de dire. Néanmoins , c'est navrant de voir certaine activité péricliter alors que la main d’œuvre à disposition ne manque pas.

Dans la même veine :
Citation:

Unifipêche a définitivement coulé

P.-Y.C. France-Guyane 01.10.2011

Le tribunal de commerce a prononcé la liquidation d'Unifipêche. D'ici deux mois, les derniers crevettiers seront rentrés au port. L'entreprise faisait travailler 130 personnes.


Unifipêche, c'est fini. Depuis mercredi, l'armateur spécialisé dans la crevette est en liquidation judiciaire. La décision laisse 130 salariés sur le carreau. Elle met aussi fin à un déficit chronique d'environ un million d'euros par an depuis dix ans. Cette année, la Compagnie des pêches Saint-Malo, propriétaire d'Unifipêche, s'attendait à ce qu'il dépasse le million.
La seule issue envisageable, aujourd'hui, est une reprise. Les candidats ont jusqu'à fin novembre pour présenter un dossier. Un seul semble en mesure de le faire : Abchée père et fils, dont nous n'avons pas pu joindre les dirigeants hier.
Victime de nombreux vols
Unifipêche est née à la fin des années 1980. Après avoir pêché 4 156 tonnes de crevettes en 1994, la flotte guyanaise s'est effondrée, jusqu'à 1 326 tonnes en 2009. Hausse du prix du carburant, grèves et vols ont eu raison de l'activité.
Plusieurs sociétés ont mis la clef sous la porte. La flotte guyanaise a chuté de 69 bateaux en 1990 à 17 l'an dernier.
Comme cela a été rappelé lors du dépôt de bilan fin juin, Unifipêche était victime de nombreux vols : crevettes pêchées en mer, carburant acheté au Suriname et pièces détachées avaient tendance à disparaître. Comment ? « Dieu seul le sait » , confie une source proche du dossier. Et aucune enquête n'a essayé de le savoir, malgré d'innombrables plaintes de la direction.
Ces dernières années, la société mère a réinjecté quatre millions d'euros dans la boutique. À fonds perdus ou presque. Lors d'un conseil d'administration mi-juin, ses responsables ont décidé d'arrêter les frais. Ils signaient quasiment l'arrêt de mort de l'armateur.
En juillet, la direction déposait le bilan. Depuis, les bateaux qui rentrent au port ne repartent plus. Mercredi, le tribunal de commerce a fixé l'arrêt des activités à fin novembre. À moins qu'un repreneur...






[url=http://www.franceguyane.fr/actualite/economie-consommati on/l-avenir-incertain-des-anciens-salaries-d-unifipeche-19-01 -2012-114092.php]
L'avenir incertain des anciens salariés d'Unifipêche[/url]

Thomas FETROT France-Guyane 19.01.2012

Après la liquidation de leur entreprise, le rachat de onze des quinze crevettiers de la flotte par des armateurs guyanais en début d'année permet à une partie des 130 anciens salariés d'Unifipêche d'espérer retrouver un emploi dans les prochains mois.


