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Nos ancêtres les Mandingues
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  Au coeur des Dom-Tom:   Sujet: Nos ancêtres les Mandingues

6klôn
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 #1 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 10 Sep 2005 18:24

Les Maninka…ou Malinké…ou Mandingues


Le peuple Malinké, Maninka ou Mandingue, est celui dont l'histoire a considérablement dominé le Soudan d'hier et le Mali. En effet le nom de notre pays n'est-il pas d'ailleurs une référence à cette brillante organisation étatique du Soudan occidental médiéval ?

MILIEU PHYSIQUE

Il est difficile de déterminer les contours précis du territoire malinké. Celui-ci comprend grosso-modo, la zone située entre la haute vallée du Niger et les affluents du fleuve Sénégal autrement dit un triangle limité au nord par le plateau du Bélédougou et le Bakoy (affluent du Sénégal). Il s'agit d'une zone d'occupation couvrant entièrement ou partiellement les cercles de Kangaba, Kati, Bafoulabé et Kéniéba.

Il convient de préciser que l'espace maninka se trouvant en territoire guinéen n'est pas concerné par la présente étude.

Le Maninkala (zone de peuplement Maninka) est situé dans la partie nord en zone soudano-sahélienne et sub-guinéenne. C'est le domaine de la savane arborée avec de grands arbres de futaie et des galeries forestières, parfois épaisses, occupant les fonds des vallées. Cette région se caractérise, sur le plan géographique, par la domination des Monts Mandingues aux fasciés tabulaires qui atteignent 500 à 600 m d'altitude.-

Du point de vue hydrographie, le pays Maninka est le plus arrosé du Mali. Outre le Niger avec ses nombreux affluents, dont l'important bras du Sankarani, la région est également traversée par le Bafing, le Baoulé, le Bakoy, tous affluents du fleuve Sénégal.

Du point de vue climatique, la région bénéficie de pluies tres importantes (700 à 1200 mm). La température moyenne annuelle dépasse rarement 28°

HISTOIRE

Comme pour les autres groupes ethniques en général les données sur l'origine des Maninka demeurent vagues, teintées de légendes et de mythes à la fois incohérents et contradictoires.

La tradition orale les fait venir d'Arabie (Pays du prophète de l'Islam), ou de la vallée du Nil. Les archéologues trouvent qu'ils font partie des peuples négritiques qui, à la fin du néolithique, ont émigré dans les régions de savane plus humide ...

Mais ce qui est certain; c'est l'existence à l'époque de l'empire du Ghana (considéré comme le premier Etat structuré au Sud du Sahara) d'une chefferie Maninka (sur le haut Niger) qui, aux Xème - Xlème siècle, était vassale du ghana.

A la suite de la chute de cet empire, au Xlème siècle, le Manding entre sous tutelle du royaume de Sosso, qui s'impose à l'ensemble des dépendances méridionales du Ghana, sous la conduite d'un chef guerrier-forgeron, Soumaoro KANTE.

Mais au Xlllème siècle, Soundjata KEITA mit fin à cette hégémonie et fonda l'empire Mandingue.

Celui-ci, à son apogée au XlVème siècle, regroupait les territoires compris entre le Sahara et la région forestière d'une part, l'océan Atlantique et la Boucle du Niger d'autre part. Soundjata Keita, personnage mystique et légendaire, unificateur des Maninka, jouit même de nos jours d'une grande renommée dans la mémoire collective. Il est immortalisé, en particulier, par les détenteurs de la tradition orale; les griots.

Au XVème siècle l'empire entra en pleine décadence suite à des luttes de succession. Progressivement l'état Songhaï prit sa relève sur le plan du leadership régional Au XVIIIème siècle, avec la montée du royaume Bamanan de Ségou, le Mandingue fut réduit à sa petite province d'origine et ne parviendra plus à reconquérir son ancienne puissance.

ACTIVITES DE PRODUCTION

Le pays Maninka est un foyer de peuplement très ancien De ce fait il est habité divers clans : familles "massaien" ou Keïta (descendants de Soundjata), 'familles maraboutiques (Bérété, Touré, Haïdara, Fofana Sanogo), familles alliées volontaires des Keïta (Traoré ou Dembélé, Koné, Camara, Doumbia Dagnoko, Coulibaly, Diarra. Sissoko, Kanouté ). A cela il faut ajouter d'autres groupes ethniques : Peul, Soninké, Khassonké.

Selon une tradition orale encore vivante, "le travail de la terre a fait la grandeur du Manding et continue à faire la grandeur du Mandingue". Le célèbre traditionniste WaKa-missoko n'a t'il pas affirmé que "si l'or permettait d'entretenir la cour royale, les fonctionnaires, l'armée, etc, les Maninka vivaient de leurs propres productions et l'absence de famines contribuait beaucoup à la stabilité de l'empire" ?

La vocation essentielle actuelle des Maninka demeure l'agriculture, principalement orientée sur les céréales : mil, maïs, riz, fonio, auxquels sont associés l'arachide, le niébé, les tubercules (patate, igname). L'essentiel de la production est destinée à l'autoconsommation. Compte tenu de l'importance de la pluviométrie, les récoltes sont en général abondantes. Le Malinké connaît rarement la famine et lorsque celle-ci éclate, c'est la catastrophe et la panique -générale, le rationnement étant un phénomène inconnu. Les Maninka pratiquent aussi les cultures commerciales, en particulier celle de l'arachide introduite pendant la période coloniale. D'ailleurs, ce produit représente la plus importante source de revenu. L'arachide vendue sert à payer l'impôt les dots de mariage, l'habillement…

Depuis quelques années, l'opération Haute Vallée (OHV) contribue, dans' les cercles de Kangaba et Kati, au développement intégré de productions vivrières et commerciales. Un accent est mis sur le développement de la culture du riz, du tabac et du coton.

L'opération pour le développement intégré des Productions Arachidières et Céréalières (ODIPAC) quant à elle couvre la zone à cheval sur les vallées du Baoulé, Bakoy et Bafing. En raison des dimensions importantes de la zone qu'elle encadre, par rapport à la faiblesse de ses moyens, cette opération ne parvient pas à jouer efficacement son rôle. Aussi, des secteurs comme Kita sont nettement mieux encadrés que d'autres comme Kéniéba et Bafoulabé-sud. où compte tenu de la faiblesse de l'encadrement, le Maninka se livre encore aux méthodes culturales traditionnelles : cultures itinérantes sur brûlis, pratique de longues jachères, défrichements intenses, culture à la daba...

De la même façon l'élevage de vaches N'dama, de moutons et de chèvres reste sentimental. Le bétail constitue une source de prestige, mais c'est aussi un trésor précieux auquel le Maninka a recours en cas de difficultés; (famine, mariage, impôt..).

Parmi les activités quotidiennes, la chasse occupe une place Importante. Elle s'explique par la tradition dans la mesure où la chasse faisait partie de la formation guerrière, mais aussi par la richesse de la faune.

Il existe au niveau de chaque village, une association des chasseurs dirigée par le "KUNGO-TIGI, le chef des terres et des eaux, qui n'est pas obligatoirement le chef de village.

L'artisanat tout comme l'agriculture fait partie de la formation du Maninka. Dès il âge de 7 ou 8 ans, les jeunes sont initiés à la fabrication de paniers, de balais, de vans... A l'adolescence, Ils se consacrent à la confection de nattes, de lits en bambou, de ruches... Quant aux filles et aux femmes, en plus des travaux de champs et de ménage, elles se consacrent à l'égrenage du coton à son cardage et à son filage. Ce sont aussi elles qui fabriquent le savon et le beurre de karité.

Certains travaux incombent seulement aux gens de caste.

Le forgeron s'occupe du travail du fer et du bois. Il confectionne les outils aratoires, les fusils et autres armes (couteaux, flèches, sabres.), et les mortiers en bois. Sa femme a le monopole exclusif de la fabrication de la poterie et joue le rôle de coiffeuse.

Le cordonnier s'occupe du travail du cuir : fabrication de chaussures, de ceintures, le tannage des peaux, etc.

Le tissage incombait autrefois aux seuls esclaves. Mais, actuellement cette activité de saison morte est pratiquée aussi bien par les esclaves que par les nobles.

SOCIETE ET MUTATIONS

La société Malinké est divisée en trois catégories:

- Les HORON ou TONTIGI (nobles) sont au sommet de l'échelle. Ce sont les représentants des fondateurs de l'empire et de leurs alliés. Ils sont cultivateurs, chasseurs/guerriers et quelques fois commerçants.

- Les NIAMAKALA ou gens de caste, comprennent les NUMU (forgerons), les JALI (griots) et les GARANKE (cordonniers).

- Les JON (esclaves) sont composés en fait d'hommes actuellement libres. descendants d'esclaves. Ils, proviennent de butins de guerre, de razzia ou de la vente.

Au sein de cette société, un rôle est dévolu à chacune des catégorie. Les HORON, au sommet de la hiérarchie opèrent les lignes de conduite de la communauté. C'est de cette catégorie que sont choisis les chefs de villages et leurs proches collaborateurs. Les hommes de caste ne sont pas moins importants. Le NUMU (forgeron) jouit de pouvoirs étendus. Il est chargé de la circoncision et sa femme de l'excision, étapes extrêmement importantes dans la vie du Maninka.


