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Les dessous des produits "locaux"
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  Au coeur des Dom-Tom:   Sujet: Les dessous des produits "locaux"

Snaïka'
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 #91 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 30 Avr 2007 04:39

jymmy97 a écrit:
 
Produit Local dispo chez moi....

Sik a Pistache

*


Doucellette



Ce sont des tit' douceurs bien local et qui portant non pas le logo du PIL...

DOUX CAPRICES: Martinique: 0596754071 / Guadeloupe 0590855012 
 


Tiens ils ont un stand à la foire de Paris... D'ailleurs je vais tenter à ma prochaine visite de faire un reportage spécial PIL Et un peu d'aide ne serait pas de trop, s'il y a des volontaires.
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 #92 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 26 Nov 2011 22:05

Je me suis laissée tenter ,dans les rayons d'un hypermaché asiatique ,par un sirop d'ananas de l'entreprise Délices de Guyane .

C'est une gamme de produit qui m'est totalement inconnu. Je ne réitérerais surement pas l'achat , puisque qu'il rentre dans la catégorie "achat compulsif déraisonné" ( à 4.95€ les 20 cl, c'est la petite bouteille à coté , je ne peux expliquer cela autrement).
http://www.delices-de-guyane.fr

Présentation par le ministère de l'agriculture:

Citation:
 
La success story Délices de Guyane

20/10/2011

En Guyane, tout le monde connait la Solam, l'une des grandes entreprises agroalimentaires locales. Créée en 2002, elle a bénéficié pour son installation du soutien de l'annexe du Centre national d’études spatiales (CNES) au contrat État-région. Et en quelques années, les objectifs de production et de commercialisation se sont trouvés largement dépassés !

Avec 45 employés directs, une certification ISO 22000, quelque 180 références de produits, la Solam, implantée à macouria à michemin entre Kourou et Cayenne, produit sous la marque Yoplait sous sa propre marque Layo et développe des boissons et nectars de fruits sous le nom “Caresses Guyanaises”. Le marché local représente environ 23 % de ses ventes.

À l'origine, l’énergie d'un homme : Bernard Boullanger, qui, à la suite d'un glissement de terrain ayant détruit en 2000 l'entreprise dont il était le directeur sur le site de Cabassou, s'est investi pour relancer la fabrication de produits laitiers en Guyane.
Chaque année, les machines et les process sont améliorés, les lignes de production sont renforcées et l'entreprise acquiert de nouveaux camions de livraison…
Lorsque vous dégustez, à Cayenne, un Yoplait aux fruits, un Yop ou un Petit Filou, il y a toutes les chances pour qu'il ait été fabriqué au coeur de l'Amazonie !

Compte-tenu des quantités traitées, Solam utilise des matières premières importées, mais Bernard Boullanger a également créé Délices de Guyane, certifié iSo 9001, une gamme de confitures, condiments, sirops et punch à partir de l'agriculture guyanaise.
Confitures aux fruits exotiques les plus divers, chutneys, pâtes de piment, sirops de citron vert, d'hibiscus ou d'ananas, punch aux fruits de la passion ou au gingembre… aux couleurs Guyane !
 
 


Par contre si il y'a une boisson pour laquelle je ne rechignerais pas de débourser c'est La Caresse Guyanaise Pomme Cythére.
Actuellement la production est assuré par la SOLAM (Société laitière de Macouria).

http://www.solam.fr/index.html
Citation:
 
La SOLAM a été créée fin 2002. Notre activité débute en 2003 en important tous les produits laitiers des Antilles.
Les 9 premiers mois de l'année, la SOLAM se construit, doublement de l'usine, se modernise, achat de nouveaux matériels de conditionnement et d'un nouveau process pour voir ses activités de production démarrer dès le mois de juin par le jus puis les yaourts à boire en aout et enfin les yaourts en octobre 2003.
L'investissement initial s’élève à 6 M€ pour atteindre près de 10 M€ 6 ans après. Chaque année, nous avons fait des améliorations sur les machines, le process, les lignes de production et investit dans des camions de livraison neufs.



