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témoignages sur l'émigration
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  Discussion générale:   Sujet: témoignages sur l'émigration

chadeque
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 #1 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 10 Mai 2006 14:48

Quand en cours on a abordé le thème des flux migratoires et que j'ai demandé aux étudiants de raconter une histoire personnelle sur l'émigration, je me doutais qu'ils auraient des choses intéressantes à dire mais j'ai été vraiment surprise. Ces témoignages m'ont beaucoup remuée parce que chaque histoire est bouleversante. Je vous les transmets tout en m'interrogeant, quel est ce monde dans lequel on vit qui poussent des milliers d'Hommes et de Femmes de différents pays à tout tenter pour quitter leur pays pour se retrouver "lòt bò" le plus souvent dans des conditions misérables.
Bonne lecture

Citation:
 

Ci-dessous les textes d’étudiants de 1ère année en administration sur le thème « racontez une histoire personnelle sur l’émigration »

« Le rêve de tous les habitants de la planète, c'est d'aller vivre aux USA. Même les riches ont ce rêve. Chez nous en Haïti, c'est pareil. Tout le monde veut laisser ce pays de misère pour les USA. Je ne me rappelle pas l'année mais c'est entre 2003 et 2004, deux amis de ma famille ont tenté de laisser le pays comme tant d'autres. Tout était arrangé et le temps de partir est proche. Ils ont pris un boat people appelé chez nous « kanntè ». ils sont partis avec une centaine d'autres sur le kanntè. Malheureusement, c’était pas le bon jour. Le boat people a fait naufrage. Les corps se sont dispersés sur les côtes de la ville du Cap. Les gens ont accouru pour vérifier s'ils n'ont pas des proches parmi les morts. On a retrouvé un, mais l'autre ami, on n'a pas vu le corps depuis. »

« C'est une histoire qui est basée sur l’émigration d'une femme qui est partie pour les Etats-Unis en 2005. elle voulait voyager, elle a investi 20 000 dollars haïtiens au comptant au passeur, puis elle a conclu. En arrivant en mer, le passeur a dit qu'il ne peut pas entrer tout de suite aux Etats-Unis, il les a amené à Nassau. Deux mois plus tard, elle a investi 20 000 dollars haïtiens pour son mari et tous les deux vivaient à Nassau pour deux mois après ces deux mois, le passeur est venu les chercher pour les USA. Au cours du deuxième voyage, les garde-côtes américains les ont arrêtés et les ont mis en prison à Miami. 15 jours plus tard, ils les ont embarqué dans un bâtiment et sont retournés dans leur pays. »

« Un jeune homme qui voulait quitter son pays pour se rendre aux Etats-Unis, arrivé dans le pays, malgré la date d'expiration de son visa, il ne voulait plus retourner en Haïti. Malheureusement, un soir en sortant d'une petite fête, la police circulait, il fut arrêter et conduit en prison. Il est menacé d’être déporté parce qu'il n'est pas en règle avec l'immigration. Il est bon d’émigrer pour enrichir sa connaissance et retourner vivre dans son pays parce qu'il a besoin de nous. »

« Beaucoup d'Haïtiens veulent partir soit par voie légale soit illégale afin de quitter Haïti pour cause économique. Tel est le cas de mon cousin germain Mickely. Ce type est l'aîné de sa famille, il a 7 sœurs et 2 frères, ils sont tous orphelins, ils vivent avec leur grand-mère. Un matin, deux hommes arrivaient dans la localité, un quartier de Fort Liberté qu'on nomme Fort Saint Joseph. Ces hommes disent qu'ils ont besoin d'environ 500 personnes pour déposer à Nassau Bahamas dans un bateau à voile qu'on appelle Kanntè. Le prix du départ se fixe à 1500 dollars haïtiens. La grand-mère a vendu la moitié de ce qu'elle possède, elle a aussi fait des prêts pour trouver de l'argent afin d'envoyer Mickely à Nassau pour pouvoir l'aider avec les autres plus petits. Après toutes ces exigences, on finit par apprendre que ces gens étaient des menteurs, ils sont partis avec tout l'argent qu'ils ont reçu, personne ne peut même pas imaginer d'où ils venaient et où ils sont partis. Et voilà, Mickely, la gand-mère et les autres enfants sont tous dans la misère. »

« Au mois de décembre 2003 tout près de chez moi pour des raisons économiques une dame à laisser le pays dans un voyage organisé par un bateau pour se rendre à Nassau. Après quelques mois de son arrivée, elle pense qu'elle peut faire n'importe quoi à travers les rues. Par malchance un jour en sortant dans la rue un policier l'a arrêté et l'a questionnée, il trouve qu'elle est illégale dans le pays. On la conduit en prison et passe plus d'un mois et on la retourne dans son pays natal. Cette dame raconte en disant que partir en bateau c'est vraiment dur mais elle pense y retourner parce que là bas on trouve facilement du travail pour nourrir le foyer et trouver de quoi vivre »