Le JALI (griot) est le conseiller des chefs mais aussi le médiateur dans les situations conflictuelles aiguës. C'est aussi le dépositaire de l'histoire de la famille et du clan Savoir qu'il garde jalousement tout en l'enseignant aux générations montantes de façon à ce qu'il se perpétue. Les centres de Kéla, Krina et Kita sont de véritables écoles de formation de JALI assurant ainsi la perpétuation de la tradition.

Comme son frère Bamanan le Maninka est un être profondément croyant. Pour le Maninka, l'homme est d'abord une créature divine, entouré de forces surnaturelles invisibles, contre lesquelles il doit se protéger de façon permanente. L'homme même est constitué dune composante physique et dune composante psychique (l'esprit).

A la mort de l'individu, le corps physique est enterré alors que l'esprit a déjà regagné le monde des ancêtres, protecteurs de la communauté. A ce titre, ils ont droit, de la part du patriarche,, au "soli', c'est-à-dire à la vénération des manes des ancêtres afin d'éviter leur colère qui entraînerait des malheurs au sein de la communauté.

Les fétiches, sensés protéger la société contre les forces invisibles et les cataclysmes, font donc partie intégrante de la vie quotidienne du Maninka.

Charlatans, géomanciens, guérisseurs et marabouts ont plus d'audience que les formations sanitaires existantes, car les premiers, en plus des cas de maladies, sont consultés pour garantir une réussite, prévenir un malheur. Les sociétés secrètes (Nama, Koma...) sont aussi là pour traquer les malfaiteurs de nuit ; les SUBAKA (sorciers). Chaque village Maninka possède ses sociétés secrètes qui regroupent pratiquement, tous les bras valides organisés en classes d'âge.

Les cases sacrées se situent dans le même cadre. Elles renferment les fétiches chargée de la protection de la communauté. L'illustration typique est le KAMABLON de Kangaba, qui d'après la tradition orale 'abriterait des corans rapportée de la Mecque par les empereurs du Mali". La réfection de ce sanctuaire a lieu tous les sept ans. Elle est l'occasion de grandes fêtes qui regroupent toutes les composantes Maninka

Les Maninka n'ignorent pas l'Islam, religion introduite dans la région probablement depuis le Xème siècle ou même avant, mais la pratique de cette religion importée se limite aux cours royales. La grande majorité des Malinké resta sourde aux prêches des quelques; familles maraboutiques déjà évoquées. La situation a très peu évoluée, même au XIXème siècle, avec El Hadj Omar, car dans la plupart des cas, il y eut des conversions occasionnelles à l'islam en attendant l'éloignement du conquérant.
Depuis la conquête coloniale, le catholicisme et le protestantisme s'ajoutent aux forces d croyance déjà existantes. Le foyer le plus important en pays Maninka est Kita. Ce fût là, qu'en 1889, fut mise en place la première mission évangélique du Soudan Français. Mais en général et comme chez son frère Bamanan , les religions importées ne sont pas parvenues à anéantir le poids des pratiques ancestrales chez les Maninka, contrairement au milieux Peuls et Songhaï par exemple.

Source: Ségou.net

Dans la série "Nos ancêtres...", consultez aussi:

* Nos ancêtres les Garifunas

* Nos ancêtres les Yorubas
* Nos ancêtres les Kongos
* Nos ancêtres les Taïnos
* Nos ancêtres les Karibs
* Nos ancêtres les Wayanas

et très bientôt:

* Nos ancêtres les Arawaks
* Nos ancêtres les Macuas
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 #2 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 10 Sep 2005 19:15

L'histoire du Royaume Mandingue


Les origines

Le royaume Mandingue ou du mali (Mandé) existe vraisemblablement depuis le Xé siècle , lorsque Ghana avait la suprématie dans la zone sahélienne.
A la suite d'une sécheresse qui accablait son royaume, le roi Barandana sur les conseils d'un Almaravide se convertit à l'islam pour conjurer ce fléau.
En 1050,le roi devenu Moslemani fit un pèlerinage à la Mecque et en revient avec le titre de sultan.

Du royaume à l'empire

En 1211, le roi Moussa ou Allakoi prit la succession et régna sur cet état puissant. Il fit plusieurs pèlerinages à la Mecque. Mais la richesse du royaume avec les mines d'or du Bouré excita les convoitises des régnants limitrophes.
En 1224, profitant de la mollesse des successeurs de Moussa dit Allakoi, Le roi de sosso Soumangourou ou Soumanoro descendant de la famille Kanté des forgerons réalisa brutalement la conquête du royaume mandingue. Il annexa le royaume, mis à mort la famille royale et réduit à l'esclavage les sujets de son ancien suzerain. La légende rapporte qu'il assassinat les onze enfants du roi excepté un qui était infirme SOUNDIATA.

SOUNDIATA guérit par miracle est retrouva l'usage de ses jambes. Il entreprit de rendre l'indépendance à son pays. Après s’être procuré l'alliance des chefs Mandingues par la force si nécessaire, il attaqua SOUMANGOUROU dans la région de Koulikoro à Kirina en 1235. Soumangourou « le roi sorcier « fut tué. Soudiata poursuivra sa marche victorieuse et entra en maître à Sosso. Il s'empara de Ghana et détruit la capitale en 1240.
Soundiata tout en étant un grand guerrier, donna une place importante au développement de l'agriculture. Il introduit dans le royaume la culture et le tissage du coton. La sécurité régna sur tout l’étendu de l'empire. Soundiata " Maridiata - le roi lion "périt en 1255 dans sa capitale, victime d'une flèche qui ne lui était pas destinée lors d'une fête publique en laissant un empire de par l’étendu de ses conquêtes.

MANSA OULE (1255 – 1270 ) Successeur de soundiata renouvelle la tradition inauguré par Barandana en se rendant à la Mecque . Il agrandit l'empire en annexant vers l'Ouest , le Bambouk , le Boundou et la vallée de la Gambie . A sa mort, ses successeurs se disputent et affaiblissent le royaume. Des révoltes éclatent.

De 1285 à 1300, un esclave affranchi du nom de SAKOURA prit le pouvoir, rétablit l'ordre et continua l’œuvre de ses maîtres et prédécesseurs. L ‘empire fût agrandi au Nord Est ( Peuls du Macina ) et au Nord Ouest jusqu'au Sénégal ( royaume Toucouleur du Tékrour). Sakoura développa le commerce vers la Tripolitaine et le Maroc. Il fit le pèlerinage de la Mecque et fut assassiné sur le chemin du retour par un Ethiopien qui en voulait à son or. Ses restes furent séchés et ramenés au mandingue. Des funérailles grandioses furent organisées. Les KEITA récupèrent le trône. La tradition rapporte qu'un descendant de Soundiata, ABOUBAKARI entre 1310 et 1312 voulant découvrir ce qui se trouvait derrière l'océan, lança une expédition de centaines de pirogues. On ne le revit plus jamais.

KANKA Moussa ,le fils d'ABOUBAKARI, qui régna de 1307 à 1322 porta à son apogée la puissance de l'empire mandingue.
Vers 1324,il se rendit à la Mecque en grand cortège ( 15 000 à 60 000 personnes selon les récits ).
Tout au long du parcourt, l'or fut distribué en quantité telle que le cours du Miqtal chuta pendant une douzaine d'année. Aux Lieux- Saints, il rencontra un Arabe originaire de grenade nommé Ibrahim Es Sahéli, qu'il attira sur les bords du Niger. Son voyage et la richesse déployée poussa la curiosité d'hommes de lettres et d'architectes vers le mandingue.
Sur la route du retour, il appris qu'un de ses lieutenants avait conquis GAO (1325). Il se rendit à Gao pour recevoir l'allégeance du roi DIA assibaï. Le roi lui remis en otage ses deux fils Ali Kolen et Selman Nar.
Le Mansa demanda à Es Sahéli de lui construire une moquée digne du Très- Haut. Il éleva à Gao, une mosquée à terrasse crénelée et à minaret pyramidal. Kanka Moussa annexa Tombouctou et Es Sahéli y construit également une mosquée à terrasse.

A NIANI, la capitale de l'empire, pour ses audiences le roi fit construire une salle semblable aux riches demeures vues lors de son voyage.
L'empire connu un développement jamais atteint. Des caravanes transportant de l'or, des tissus, des tapis et des esclaves font la liaison entre le Maroc, l'Egypte et le pays de l'or.

KANKAN Moussa entretenait des relations amicales et suivies avec le sultan du Maroc et les potentats d'Afrique du Nord. Tombouctou et Gao devinrent des carrefours de la vie commerciale et intellectuelle. A sa mort en 1332, l'empire s’étend de l'atlantique à la rive orientale des bords du Niger.

MAGHAN(1332 – 12359) succéda à Kankan. Face à ses voisins ,il se montra faible et incapable d'asseoir son autorité. Ali Kolen et son frère s’échappent. L'empire Songhaï reprend son indépendance. Ali Kolen régna suivi de son frère.

