Accueil www.volcreole.com
Le site de référence des Dom-Tom !


 :: Connexion :: S'enregistrer :: Profil :: Messages privés :: Membres :: Album Photos :: Forum :: Chat :: Rechercher :: FAQ :: Annuaires :: Agenda :: Vidéos  :: 


Qui s'intéresse à la poésie contemporaine ?
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4

Répondre au sujet    Accueil » Forum » Littérature - Art - Culture: Qui s'intéresse à la poésie contemporaine ? S'abonner au Flux Rss Littérature - Art - Culture Partager ce sujet sur Facebook Partager ce sujet sur Twitter Partager ce sujet sur Myspace Partager ce sujet sur Del.icio.us Partager ce sujet sur Digg Partager ce sujet sur Google bookmarks Partager ce sujet sur Netvibes Partager ce sujet sur Viadeo Partager ce sujet sur Linkedin Partager ce sujet par email 
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  A la une :: Imprimer ce sujet 
Auteur Message
Annonces
  Littérature - Art - Culture:   Sujet: Qui s'intéresse à la poésie contemporaine ?

didico
Charter Charter



Genre: Homme
Inscrit le: 31 Jan 2004
Sujets: 96
Messages: 3209
Localisation: pilier de l'Atlantique Sud
 #46 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: Qui s'intéresse à la poésie contemporaine ?   Posté le: 16 Déc 2005 14:32

Comme promis me revoilà

Alors alors jwana........ben pour "la mort du loup" que dire ? : j'ai trouvé ça hyper coui.llon, mais d'une force
Enfin bref, passons !

Voici donc les 2 autres poèmes de José Marmol (dont le premier est dédicassé à la grande quimboiseuse du MEC ! )

MADAME SOSOSTRIS DE MARMOL

la tante Consuelo. aux mains et au visage
clairvoyants. avec des taches de café qu'elle mettait
l'après-midi dans de petites tasses. tout l'avenir
(aujourd'hui souvenirs) de subtils bourbiers
adolescents. menaçant applaudissement du toit
de zinc. sous l'immense pluie qui noie la
province.
avez-vous pensé aux certitudes des prodiges ?
coïncidences. vous avez dit coïncidences. le
cordon d'or. comme un pendule magique entre
les mains osseuses. présageant le sexe de
crétures toujours sujettes à la chair et à la rumeur.
la tante Consuelo. avec un touché de mystère et
une parole de feu. entourée de jeunes chevelures
et de regards sur l'intrigue. vous avez dit hasard
inébranlable. elle a proféré des imprécations sur les propres
signes zodiacaux. je parvenais sans être vu
à presque tout écouter. sans que je sois suspecté
dans l'épaisseur du bois. jamais je ne pus rire.
comme elles le faisaient entre orgueil et regret.
parce qu'il y avait en ces après-midi d'averse
continue. trop d'invention. trop
de chansons. et de figures bestiales. dromadaires.
chevaux et démons.






Et le dernier de Marmol pour la route :

ANTIÉLÉGIE POUR ANTONIN ARTAUD

......................................Je pourrais aller en enfer, mais un tel Dieu
......................................n'aura jamais mon respect.

...................................................................................................................................................................................................................................................................Milton


à six heures du néant l'aquarium sans vie de la table
se compose de larges veines
de roses bleutées dans la haie

mes samedi tant obliques
dans lesquels le zéro pèse la traversée du temps
et bat avec moindre impunité
le pouls à l'approche de la mort

j'ai laissé peser mes envies d'être
sur les quatre tempes du Bifront
en l'homme auquel je pense
Schiller m'apporte liberté et confort
en l'homme de temps que je suis
enfonce des souris tuées par un heurtoir de peur

il pleut dans la ville
une chaleur de chiens faibles se pressant

ma tête est une sphère
dont le point central est toutes parties
et son bord le temps entier

il y a des fleurs pleurant sèches
en position prénatale sous l'automne

le discontinu entoure mon dessein
le discontinu sans loi de la discontinuité

cellule psychiatrique et camisole de force
veilleront sur Momo
ce morceau fou d'instinct qui n'apprend pas
l'incorrection d'aimer porter l'homme
à l'univers entier

à six heures du matin cela fait des siècles sans le savoir
j'ai écrit que l'aquarium
les choses et l'homme
tout est mort
sur les terres de Dieu
sans oubli possible et sans mémoire


Jwana ou pé pa di mwen ou pa enmé poèm la sa ! Moi je rhaiiiime : qué viva Santo Domingo !