« L’émigration se définit comme étant une rentrée massive dans un territoire donné. C'est pour moi un moment précis de raconter un petit fait ou du moins une petite histoire qui a rapport avec l’émigration. Il y avait un personnage appelé « Gelin » qui venait de Port au Prince, il venait également faire la descente chez moi, il avait rendez-vous avec un armateur de bâtiment sous prétexte d'aller à Nassau, cela a été réellement fait, c'est à dire, il arrivait quand même au territoire où il voulait s’établir. Donc, il passait quelques 8 mois à Nassau, après cela, les chefs de migration l'ont trouvé et ils l'ont fait retourner en Haïti. Enfin, ce que je pouvais dire à son propos, si ce personnage avait organisé son voyage légalement, les autorités n'auraient aucune raison de le faire retourner chez lui. »

« c'est un fait réel et ça parle d'un monsieur qui était très influent dans la ville du Cap Haïtien. Il était propriétaire et directeur d'un établissement dans la ville, il était aussi le Délégué du Cap (préfet). Voilà, il s'est laissé emporter par la politique mais il a oublié qu'il a un titre à défendre. Son pouvoir est déchu il est bien obligé de quitter son pays pour aller aux Etats-Unis. Toutes les richesses du savoir qu'il avait ne lui servent à rien. Il est obligé de vivre avec la peur qu'il possède et ne peut pas non plus retourner dans son pays natal parce qu'il n'a pas les papiers lui permettant de circuler. »

« J'ai un cousin qui laisse le pays depuis qu'il est en seconde en 2002 pour se rendre aux Bahamas à cause des difficultés qu'il rencontre. Il est obligé de laisser ses études classiques pour se rendre aux Bahamas. Il a passé 3 ans six mois aux Bahamas, il trouve que les Bahamas c'est trop dur pour les jeunes de son age, il veut se rendre à Miami à la recherche d'une vie meilleure. Il paie un boat 3 500 $ américains pour se rendre à Miami lorsqu'il arrive à Miami, l'immigration pose la main sur lui, il passe six mois en prison. Il pense qu'il devrait être libéré à cause de tous ces mois qu'il a passés en prison. L'immigration l'a déporté et retourné dans son pays natal. »

« Un jeune homme qui voulait immigrer aux Etats-Unis d'Amérique influencé par les rap stars faisait des tatouages partout sur le corps et maintenant ses parents se battent du bec et des ongles pour qu'on le laisse rentrer. Et les autorités des USA leur déclarent qu'il ne pourra jamais enter parce qu'ils ont de mauvais souvenirs des autres jeunes qui l'ont précédé. C'est ainsi que ce type n'arrive pas à immigrer aux USA. »

« J'avais un ami qui à cause des bouleversements qu'il y avait l'année dernière dans le pays a décidé de laisser le pays pour se réfugier en République Dominicaine à Santo Domingo. Depuis bien des années, il avait cette idée mais le moment n’était pas encore arrivé. Il me dit souvent qu'en Haïti, il n'y a pas de travail, je lui ai dit qu'il y en a ce sont nos dirigeants qu'il l'ont mal organisé. Il me répétait souvent que dans ce pays ce n'est pas nécessaire d'aller à l’école parce qu'après avoir bouclé le cycle secondaire, c'est difficile d’être universitaire et pour ne pas dire de trouver un emploi. En 2004, il s'est marié et il se jette à corps perdu dans la politique. Grâce à cela, il a pu trouver un moyen de subsister c'est à dire un moyen pour se nourrir, sa famille et lui. En 2005, pour des causes personnelles en politique, les chimères l'obligent à laisser le pays, on l'a accusé de vol d'armes. Il avait déjà l'envie de partir et voici venir le moment, il se retire silencieusement. Et le mois dernier, il m'a appelé pour me dire comment il mène une bonne vie là-bas. Il trouve un emploi et il est capable de supporter sa famille et ses enfants. Ensuite, je lui ai dit qu'il faudra revenir parce que notre pays il ne faut pas le mépriser. »

« J'aimerais vous parler un peu d'une personne que je connais dans mon quartier, cela fait environ plus de deux ans, il vit bien en Haïti mais sa décision c'est de partir, quitter Haïti pour aller vivre aux Etats-Unis, vraiment il est parti, il pense que arrivé aux Etats-Unis cela va un peu plus pour lui. Hélas, ce monsieur n'a pas fait une classe avancée, c'est le chômage qu'il trouve, tandis qu'il laisse 6 enfants dans les bras de sa femme, l’école pour payer, la nourriture, les vêtements ect… Or pendant que ce monsieur est à l’étranger, il a un accident, il a perdu un bras, une jambe, il est obligé de retourner en Haïti. Ca veut dire laisser le pays pour aller vivre dans un autre ça ne veut pas dire que tout est fini ou bien que la vie sera plus belle pour vous au contraire pour moi ça dépend de votre capacité en plus de votre niveau de base. »