Mansa SOULEÏMAN (1352 – 1358 ) régna. Pendant dix huit ans, il rétablit l'autorité et le prestige de l'empire mais ne réussit pas à soumettre le Songhaï. Ibn BATTOUTA qui visita le mandingue à cette période (1352-1358) nous renseigne sur la bonne administration de l’état et de sa prospérité. Ses écrits tendent à affirmer que l'empire mandingue était un véritable état, dont l'organisation et la civilisation pouvaient être comparées à celles des états musulmans de l’époque.
Les successeurs de Souleïman , KAMBA (1369 – 1374) et MOUSSA II (1374 – 1387) se montrèrent incapable de diriger cet immense empire.

Décadence et chute de l'empire

Vers 1400, les Mossis du Yatenga occupent les provinces de l'Est.
En 1443, les Touaregs s'emparent de Tombouctou et de Djenné.
En 1480 les Mossis attaque OUALATA.
Le Songhaï indépendant depuis le règne de Maghan annexe en 1465 les provinces de la région du Niger. Au XVIè siècle, il domine les provinces Nord.
Les Bambaras se révoltent au XVIè siècle.

L'empire mandingue est vaincu. Sa capitale NIANI est occupée en 1645. Ainsi disparue la dynastie des KEITA. Pendant trois siècles , le nom de mali continua de resplendir à travers le monde. Rabelais le cite dans Pantagruel par le passage de son héros au Mali. Le Mali se trouve référencé sur les cartes en 1375. En 1484, sous le règne de Mansa Oulé un ambassadeur du Portugal fut envoyé au Mali.

Source: Mandingue Bénélux
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 #3 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 10 Sep 2005 19:18

L'histoire de Soundjata


Nous arrivons maintenant aux grands moments de la vie de Soundjata. L'exil va finir, un autre soleil va se lever, c'est le soleil de Soundjata. Les griots connaissent l'histoire des rois et des royaumes, c'est pourquoi ils sont les meilleurs conseillers des rois. Tout grand roi veut avoir un chantre pour perpétuer sa mémoire, car c'est le griot qui sauve la mémoire des rois, les hommes ont la mémoire courte.


Les royaumes ont leur destin tracé comme les hommes ; les devins le savent qui scrutent l'avenir ; ils ont, eux, la science de l'avenir; nous autres griots nous sommes les dépositaires de la science du passé, mais qui connaît l'histoire d'un pays peut lire dans son avenir.

D'autres peuples se servent de l'écriture pour fixer le passé ; mais cette invention a tué la mémoire chez eux ; ils ne sentent plus le passé car l'écriture n'a pas la chaleur de la voix humaine. Chez eux tout le monde croit connaître alors que le savoir doit être un secret 1 ; les prophètes n'ont pas écrit et leur parole n'en a été que plus vivante. Quelle piètre connaissance que la connaissance qui est figée dans les livres muets.

Moi, Djeli Mamadou Kouyaté, je suis l'aboutissement d'une longue tradition ; depuis des générations nous nous transmettons l'histoire des rois de père en fils. La parole m'a été transmise sans altération, je la dirai sans l'altérer car je l'ai reçue pure de tout mensonge.

Écoutez maintenant l'histoire de Soundjata, le Na'Kamma ; l'homme qui avait une mission à remplir.

Au moment où il s'apprêtait à revendiquer le royaume de ses pères, Soumaoro était le roi des rois, c'était le roi le plus puissant des pays du soleil couchant. Sosso, la ville forte, était le rempart des fétiches contre la parole d'Allah ; pendant longtemps Soumaoro défia le monde entier. Depuis son accession au trône de Sosso, il avait défait neuf rois, dont les têtes lui servaient de fétiches dans sa chambre macabre ; leur peau lui servait de sièges ; il se tailla des chaussures dans de la peau humaine. Soumaoro n'était pas un homme comme les autres, les génies s'étaient révélés à lui et sa puissance était incommensurable. Les sofas en nombre incalculable étaient aussi très braves car ils croyaient leur roi invincible.

Mais Soumaoro était un génie du mal ; sa puissance n'avait servi qu'à verser le sang ; devant lui rien n'était tabou : son plus grand plaisir était de fouetter publiquement des vieillards respectables ; il avait souillé toutes les familles ; dans son vaste empire, il y avait partout des villages peuplés des filles qu'il avait enlevées de force à leur famille, sans mariage.

L'arbre que la tempête va renverser ne voit pas I'orage qui se prépare à l'horizon; sa tête altière brave les vents alors qu'il est près de sa fin; Soumaoro en était venu à mépriser tout le monde. O ! comme le pouvoir sait dénaturer l'homme; si l'homme disposait d'un Mitcal 2 du pouvoir divin, le monde serait anéanti depuis longtemps. Soumaoro en vint à ne reculer devant rien. Son général en chef était son neveu le forgeron Fakoli Koroma ; c'était le fils de la soeur de Soumaoro, nommée Kassia ; Fakoli avait une femme extraordinaire, Keleya ; c'était une grande sorcière tout comme son mari ; elle savait faire la cuisine mieux que les trois cents femmes de Soumaoro réunies 3. Soumaoro enleva Keleya et l'enferma chez lui ; Fakoli entra dans une colère épouvantable et vint trouver son oncle. — Puisque tu n'as pas honte de commettre l'inceste en enlevant ma femme, à partir d'aujourd'hui je suis libéré de tous liens envers toi. Je serai désormais du côté de tes ennemis, à mes troupes je vais joindre les Malinkés révoltés et je vais te faire la guerre. Et il partit de Sosso avec les forgerons de la tribu de Koroma. Ce fut comme un signal : toutes les haines, toutes les rancœurs si longtemps comprimées éclatèrent ; de partout on répondit à l'appel de Fakoli : Dankaran Touman, le roi du Manding, mobilisa aussitôt et marcha pour se joindre à Fakoli ; mais Soumaoro, laissant de côté son neveu, fondit sur Dankaran Touman qui abandonna la lutte et s'enfuit vers le pays de la Kola et dans ces régions forestières il fonda la ville de Kissidougou 4. Pendant ce temps Soumaoro, dans sa colère, châtiait toutes les villes révoltées du Manding. Il détruisit la ville de Niani et la réduisit en cendres. Les habitants maudissaient le roi qui s'était enfui. C'est au milieu des calamités que l'homme s'interroge sur son destin, après la fuite de Dankaran Touman, Soumaoro, par droit de conquête se proclama roi du Manding ; mais il ne fut pas reconnu par les populations ; la résistance s'organisa dans la brousse. On consulta les devins sur le sort du pays ; les devins furent unanimes pour dire que c'était l'héritier légitime du trône qui sauverait le Manding ; cet héritier était « l'homme à deux noms ». Les anciens de la cour de Niani se souvinrent alors du fils de Sogolon, I'homme à deux noms n'étant autre que Maghan-Soundjata. Mais où le trouver ? Personne ne savait où vivaient Sogolon et ses enfants ; depuis sept ans personne n'avait eu de leurs nouvelles. Il s'agissait maintenant de les retrouver. Néanmoins on constitua une équipe de gens qui devaient les chercher. Parmi eux il faut citer Kountoun Manian, un vieux griot de la cour de Nare Maghan ; Mandjan Bérété, un frère de Sassouma, qui n'avait pas voulu suivre Dankaran Touman dans sa fuite ; Singbin Mara Cissé, un marabout de la cour ; Siriman Touré, autre marabout, et enfin une femme, Magnouma. Selon les indications des devins il fallait chercher vers les pays du fleuve, c'est-à dire vers l'est. Les chercheurs quittèrent le Manding tandis que }a guerre faisait rage entre Sosso Soumaoro et son neveu Fakoli Koroma.

Notes
1. Voici une des formules qui revient souvent dans la bouche des griots traditionalistes. Ceci explique la parcimonie avec laquelle ces détenteurs des traditions historiques dispensent leur savoir. Selon eux les Blancs ont rendu la science vulgaire, quand un Blanc sait quelque chose tout le monde le sait. Il faudrait que nous arrivions à faire changer cet état d'esprit si nous voulons un jour savoir tout ce que les griots ne veulent pas livrer.
2. Mitcal. Unité de poids arabe valant 4,25 g. En malinké on emploie ce terme pour désigner la plus petite fraction de quelque chose.
3. Certaines traditions disent que la femme de Fakoli, Keleya, à elle seule arrivait à régaler toute l'armée par sa cuisine alors que les 300 femmes de Soumaoro n'arrivaient jamais à faire manger les troupes à leur faim. Jaloux, Soumaoro enleva Keleya ; c'est l'origine de la défection de Fakoli qui se rallie à Soundjata.
4. On sait que dans la région forestière de Guinée (Sud de Kankan) on trouve beaucoup de Mansaré-Keita ; ce sont, dit-on, les descendants de Dankaran Touman qui ont colonisé (mandinguisé) toute la région de Kissidougou. Ces Keita, on les appelle « Farmaya-Kéita ». On dit que lorsque Dankaran Touman arriva dans le site de Kissidougou il s'écria : « nous sommes sauvés ». (An bara kissi), d'où le nom donné à la ville. Kissidougou est donc étymologiquement « La ville du Salut ».