Nous avons construit un nouveau bâtiment de 800 m2 avec une zone de stockage sec et une chambre froide positive pour les produits finis.
Tout a été fait dans le but d'une meilleure maitrise de nos produits, d'un meilleur confort du personnel, pour finalement donner une meilleure satisfaction à nos clients.
En 6 ans, nous sommes passés de 70 à 150 références produits, de la mise en place de l'HACCP à la procédure de certification ISO 22000.
La SOLAM se veut une entreprise citoyenne, dynamique, proche de son marché. 
 





Évidement, comme il est préciser dans l'article du ministére de l'agriculture, les denrées alimentaires servant à la fabrication sont loin d'être à 100% issues de la production locale.

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 #93 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 21 Fév 2013 13:15

A découvrir, le magazine PIL (produits de l'industrie locale)de l'industrie martiniquaise, diffusé par l'association martiniquaise pour la promotion de l'industrie ( http://www.industriemartinique.com).
Lien directe vers le dernier numéro datant de Juillet 2012.
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 #94 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 03 Mar 2013 18:46

Interlude musicale , occasion de rappeler l'existence du sujet : Consommez-vous local?


Edmond MONDESIR - "Manjé péyi-a"






Publiée le 22 déc. 2012

Clip HD "Manjé péyi-a" Edmond MONDESIR
A/C : Edmond Mondésir
Réalisation : Wally Fall / Direction artistique : Siam Lee
Editions / Productions : AWImusic (2012)
Album (disponible sur plateformes de téléchargement légales) : Emosion Bèlè


Très belle mise en image de la production locale.
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 #95 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 18 Mar 2013 15:13

Proche du sujet, concernant les produits importés et le "statut laboratoire d'expérimentation des DOM" (c'est ma version perso de l'incongruité des faits / pratiques commerciales spécifiques):

Citation:
 
Date limite de consommation des yaourts et autres produits laitiers frais expédiés dans les DOM 14 ème législature

Question écrite n° 03414 de M. Maurice Antiste (Martinique - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 06/12/2012 - page 2790
M. Maurice Antiste attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur le problème posé par la mention « date limite de consommation » appliquée en France hexagonale sur les produits laitiers, notamment les yaourts, expédiés dans les DOM.

Il rappelle que la DLC est une date qui doit figurer sur les emballages des produits alimentaires périssables (article R. 112-9 du code de la consommation) et qu'aucun produit ne peut être vendu au-delà de cette DLC.

Or, on observe que pour les yaourts fabriqués en France hexagonale expédiés dans les DOM, certains fabricants de métropole allongent la DLC en la portant à 60 jours afin que les produits arrivants en outre-mer reste commercialisables un certain temps en rayons des magasins d'alimentation, malgré le délai de traversée maritime qui peut être estimé à 15 jours.

Les producteurs de yaourts des DOM considèrent qu'un tel allongement de la DLC des yaourts fabriqués en métropole, uniquement quand ceux-ci sont expédiés dans les DOM, constitue une pratique inéquitable et déloyale vis-à-vis des consommateurs domiens, celle-ci pouvant être source de risque sanitaire aggravé du fait de la consommation possible de ces produits dans ces territoires, au-delà de la DLC de 30 jours conseillée et pratiquée pour les mêmes produits en métropole.

De plus, cette pratique menace à très court terme la survie des fabricants des Antilles et de Guyane et les 500 emplois qu'ils représentent. Les trois fabricants de la Martinique contribuent à hauteur de 400 000 euros chaque année au fonctionnement de la filière laitière de Martinique qui produit 400 000 litres de lait frais par an.

Il demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mettre fin à cette pratique en restaurant une juste et saine concurrence, de manière à respecter la liberté du consommateur.