« Il était une fois un gars qui voulait quitter Haïti pour aller aux Etats-Unis mais ses parents n'avaient pas assez de moyens pour l'envoyer et il avait déjà terminé ses études classiques. Il ne fait rien, la solution pour lui c'est de quitter Haïti, une fois il dit à ses parents qu'il ne veut plus rester en Haïti, leur dit de faire tout ce qu'ils peuvent pour l'envoyer aux Etats-Unis. Ses parents lui répondent « tu vois très bien que nous n'avons pas de moyens pour t'envoyer à l’étranger, pourquoi tu nous fais cette demande ? » Il ne dit rien, le lendemain, il prend une corde et va dans un lieu où il n'y a personne. Il passe la corde à son cou et monte sur un arbre pour se suicider, bien heureusement, il y avait un homme qui passait là et l'a vu pendu sur l'arbre, il monte le chercher et le ramène chez ses parents. Après ses parents vendent tout ce qu'ils ont et l'envoie aux Etats-Unis. »

« J'ai un ami qui s'appelle Stanley Augustin, il a terminé ses études classiques et décide de ne pas aller à l'université. Son rêve c'est d'aller aux Etats-Unis qu'il considère comme le paradis terrestre qu peut le rendre heureux durant toute sa vie. Pour lui Haïti est un mauvais ou le pire pays où règne la misère, l'insécurité, le vol, le kidnapping ect. Mais il avait toujours la pleine confiance qu'il se rendrait aux Etats-Unis tôt ou tard parce que presque tous les membres de sa famille s'y trouvent. Voilà en janvier 2006 il a reçu un message qui lui fait chaud au cœur, c'est de préparer ses bagages pour se rendre là-bas par avion et on a déjà investi le montant. Le départ est fixé pour le 10 janvier et dans la nuit du 9 il n'a jamais fermé les yeux, il attend un jour tant espéré, il a annoncé à tous ses amis particulièrement et le vol c'est à 10h AM. Nous l'accompagnons pour l'emmener à l'aéroport, Stanley dit au revoir à ce pays d'enfer et s'envole. Maintenant quand il est arrivé en terre promise (Miami), les policiers l'arrêtent et lui demandent ce qu'il vient chercher ici. Il répond qu'il y a un problème avec le gouvernement haïtien et il demande l'asile politique, on l'a enfermé dans une prison et lui demande de présenter ses lettres pour vérifier. En appelant en Haïti, il explique tout cela et on prend un avocat pour faire les papiers et l'autre bord en parlant de Miami on prend pour lui des avocats. Il a passé à peu près un mois en prison après il est libéré avec un papier avec lequel il pourra circuler partout et en même temps travailler. Mais il a quand même réussi ce voyage, son rêve s'est réalisé. »

« Le flux migratoire par définition est un mouvement d'une population qui peut être divisé en émigration et immigration. Pour moi particulièrement je n'ai aucune idée de quitter mon pays pour aller vivre ailleurs, la raison de cela, on est mieux chez soi. J'ai des exemples avec la République Dominicaine vis à vis des Haïtiens, ils les maltraitent, ils les tuent, les Haïtiens n'ont plus de justice. En suite à Provo, on ne veut plus recevoir les Haïtiens, quelques fois on les met dans un avion et on les renvoie en Haïti même ceux qui ont le papier de terre, même dans les grands pays, les Blancs sont racistes, ils n'aiment pas se frotter aux Noirs en pensant qu'ils sont supérieurs aux Noirs donc ils se trompent vraiment et se trompent encore. Enfin pour moi je peux visiter un pays ou le monde entier pour découvrir de nouveaux horizons, toutefois si je meurs je mourrai dans mon pays. »

« J'ai un frère, il s'appelle Evens, il vit à l’étranger depuis 7 ans. Il a toujours rêvé de quitter le pays avant ou après ses études, il était en seconde au collège Notre Dame. Un beau jour, il venait de l’école vers les 4 heures de l'après midi, il a dit qu'il allait étudier et il est parti. Vers les 10 heures du soir, on le cherchait partout, on ne le voyait pas, on demande à ses camarades, au commissariat, nous avons téléphoné aux parents qui sont à l’étranger aussi on leur a donné la nouvelle, pour nous c'est une disparition après deux ou trois jours on ne le voit toujours pas. Il a pris un bateau pour se rendre à Miami, nos parents nous ont téléphoné pour annoncer la nouvelle de ce qu'il avait fait. »