Bientôt viendront les tours de Roberto Juarroz (peut-être mon poète préféré ) et Tadeusz Różewicz
Revenir en haut
      
didico
Charter Charter



Genre: Homme
Inscrit le: 31 Jan 2004
Sujets: 96
Messages: 3209
Localisation: pilier de l'Atlantique Sud
 #47 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: Qui s'intéresse à la poésie contemporaine ?   Posté le: 20 Déc 2005 16:38

Et c'est reparti pour une sélection de mes 10 poèmes préférés de Tadeusz Różewicz ( qui possède ue écriture remarquablement simple et économe) non stop

Goooooooo !





DÉMONTÉ



Tous ........................................................................................................................................................................................................................ les ...... souvenirs ...... images ...... informations ...... expériences
concepts sentiments qui en moi s'agençaient
ne s'assemblent plus ne forment plus un tout en moi
il arrive encore qu'ils m'atteignent accostent
au rivage de ma mémoire effleurant délicatement ma peau
de leurs griffes émoussées
À quoi bon mentir
je ne constitue plus un tout j'ai été brisé et démonté
qui donc se pencherait sur ces fragments qui daignerait s'y intéresser
je suis moi-même trop occupé pour le faire
qui pourrait se souvenir de la forme de mon être intérieur
dans cette confusion dans l'agitation fiévreuse
de ce couloir où mille portes s'ouvrent et se referment
qui saurait reconstituer une forme
alors qu'elle n'a laissé d'empreinte ni dans la craie blanche
ni dans la houille noire
moi-même pressé de me prononcer là-dessus
je ne peux m'en souvenir

on prétend que je suis vivant








ROSE VERTE



......................................................I

« ...et avec un fil vert elle broda ue rose... »

Les grandes villes
surpeuplées
grossissent
puis se dépeuplent
flux
et reflux
bancs d'humains serrés
en telle promiscuité
qu'on peut avec des bribes de phrases
jetées
çà et là
se faire une idée de leur organisation
imaginer ce qu'il en est de l'intérieur
mais dans un essaim
sans reine
on vit de plus en plus solitaire
la distance qui sépare un homme d'un autre
augmente sous les néons
dans les villes surpeuplées
où l'on va se frottant l'un à l'autre jusqu'au sang
nous restons avec une poignée de proches
mais eux aussi s'en vont
chacun de son côté

ils emportent avec eux
aspirateurs tableaux sans valeur
femmes et enfants
moteurs frigos
une certaine quantité d'informations
des cendres des pseudonymes
quelques reliefs d'esthétique
de foi
une sorte de dieu
une sorte d'amour
d'autres encore
retournent à leurs cavernes
leur butin de viande entre les dents
les plus faibles restent
vissés au zinc ou à la table
les plus faibles encore
cherchent appui dans l'ombre des mots
mais ces mots sont si transparents
qu'on voit à travers eux la mort
rien
nous partons
de mauvaise grâce renfermés
et personne n'avoue qu'il part
mieux vaut ne pas semer le trouble
tous donc vivent éternellement

vou souvient-il
des cœurs que nous avions
aux temps de l'oppression la plus dure
ouverts à la souffrance et à la joie d'autrui
qui s'infiltraient aisément en nous
de toutes parts
votre vie accourait alors vers moi
nous voici maintenant couverts d'armures
et seules les fissures
de nos visages
laissent transparaître