Source: Mande.net
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 #4 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 10 Sep 2005 19:28

Le Djembé


Le djembé vient du Mandingue, on ne connaît pas le sens étymologique de "djembé". Cet instrument aurait été inventé par les forgerons qui inspiré par les femmes pillant le mil en chantant, reconstituèrent le mortier et y fixèrent une peau d'antilope. C'est ainsi que serait né le djembé.


un djembé
Crédit photo: Worldfrets.com


Au début le djembé était utilisé pour célébrer des fêtes ou des célébrations animistes, en accompagnant les danses qui sont le reflet des coutumes, des moeurs, expression spontanée de l'individu.
On distinguait trois sortes de danses:

Les danses profanes qui sont l'expression de la vie sociale, selon l'âge ou une étape de la vie comme la circoncision.

Les danses rituelles à caractères religieux pour les initiations ou les célébrations de masques ou marionnettes, symboles des esprits ancestraux.

Les danses de castes, grillots, cordonnier.

Les ballets ou théâtres regroupent actuellement les différents rythmes des ethnies avec leurs danses et chants, il doit exister dans le mandingue plus de quatre cent rythmes qui sont interprété avec le djembé solo qui a une fonction primordiale et qui est accompagné de toute la panoplie des instruments rythmiques et harmoniques.
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 #5 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 10 Sep 2005 19:45

LA MUSIQUE DANS LES TRADITIONS DE L'AFRIQUE DE L'OUEST


Le rythme est toujours présent dans les activités quotidiennes des africains. De sa hache, le bûcheron attaque le tronc d'arbre à coups réguliers soutenus par des onomatopées. Les femmes pilent le mil en alternant les coups de pilon dans le même mortier, sur un mouvement régulier soutenu par des chants de travail. La plupart des jeux d'enfants sont à base de rythmes. Pendant les fêtes de fin d'année au Cameroun, certaines communes sont particulièrement animées par des jeunes qui, pour l'occasion se sont constitués en groupe de percussion et de danse. Ils vont d'une famille à l'autre adresser leur voeux de nouvel an. Le spectacle est tout en rythme.

La musique africaine est dominée par les percussions mais certains griots se servent d'instruments mélodiques traditionnels. La musique devient alors le support d'un récit à travers lequel est véhiculé un message. Ce message peut être un enseignement ou une morale. Le thème est mélodique et nuancé selon le récit. En Afrique, la musique est surtout d'utilité sociale.

Dans la société traditionnelle, les percussions ont été et restent un outil de communication. Le tambour le plus utilisé dans l'ouest, Sénégal, Guinée, est un tambour à fente formé de deux lèvres d’épaisseur inégale, sans languettes ; au Cameroun, la section sonore est évidée par une fente longitudinale interrompue par une languette centrale permettant d'obtenir plusieurs sons. Depuis l'arrivée de nouveaux moyens de communication, cette tradition est en voie de disparition. Mais dans certains villages, ces instruments servent encore pour les appels et les annonces à la population.

Les maisons royales d'Afrique Occidentale transmettaient des messages à d'immenses distances au moyen de certains rythmes de tambour. En entendant par exemple des appels tristes, la population pouvait comprendre qu'un membre de la famille royale était mort, et le nom de la personne décédée était épelé dans le message ainsi tambouriné.

Dans certaines régions, on fait retentir un rythme pour appeler les hommes à un travail collectif tel que la construction de chemins ruraux. L'alerte en cas de danger était déclenchée par des rythmes spéciaux appelant la population à se rassembler et défendre le village. Dans les mêmes circonstances, il est encore possible de voir les gens crier en se frappant la bouche (paume ouverte contre les lèvres) en signe d'alerte.

Ces quelques exemples nous montrent bien que la musique joue un rôle important dans la vie des africains. La musique africaine a un éventail de formes variées, chacune adaptée à une activité particulière (naissance, deuil, travail, etc...). La musique prend parfois la place de la parole.

Dénominateur commun de toutes les musiques du monde, le rythme est l’âme de la danse. En Occident, on se sert encore des mots " gavotte ", " gigue ", " sarabande " pour désigner les types de danses composées du temps de J.S. Bach. En Afrique, le rythme est toujours lié à la danse. La danse est un moyen de communication entre le corps et le rythme.

Nous avons tous une réceptivité par rapport au rythme. Dans toutes les salles de concert du monde, les spectateurs n'ont pas besoin d'instruments pour ressentir la même pulsation que les musiciens de la scène. Les têtes bougent au rythme de la grosse caisse et les mains frappent aux temps forts et réguliers des refrains.

La danse africaine est souvent considérée par les non-initiés comme une séance de défoulement. Très souvent, les gens se lancent sur une piste et s'agitent dans tous les sens comme si les rythmes endiablés qu'ils entendent avaient pour but de les défouler. Le danseur africain est un percussionniste chez qui le son fait défaut. Son corps est rythme, syncope, roulement de tambour.

Dans la culture africaine, la danse est liée aux principes fondamentaux qui régissent la vie quotidienne de la communauté. Dans un ballet, elle peut servir de support pour transmettre au public le message qui lui permet de comprendre les habitudes et coutumes d'un peuple.

1) LES PAYS REPRESENTATIFS DE L'AIRE MANDINGUE

Le pays mandingue (ou Mandé, qui est le terme utilisé dans les récits historiques) comprend le Nord-Ouest de la Guinée, une partie du Nord-Ouest de la Cote-d'Ivoire et la partie Sud-Est du Mali. Ces trois pays sont représentatifs de l'aire mandingue même si celle-ci concerne également le Burkina Faso et le Sénégal pour certains ethnomusicologues. Cette aire géographique correspond à la famille des langues mandingues pour la plus large part composée des groupes ethniques malinké, bambara et dioula qui, de nos jours, débordent largement les frontières du Mandé.

Chaque région a en général un répertoire qui lui est propre, avec des rythmes appartenant à tel ou tel village. Ces rythmes correspondent le plus souvent à des danses qui ont lieu à des moments bien précis dans la vie quotidienne. Auparavant, les percussionnistes devaient voyager énormément et écouter les batteurs des autres villages pour apprendre de nouveaux rythmes.

A) LA COTE-D'IVOIRE

Comme toute l'Afrique, la vie en Côte-d'Ivoire est ponctuée par la musique. Si cette musique à parfois une fonction récréative, elle demeure le plus souvent sociale et sacrée et appelle l'accompagnement du chant et de la danse.

La Côte-d'Ivoire possède une grande diversité au niveau de ses peuples. Cependant il est possible de dégager quatre grandes aires ethno-culturelles qui regroupent toutes les ethnies : l'aire Gour ou Voltaïque, l'aire Mandé, l'aire Krou et l'aire Akan.

Les Gour ou Voltaïques : sous cette appellation sont regroupés les peuples Sénoufo, Koulango, Lobi, pour les plus importants, ainsi que de petits groupes assimilés (comme les Gouin, les Siti et les Degha).

Parmi les différentes musiques ivoiriennes, il faut citer la musique sénoufo, très élaborée. En exemple, la musique accompagnant l'initiation, le " poro ", dont les instruments diffèrent selon qu'il s'agit d'initiation d'hommes ou de femmes. Cette musique est polyphonique, chaque instrument jouant sa propre partie. Dans l'ouest du pays sénoufo, on associe aux xylophones des sifflets, des harpes ou des voix humaines. Le chant est généralement alterné ou bien deux chanteurs prennent tour à tour la parole ou bien encore un choeur à l'unisson répond au soliste. Les hommes et les femmes ne chantent pas ensemble, mais dans la société sénoufo, ces dernières battent le tambour.

Les Mandé : les peuples mandé se divisent en deux ensembles distincts ; les Mandé du Nord ou Manding et les Mandé du Sud.

Les Mandé du nord se répartissent en Malinké, Bambara et Dioula. Les Malinké sont les plus nombreux. Ils ont fortement influencé les peuples voisins comme les Sénoufo et les Mandé du Sud auxquels ils sont apparentés linguistiquement.

L’ appellation Mandé du Sud s'applique à sept groupes ethniques mais les plus importants sont les Dan, plus connus sous le nom de Yacouba et réputés pour leur travail artistique sur les masques, les Gouro (ou Kouéni) grand groupe mandé du sud et les Wembo (ou Toura). Apparentés aux Gouro, il y a aussi les Mona et les Ouan, petites ethnies, elles ont subi l'influence des Malinké et des Baoulé. Les deux derniers groupes ethniques que l'ont recenses sont les Gban (ou Gagou) d'une part et les Ben ou Ngan d'autre part.

Les Krou : les Krou forment un ensemble de vingt et une tribus et se divisent en deux grands groupes. Le premier, groupe Krou oriental, comprend les Bété, les Dida, les Godié et les Néyo. Le second, groupe Krou occidental, comprend les Wé (Guéré et Wobé), les Niaboua et le groupe du sud-ouest de la Côte-d'Ivoire (Bakwé et Kroumen).

Les Akan : ils se répartissent en trois grand groupes ; les Abrons, les Agni et les Baoulé auquels se rattachent une dizaine d'autres petites tribus (Alladian, Ebrié, Abouré, etc.). Ils occupent l'est, le sud-est et le centre de la Côte-d'Ivoire.