« L'histoire de mon ami Stanley qui décide de quitter son pays Haïti pour aller aux Etats-Unis. En voici les détails. Le jeune homme avait bien des richesses dans son pays puisque après avoir perdu son père et étant son unique fils, il lui a laissé beaucoup de biens. Il avait deux enfants, une fille un garçon, tous deux allaient à l’école car ils avaient l'age. Stanley se contente des biens que son père lui a laissés donc il ne travaille pas mais à de quoi nourrir toute la famille. Soudainement une idée lui parvint en tête, celle de quitter le pays pour se rendre aux Etats-Unis, il pense pouvoir vivre mieux. Il se rend à l'ambassade des Etats-Unis pour demander un visa, on lui a refusé. Et puisque c'est ainsi, il décide de le faire illégalement soit payer un bateau. Il a vendu toutes les terres que son père lui a laissées, des maisons ect. Il a négocié avec le propriétaire d'un bateau et l'affaire est faite. 15 jours plus tard il arrive aux Etats-Unis, ne pouvant circuler dans la ville où il est pour aller chercher à manger, ne connaissant personne dans le quartier, la vie lui est devenue plus difficile qu'il le pensait. Il est sorti et on l'a capturé et renvoyé en Haïti. Revenant en Haïti, ayant vu le mauvais état de ses enfants et de sa femme, ne pouvant pas leur donner des soins, n'ayant plus de terres, de voiture, de moyens pour la scolarité des enfants il s'est tué. »

« Il y a une de mes voisines qui voulait quitter le pays parce que selon elle en terre étrangère on trouve l'argent sans effort, très facilement. Et un beau jour, elle s'est décidée à aller voir un passeur. Ils ont négocié sur le prix et tout le reste y compris le logement quand elle sera là-bas, un faux passeport, une nouvelle identité ect. Le passeur lui a indiqué le jour et l'heure du vol qui l'emmènera dans cette terre étrangère. Le jour étant arrivé, elle s'est rendue comme convenu à l'aéroport pour le départ. Arrivé à l'aéroport elle demande à voir le passeur. C'est à ce moment précis qu'elle a su que c’était un faux passeur. Elle a perdu l'argent puisqu'elle n'a pas revu le passeur. Elle a beaucoup pleuré et enfin s'est consolée. »

« J'ai mon cousin qui est parti pour les Etats-Unis il y a un mois de cela avec un visa qu'on lui avait donné pour cinq ans soit en 2003, il a passé 16 mois là-bas puis il est retourné en Haïti pour un an. Maintenant arrivé aux Etats-Unis, le service d'immigration n'accepte pas son entrée parce qu'on dit qu'il ne peut pas faire plus de six mois aux Etats-Unis avec un visa de tourisme ; parce qu'il est mineur on ne l'a pas mis en prison mais on le retient dans une maison de détention où on rencontre ce genre de cas jusqu’à ce qu'il trouve une personne pour signer pour lui. »  
 
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 #2 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 10 Mai 2006 14:58

chadeque vous etes professeur ?
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 #3 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 10 Mai 2006 15:08

Il faut mettre au moins les initiales de l'élève. C'est sa propriété intellectuelle

J'irai lire après mes révisions parce que c'est trop long.
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 #4 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 10 Mai 2006 15:22

en tout cas pour la plupart ils sont trés émouvants
et ce qui ressort c'est le fait de quitter son pays dans l'espoir de réussir ailleurs ne serait ce que pour manger à sa faim

moi si j'avais un conseil à leur donner à eux plus qu'à d'autres puisqu'ils sont d'Haiti bah ça serait de rester chez eux d'étudier un maximum pour faire avancer leur pays
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chadeque
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 #5 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 10 Mai 2006 18:27

chadeque a écrit:
 
Quand en cours on a abordé le thème des flux migratoires et que j'ai demandé aux étudiants de raconter une histoire personnelle sur l'émigration, je me doutais qu'ils auraient des choses intéressantes à dire mais j'ai été vraiment surprise. Ces témoignages m'ont beaucoup remuée parce que chaque histoire est bouleversante. Je vous les transmets tout en m'interrogeant, quel est ce monde dans lequel on vit qui poussent des milliers d'Hommes et de Femmes de différents pays à tout tenter pour quitter leur pays pour se retrouver "lòt bò" le plus souvent dans des conditions misérables.
Bonne lecture

Citation:
 

Ci-dessous les textes d’étudiants de 1ère année en administration sur le thème « racontez une histoire personnelle sur l’émigration »

« Le rêve de tous les habitants de la planète, c'est d'aller vivre aux USA. Même les riches ont ce rêve. Chez nous en Haïti, c'est pareil. Tout le monde veut laisser ce pays de misère pour les USA. Je ne me rappelle pas l'année mais c'est entre 2003 et 2004, deux amis de ma famille ont tenté de laisser le pays comme tant d'autres. Tout était arrangé et le temps de partir est proche. Ils ont pris un boat people appelé chez nous « kanntè ». ils sont partis avec une centaine d'autres sur le kanntè. Malheureusement, c’était pas le bon jour. Le boat people a fait naufrage. Les corps se sont dispersés sur les côtes de la ville du Cap. Les gens ont accouru pour vérifier s'ils n'ont pas des proches parmi les morts. On a retrouvé un, mais l'autre ami, on n'a pas vu le corps depuis. » Launy D.