Brrrrrrr ! J'ai eu des frissons en lisant ça dans le métro
to be continued
Revenir en haut
      
didico
Charter Charter



Genre: Homme
Inscrit le: 31 Jan 2004
Sujets: 96
Messages: 3209
Localisation: pilier de l'Atlantique Sud
 #48 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: Qui s'intéresse à la poésie contemporaine ?   Posté le: 20 Déc 2005 17:02

DEUXIÈME PROPOSITION



L'œuvre
achevée
il faut la briser
et quand elle se ressoude
la briser à nouveau
aux points où elle touche à la réalité
il faut enlever les éléments
fortuits
fruits de l'imagination
les autres il faut les lier
par le silence
ou les laisser déliés
une fois l'œuvre
achevée
il faut retirer les fondations
sur lesquelles elle repose
-les fondations entravent le mouvement-
alors la construction
s'élèvera
et se mettra à voler
l'espace d'un instant
au-dessus de la réalité
qu'elle finira par percuter
collision
qui marquera la naissance
d'une œuvre nouvelle
étrangère à la réalité
qu'elle surprend
fracasse
métamorphose

et qui elle-même subit en retour
une métamorphose





j'adore deuxième proposition







PARMI DE MULTIPLES OCCUPATIONS


Parmi de multiples occupations
d'une extrême urgence
j'ai oublié
qu'il faut aussi
mourir

inconscient que j'étais
j'ai négligé cette tâche
ou je l'accomplissais
superficiellement

dès demain
tout va changer

je vais me mettre à mourir soigneusement
avec optimisme et sagesse
sans perdre de temps




SUR LES VIEILLES FEMMES



J'aime les vieilles femmes
femmes laides
femmes mauvaises

elles sont le sel de la terre

les déchets humains
ne les rebutent pas

elles connaissent le revers
de la médaille
de l'amour
de la foi

elles s'en viennent et s'en vont
les dictateurs font les pitres
les mains tachées
de sang humain

les vieilles femmes se lèvent à l'aube
achètent pain viande fruits
font le ménage et la cuisine
bras croisés dans la rue
elles poireautent sans rien dire

les vieilles femmes
sont immortelles
Hamlet se débat dans les mailles du filet
Faust joue un rôle ignoble et ridicule
Raskolnikov abat sa hache

les vieilles femmes sont
indestructibles
elles sourient avec indulgence

Dieu se meurt
les vieilles femmes se lèvent comme tous les jours
à l'aube elles achètent pain vin poisson
une civilisation se meurt
les vieilles femmes se lèvent à l'aube
ouvrent les fenêtres
jettent les immondices
l'homme se meurt
les vieilles femmes lavent les dépouilles
enterrent les morts
plantent des fleurs
sur les tombes

j'aime les vieilles femmes
femmes laides
femmes mauvaises

elles croient en la vie éternelle
elles sont le sel de la terre
l'écorce de l'arbre
le regard humble de l'animal

elles voient la lâcheté et l'héroïsme
la grandeur et la bassesse
dans leurs justes proportions
proches des exigences
de la vie de tous les jours
leurs fils découvrent l'Amérique
tombent aux Thermopyles
meurent crucifiés
font la conquête du cosmos

les vieilles femmes sortent à l'aube
en ville elles achètent lait pain viande
assaisonnent la soupe
ouvrent grandes les fenêtres

seuls les imbéciles se moquent
des vieilles femmes
femmes laides
femmes mauvaises

car elles sont belles
pleines de bonté
les vieilles femmes
sont l’œuf
le mystère sans mystère
la boule qui roule

les vieilles femmes
sont des momies
de chats sacrés

de minuscules sources
qui se dessèchent
des fruits
à la peau ridée
ou des bouddhas ventrus
ovoïdes

quand elles meurent
de leurs yeux coule
une larme
qui rejoint
sur leurs lèvres un sourire
de jeune fille
Revenir en haut
      
didico
Charter Charter



Genre: Homme
Inscrit le: 31 Jan 2004
Sujets: 96
Messages: 3209
Localisation: pilier de l'Atlantique Sud
 #49 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: Qui s'intéresse à la poésie contemporaine ?   Posté le: 20 Déc 2005 17:29