Transmise au Ministère chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation




En attente de réponse du Ministère chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation.  
 



Article
Citation:
 
La date limite de consommation des yaourts en débat
Clicanoo.re publié le 15 mars 2013 05h33

La commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale procède à des auditions en vue de l'examen de la proposition de loi anti-sucre déposée par la députée de Guadeloupe, Hélène Vainqueur-Christophe.


CONSOMMATION

La commission des affaires sociales devra avoir établi, le 19 mars prochain, le texte de la proposition de loi tel qu'il sera débattu dans l'hémicycle le 27 mars prochain. À cette fin, elle auditionne les professionnels concernés. Mardi, la commission a entendu la Fédération des entreprises d'outre-mer, l'association nationale des industries alimentaires, Syndifrais, le syndicat professionnel des fabricants de yaourts, fromages frais, desserts lactés frais et crèmes fraîches, dont M. de Raynal pour la Martinique, et Bernard Boulanger pour la Guyane. Ont encore été auditionnés Olivier Desbordes de la société Antilles glace, et le représentant du groupe Malo (la laiterie de Saint-Malo).

Concernant la seule question du taux de sucre, un consensus s'est dessiné et, comme nous l'indiquions dans une précédente édition, le texte de loi devrait faire le distinguo entre les sucres naturels et les sucres ajoutés. Autre point d'accord : la nécessité de laisser un délai suffisant aux producteurs ultramarins pour écouler leurs stocks d'emballages et réformer les process de fabrication. La loi ne serait donc opérationnelle qu'en 2015 ou 2016.

Mais c'est la question des dates limite de consommation qui a fait débat autour, notamment, du représentant du groupe Malo. C'est l'un des plus importants exportateurs de yaourts en outre-mer. Ses produits sont étiquetés avec une date limite de consommation à 55 ou 60 jours, contre 30 pour sa production métropolitaine.

"tromperie pour le consommateur ultramarin"

Cette pratique n'est ni légale, ni illégale, elle résulte d'un vide juridique. Le groupe Malo n'a pas voulu aborder ce sujet l'estimant déplacé, mais comme la loi sucre vise à régler un problème d’équité et de santé publique, Mme Vainqueur a souhaité qu'il soit évoqué. D'autant plus que deux notes, l'une de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, une autre du ministère de l'Agriculture, s'appuyant sur le problème de rupture de chaîne du froid en outre-mer, estiment que les produits exportés devraient avoir une date limite de consommation plus courte ou au moins égale à celle qui est en vigueur sur le marché hexagonal.

La Fedom n'a pas hésité à parler de "tromperie pour le consommateur ultramarin qui ne peut savoir que le yaourt qu'il achète est vieux de plus de trente jours". Ainsi, les yaourts fabriqués par Boulanger en Guyane, étiquetés à trente jours, peuvent passer pour plus vieux que ceux importés alors qu'ils sont en fait plus frais… Cette différence d’étiquetage fragilise donc les productions locales et les filières connexes comme la filière du lait. L'enjeu vise à préserver quelque 500 emplois...

Pour se défendre, la société Malo a expliqué qu'elle vendait bien ses yaourts à 60 jours en Russie… "Alors pourquoi n’étiquetez-vous pas vos yaourts à 60 jours pour le marché métropolitain ?", a demandé Mme Vainqueur. Pas de réponse de l'industriel

FXG, à Paris
 
 



En complément

Citation:
 
Les yaourts à date limite de consommation (DLC) longue dans les DOM
GUYANE

Trois entreprises de production de yaourts de France métropolitaine distribuent leurs produits en Guyane. Le groupe Malo distribue ses produits sous sa marque Malo chez tous les distributeurs et commercialise des produits sous la marque Carrefour et Leader Price.

L'entreprise Savoie Yaourt distribue sous sa marque Baiko chez Carrefour et sous la marque de distributeur Leader Price.

La coopérative 3A distribue sous la marque Carrefour.