« C'est une histoire qui est basée sur l’émigration d'une femme qui est partie pour les Etats-Unis en 2005. elle voulait voyager, elle a investi 20 000 dollars haïtiens au comptant au passeur, puis elle a conclu. En arrivant en mer, le passeur a dit qu'il ne peut pas entrer tout de suite aux Etats-Unis, il les a amené à Nassau. Deux mois plus tard, elle a investi 20 000 dollars haïtiens pour son mari et tous les deux vivaient à Nassau pour deux mois après ces deux mois, le passeur est venu les chercher pour les USA. Au cours du deuxième voyage, les garde-côtes américains les ont arrêtés et les ont mis en prison à Miami. 15 jours plus tard, ils les ont embarqué dans un bâtiment et sont retournés dans leur pays. » Magdalena

« Un jeune homme qui voulait quitter son pays pour se rendre aux Etats-Unis, arrivé dans le pays, malgré la date d'expiration de son visa, il ne voulait plus retourner en Haïti. Malheureusement, un soir en sortant d'une petite fête, la police circulait, il fut arrêter et conduit en prison. Il est menacé d’être déporté parce qu'il n'est pas en règle avec l'immigration. Il est bon d’émigrer pour enrichir sa connaissance et retourner vivre dans son pays parce qu'il a besoin de nous. » Violette

« Beaucoup d'Haïtiens veulent partir soit par voie légale soit illégale afin de quitter Haïti pour cause économique. Tel est le cas de mon cousin germain Mickely. Ce type est l'aîné de sa famille, il a 7 sœurs et 2 frères, ils sont tous orphelins, ils vivent avec leur grand-mère. Un matin, deux hommes arrivaient dans la localité, un quartier de Fort Liberté qu'on nomme Fort Saint Joseph. Ces hommes disent qu'ils ont besoin d'environ 500 personnes pour déposer à Nassau Bahamas dans un bateau à voile qu'on appelle Kanntè. Le prix du départ se fixe à 1500 dollars haïtiens. La grand-mère a vendu la moitié de ce qu'elle possède, elle a aussi fait des prêts pour trouver de l'argent afin d'envoyer Mickely à Nassau pour pouvoir l'aider avec les autres plus petits. Après toutes ces exigences, on finit par apprendre que ces gens étaient des menteurs, ils sont partis avec tout l'argent qu'ils ont reçu, personne ne peut même pas imaginer d'où ils venaient et où ils sont partis. Et voilà, Mickely, la gand-mère et les autres enfants sont tous dans la misère. » Fabiola

« Au mois de décembre 2003 tout près de chez moi pour des raisons économiques une dame à laisser le pays dans un voyage organisé par un bateau pour se rendre à Nassau. Après quelques mois de son arrivée, elle pense qu'elle peut faire n'importe quoi à travers les rues. Par malchance un jour en sortant dans la rue un policier l'a arrêté et l'a questionnée, il trouve qu'elle est illégale dans le pays. On la conduit en prison et passe plus d'un mois et on la retourne dans son pays natal. Cette dame raconte en disant que partir en bateau c'est vraiment dur mais elle pense y retourner parce que là bas on trouve facilement du travail pour nourrir le foyer et trouver de quoi vivre » Youseline

« L’émigration se définit comme étant une rentrée massive dans un territoire donné. C'est pour moi un moment précis de raconter un petit fait ou du moins une petite histoire qui a rapport avec l’émigration. Il y avait un personnage appelé « Gelin » qui venait de Port au Prince, il venait également faire la descente chez moi, il avait rendez-vous avec un armateur de bâtiment sous prétexte d'aller à Nassau, cela a été réellement fait, c'est à dire, il arrivait quand même au territoire où il voulait s’établir. Donc, il passait quelques 8 mois à Nassau, après cela, les chefs de migration l'ont trouvé et ils l'ont fait retourner en Haïti. Enfin, ce que je pouvais dire à son propos, si ce personnage avait organisé son voyage légalement, les autorités n'auraient aucune raison de le faire retourner chez lui. » Anel

« c'est un fait réel et ça parle d'un monsieur qui était très influent dans la ville du Cap Haïtien. Il était propriétaire et directeur d'un établissement dans la ville, il était aussi le Délégué du Cap (préfet). Voilà, il s'est laissé emporter par la politique mais il a oublié qu'il a un titre à défendre. Son pouvoir est déchu il est bien obligé de quitter son pays pour aller aux Etats-Unis. Toutes les richesses du savoir qu'il avait ne lui servent à rien. Il est obligé de vivre avec la peur qu'il possède et ne peut pas non plus retourner dans son pays natal parce qu'il n'a pas les papiers lui permettant de circuler. » Rilou

« J'ai un cousin qui laisse le pays depuis qu'il est en seconde en 2002 pour se rendre aux Bahamas à cause des difficultés qu'il rencontre. Il est obligé de laisser ses études classiques pour se rendre aux Bahamas. Il a passé 3 ans six mois aux Bahamas, il trouve que les Bahamas c'est trop dur pour les jeunes de son age, il veut se rendre à Miami à la recherche d'une vie meilleure. Il paie un boat 3 500 $ américains pour se rendre à Miami lorsqu'il arrive à Miami, l'immigration pose la main sur lui, il passe six mois en prison. Il pense qu'il devrait être libéré à cause de tous ces mois qu'il a passés en prison. L'immigration l'a déporté et retourné dans son pays natal. » Jynnot