Pour les salariés d'Unifipêche, la fin de l'année 2011 a été particulièrement éprouvante. Ce, même si le dénouement était annoncé depuis de longs mois. Après la liquidation de la société par le tribunal de commerce en octobre, des procédures de licenciement ont été entamées pour l'ensemble des 130 employés. Certains ont pris leur retraite, d'autres se sont tournés vers une formation. Quant au reste du personnel, il s'est tout simplement retrouvé sans emploi. Une situation qui pourrait changer dans les prochains mois, à en croire Jocelyn Médaille, le président du Comité régional des pêches.
L'optimisme qu'affiche le dirigeant résulte principalement du rachat de onze des quinze crevettiers de la flotte d'Unifipêche par des armateurs locaux. En effet, mercredi 11 janvier, la société Cogumer (Compagnie guyanaise de transformation des produits de la mer) a fait l'acquisition de cinq chalutiers de pêche à la crevette, tandis que les entreprises Abchée et Soudine en ont acheté trois chacune. « J'aurais été plus satisfait si tous les bateaux étaient restés en Guyane, commente Jocelyn Médaille. Mais il y avait du monde à la vente aux enchères. Des acheteurs martiniquais, d'autres venus de métropole et de l'étranger... » De fait, trois des navires ont été emportés par un armateur surinamien. Le dernier bateau s'est échoué dans le panier d'un particulier.
Les enchères ont débuté à hauteur de 30 000 euros et n'ont pas excédé 50 000 euros. Quand il est précisé que le prix d'un crevettier neuf de fabrication Steiner approche le million d'euros, il est aisé de percevoir « l'affaire » réalisée par les acheteurs. Néanmoins, les bateaux vont devoir subir de nombreuses réparations. « On espère que dans trois mois ils reprendront la mer, précise Jocelyn Médaille. Et avec ces reprises, certains anciens salariés d'Unifipêche vont sûrement retrouver du travail. Mais il y aura plus de casse concernant le personnel à terre. Parce que les entreprises qui ont racheté les bateaux ont déjà leurs équipes. » Néanmoins, pour l'heure, les anciens salariés d'Unifipêche restent suspendus à la décision des dirigeants de Cogumer, Abchée et Soudine. Mais aussi à l'avenir de la filière crevettière.
En effet, le président du Comité régional des pêches n'oublie pas de rappeler les difficultés structurelles auxquelles les pêcheurs vont se heurter. « Avoir racheté les bateaux, c'est bien, mais il faut les faire fonctionner, lance-t-il. Or, sur le port du Larivot, la moitié des quais est fragilisée. Ils ne sont plus assez solides pour accueillir les 29 bateaux qui vont en partir. Pourtant ils n'ont pas plus de 7 ou 8 ans. » Et il ne s'agit que d'un problème parmi d'autres. La pêche illégale, notamment. Un point sur lequel le sénateur-maire de Mana, Georges Patient, a interpellé le ministre de l'Agriculture, de la Pêche, de l'Alimentation, de la Ruralité et de l'Aménagement du territoire. « Le pillage des ressources maritimes est principalement le fait de pêcheurs qui viennent des pays voisins, le Brésil et le Suriname » , a déclaré le sénateur. Des activités illégales auxquelles s'ajoute une concurrence organisée. Ainsi, au Suriname, 300 000 euros ont été investis dans deux entreprises de pêche crevettière qui ont obtenu un écolabel. Un apport financier qui leur a permis de se séparer du tiers de leur flotte et d'acquérir de nouveaux filets qui épargnent les tortues et les petits poissons.
Par ailleurs, si les 29 crevettiers sillonnent la mer et rapportent leurs 50 à 60 tonnes de crevettes, il faut pouvoir traiter la marchandise. Des unités de transformation supplémentaires sont donc, de l'avis de Jocelyn Médaille, « un impératif afin de conforter la filière » . Il s'agira, sans aucun doute, de l'une des priorités du nouveau président du Comité des pêches, dont l'élection est prévue à la mi-février.
- Le Comité élit son président
Le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Guyane (CRPMEN) va procéder à l'élection de son président à la mi-février. Pour l'heure, les candidats ne sont pas légion. « Normalement, le mandat court sur 5 ans, mais il a été écourté à la suite d'une modification de la loi, explique l'actuel président, Jocelyn Médaille. Donc, même si les dernières élections ont eu lieu il y a deux ans, il y en a encore cette année. » Jocelyn Médaille, fort d'un bilan qu'il qualifie de « pas mal du tout » , espère être reconduit une troisième fois.
- Pétrole : des inquiétudes
Le projet d'exploitation d'une plate-forme pétrolière au large de la Guyane provoque quelques inquiétudes chez le président du Comité régional des pêches. Jocelyn médaille explique : « On n'est pas contre le projet. Mais on doit protéger nos intérêts. Parce que le moindre incident peut avoir des conséquences dramatiques pour la pêche guyanaise. Ça fait partie des gros dossiers sur lesquels ont devra veiller parce que, quand on nous parle d'environnement, on oublie souvent les pêcheurs. »


Les petits méfaits par ci par là ont très souvent de très lourdes conséquences.
Ils ont quand même pris du temps avant de décider de lâcher l'affaire.

Citation:
[url=http://www.franceguyane.fr/actualite/economie-consommati on/le-larivot-risque-t-il-de-finir-en-vieux-port-06-10-2011-1 04017.php]
Le Larivot risque-t-il de finir en « vieux port » ?[/url]

Kerwin ALCIDE France-Guyane 06.10.2011


Alors que la mairie de Matoury, propriétaire du port continue à rêver à un avenir meilleur malgré l'annonce du départ d'Unifipêche, la Chambre de commerce est plus qu'inquiète suite aux arrêts successifs d'entreprises de pêche. La CCIG pourrait même rendre la concession avant la fin de cette année.