Ces 3 sociétés représentent 100 % des importations de yaourts. Les importations de yaourts s’élèvent aujourd'hui à 30 % du marché guyanais.

MARTINIQUE / GUADELOUPE

Les 2 fabricants qui pratiquent une DLC longue sur le marché antillais sont la Laiterie de Saint-Malo, et la société 3A de Toulouse.

La Laiterie de Saint-Malo produit des yaourts et fromages de marque Malo et de marques de distributeur pour Leader Price. La société 3A produit aussi sous des marques de distributeur (Carrefour, Carrefour Market, Casino, Géant et Hyper U pour la Martinique et Carrefour, Carrefour Market, Carrefour Contact, Géant et Hyper Casino pour la Guadeloupe).

Chaque année, les ventes de produits fabriqués hors Antilles sont de plus en plus importantes (une évolution de + 66% en Guadeloupe et + 43% en Martinique a été constatée entre 2011 et 2012). 


Les progressions sont encore plus significatives sur des segments de marché comme les yaourts aux fruits ou les yaourts brassés nature. Dans ces catégories, les produits à DLC longues représentent respectivement 53% et 96% des ventes importées.

REUNION- MAYOTTE


Les importations de produits à DLC longue à la Réunion sont de l'ordre de quelques pourcents et concernent aujourd'hui surtout des fromages frais de marque Isigny. Ces importations à Mayotte peuvent être estimées à 20 % du marché et concernent les yaourts Malo, Pechalou et des marques de distributeurs fabriquées par Senoble
 
 


Une belle occassion d'opter pour des produits maison à base de produits frais locaux. Ferment lactique, présure sont aujourd'hui dispo dans le commerce. Pourquoi ne pas se laisser tenter!
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 #96 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 28 Mar 2013 14:52

Epilogue provisoire :

Citation:
 
Trop de sucre dans les produits destinés aux DOM-TOM

L'Assemblée nationale ont voté mercredi en première lecture, en faveur d'une proposition de loi visant à réduire la quantité de sucre dans les produits laitiers et les sodas, bien plus élevée qu'en métropole.

C'était une promesse de campagne de François Hollande. Ce mercredi, les députés ont voté en première lecture en faveur d'une proposition de loi socialiste visant à mettre fin à une situation étonnante: dans les DOM-TOM, certains produits alimentaires comme les sodas ou les yaourts contiennent bien plus de sucre que leurs équivalents vendus en métropole.Les partis de la majorité ainsi que les centristes de l'UDI ont voté pour cette proposition de loi socialiste tandis que l'UMP s'est abstenue, arguant du fait qu'elle préférait attendre une grande loi de santé publique.

Cette différence de traitement, qui avait déjà fait l'objet d'un projet de loi en 2011, mais sans succès, serait en partie responsable de l'obésité qui touche plus durement les Ultramarins que les Hexagonaux, estiment les experts médicaux. Les exemples sont parlants: un soda de Fanta à l'orange proposé en Martinique contiendrait 14 g de sucres ajoutés, contre moins de 10 g sur le continent. Un yaourt aux fruits de type Petit Filou vendu sur la même île afficherait 27% de sucres en plus que son équivalent sur le continent.

Il s'agit là d'une véritable «injustice», dénonce la rapporteur du texte, la députée socialiste de Guadeloupe Hélène Vainqueur-Christophe, rappelant les chiffres alarmants du surpoids et de l'obésité dans les DOM-TOM, bien supérieurs à ceux de la métropole. Selon l'étude Podium conduite par le Dr André Atallah, chef du service de cardiologie au centre hospitalier de Basse-Terre (Guadeloupe), 23% des enfants vivant dans les DOM sont en surpoids ou obèses, contre 16% en métropole. Les adultes d'Outre-Mer affichent aussi un taux d'obésité bien supérieur: 23% contre 16% pour les Français de l'Hexagone. Si des facteurs autres que l'alimentation, comme la sédentarité croissante ou un terrain génétique favorable, peuvent expliquer cet écart, l'offre alimentaire riche en sucre n'a pu qu'accentuer le fléau, estiment les experts.