« Un jeune homme qui voulait immigrer aux Etats-Unis d'Amérique influencé par les rap stars faisait des tatouages partout sur le corps et maintenant ses parents se battent du bec et des ongles pour qu'on le laisse rentrer. Et les autorités des USA leur déclarent qu'il ne pourra jamais enter parce qu'ils ont de mauvais souvenirs des autres jeunes qui l'ont précédé. C'est ainsi que ce type n'arrive pas à immigrer aux USA. » Savio

« J'avais un ami qui à cause des bouleversements qu'il y avait l'année dernière dans le pays a décidé de laisser le pays pour se réfugier en République Dominicaine à Santo Domingo. Depuis bien des années, il avait cette idée mais le moment n’était pas encore arrivé. Il me dit souvent qu'en Haïti, il n'y a pas de travail, je lui ai dit qu'il y en a ce sont nos dirigeants qu'il l'ont mal organisé. Il me répétait souvent que dans ce pays ce n'est pas nécessaire d'aller à l’école parce qu'après avoir bouclé le cycle secondaire, c'est difficile d’être universitaire et pour ne pas dire de trouver un emploi. En 2004, il s'est marié et il se jette à corps perdu dans la politique. Grâce à cela, il a pu trouver un moyen de subsister c'est à dire un moyen pour se nourrir, sa famille et lui. En 2005, pour des causes personnelles en politique, les chimères l'obligent à laisser le pays, on l'a accusé de vol d'armes. Il avait déjà l'envie de partir et voici venir le moment, il se retire silencieusement. Et le mois dernier, il m'a appelé pour me dire comment il mène une bonne vie là-bas. Il trouve un emploi et il est capable de supporter sa famille et ses enfants. Ensuite, je lui ai dit qu'il faudra revenir parce que notre pays il ne faut pas le mépriser. » Lounedie

« J'aimerais vous parler un peu d'une personne que je connais dans mon quartier, cela fait environ plus de deux ans, il vit bien en Haïti mais sa décision c'est de partir, quitter Haïti pour aller vivre aux Etats-Unis, vraiment il est parti, il pense que arrivé aux Etats-Unis cela va un peu plus pour lui. Hélas, ce monsieur n'a pas fait une classe avancée, c'est le chômage qu'il trouve, tandis qu'il laisse 6 enfants dans les bras de sa femme, l’école pour payer, la nourriture, les vêtements ect… Or pendant que ce monsieur est à l’étranger, il a un accident, il a perdu un bras, une jambe, il est obligé de retourner en Haïti. Ca veut dire laisser le pays pour aller vivre dans un autre ça ne veut pas dire que tout est fini ou bien que la vie sera plus belle pour vous au contraire pour moi ça dépend de votre capacité en plus de votre niveau de base. » Firmène

« Il était une fois un gars qui voulait quitter Haïti pour aller aux Etats-Unis mais ses parents n'avaient pas assez de moyens pour l'envoyer et il avait déjà terminé ses études classiques. Il ne fait rien, la solution pour lui c'est de quitter Haïti, une fois il dit à ses parents qu'il ne veut plus rester en Haïti, leur dit de faire tout ce qu'ils peuvent pour l'envoyer aux Etats-Unis. Ses parents lui répondent « tu vois très bien que nous n'avons pas de moyens pour t'envoyer à l’étranger, pourquoi tu nous fais cette demande ? » Il ne dit rien, le lendemain, il prend une corde et va dans un lieu où il n'y a personne. Il passe la corde à son cou et monte sur un arbre pour se suicider, bien heureusement, il y avait un homme qui passait là et l'a vu pendu sur l'arbre, il monte le chercher et le ramène chez ses parents. Après ses parents vendent tout ce qu'ils ont et l'envoie aux Etats-Unis. » Isline

« J'ai un ami qui s'appelle Stanley Augustin, il a terminé ses études classiques et décide de ne pas aller à l'université. Son rêve c'est d'aller aux Etats-Unis qu'il considère comme le paradis terrestre qu peut le rendre heureux durant toute sa vie. Pour lui Haïti est un mauvais ou le pire pays où règne la misère, l'insécurité, le vol, le kidnapping ect. Mais il avait toujours la pleine confiance qu'il se rendrait aux Etats-Unis tôt ou tard parce que presque tous les membres de sa famille s'y trouvent. Voilà en janvier 2006 il a reçu un message qui lui fait chaud au cœur, c'est de préparer ses bagages pour se rendre là-bas par avion et on a déjà investi le montant. Le départ est fixé pour le 10 janvier et dans la nuit du 9 il n'a jamais fermé les yeux, il attend un jour tant espéré, il a annoncé à tous ses amis particulièrement et le vol c'est à 10h AM. Nous l'accompagnons pour l'emmener à l'aéroport, Stanley dit au revoir à ce pays d'enfer et s'envole. Maintenant quand il est arrivé en terre promise (Miami), les policiers l'arrêtent et lui demandent ce qu'il vient chercher ici. Il répond qu'il y a un problème avec le gouvernement haïtien et il demande l'asile politique, on l'a enfermé dans une prison et lui demande de présenter ses lettres pour vérifier. En appelant en Haïti, il explique tout cela et on prend un avocat pour faire les papiers et l'autre bord en parlant de Miami on prend pour lui des avocats. Il a passé à peu près un mois en prison après il est libéré avec un papier avec lequel il pourra circuler partout et en même temps travailler. Mais il a quand même réussi ce voyage, son rêve s'est réalisé. » Lourdie