La musique du groupe baoulé-agni est elle aussi, très riche : l'agencement du rythme, la cadence de la phrase musicale très étudiés. Cette musique peut être sacrée (musique rituelle), ou un simple divertissement. En effet, les Baoulé aiment se réunir entre homme pour chanter. Il existe là aussi de nombreux tambours (tambours d'appel, tambours d'initiation, etc.). Ces authentiques objets d'art, gravés ou peints, se retrouvent dans toutes les ethnies de Côte-d'Ivoire.

B) LE MALI ET LA GUINEE

Nous avons vu précédemment le nombre d'ethnies que peut regrouper un pays comme la Côte-d'Ivoire ; certaines de ces ethnies se retrouvent également au Mali. C'est le cas pour l'ethnie des Sénoufo dont une partie se trouve en Haute Côte-d'Ivoire, une autre au sud-est du Mali et une au sud-ouest du Burkina-Faso.

Mais l'ethnie la plus représentative du Mali est certainement celle des Dogon qui se trouve sur le plateau Bandiagara et qui présente certains points communs avec les Voltaïques du Burkina-Faso. Ils sont environ 225000 et apparentés aux Mandingues. Leur musique joue un rôle fondamental et accompagne la plupart de leurs activités. Elle organise toutes les cérémonies et sert de base à la plupart des manifestations : les chants, les rythmes tambourinés, le battement de cloches... les accompagnent dans la vie de tous les jours.

La musique est la compagne inséparable du travail car elle apporte aux travailleurs les forces qui leur redonnent la vie et la vitalité. Dans les travaux agricoles, elle joue un rôle particulièrement important car symboliquement elle provoque l'arrivée de l'eau.

Les instruments utilisés par les Dogon, sont à la fois rudimentaires et d'une grande complexité. Ils sont rudimentaires dans les matériaux qui sont utilisés pour leur fabrication. On dit qu'ils sont compliqués car toutes les parties de l'instrument ont une symbolique très importante. Les différents tambours par exemple représentent les principales étapes de la création.

Les Malinké peuplent principalement la Guinée mais également une partie du Sénégal. Les percussions sont les instruments par excellence des Malinké (le djembe vient de Guinée). Elles sont également utilisées par les Bambara et les Djula qui habitent la République de Guinée, l'ouest du Mali et le nord de la Côte-d'Ivoire. Tous ces peuples mandingues sont donc étroitement liés au point de vue culturel.

C) LE SENEGAL

Dans ce pays, on retrouve une majorité des ethnies évoquées précédemment mais les Diola sont ceux que l'on remarque en premier car ils forment un bloc homogène qui recouvre toute la Casamance. Ils restent très attachés à leurs traditions mais ont été en grande partie islamisés par les Mandingues.

Ces derniers représentent 6% de la population totale et sont des guerriers musulmans qui s'installèrent en Haute-Casamance ; ils englobent :

- les Mandingues (Casamance, Guinée, Gambie) ;

- les Malinkés ou Maninka (Guinée) ;

- les Bambara (Mali) ;

- les Dioulas (commerçants guinéens et maliens en Côte-d'Ivoire).

Au Sénégal, comme dans la majeure partie de l'Afrique, on a essentiellement une musique polyrythmique de tambours.

La musique y est surtout un art de participation. D'une part il y a les musiciens mais les auditeurs ne sont pas inactifs et participent par le chant, le geste et la danse. Les instruments employés sont souvent à percussion. Leur rôle est de soutenir la voix et les instruments épousent les variations de celle-ci.

Chez les Diola, tout le monde peut chanter ou jouer d'un instrument et il n'y a pas comme chez leurs voisins les institutions de griots. Les relations étroites depuis longtemps avec les groupes islamisés mandingues d'une part et la colonisation française d'autre part explique peut-être l'influence qu'a subie leur musique.

Les Diola pratiquent lors des célébrations de mariages mais aussi des baptêmes ou des confirmations, une danse, rythmée par des percussions, appelée le bugur qui peut durer une heure ou quelques jours. Les danseurs hommes et femmes sont à l'intérieur d'un cercle formé par des chanteurs et par des femmes qui entrechoquent des bâtons de bois. Les tambours sont toujours du côté des hommes et les rythmes deviennent plus rapides lorsque quelqu'un rentre dans la danse. La batterie qui accompagne cette danse est composée le plus souvent de trois tambours joués par un seul homme.

D) LE BURKINA FASO

Peuple d'Afrique occidentale, les Mossi forment l'ethnie majoritaire du Burkina Faso et représentent 48% de la population totale. C'est un peuple très attaché à la tradition où la musique et le chant soutiennent et ponctuent la vie sociale et culturelle.

Des spécialistes, musiciens détenteurs des langages tambourinés ont la charge d'animer les fêtes : ce sont des griots appelés Yuumba. Ce sont des historiens qui sont formés par transmission orale, transmission qui se fait de père en fils, pour chanter la gloire des grands rois. Parallèlement et au cours d'un long apprentissage, le jeune musicien apprend le langage tambouriné et c'est seulement lorsqu'il maîtrise d'une part la parole, d'autre part l'instrument, qu'il peut prétendre devenir Yuumba.

Chez les Mossi, il existe une véritable aristocratie des griots. Tout semble parfaitement réglé comme dans la vie quotidienne où tout est organisé strictement. Il y a d'abord les Benda qui jouent d'un tambour spécial et dont le chef appartient à la famille royale. Plus modestes sont les Luinsé que l'on peut rencontrer partout, sur les places des marchés, pendant des mariages ou des funérailles, prés de chef dont ils font l’éloge ; ils sont indispensables mais n'ont pas de statut social spécifique. On trouve également les Gangado qui jouent d'un grand tambour cylindrique ; ce sont en général des particuliers plus ou moins musiciens qui participent aux travaux agricoles. Leur rôle est d'encourager les agriculteurs. Il existe donc plusieurs types de griots, issus de différents milieux sociaux ; il y a ceux qui vivent prés de leur maître (en général dans les palais royaux) et ceux qui travaillent sur les marchés en vue d'une éventuelle rétribution.

Enfin, dans les différents groupes de Mossi, la danse joue encore une fois un rôle important. Lorsque se réunit un groupe de tambourinaires avec des instruments différents et auxquels peuvent s'adjoindre d'autres familles d'instruments, une danse peut commencer. On peut ainsi observer des danses circulaires dont certaines ont un nombre de pas très important. Pendant certaines de ces danses, un couple peut mimer les gestes de l'amour au rythme des tambours. Lors des funérailles, les jeunes enfants retracent la vie du mort en mimant les diverses activités qu'il pratiquait.

2. L'EVOLUTION DES PERCUSSIONS AUJOURD'HUI

Aujourd'hui existent en Afrique de l'ouest des villes très importantes d'où sont issus les plus grands tambourinaires et les plus grandes formations qui ont une réputation mondiale.

A Conakry, capitale de la Guinée, se sont installés en 1959 les Ballets Africains de Keïta Fodéba qui étaient à l’époque la première compagnie de ballet véritablement professionnelle fondée en Afrique noire. Au début des années soixante, c'est le Ballet National Djoliba qui apparaît et qui rassemble les plus grands artistes. Ces différentes créations provoquent une exode des batteurs traditionnels qui quittent les villages pour se rendre " avides de gloire " dans la grande ville. C'est à cette époque que furent formés les plus grands batteurs, considérés aujourd'hui comme des références de la musique ; il convient de rappeler qu'ils ont tous été choisis parmi des centaines de participants ce qui leur confère encore plus de mérite. On entend parler de Famoudou Konaté, Fadouba Oularé, Noumody Keïta, Gbanworo Keïta et bien sûr Mamady Keïta qui est resté le plus médiatique.

Les grandes formations reprennent les rythmes traditionnels malinké mais cela représente un danger car les plus jeunes tambourinaires qui sont formés à la ville oublient voir ne savent jamais que ces rythmes étaient joués dans un certain contexte traditionnel.

Le système des sélections utilisé en Guinée apparaît également dans les grandes villes des pays voisins, notamment au Sénégal et au Mali mais c'est en Guinée que les percussions ont le plus de succès particulièrement avec le djembe. Le genre des musiques jouées par les grands ensembles touchent tous les pays d'Afrique de l'ouest grâce aux enregistrements des Ballets Africains et du fabuleux ensemble des Percussions de Guinée (c'est une troupe qui a été créée par un artiste français en 1988) ; ce dernier a eu un succès considérable sur les scènes du monde entier.

En Côte-d'Ivoire et plus précisément à Bouaké sont installés deux tambourinaires réputés qui dirigent leur propre école de percussions.

Il y a d'abord Adama Drame, né en 1954 ; il est issu d'une famille de griots de la région de Nouna (Burkina Faso). Il a été membre de la troupe nationale des Ballets de la Volta puis s'est installé dans la ville de Bouaké en 1974. Il a été remarqué par le musicologue Bernard Mondet et depuis 1979 se produit dans de nombreux festivals dans le monde entier. Il a énormément étonné son auditoire en se produisant tout seul sur scène.