***


Je tentais de me rappeler
ce beau
poème
jamais écrit

formé au creux de la nuit
et déjà presque mûr
il avait plongé
fondu dans la lumière du jour
il n'existait plus

ce poème était vraisemblablement
un poème sur lui-même
comme une perle
est la description d'une perle
et un papillon la description d'un papillon

par moments je l'avais sur le bout de la langue
et inquiet j'attendais
sa transmutation
en verbe

ce poème évanescent
dans la lumière du jour
s'était refermé sur lui-même
et parfois seulement
il brille d'un vif éclat

mais je ne cherche pas à le sortir
de ces tréfonds obscurs
pour le déposer sur la rive plate
de la réalité







UN MIROIR


après des années de tumulte
de vaines questions
et réponses
le silence m'enveloppa

le silence est le miroir
de mes poèmes
leurs reflets se taisent

Rembrandt
dans les langes de la vieillesse
la bouche édentée
me mastique
et ricane
du haut des cimaises
du Wallraf Museum

pourquoi n'es-tu pas devenu
muet ou peintre
un Krynicki un Nikifor
les traits rongés par le temps
dessinent
notre visage commun

le visage que je vois maintenant
je l'ai vu au début
mais je ne l'avais pas prévu

le miroir
vif et jeune
le dissimulait en lui

à présent terni
inerte noirci
il agonise
sans renvoyer le moindre reflet
du temps de la lumière
de la respiration (de l'espace)








LES MOTS


les mots sont usés
mâchonnés comme un chewing-gun
par une bouche fraiche et jolie
transformés
en une grosse bulle en ballonnet

affadis par les politiciens
ils servent à rendre les dents
plus blanches à se rincer la cavité
buccale

au temps de mon enfance
on pouvait appliquer un mot sur une blessure
on pouvait l'offrir
à la personne aimée

maintenant affadis
emballés dans du papier journal
les mots continuent à puer à distiller leur venin
à blesser encore
cachés dans les têtes
cachés dans les cœurs
cachés sous les robes
des jeunes femmes
cachés dans les livres sacrés
ils explosent
ils tuent








L'HERBE


Je pousse
entre les pierres des murs
là où
elles sont posées
là où elles sont scellées
là où elles forment des voûtes

là je me glisse
graine aveugle
dispersée par le vent

dans les fêlures du silence
je prolifère patiemment
j'attends que les murs s'écroulent
et retournent à la terre

je recouvrirai alors
les visages et les noms





Et vrala pour Tadeusz Różewicz

Bientôt je vais enchaîner avec (peut-être) mon poète préféré comme je l'ai déjà dit : Roberto Juarroz

Allez un ti extrait de ce que ça donne en avant-première





10

Le suprême égarement
de parler quand tout se tait
ou de se taire quand tout parle
se dissimule dans la manœuvre
de parler pour se taire
ou de se taire pour parler.

La réalité est une toile criblée
de gouttes de paroles et de gouttes de silence.
Et les gouttes se mélangent
dans un délire sans axiomes
au point d'imprégner parfois toute la toile.

Pourra-t-on un jour sécher la toile
pour pouvoir ainsi nous envelopper ?



Jwana c'est à toi à présent
Revenir en haut
      
jwana972
Charter Charter



Genre: Femme
Inscrit le: 07 Fév 2004
Sujets: 38
Messages: 2885
Localisation: sékélés land
 #50 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: Qui s'intéresse à la poésie contemporaine ?   Posté le: 22 Déc 2005 01:03

I'm coming, i'm coming, for my head is bending low...

an pa oubliyéw, an ka viniiii
Revenir en haut
      
jwana972
Charter Charter



Genre: Femme
Inscrit le: 07 Fév 2004
Sujets: 38
Messages: 2885
Localisation: sékélés land
 #51 Littérature - Art - Culture:   Sujet du message: Qui s'intéresse à la poésie contemporaine ?   Posté le: 23 Déc 2005 21:22