Contraintes de production
Plusieurs raisons ont été avancées par les industriels pour expliquer la différence de qualité entre les DOM-TOM et l'Hexagone. La première serait le goût plus prononcé des Ultramarins pour le sucre. Un argument fallacieux, selon Hélène Vainqueur-Christophe. «Le fameux goût sucré des Ultramarins, c'est un argument des professionnels. On nous a très certainement conditionnés à aimer le sucré, et dès le plus jeune âge», estime-t-elle.

Les contraintes de production propres aux DOM-TOM sont aussi mises en avant. En l'absence de production laitière locale, les yaourts sont fabriqués sur place avec de la poudre de lait, qui est plus riche en fructose, un sucre naturel. C'est pourquoi la proposition de loi précise qu'il s'agit de limiter les sucres «ajoutés», a expliqué la députée guadeloupéenne en commission le 19 mars.

Des produits jetés plus tôt en métropole
Le texte évoquait aussi une problématique surprenante: les différences entre les dates limites de consommation. En métropole, elle est fixée 30 jours après la fabrication indiquée sur l'emballage, contre 55 jours, voire 60, dans les DOM-TOM. Là encore, l'objectif était donc de s'aligner sur le continent. «C'est vraiment une inégalité de traitement du consommateur, dans un sens ou dans l'autre, puisque cela voudrait dire que le même yaourt qui est jeté en métropole au bout de 30 jours pourrait être gardé encore 25 jours de plus», remarque Hélène Christophe-Vainqueur.
La loi s'appliquera dans les départements d'outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte), ainsi que dans les collectivités de Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. L'article qui interdit la différence de teneur en sucres ajoutés entrera en vigueur six mois après la promulgation de la loi, permettant ainsi aux distributeurs d'écouler les stocks existants. Il concerne essentiellement les produits laitiers et les boissons.

La Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna ne sont pas mentionnés car ils ont leurs compétences propres en matière de santé. Libres à ces collectivités de se saisir de la future loi.
 
 

Pour en savoir plus : Questions sociales et santé : qualité de l'offre alimentaire en outre-mer

Seul mot d'ordre : ayez confiance! Même si l'aveuglement risque de vous couter trés cher.

Je suis sur que de nombreux consommateurs locaux ne découvrent les faits que maintenant alors que la pratique n'a rien de récent.
L'argument amour du sucre est . La bonne blague, rien n'empeche au consommateur de rajouter du sucre après coup, c'est pas l'absence de sucre qui nuit à la vente de boisson déshydratée .

Tant que les fruits locaux conservent leur juteux taux de sucre naturel
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 #97 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 06 Avr 2013 15:56

Actualité économique, bienvenue le monde des tarifs déconnecté de la réalité :
Citation:
 

Le couac est devenu un produit de luxe

Kerwin ALCIDE France-Guyane 04.04.2013

Le prix du couac a connu une hausse significative, et désormais difficile d'en trouver à moins de cinq euros le kilo. Les fabricants montrent du doigt les agriculteurs qui auraient profité d'une hausse de la demande de matière première pour augmenter leurs prix.