Il y a ensuite Sougalo Coulibaly, né en 1955, issu de l'ethnie des Bambara, fils du chef du village de Béléko situé au Mali. Il n'a connu que le contexte musical de son village étant jeune, un contexte purement traditionnel et jouait pour accompagner les travaux des champs ou dans les différentes fêtes. Soungalo quitte le Mali pour se rendre en Côte-d'Ivoire où il apprend à jouer du tambour en autodidacte. Il accompagne les batteurs traditionnels dans des fêtes. Une fois installé à Bouaké, dans les années 70, il se fait tout de suite remarquer et comme Adama Drame est souvent invité en Europe pour des festivals ou pour donner des cours.

Au Burkina Faso et plus précisément dans la ville de Bobo-Dioulasso, les percussions ne sont utilisées de façon traditionnelle que par les minorités malinké mais ne connaissent pas le même succès que dans les autres villes d'Afrique de l'ouest. Mais on remarque l’émergence d'un style musical nouveau dans lequel se mélangent les traditions des ethnies des Bobo, des Sénoufo et des Bambara. Cette musique s'est fait connaître par un groupe connu mondialement aujourd'hui : Farafina. Depuis cette formation s’évertue à développer les activités musicales au sein de la ville de Bobo-Dioulasso.

Enfin, au Mali, la ville de Bamako aurait pu elle aussi développer les structures d'enseignement de musique et c'est ce qu'elle a essayé de faire. Mais les percussionnistes n'ont jamais eu la même renommée que ceux des autres villes de l'Afrique de l'ouest. De grosses difficultés économiques et politiques ont entraîné le départ de presque tous les musiciens réputés ; la colonisation d'abord, la montée de l'islam ensuite n'ont rien fait pour arranger les choses.

Source: Les percussions Mandingues
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 #6 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 11 Sep 2005 12:28

Les Mandingues sur la liste du patrimoine oral et immatériel de l'Humanité


La communauté Mandingue est répartie sur des territoires qui ont appartenu à l'ancien empire du Mali. Depuis la fondation de cet empire au 13e siècle, le Sosso-Bala, instrument sacré, est perçu comme le symbole de la liberté et de la cohésion du peuple mandingue. L'espace culturel de la pratique du Sosso-Bala se confond avec l'aire d'occupation de l'habitat de la famille Dökala, dans le village de Niagassola en Guinée. Le Sosso-Bala est un instrument sacré. C'est un type de balafon long de 1,24 m constitué de 20 lamelles soigneusement taillées de dimensions inégales, sous chacune desquelles se trouve une gourde de sonorisation. Le Balatigui ou patriarche de la famille Dökala, gardien de l'instrument, ne peut jouer sur le Sosso-bala qu’à certaines occasions, comme la fête du Nouvel an musulman et à certains enterrements. C'est également le Balatigui qui dispense l'enseignement traditionnel lié au Balafon aux enfants à partir de l’âge de 7 ans. La musique du Sosso-Bala, qui accompagne des poèmes épiques du moyen-âge africain, est essentiellement composée d'hymnes à la gloire des bâtisseurs de l'empire du Mali, Soumaoro Kanté, et Soundiata Keita.


Membres de la communauté mandingue
Crédit photo: Espace culturel de Sosso-Bala à Nyagassola


Communauté mandingue
Crédit photo: Espace culturel de Sosso-Bala à Nyagassola


Membres de la communauté mandingue
Crédit photo: Espace culturel de Sosso-Bala à Nyagassola


Joueurs de Sosso-Bala
Crédit photo: Espace culturel de Sosso-Bala à Nyagassola


Sosso-Bala
Crédit photo: Espace culturel de Sosso-Bala à Nyagassola


Femmes jouant du Sosso-Bala
Crédit photo: Espace culturel de Sosso-Bala à Nyagassola
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 #7 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 11 Sep 2005 12:50

L'EPOPEE MANDINGUE


Les Mandingues forment un groupe comprenant trois populations: les Bambara, les Dioula, et les Malinké.
Les différences dialectales qui séparent les trois langues sont minimes et l'on pense aujourd'hui que ces populations ont dû parler, antérieurement à l'avènement de l'empire Mandingue, une langue parfaitement homogène


Carte de l'Empire Mandingue
Crédit image: Donaba


Nous nous intéresserons plus particulièrement aux Malinké, qui furent du moyen Age au début de l'ère coloniale , un peuple conquérant, un peuple de guerriers.


Carte du pays Malinké
Crédit image: Donaba

Il furent aussi et demeurent encore de nos jours parmi les plus grands marchands de l'Afrique de l'ouest.

Ils forment un groupe homogène de populations dans la région est de la république de Guinée, des minorités importantes dans le sud du Sénégal, le sud ouest du Mali, et le nord ouest de la côte d'ivoire

C'est avec l'introduction précoce de l'Islam au Mandé régions d'origine des malinké que l'on doit la première unité politique ,en effet, entre le 11 et 12 siècle, les Keita s'appuyant sur l'islam auraient rassemblé toutes les chefferies de la région en un grand royaume dans un même ensemble politiquele Do, le Kiri, le Bako, le Bure.


Carte du manden avant Sundjata Keïta vers le 12 siècle
Carte réalisé par le professeur Sénégalais D.T .Niane "Histoire général de l'Afrique" Volume 4, p103
Crédit image: Donaba


Un siècle après, A la fin du 12 siècle, l'Afrique noir connaît un essor politique, économique et culturel sans précédent. le Mansa " chef suprême " Dankara Tuman assiste à l'essor du Sosso. L'immense empire du Ghana vient de s'écrouler. Le royaume Sosso semble le mieux placé pour lui succéder et exercer son hégémonie sur toute cette région occidentale de l'Afrique, à sa tête Soumaoro Kanté.
La capitale du royaume Sosso serait situé vers Koulikoro ( au nord de Bamako).


Soumaoro Kanté
Crédit image: Donaba

Soumaoro Roi du Sosso hostile à L'Islam et au Trafic d'esclaves, redoutable guerrier réputé invulnérable, inventeur hors pair mais aussi roi-sorcier doué d'une puissance surnaturelle.
Sa soeur Kankouba Kanté fut l'amie d'un djinn. Ce lien lui permit de bénéficier de l'aide du patriarche d'une lignée d'invisibles. Il fut initié à la sorcellerie et à la magie au point de devenir imbattable.
La terreur qu'il inspirait était-elle que " les anciens n'osaient plus siéger pour la palabre, de peur que le vent ne porte leur parole jusqu'au Roi "
On lui attribue aussi l'invention du balafon le Sosso-Bala (voir légende du Sosso-Bala)
Après avoir soumis les provinces Soninke, Sumaoro attaque le Mandé qui lui oppose une farouche résistance
Mansa Dankara Tuman préfère composé avec le roi Sossoe à qui il donne en mariage sa sœur Nana Triban, mais devant les exactions de Soumaoro, les gens du Mande exhortèrent leur roi à reprendre la lutte, mais ce dernier préféra se réfugier dans le sud où il fonda la ville de Kissidougou( la ville du salut).



Soundjata Keita
Crédit image: Donaba

C'est alors que les insurgés firent appel à son frère Sunjata Keita.
Soundjata eut une enfance pénible d'handicapé invalide des jambes.
Sa mère fut la risée de ses co- épouses. Après avoir commencé à marcher dans des circonstances étranges.

" un jour sa mère alla quémander les feuilles de Baobab à une coépouse afin d'accommoder une sauce. Celle-ci, avec l'hostilité qui caractérise les rapports entre coépouses, lui répondit que cueillir des feuilles de baobab est le genre de tâche qu'un fils doit accomplir pour sa mère ; et que, puisqu'elle avait un fils, elle devait aller s'adresser à celui-ci. Mais l'enfant de la mère ainsi humiliée était paralysé des membres inférieurs. Cependant lorsqu'il apprit la cause du chagrin de sa mère, il fut pris d'une telle colère, qu'il se dressa sur ses pieds, et alla arracher un arbre entier qu'il vint déposer devant la porte de la case maternelle . "

Une autre légende nous conte la fin de son handicap .
" exédé par les outrages perpétuels du roi du Sosso, Sunjata décide de se lever pour libérer sa patrie. Il s'appuie sur des barres en fer qui se brisent sous son poids. Il essaie une dernière fois de se redresser en utilisant l'ancien sceptre de son père. L'insigne royale résiste et le maintient debout. Le jeune roi du Mali, fort de son nouveau destin est alors prêt à affronter les foudres du puissant Soumaoro "


Sunjata
Crédit image: Donaba

Sunjata devint le chef de son groupe d'âge et suscita alors la persécution de son frère Dankaran Tuman.
Il décida de s'exiler et cette fuite dura de longues années qui le menèrent au Ghana( au nord ouest de Bamako, ancienne capitale de l'empire du même nom) puis proche de là à Néma.
Le Roi de Néma qui apprécier sa bravoure lui donna un contingent.