Jean-Pierre Roumillac rêve toujours d'un « port à vocation commerciale » . Et même la liquidation judiciaire de la société Unifipêche n'est pas de taille à doucher ses ardeurs. « Unifipêche est l'une des principales entreprises du port du Larivot » , reconnaît Yannick Ho-You-Fat, directeur du port pour le compte de la commune de Matoury. Il estime que les ennuis de cette société ne peuvent pas empêcher les projets de voir le jour. « Les entreprises naissent, vivent et meurent » , annonce-t-il, philosophe.
En cette matinée ensoleillée, le port « semi-industriel » du Larivot ne connaît pourtant pas une très forte activité même si une unité de transformation alimente la population en poisson. La zone de carénage, présentée comme la seule du nord de l'Amérique du Sud répondant aux normes européennes, compte seulement deux navires laissés aux soins des réparateurs. Sur les quais, des dizaines de navires dont quelques épaves sont amarrées.
Le port du Larivot, jadis quatrième port français de pêche, a depuis perdu son rang. « Nous avons chuté » , confie Yannick Ho-You-Fat qui ne doute pas d'une reprise d'activités dans les années à venir. Depuis près de trois ans, Jean-Paul Le Pelletier, lui, constate une baisse d'activités et ne partage donc pas l'optimiste matourien. « L'arrêt d'Unifipêche pèse vraiment sur la pérennité du port du Larivot » , concède-t-il. Le président de la Chambre de commerce et d'industrie présente cette société comme « le principal client du port » .
Redynamiser le port
Avec l'arrêt d'Unifipêche, le port perd donc une grosse partie de sa flottille (17 navires) mais reste le point d'attache des navires des sociétés Florus, Cogumer et Abchée.
Jean-Paul Le Pelletier croit savoir que moins d'une dizaine de navires français pêchent encore. Ce sont surtout les bateaux battant pavillon vénézuélien, mais disposant de licences françaises qui débarquent leur cargaison au Larivot. « Nous sommes très inquiets pour l'avenir du port » , poursuit le président de la CCIG qui a la concession du port depuis 1984.
La ville de Matoury en est propriétaire depuis quatre ans. On comprend mieux la volonté de la commune de redynamiser cet outil : « On ne peut pas laisser mourir un port qui bénéficie d'installations remarquables » , souligne Yannick Ho-You-Fat.
Depuis plusieurs mois, la mairie de Matoury étudie les moyens pouvant permettre au Larivot de retrouver une pleine activité. Si la reprise de la société Unifipêche reste une piste très importante, l'implantation de nouvelles entreprises n'est pas à écarter. La Chambre de commerce à l'instar d'autres professionnels du secteur avait vu d'un bon oeil que la société Abchée s'y implante.

Un sol pollué
Un point, toutefois pose sérieusement problème. Une pré-étude aurait soulevé des inquiétudes quant à la pollution du sol. Le port du Larivot a abrité un dépôt de carburant. On parle de « traces d'eau polluante » , confirme le directeur du port mais il reste à faire l'analyse du risque. L'objectif est de connaître les taux et savoir s'ils dépassent les seuils en vigueur. « Le port n'est pas entièrement pollué » , rassure Yannick Ho-You-Fat, très confiant.
« Partout en France, on a construit des usines sur des sites potentiellement pollués » , explique-t-il. Mais l'entreprise Abchée, avant de connaître les résultats des analyses en cours, a préféré construire son usine à Rémire-Montjoly. Les travaux viennent de commencer.
Point découragée, la ville de Matoury étudie d'autres pistes comme la location de l'ancien bâtiment de la CFPN (Compagnie française de pêche nouvelle), fermée en 2005. « Le maire veut ouvrir le port au public » , répète à l'envi le directeur, évoquant des possibilités comme la mise à l'eau des embarcations personnelles, ou un restaurant pour déguster les produits de la mer. Au jour d'aujourd'hui, le Larivot occupe moins de 50% de son assise foncière. Le schéma directeur, en cours d'élaboration, devra ainsi confirmer les pistes à suivre. « Nous attendons la réponse du concédant » , indique Jean-Paul Le Pelletier, évoquant ce schéma. Peu optimiste sur le devenir de cette structure, le président de la Chambre de commerce confie même que les élus consulaires pourraient, avant la fin de cette année, décider de rendre la concession. Cette décision pourrait constituer un nouveau coup dur pour le port du Larivot qui n'avait pas besoin d'autant d'obstacles sur son chemin. Au risque de devenir à son tour, un nouveau vieux port...