Certains doivent s'étrangler en mangeant ce produit de base car désormais il est très rare d'en trouver à moins de cinq euros le kilo dans les commerces et au marché de Cayenne.
Depuis quelques semaines, le prix du couac s'est envolé à tel point que d'aucuns demandent à ce qu'il soit ajouté à la liste des produits du bouclier-prix de la loi Lurel. Car de mémoire de Guyanais, ce produit n'a jamais coûté aussi cher, et beaucoup ne comprennent pas cette flambée qui pénalise les porte-monnaie déjà fragilisés par d'autres hausses. Cette question du prix a le don d'enflammer Éliette Antoinette qui ne veut pas qu'on considère les fabricants comme des profiteurs. Malgré son demi-siècle bien tassé, cette Sinnamarienne ne laisse à personne le soin de s'occuper de la fabrication du couac qu'elle livre à plusieurs restaurants cayennais et qu'elle vend notamment à la Foire de Paris. Mais son rôle se limite désormais, comme pour beaucoup d'autres fabricants, à la transformation du manioc en couac. Et, ce sont surtout des agriculteurs qui sont chargés de cultiver la matière première, c'est-à-dire le manioc. L'augmentation trouverait son origine là, au niveau de l'offre et de la demande. Comme les fabricants ont abandonné cette culture, les besoins en manioc ont explosé auprès des agriculteurs. « Avant, je pouvais acheter un sac de manioc à 13 voire 15 euros, mais aujourd'hui c'est à 25 euros » , poursuit Éliette Antoinette. Alors les fabricants répercutent cette hausse sur les prix à la vente. Quand elle cultive elle-même son manioc, la Sinnamarienne dit vendre son couac à 4 euros le kilo.

Hier au marché de Cayenne, la large majorité de revendeurs affichait le prix de cinq euros sur les sachets d'un kilo. Un prix qui surprend et surtout qui transforme le couac en nouvel or jaune. « On veut qu'on achète des produits guyanais mais si le couac de Guyane coûte plus cher que celui du Brésil, on a vite fait un choix » , annonce cet homme penché sur des ramboutans. Un peu plus loin, une vendeuse s'amuse de l'intérêt qu'on porte au prix du couac : « Monsieur, pour Pâques, même à ce prix, il n'en restait plus. » Il est vrai que le couac est très demandé à Pâques pour accompagner le comou, patawa voire le wasaï
 
 


, un territoire aussi vaste avec un secteur agricole à la rentabilité médiocre, et pourtant , terre, main d’œuvre et compétence (+ subvention publique) ne sont pas en manque. Qui est à pointer du doigt concernant les retards structurels accrus existant sur ce territoire pourtant si bien placé géographiquement? Assurément tout le monde à sa petite part de responsabilité. Reste à savoir comment changer tout cela.

A 5€ le kilo de couac , la vie de galérien ne doit pas moins pénible au soleil, loin de là.




A titre d'information, à défaut de la version traditionnelle, la méthode de fabrication industrielle au Brésil (source site Conseil régional Guyane) : http://www.cr-guyane.fr/ressources/File/region_dyn/communiques_manif/traitmnt_manioc2.pdf
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 #98 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 15 Oct 2013 14:11


tiens en parlant des produits locaux,, j'ai vu qu'il y a des Caresses Antillaises chez Cora à Limoges, pas où peut t'on trouver du jus de prune Caresse en métropole?là il n'y a que corossol et ananas...
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 #99 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 15 Oct 2013 19:26

Essai Auchan.

Sujet consacré à cette marque de jus de fruit : Jus caresse Antillaise
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 #100 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 02 Nov 2013 21:32

Guyane - Transformation locale du lait :

Interstitiel "L'usine de yaourts" La Carapa - Macouria


Publiée le 11 juil. 2013

Programme d'habillage d'antenne Guyane 1ère Télévision
Production exécutive Kanopé Films 2011
Réalisation Marc Barrat


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 #101 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 04 Déc 2013 22:30

Missyna alna a écrit:
 
Essai Auchan.

Sujet consacré à cette marque de jus de fruit : Jus caresse Antillaise 
 


j'ai fait un tour
appaerment ils n' importent pas du jus de prune!!?
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 #102 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 05 Déc 2013 16:06

Cela depend surement des choix du chef de rayon. Peut être qu'une requête l'incitera à opter pour d'autres saveurs.
Moi je trouve prune cythère, cerise pays (acerola), corossol, maracudja.
Tu peux trouver les points de ventes sur le site du fabricant : http://www.caresseantillaise.biz/points-de-vente.html
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 #103 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 05 Déc 2013 16:43

ok Missy, t'as raison, je m'en vais demander a l'Auchan du coin...
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 #104 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 25 Juin 2014 14:42

Pour les boissons Caresses, vu la hausse des prix chez Auchan (plus de 3 € ) au dessus de seuil titillant la tentation, je vais passer à la citronnade.