D'aprés Nambala Kanté dans "Forgerons d'Afrique noir"
"La délégation manding entretint Sundjata en ces termes: Les gens du Manden vous demandent de retourner dans votre pays, et vous y hériterez du trône. Il en informa sa mère, et celle-ci fit ce serment: S'il et vrai que mon fils est appelé au Manden pour des querelles intestines, je ne m'en mêle pas. Mais s'il doit être l'héritier du trône, que je meure avant le lever du jour afin qu'il puissent partir.
Le lendemain matin, Sundjata trouva le corp sans vie de sa mère, et il décida de partir avec sa délégation.
Les funérailles eurent lieu à l'insu de Manka Tounkara, son hôte et Mansa de la région. Mais le Mansa exigea qu'il raméne la dépouille de la mère au Manden. Sundjata le supplia de le laisser l'enterrer à Néma. Finalement, le roi donna son accord, mais demanda qu'il paie la terre destinée à la tombe. Le messager revint avec le prix : il y avait là un tesson de calabasse, un tesson de pot contenant de la poudre de fusil, deux balles, des plumes de perdrix et une feuille de drama, sorte de raisin sauvage.
Ce jour là, Kémokoni Kobé Kodolon, un vieux connaisseur des choses cachées, était assis près du souverain. Il lui dit : Mansa, j'ai peur pour vous... C'est un ultimatum qui vous est adressé. si vous n'acceptez pas qu'ilenterre sa mère, il détruira votre ville. C'est ce que représentent les tesson de calebasse et de poterie. Pour le faire, il se servira d'armes à feu, symbolisées par la poudre et les balles. Une fois détruite, vote ville sera abandonnée et la brousse envahira les lieux, c'est ce que signifient les plumes de perdrix et la feuille de drama.
Alors le roi s'écria : Si c'est bien là le sens du message, appelle moi vite un griot pour aller dire à Sundjata d'inhumer sa mère comme il l'entend."


Sunjata
Crédit image: Donaba

Son retour suscita un enthousiasme populaire chez les Malinké.
Des chefs de guerre qui avaient été des compagnons d'âge de Sunjata étaient déjà prêts. Ils scellèrent l'union sacrée avec Sunjata dans la plaine de Sibi. Sur la rive droite du Niger la rébellion contre Sumaoro Kante était dirigé par Mansa Kara Noro, ces soldats étaient bardés de fer, seule la valeur et la ruse de Fakoli, chef militaire de Soumaoro en vint à bout.
Mais au cours des festivité célébrant la victoire, Sumaoro se permit de détourner l'épouse de Fakoli. Ce dernier indigné traversa le Niger avec son armée pour se joindre aux alliés concentrés à Sibi.

Soumaoro malgré cette adversité, passe à l'attaque, après deux rencontre incertaines, le choc décisif eut lieu à Kirina. Sunjata était confiant car sa sœur, Nana Triban, naguère mariée de force à Soumaoro, s'était enfuie avec l'aide du griot de ce dernier, Bala Faseke Kwaté, apportant avec elle le secret du totem (tana) de son ex-mari : l'ergot d'un coq blanc.

Soumaoro allait donc à la bataille avec un handicap psychologique grave. Sa déroute fût totale selon certaines légendes L'ergot fatale toucha Soumaoro qui, se transforma en tourbillon et disparu magiquement.
Sunjata le poursuivit sans l'atteindre jusqu'à kolikoro, qui fût enlevée ; peu après Sosso était rasée. La victoire de Kirina n'était pas un simple combat heureux : elle scellait l'alliance des clans rassemblés à Sibi ; elle assurait au Mali l'héritage de l'empire du Ghana dans le soudan Occidental ; elle ouvrit enfin la voie à l'expansion de l'islam vers le sud .


La bataille de Kirina
Crédit image: Donaba


Sunjata fonda la capitale de son nouvelle Empire à Niami, loin de la capitale d'origine des keita Kangaba, il était plus sûr pour Sunjata de s'installer loin de ses parents directs, en effet on se rappelle les querelles avec Dankara Tounan son frère aîné. C'est dans cette régions élargie au Amana que se retirèrent les Keita après la décadence de l'empire dont ils représentaient la dynastie.

La tradition attribue à Sunjata la codification des normes sociales et politiques qui régissent encore les peuples mandé, t-elle les correspondances entre nom claniques " les Sànànkuya " parenté obligeant à la solidarité mais aussi a la raillerie, (voir Sànànkùyas).

Source: Donaba
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 #8 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 11 Sep 2005 12:52

L'éducation en pays Malinkés


Tout petit le malinké apprend à s'affirmer en affrontant ses camarades, dés l'âge de six environ.
Les classes d'âge commence à intégrer l'enfant à des petit groupes déjà hiérarchisés.
Les enfants forment des bandes groupant des individus ayant à peu près le même âge : la notion d'âge reste floue, ce qui règle cette intégration, c'est d'abord la force physique et les luttes que les enfants organisent à la fin de chaque jeu collectif.


Jeunes malinkés
Crédit photo: Donaba


Le passage de la circoncision

Avant la circoncision les jeunes Malinkés sont des Bilakoro considérés comme irresponsables et comme impurs. Ils peuvent par exemples se livrer au maraudages sans qu'on prennent ces actes pour du vol ; ce qui ne les empêche pas de subir des sanctions corporelles réparatrices ; mais après la sanction, tout est oublié et il n'y a pas de jugement morale.
Après la circoncision : les êtres encore peu socialisés qu'étaient nos Bilakoro sont devenu des hommes. Dorénavant, on les prendra au sérieux ; aussi ils seront jugés sévèrement, en hommes responsables.
Les bilakoro deviennent les obligés des nouveaux circoncis, ils ne peuvent répondre à une injures qui leur aura été adressé par ces derniers même s'il ce sent capable de l'affronter victorieusement sur le plan physique.
Plus tard le passage d'une classe d'âge à une autre est rendu possible par une épreuve physique. Pour exemple lors dés manifestations t-elle que les Dunumba

Le baptême

Le baptême n'appartient pas aux parents, il appartient à la communauté villageoise. L'enfant naît dans une famille mais c'est le village qui s'occupe du baptême, tout le monde y contribue.
C'est par la venue des Blancs que la Société africaine a commencé à se disloquer


Jeunes baptisés
Crédit photo: Donaba

On commence par mettre l'enfant sur les pieds de son grand-père: "tu as eu de la chance de connaître ton petit fils et que ton petit fils ait la chance de connaître ses petits fils".
Si c'est une fille, on la remet à la grand mère, si le grand père ne vit plus, on remet l'enfant à une personne du même âge.
Tant que l'enfant ne pleure pas, le père ne communique pas son nom à l'Iman; L'enfant doit manifester une envie de vivre par les plaintes (cris, pleurs).
Dés que l'enfant crie ou pleure, le père communique le nom choisi par ses parents à l'Iman, alors on apporte le pain blanc avec les noix de colas, Puis on attend que les griots chantent l'histoire du nom de l'enfant (Keita, Camara ), ensuite l'Iman casse la noix de colas, il concentre tous ses efforts là dessus car si tous les proches voisins l'ont entendue craquer, alors les anges l'ont entendu aussi

Source: Donaba
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 #9 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 11 Sep 2005 13:07

la Légende du Sosso-Bala (ou Balafon)


"Un jour, au cours d'une de ses promenade, Soumaworo rentre en contact avec des génies qui lui montrent un fantastique instrument ...
le Sosso-Bala est né."


Jeune joueur de Balafon
Crédit photo: Donaba


" Un jour, au cours d'une de ses promenade, Soumaoro rentre en contact avec des génies qui lui montrent un fantastique instrument qu'il n'a encore jamais vu. A son retour, il se met au travail et le reproduit . Le balafon du royaume Sosso, le Sosso-Bala est né.

L'Afrique découvre un nouveau son mais Soumaoro Kanté ne partage pas. Nul autre que lui n'a le droit de toucher ce nouvel instrument de musique. Si d'aventure quelqu'un en joue, il est aussitôt exécuté. " Même si une mouche se posait dessus, il la retrouvait et la tuait " , affirme-t-on encore comme pour donner plus ampleur à cette interdiction.

Soumaoro Kanté continue à livré ses batailles ,au cours de l'une d'elles, il capture Diakouma Doua, le griot de Soundjata et le garde prisonnier à sa cour.

Pendant une partie de chasse, Soumaoro entend au loin le son de son balafon. Il rentre immédiatement pour châtier l'audacieux qui a osé enfreindre sa fatale interdiction.
Arrivé à ses côtés, Soumaoro s'arrête, impressionné par le talent du griot qui joue, pour la première fois de l'instrument.
Pour sauver sa tête, Diakouma improvise aussitôt des paroles et le son le plus mélodieux qui les accompagnent.
Le roi dit : -on t'appellera Bala-fo-Fasèkè Kwatè, " Fassèkè Kwatè le joueur de balafon "

Après sa victoire Sunjata confie à Bala Fasséké la gestion du balafon de Soumaoro Kanté.

Le balafon devient peu à peu l'instrument privilégié de toutes les grandes cérémonies.
A la mort de Bala Fasséké les sages attribuent l'instrument à son frère le plus âgé, suivant la règle de primogéniture.