« Le flux migratoire par définition est un mouvement d'une population qui peut être divisé en émigration et immigration. Pour moi particulièrement je n'ai aucune idée de quitter mon pays pour aller vivre ailleurs, la raison de cela, on est mieux chez soi. J'ai des exemples avec la République Dominicaine vis à vis des Haïtiens, ils les maltraitent, ils les tuent, les Haïtiens n'ont plus de justice. En suite à Provo, on ne veut plus recevoir les Haïtiens, quelques fois on les met dans un avion et on les renvoie en Haïti même ceux qui ont le papier de terre, même dans les grands pays, les Blancs sont racistes, ils n'aiment pas se frotter aux Noirs en pensant qu'ils sont supérieurs aux Noirs donc ils se trompent vraiment et se trompent encore. Enfin pour moi je peux visiter un pays ou le monde entier pour découvrir de nouveaux horizons, toutefois si je meurs je mourrai dans mon pays. » Serges

« J'ai un frère, il s'appelle Evens, il vit à l’étranger depuis 7 ans. Il a toujours rêvé de quitter le pays avant ou après ses études, il était en seconde au collège Notre Dame. Un beau jour, il venait de l’école vers les 4 heures de l'après midi, il a dit qu'il allait étudier et il est parti. Vers les 10 heures du soir, on le cherchait partout, on ne le voyait pas, on demande à ses camarades, au commissariat, nous avons téléphoné aux parents qui sont à l’étranger aussi on leur a donné la nouvelle, pour nous c'est une disparition après deux ou trois jours on ne le voit toujours pas. Il a pris un bateau pour se rendre à Miami, nos parents nous ont téléphoné pour annoncer la nouvelle de ce qu'il avait fait. » Nadège

« L'histoire de mon ami Stanley qui décide de quitter son pays Haïti pour aller aux Etats-Unis. En voici les détails. Le jeune homme avait bien des richesses dans son pays puisque après avoir perdu son père et étant son unique fils, il lui a laissé beaucoup de biens. Il avait deux enfants, une fille un garçon, tous deux allaient à l’école car ils avaient l'age. Stanley se contente des biens que son père lui a laissés donc il ne travaille pas mais à de quoi nourrir toute la famille. Soudainement une idée lui parvint en tête, celle de quitter le pays pour se rendre aux Etats-Unis, il pense pouvoir vivre mieux. Il se rend à l'ambassade des Etats-Unis pour demander un visa, on lui a refusé. Et puisque c'est ainsi, il décide de le faire illégalement soit payer un bateau. Il a vendu toutes les terres que son père lui a laissées, des maisons ect. Il a négocié avec le propriétaire d'un bateau et l'affaire est faite. 15 jours plus tard il arrive aux Etats-Unis, ne pouvant circuler dans la ville où il est pour aller chercher à manger, ne connaissant personne dans le quartier, la vie lui est devenue plus difficile qu'il le pensait. Il est sorti et on l'a capturé et renvoyé en Haïti. Revenant en Haïti, ayant vu le mauvais état de ses enfants et de sa femme, ne pouvant pas leur donner des soins, n'ayant plus de terres, de voiture, de moyens pour la scolarité des enfants il s'est tué. » Frantz

« Il y a une de mes voisines qui voulait quitter le pays parce que selon elle en terre étrangère on trouve l'argent sans effort, très facilement. Et un beau jour, elle s'est décidée à aller voir un passeur. Ils ont négocié sur le prix et tout le reste y compris le logement quand elle sera là-bas, un faux passeport, une nouvelle identité ect. Le passeur lui a indiqué le jour et l'heure du vol qui l'emmènera dans cette terre étrangère. Le jour étant arrivé, elle s'est rendue comme convenu à l'aéroport pour le départ. Arrivé à l'aéroport elle demande à voir le passeur. C'est à ce moment précis qu'elle a su que c’était un faux passeur. Elle a perdu l'argent puisqu'elle n'a pas revu le passeur. Elle a beaucoup pleuré et enfin s'est consolée. » Rachel