J'ai pas retrouvé de sujet sur la production agricole locale dont, je poste ici

L' économie locale à assurément besoin que les consommateurs mangent local sans pour autant se ruiner. Les institutions devraient aussi cesser de vouloir se sucrer constamment sur le dos de la population à coups de taxes confiscatoires.

Citation:
 
Le poulet guyanais déplumé
Kerwin ALCIDE Mardi 24 juin 2014

La volaille produite localement connaît aujourd'hui le plus grand mal à concurrencer le poulet d'importation qui arrive congelé en Guyane.

« Le poulet frais bas de gamme de Guyane est bien meilleur que le poulet bas de gamme de France. » S'il officie aujourd'hui comme directeur du marché d'intérêt régional dédié au poisson, Robert Cibrélus, ancien homme politique, travaille encore dans le poulet frais. Il peste contre le système imposé en Guyane. D'emblée, il estime que le poulet frais vendu en Guyane ne pourra jamais concurrencer le poulet congelé qu'on trouve chez nos commerçants. Le principal défaut de notre poulet c'est son prix. « Les poussins importés de France coûtent plus chers, trois fois plus cher tout comme l'aliment donné aux poulets qui coûte deux fois plus cher » , explique-t-il. Conséquence, les quelque 300 tonnes de poulets frais produits chaque année en Guyane connaissent une vente assez confidentielle car tout le monde ne peut pas se permettre de payer un poulet de 1,5 kg à 12 voire 15 euros alors que le « congelé » est vendu, pour le même poids, à 8 euros. Une logique commerciale et économique que l'intéressé comprend fort bien et l'oblige même à comparer la lutte entre le poulet guyanais et le poulet congelé à une course entre une mobylette et une moto.

UN MARCHÉ LIMITÉ
Les règles et les moyens ne sont pas les mêmes. Selon Robert Cibrélus, le poulet congelé vendu en Guyane serait interdit à la vente sur le territoire français et est essentiellement destiné à l'exportation. « La France nous considère comme un pays d'exportation » , peste-t-il. Notre poulet congelé est destiné notamment à l'Afrique du nord, les inscriptions sur les emballages en attestent. L'agriculteur va encore plus loin indiquant que ces poulets sont abattus au bout de 34 jours de vie alors que les poulets destinés à la consommation de la France vivent jusqu'à 44 jours. « Dix jours, c'est important » , assène-t-il. Quand elle faisait du poulet, Chantal Berthelot gardait ses bêtes jusqu'à 90 jours. « On doit pouvoir offrir aux Guyanais un poulet frais et de qualité » , explique la députée qui a mis un terme à ses activités il y a quelques années. « Il faut provoquer l'envie d'acheter » , reprend Robert Cibrélus qui a essayé plusieurs méthodes pour mettre le poulet guyanais entre les mains des consommateurs. La découpe en était une. Mais l'homme ne perd pas de vue une réalité implacable : « On travaille pour une ville de 100 000 habitants » .

LA BATAILLE PERDUE DES OEUFS
Il estime que hors des grandes agglomérations, le consommateur se tourne machinalement vers le poulet congelé pour des raisons de convenance. Sans oublier le prix. Impossible donc de rivaliser avec le poulet congelé et surtout impossible de s'en passer.
Mais est-il possible de réduire un peu son impact ? Chantal Berthelot tout comme Robert Cibrélus estiment qu'il sera difficile de connaître la même révolution que pour les oeufs. Il y a encore quelques années, les Guyanais consommaient essentiellement des oeufs importés, présentés comme frais mais qui étaient en réalité réfrigérés. « On recevait des oeufs qui avaient 45 jours » , explique la députée.
Les agriculteurs ont réussi à faire appliquer une réglementation européenne sur la date limite de consommation (DLC). Désormais, ce sont les oeufs guyanais qui tiennent le haut du pavé. « Pour le poulet, c'est beaucoup plus compliqué car on ne peut pas appliquer cette réglementation car le produit est congelé » , annonce Robert Cibrélus qui estime qu'on risque de taxer la Guyane de « protectionnisme » .