- La crevette victime du carburant
Malgré l'arrêt d'Unifipêche, Jocelyn Médaille, président du Comité régional de pêche (CRP) n'est pas inquiet pour l'avenir de la crevette guyanaise. En dépit de son absence récurrente l'an passé, il constate « une meilleure pêche » en 2011. La rareté de la crevette ces derniers mois, il le met sur le dos des cycles et aléas climatiques qui ont perturbé la reproduction, entre autres. Désormais, estime le président du CRP, la ressource est là. Mais d'autres facteurs viennent perturber la pêche à la crevette sauvage : le prix du carburant malgré la détaxe. Avec la flambée des prix, les armateurs ont « changé leur stratégie de pêche » , confie Jocelyn Médaille. « Les bateaux restent moins longtemps en mer » et « se déplaceraient moins pour ne pas trop consommer » . Conséquence, les campagnes sont écourtées donc moins productives. Il faudrait au moins 44 000 euros de carburant, par bateau et par campagne. Mais le président du CRP se veut optimiste : « L'activité crevette n'est pas terminée » . L'an prochain, il estime qu'au moins 14 bateaux seront en activité contre dix actuellement, en comptant ceux d'Unifipêche encore en campagne. En 1997, par exemple, la Guyane comptait plus de 60 bateaux dédiés à la seule crevette.


En bonus :
Citation:
Guyane : la lutte contre la pêche illégale se poursuit

Vendredi 3 août 2012 à 12h00
Source : AFP

Deux navires de pêche battant pavillon du Venezuela, en situation de pêche illicite au large de Kourou (Guyane française), ont été arraisonnés puis déroutés mercredi par le patrouilleur de la Marine nationale "La Gracieuse".


L'arraisonnement a été opéré "à près de 30 (miles) nautiques au large de Kourou" et "le produit de leur pêche a été rejeté à la mer", a indiqué la préfecture de Guyane dans un communiqué.


Les deux capitaines des bateaux ont été placés en garde à vue et seront "jugés vendredi en comparution immédiate", ajoute-t-on de même source. Les navires seront immobilisés au port militaire du Larivot, désarmés puis détruits.


Il s'agit du 15e déroutement de navire en situation de pêche illégale depuis le début de l'année et "le 6e depuis le début du mois de juillet", précise la préfecture.

Le 28 juillet, une "tapouille" (embarcation typique de l'Amazonie) de pêche brésilienne avait été arraisonnée à 8 km de la frontière franco-brésilienne puis déroutée vers le port du Larivot où la Marine nationale avait procédé à son désarmement.

Placé immédiatement en garde à vue puis jugé en comparution immédiate, le capitaine de cette embarcation brésilienne a été condamné mercredi "à 12 mois de prison dont un ferme" par le tribunal correctionnel de Cayenne.

Le 23 juillet, un navire de pêche artisanale français avait été arraisonné par "des pirates" armés, qui s'étaient emparés de leur moteur hors-bord dans l'estuaire du fleuve Approuague (est), toujours selon la préfecture.

Régulièrement, des navires en provenance du Suriname, du Brésil mais aussi du Venezuela viennent pêcher illégalement dans les eaux poissonneuses de Guyane.


Au lieu d'illégale, j'aurais tendance à considérer qu'il s'agit d'action non autorisée par les autorités qui se sont attribué des droits d'exploitation sur un territoire fournis gracieusement par la nature.(discours de l'esprit anarchique qui sommeil en moi).
Néanmoins, vu qu'il s'agit là de goutte d'eau dans un océan de navire, je me demande quel sont les positions/actions de différents gouvernements concernés (et apparemment c'est pas joué pour une concertation efficace).

Citation:

Lutte contre la pêche illégale en Guyane - 13 ème législature

Question écrite n° 21883 de M. Georges Patient (Guyane - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 19/01/2012 - page 138

M. Georges Patient attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les conséquences de la pêche illégale en Guyane française. En effet, depuis plusieurs années, celle-ci s'est fortement accrue dans le département menaçant la pérennité de la ressource halieutique. Ce pillage des ressources maritimes est principalement le fait de pêcheurs qui viennent des pays voisins, le Brésil et le Suriname.