Mi mwen

Alooooooow dans l'attente de mon verdict impitrrrrayable, zo aw ka fè piting-piting? Ben à mon grand étonnement, Tadeusz ka ban mwen'y bien (pfff sa ka jik enragé mwen dè di sa ) Démonté , Rose Verte (pas mal, pas mal) , sur les vielles femmes , parmi de multiples occupations , les mots et ***

Pou lé rèstan , yo pa an gou an mwen menm, surtout deuxième proposition bèèèrk

Pour Roberto Juarroz, ça s'annonce bien (chiéééééééééééééé an pa ka kompran'n an pa enmeeeeen poézi contemporaine tonan! i sé di maké an maké sa, dwèt mwen la senyen )


ka an ké proposéw? (sé ou sèl ka vini an topic tala, donc, sé baw sèlman an ka palé ) après reflexion, an pa ka mété nom a autè la pass sa ké empéchéw ouvè lèspriw totalman pou imprégnéw dè essence a poézi la, oui oui, parfaitman, an ké diw li apré ou liy (menm si mako kon ou yé a, an sav ou ké alé chaché anlè internet simbot' )

Citation:
 
J'ai trouvé la définition du Beau, de mon Beau.
C'est quelque chose d'ardent et de triste, quelque chose d'un peu vague, laissant carrière à la conjecture. Je vais, si l'on veut, appliquer mes idées à un objet sensible, à l'objet par exemple, le plus intéressant dans la société, à un visage de femme. Une tête séduisante et belle, une tête de femme, veux-je dire, c'est une tête qui fait rêver à la fois, — mais d'une manière confuse, — de volupté et de tristesse ; qui comporte une idée de mélancolie, de lassitude, même de satiété, — soit une idée contraire, c'est-à-dire une ardeur, un désir de vivre, associés avec une amertume refluante, comme venant de privation ou de désespérance. Le mystère, le regret sont aussi des caractères du Beau.
Une belle tête d'homme n'a pas besoin de comporter, aux yeux d'un homme bien entendu, — excepté, peut-être, aux yeux d'une femme, — cette idée de volupté, qui, dans un visage de femme, est une provocation d'autant plus attirante que le visage est généralement plus mélancolique. Mais cette tête contiendra aussi quelque chose d'ardent et de triste, — des besoins spirituels, — des ambitions ténébreusement refoulées, — l'idée d'une puissance grondante et sans emploi, — quelquefois l'idée d'une insensibilité vengeresse (car le type idéal du dandy n'est pas à négliger dans ce sujet); quelquefois aussi, — et c'est l'un des caractères de beauté les plus intéressants — le mystère, et enfin (pour que j'aie le courage d'avouer jusqu'à quel point je me sens moderne en esthétique), le malheur. Je ne prétends pas que la Joie ne puisse pas s'associer avec la Beauté, mais je dis que la Joie est un des ornements les plus vulgaires, tandis que la Mélancolie en est pour ainsi dire l'illustre compagne, à ce point que je ne conçois guère (mon cerveau serait-il un miroir ensorcelé?) un type de Beauté où il n'y ait du Malheur. Appuyé sur — d'autres diraient: obsédé par—ces idées, on conçoit qu'il me serait difficile de en pas conclure que le plus parfait type de Beauté virile est Satan, — à la manière de Milton.
 