REPÈRE - LA COOPÉRATIVE EN STAND-BY
Depuis cinq ans, la Coopérative avicole et cunicole de Guyane (CACG) ne produit plus de poulet. En cause, l'absence d'un outil d'abattage sur le territoire.
Pour mémoire, la Coopérative réalisait jusqu'à 120 tonnes de volailles par an en Guyane.
Dans une étude du ministère de l'Agriculture sur les années 2004 et 2005, on faisait remarquer que « la production de viande de volaille connaît un développement considérable ; ce phénomène est dû en grande partie à l'arrêt d'importation d'oeufs réfrigérés intervenu en juillet 2005.
Les producteurs avicoles y ont fait face en anticipant par l'importation de poussins. Le bénéfice est double, la production de viande de volaille a fortement augmenté et le marché de la consommation locale d'oeufs n'a pas connu de rupture » .
Joint hier par téléphone, Patrick Labranche, président de la CACG a confié qu'une reprise de la production de volaille sera possible dès qu'un outil d'abattage sera disponible.
Aujourd'hui, ce sont les producteurs locaux qui se chargent d'abattre eux-mêmes leurs poulets dans le cadre d'une tuerie. La tuerie comme l'abattage sont soumis à autorisation.

LE CHIFFRE 2 495
C'est en tonnes, le nombre de viande de volailles, qui ont été importées en Guyane à la fin du premier trimestre dernier.
Ce chiffre comprend toutes les volailles mais essentiellement le poulet d'importation. Et le poulet sous toutes les formes : cuisses, ailes, abats ou entiers.

 
 
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Missyna alna
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 #105 Au coeur des Dom-Tom:   Sujet du message: Les dessous des produits "locaux"   Posté le: 06 Oct 2015 12:26

EN me baladant dans les rayon d'un supermarché Casino en bord de mer, le visuel attrayant d'un café à capté mon attention: Capress . Dommage , je ne consomme pas de café. . Néanmoins niveau attraction le choix du packaging a de l'effet. Reste à voir ce que cela donne au niveau des ventes.



Site (monopage, peu informatif) : http://www.capress.fr/
Page Facebook promotionnel : https://www.facebook.com/cafe.capress/timeline?ref=page_internal

Visite ministerielle de l'usine Capress en Guadeloupe


Article France Antille



Présentation de l'entreprise:


Citation:
 
LA SAS EDOUARD CAFE CAPRESS

EDOUARD Et FILS et La SAS EDOUARD sont deux entreprises de la famille EDOUARD, torréfacteurs depuis 3 générations. Nous avons créé le café EDOUARD, marque historique de la famille, leader sur le marché de la Guadeloupe et le café CAPRESS, une nouvelle gamme alliant innovation et savoir-faire familial. Nos cafés sont proposés sous différents conditionnements, 125g, 250g, 500g, 1kg, dosettes souples et Expresso, et bientôt en capsules compatible Nespresso. Dans nos unités de production, nous fabriquons des paquets munis de valve ou en sachet doypack. Torréfiés à la méthode lente, nos cafés, savoureux métissages de différentes origines, vous entraîneront dans l'univers créole des Petites Antilles.

Marques représentées :CAFE CAPRESSCAFE EDOUARDMarques de Distributeur

Source : http://mdd2015.mycatalogue-expo.com/cataV2/a/formulaire/imprimer_soc/11378/ 
 
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