Depuis, il est toujours resté entre les mains de la famille kouyaté et des descendant de l'illustre griot.
Le gardien -le bélétigui- véritable détenteur de l'histoire, a pour mission de veiller sur la précieuse relique.
A son décès, tous les griots Kouyaté se réunissent avec les membres du clan royal afin de nommer un nouveau gardien.
" on voit si le futur bélétigui n'as pas transgressé certains principes et s'il a bien respecté la tradition.
Il doit contribuer à la sauvegarde de l'instrument et de son rayonnement ", précise Namankouma Kouyaté

Quarante jours plus tard, le Sosso Bala est amené vers la demeure du nouveau gardien, accompagné des biens personnels et des femmes du défunt. Lors de la cérémonie de transmission, véritable passation de pouvoir, le balafon légendaire fait le voyage sur la tête du Bélétigui.
A l'apparition des frontière coloniales, la famille kouyaté s'étand agrandie et répandue dans de nombreux villages, il n'était pas rare que le cortége passe du mali en Guinée, ou inversement.
Aujourd'hui Le Sosso Bala, celui que les génies ont donné à Soumaoro Kanté, se trouve définitivement à niagassola, au confins de le guinée, proche de la frontière malienne .
Maintenant ce sont les gardiens qui se déplacent et depuis près de 900 ans, les bélétiguis ont su préserver de façon quasiment intacte l'instrument originel. " on leur interdit formellement de modifier l'instrument ou de changer les piéces qui rentre dans sa conception. Si par accident une pièce se casse, le conseil doit à nouveau délibèrer et débattre sur la nécessité de la changer. A ma connaissance, seul deux lames et une gourde ont ainsi été remplacées " , indique avec sérénité le professeur Kouyaté.

En tout cas, la grande famille de griot est convaincue que ces balafons qui rythment sur tout le continent les longues nuit de fêtes, sont directement issus du leur : le Sosso-Bala, qu'ils conservent précieusement

Source: Donaba
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 #10 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 11 Sep 2005 13:13

Le Griot


Il réconciliait le peuple et le souverain à chaque occasion en enseignant à ce dernier que chaque couche de la Société habite le coeur du chef étant donné qu'il est le père et l'espoir de tous. Le griot est celui qui s'incline au pied du chef pour solliciter le bonheur du peuple

Les différentes catégories de griots

Les Kélé Mansa Djeli ou Djéli Gnara principaux maîtres de la parole.
Quand un griot domine les autres, on le nomme: "Béléntigui", c'est à dire détenteur du spectre le Béléntigui connaît l'histoire de la fondation des villages et de toutes autres relations qui sévissent dans les communautés. Il est le conservateur de tous les arts et de la culture propre à chaque village. C'est le procureur et le juge de leurs conflits aux procès. Dés lors il est apprécié par sa compétence de réconciliation, car il est le seul espoir de la cité, connaissant l'histoire de tous et de chacun.

Les Balafôdjeli Griots instrumentistes

Les Séné-Djeli Griots aux greniers pleins de termes à galvaniser le courage des grands laboureurs en saison des pluies.

Les Keliomah-Di Pour la profondeur occulte de l'Afrique des masques mystiques, ils ont une voix de crapaud, une voix qui fait trembler le coeur quand on l'entend dans la nuit profonde(voir masque Komah).

Les Kéné-Djéli Griots spécialisés dans l'art de la circoncision, ils sont souvent de grands sorciers et de grands forgerons.

Les Serawa Ce sont des paroliers ivres de proverbes et d'adages, excellents chansonniers et danseurs à la fois. Ils suivent les chasseurs et les grands guerriers

Cheik Oumar Camara "Aujourd'hui le griot a perdu beaucoup de son rôle dans la société africaine.
Avant il était témoin des règnes; avocat, procureur, réconciliateur du peuple avec son roi, c'était la voix du peuple et le conseillé de la cour royale. L'administration aujourd'hui remplace beaucoup de ses fonctions. Le griot a d'autres rôles, car les lois sont écrites par les conseillers du président qui sont des intellectuels. Cependant le message du griot passe quand cela ne va pas dans le pays, il compose une chanson pour informer le peuple et le roi.
Puisqu'en Guinée principalement les griots ne chantent pas pour rien,(je ne parle pas des artistes qui foisonnent chez les marchands de disques, ceci pour avoir du pain. Ils sont artistes sans être griot, ils s'éloignent du message du griot.).
Les vrais griots sont ceux qui sont prêts à donner des conseils très sages au roi ou à travers des chansons, des proverbes et des contes. S' il ne peut pas porter le message personnellement et s'adresser directement au chef président, il compose une chanson très populaire qui sera chantée partout jusqu'à atteindre l'oreille du chef, et qu'il fût compris que cette chanson lui est adressée. Voilà le rôle diminué du griot dans notre Société contemporaine.
Il y a une différence entre faire de la musique et du griotisme.
Les chansons des griots sont dirigées, orientées principalement vers un chef, c'est le message du peuple, de la sagesse vers la classe dirigeante.
Djelitomba, cercle des hommes de la parole, vrais griots aujourd'hui organisés en société.
Ils ont joué un rôle important dans l'opposition entre Malinkés et Sussus. Ils ont apaisé, calmé l'agitation en rappelant l'histoire, les racines. C'est grâce à eux que le feu n'a pas pris, n'a pas grossi.
Kalifala Kante actuellement chante la paix afin que les chefs d'états arrêtent de nourrir la guerre. Il parle "une minute de guerre est un siècle de perte", il le démontre. Les coeurs échauffés allaient s'allumer mais grâce à ses chansons le calme revient sinon la Guinée serait toujours sous tension.
Salik Keita est un des plus grand griot, dans tout ce qu'il a dit, il y avait un message pour l'humanité et qui pénètre. Pourtant il n'est pas griot, il est de la descendance de Soundjata Keita, c'est un prince et c'est pourtant devenu un grand homme de la parole mais comme sa vocation est un message utile pour toute la communauté Noire alors on le laisse faire. "


Momo Wandel
Crédit photo: Donaba

Momo Wandel:"Le griot a un rôle dans la vie quotidienne, rôle profane, les mariages..
Le griot est celui qui relate la vie d'un roi, d'un peuple, mais cela se perd; car en 200 ans on perd la vérité.
Si on raconte vraiment l'histoire de l'Afrique, il y a des gens qui vont baisser la tête. Pour nous, il y a des choses qui sont cachées pour faire plaisir à un Soumah, un Keita, un Bongoura, mais la vraie histoire on ne la connaît pas.
Les griots en général sont des quémandeurs, ils chantaient dans la cour du roi, ils étaient là pour encourager les guerriers, quand le roi était fâché, ils leur chantaient des choses.
Les griots aujourd'hui ce ne sont que des quémandeurs, ils viennent chez toi pour te chanter des louanges et tu donnes l'argent et ils partent. Mais les vrais griots c'est l'histoire mais ne l'ont il pas tronquée?"

Source: Donaba
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 #11 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 11 Sep 2005 14:19

Un musicien mandingue contemporain: Ballaké Sissoko (Mali)



Balaké Sissoko
Crédit photo: Médiatropiques

Ballaké Sissoko : voix, kora. Mama Draba : voix Fasséry Diabaté : balafon. Mahamadou Kamissoko : luth n'goni. Demba Camara : harpe-luth bolon
Ballaké Sissoko est né dans le milieu des griots du Mali. Il appartient à la grande tradition mandingue, connue pour sa musique mélodieuse et cristalline et pour les voix magnifiques de ses chanteurs. Comme le veut la coutume, Ballaké a été initié à l'art du griot dès son enfance par son père Djelimady Sissoko, un des grands maîtres de la kora, la harpe-luth à vingt-et-une cordes. Reconnu comme un des interprètes les plus doués de la nouvelle génération, Ballaké est un fin mélodiste, qui allie le sens de l'improvisation et le respect de la tradition au service d'un style à la fois élégant et inventif.
Son ensemble comporte, outre son épouse Mama Draba, à la voix profonde et puissante, trois musiciens qui mettent en valeur les timbres des authentiques instruments maliens : Mahamadou Kamissoko au petit luth n'goni, complément idéal de la voix ; Fasséry Diabaté au balafon, le xylophone répandu dans toute l'Afrique de l'Ouest ; et enfin Demba Camara au bolon, une grande harpe-luth au registre grave accompagnant traditionnellement le répertoire des musiciens chasseurs. Cette musique délicieuse, sans tambour ni trompette, contribuera certainement à élargir notre image sonore de l'Afrique.

Source: Médiatropiques

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fouyapin
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 #12 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 11 Sep 2005 21:16

merci 6klôn
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Cigaline972
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 #13 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 12 Sep 2005 10:07

fouyapin a écrit:
 
merci 6klôn  
 


(bis) et pour la série "Nos ancêtres" en général
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Bibounette
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 #14 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 16 Sep 2005 04:43

Oui, je connais quelqu'un qui aurait des ascendances Mandingues. Plus de photos please! (je les croyais petits et costauds, non?)
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yanou_gwada
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 #15 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Nos ancêtres les Mandingues   Posté le: 16 Sep 2005 17:07

J'ai pas compris l'origine: au début j'ai vu "soudan et mali", ensuite j'ai vu "guinée, côte-d'ivoire et mali"...
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