 


un autre extrait

Citation:
 
Je crois que j'ai déjà écrit dans mes notes que l'amour ressemblait fort à une torture ou à une opération chirurgicale. Mais cette idée peut être développée de la manière la plus amère. Quand même les deux amants seraient très épris et très pleins de désirs réciproques, l'un des deux sera toujours plus calme ou moins possédé que l'autre. Celui-là, ou celle-là, c'est l'opérateur, ou le bourreau ; l'autre, c'est le sujet, la victime. Entendez-vous ces soupirs, préludes d'une tragédie de déshonneur, ces gémissements, ces cris, ces râles? Qui ne les a pas proféré, qui ne les [a] irrésistiblement extorqués? Et que trouvez-vous de pire dans la question appliquée par des soigneux tortionnaires? Ces yeux de somnambule révulsés, ces membres dont les muscles jaillissent et se roidissent comme sous l'action d'une pile galvanique, l'ivresse, le délire, l'opium, dans leurs plus furieux résultats, ne vous en donneront certes pas d'aussi affreux, d'aussi curieux exemples. Et le visage humain, qu'Ovide croyait façonné pour refléter les astres, le voilà qui ne parle plus d'une expression d'une férocité folle, ou qui se détend dans une espèce de mort. Car, certes, je croirais faire un sacrilège en appliquant le mot : extase à cette sorte de décomposition.

– Epouvantable jeu où il faut que l'un des joueurs perde le gouvernement de soi-même!
Une fois il fut demandé devant moi en quoi consistait le plus grand plaisir de l'amour. Quelqu'un répondit naturellement : à recevoir, – et un autre : à se donner.
– Celui-ci dit : plaisir d'orgueil! – et celui-là : volupté d'humilité! Tous ces orduriers parlaient comme l'Imitation de Jésus-Christ. – Enfin il se trouva un impudent utopiste qui affirma que le plus grand plaisir de l'amour était de former des citoyens pour la patrie.

Moi je dis : la volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. – Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve tout volupté. 
 


et pour finir

Citation:
 
Comme je traversais le Boulevard et comme je mettais un peu de précipitation à éviter les voitures, mon auréole s'est détachée et est tombée dans la boue du macadam. J'eus heureusement le temps de la ramasser; mais cette idée malheureuse se glissa, un instant après, dans mon esprit, que c'était un mauvais présage; et dès lors l'idée n'a plus voulu me lâcher; elle ne m'a laissé aucun repos de toute la journée. Du culte de soi-même dans l'amour, au point de vue de la santé, de l'hygiène, de la toilette, de la noblesse spirituelle et de l'éloquence.
Self-purification and anti-humanity
II y a dans l'acte de l'amour une grande ressemblance avec la torture ou avec une opération chirurgicale.
Il y a dans la prière une opération magique. La prière est une des grandes forces de la dynamique intellectuelle. Il y a là comme une récurrence électrique.
Le chapelet est un médium, un véhicule; c'est la prière mise à la portée de tous.
Le travail, force progressive et accumulative, portant intérêts comme le capital, dans les facultés comme dans les résultats.
Le jeu, même dirigé par la science, force intermittente, sera vaincu, si fructueux qu'il soit, par le travail, si petit qu'il soit, mais continu.
Si un poète demandait à l'Etat le droit d'avoir quelques bourgeois dans son écurie, on serait fort étonné, tandis que si un bourgeois demandait du poète rôti, on le trouverait tout naturel.  
 


missié ka fan ri et j'aime bien l'écriture, même si ce qu'il y a derrière me laisse un titak perplexe parfois mé sé pa sa ka konté, "esthétiquement parlant", an ka touvé sa bèl

ki jan ou touvéy?
Revenir en haut
      
Montrer les messages depuis:   
Répondre au sujet    Accueil » Forum » Littérature - Art - Culture: Qui s'intéresse à la poésie contemporaine ? Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4
Page 4 sur 4
    
 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum

Tags
Copyright Volcreole © 2001-2019
Syndication (RSS 2.0)  Suivez-nous sur Facebook  Suivez-nous sur Twitter  Suivez-nous sur Google+

Charte | Contacts | Favoris | Accueil | Rechercher | Pseudos | Album Photos | Groupes | FAQ | Forum | Sujets | Sélection | Actualités | Partenaires | Bannières | Videos Tags | Annuaires | Agenda | Newbuzz.fr | Loto | Vidéos | Archives