Cette pêche illégale menace un secteur économique qui demeure, malgré de nombreuses contraintes, dynamique et porteur d'avenir. Il est en effet le seul secteur à couvrir en totalité les besoins en consommation de la population locale mais aussi à exporter, en majeure partie vers le marché des Antilles françaises, chaque année plus de 1 800 tonnes de poissons. L'acoupa rouge est notamment l'espèce la plus prisée et conséquemment celle qui est la plus pêchée par les pêcheurs illégaux.

Un cri d'alarme a été lancé par les pêcheurs de Guyane faisant appel à l'État français afin qu'il intervienne auprès des autorités brésiliennes et surinamaises pour que cesse ce qu'ils qualifient de « piratage » des eaux de la Guyane.

Aussi, il demande quelles mesures concrètes et urgentes le Gouvernement entend prendre pour pallier ce problème et aider ce secteur clé de l'économie guyanaise.


Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire
publiée dans le JO Sénat du 08/03/2012 - page 637

L'attention du Gouvernement est appelée sur les activités de pêche en Guyane pratiquées de manière illégale et massive par les navires provenant du Brésil et du Suriname, essentiellement dans la zone économique exclusive, qui porteraient atteinte à la pérennité de la ressource et fragiliseraient la filière pêche locale.
Cette préoccupation a été également relayée par le président du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) auprès du Président de la République.

Le Gouvernement est particulièrement mobilisé contre la pêche illicite qui constitue un pillage des ressources naturelles de la Guyane. Il entend faire respecter la souveraineté de l'Etat sur l'ensemble de l'espace maritime en Guyane. À ce titre en 2011, 20 embarcations de pêche dénommées « tapouilles » et 47,25 km de filets ont été saisis ainsi que 24,2 tonnes de poisson.
En outre, des contrôles au débarquement on été effectués par la direction de la mer. Ce dispositif de contrôle des pêches a été renforcé par la mise en œuvre de la réglementation communautaire sur la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non règlementée ou pêche INN depuis le 1er janvier 2010 (Règlement (CE) n° 1005/2008 et (CE) n° 1010/2009) qui prévoit la validation de certificats de capture par les autorités des pays tiers à l'Union européenne (UE) dont les navires pêchent et débarquent des captures en Guyane ainsi que la possibilité de saisir la Commission européenne sur les situations de présomption de pêche illicite non déclarée et non réglementée (INN).
Ces mesures qui nécessitent la présentation de dossiers documentés de la part des autorités françaises à la Commission européenne peuvent permettre, à l'issue d'une procédure contradictoire, soit de procéder à l'inscription des navires de pêche sur la liste communautaire des navires INN, rendant en principe impossible toute activité de pêche de ces navires, soit de peser sur les autorités du pays tiers concerné au titre de la procédure d'État non coopérant qui, si elle aboutit, conduit à interdire toute relation avec l'UE en matière de pêche.

Enfin, les sanctions relatives au contrôle des pêches ont été récemment renforcées dans le cadre de la codification des mesures législatives liées à la pêche maritime et à l'aquaculture dans le livre IX du nouveau code rural et de la pêche maritime, avec notamment la possibilité de destruction des embarcations saisies sur décision du juge (un peu rude , mieux vaut faire payer un amende salé avant restitution du navire, ou le mettre en vente).

Il n'en demeure pas moins qu'une réponse efficace et durable au phénomène de pêche INN passe par le renforcement de la coopération avec le Brésil et le Suriname, coopération qui est systématiquement recherchée par le Gouvernement. À ce titre des échanges réguliers sont effectués avec le Brésil au travers de la commission mixte transfrontalière qui a été mise en place mais qui demeure pénalisée par la complexité des relations entre les différentes administrations brésiliennes. Une intensification des échanges est prévue. Pour le Suriname, la perspective de recherches et d'exploitations pétrolières rendant nécessaire un accord de délimitation maritime avec la France pourrait faciliter la coopération en matière de lutte contre la pêche INN. La lutte contre la pêche INN en mer et au débarquement en Guyane demeure l'une des priorités du Gouvernement, en étroite coopération avec la Commission européenne
.








Prochain tour , c'est la cas du pétrole qui sera traité.

Tags Actualite, Economique, Locale

 
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