« J'ai mon cousin qui est parti pour les Etats-Unis il y a un mois de cela avec un visa qu'on lui avait donné pour cinq ans soit en 2003, il a passé 16 mois là-bas puis il est retourné en Haïti pour un an. Maintenant arrivé aux Etats-Unis, le service d'immigration n'accepte pas son entrée parce qu'on dit qu'il ne peut pas faire plus de six mois aux Etats-Unis avec un visa de tourisme ; parce qu'il est mineur on ne l'a pas mis en prison mais on le retient dans une maison de détention où on rencontre ce genre de cas jusqu’à ce qu'il trouve une personne pour signer pour lui. » Kenise  
 
 
 


ta remarque est tout à fait pertinente, merci Miss Kitty, je rectifie car c'est vrai ils méritent bien que leur prénom apparaisse, et c'est aussi pour la propriété intellectuelle.
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 #6 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 11 Mai 2006 12:28

diams971 a écrit:
 
en tout cas pour la plupart ils sont trés émouvants
et ce qui ressort c'est le fait de quitter son pays dans l'espoir de réussir ailleurs ne serait ce que pour manger à sa faim

moi si j'avais un conseil à leur donner à eux plus qu'à d'autres puisqu'ils sont d'Haiti bah ça serait de rester chez eux d'étudier un maximum pour faire avancer leur pays 
 


Moi je dirais pareil, avec l'éducation un peuple peut réussir à s'en sortir, Cuba est un bel exemple à ce niveau, mais en ce qui concerne le gouvernement haïtien, je dirais pffffffffffff, c'est des bons à rien
Si les politiciens ne font rien pour leur pays, comment croyez vous que Haïti prospérera et ira de l'avant?

À méditer.
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diams971
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 #7 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 11 Mai 2006 14:01

c'est justement pour ça qu'il faudrait pousser les enfants d'haiti vers des études supérieures genre politico-sociales
car ceux sont eux qui dirigeront leur pays dans l'avenir
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 #8 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 11 Mai 2006 14:41

tant que les puissances de ce monde n arrterons pas d exploiter et manipuler les autres pays, tout cela restera une utopie
ceux et celles qui essaient de s en sortir pour faire avancer leur pays sont corrompus par la suite soit par cupidité ou soit par déception...c est plus facile de suivre le mauvais chemin...
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 #9 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 11 Mai 2006 16:05

Quand on est mal quelque-part, et qu'on nous donne l'occasion (par les médias, les touristes ou autres...) de croire que les choses sont plus aisées ailleurs, il est bien normal de tout tenter pour aller vers cet ailleurs.

C'est atrocement triste, déprimant et tellement injuste!
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 #10 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 11 Mai 2006 16:11

Non seulement les témoignages sont intéressants mais aussi j'ai découvert des prénoms
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 #11 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 12 Mai 2006 03:16

je crois très sérieusement à l'importance de l'éducation sinon je ne serais pas la...mais il faut replacer les choses dans leur contexte...il y a plus de 80% d'echec au bac ici et les etudes universitaires sont affreusement cheres, dans ma fac c'est 600 euros par an et ya 4 ans, il est donc parfois moins cher de partir etudier en rep dom (alors que le niveau n'est guere mieux) quand il faut payer les frais de scolarite et le logement ect si on est loin de chez soi.

quand aux filieres...100% des bacheliers veulent etre medecins...ou avocats...ou agronomes. Je suis dans la deuxieme ville du pays et les seules filieres sont droit, sciences economiques, gestion, agronomie, comptabilite...c'est donc assez difficile quant aux debouches et aux perspectives.

enfin vis a vis de ceux qui ont etudie...ils vont peut etre moins tenter l'experience illegalement car plus conscient du danger quoique ca reste a voir...mais j'ai plusieurs exemples d'etudiants qui ont abandonne les etudes en cours de route dans l'attente de leur visa pour les USA...yen a un ca fait un an et il est toujours la...en bref, il faut arreter l'hypocrisie des autorites des pays d'accueil.
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 #12 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 12 Mai 2006 20:47

Merci beaucoup pour ces témoignages Chadèque .Ils m'ont rappelé que derrière les mots "émigration" et "immigration"- se cachent des personnes et pas des chiffres et des lois.
C'est dommage qu'on ne puisse pas les lire dans la presse...
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 #13 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 30 Sep 2007 01:10

Citation:
 
Itinéraires clandestins
lundi 24 septembre 2007, par Alice Maugeri

Etudiante à l'université de Poitiers
(Master II - Migrations internationales : espaces et sociétés)

Toutes les cartes présentées dans ce billet ont été élaborées par l'auteur.
Les prénoms ont été changé.


Sénégal, Moldavie, Bangladesh, Tunisie, Kurdistan... Ces noms évoquent la pauvreté ou la guerre. Ce sont les pays d'origine de Jiwan, Brahim, Malik, Salil, Kamel, Marianna ou Olga : ils ont parcouru des milliers de kilomètres à travers le Liban, la Russie, l'Ukraine, la Turquie, l'Afrique du Nord ou l'Espagne. Quelques-uns de ceux qui forment l'immense communauté des migrants clandestins entreprenant ce long et dangereux voyage vers « l'eldorado européen ». Chacun de ces migrants a vécu une épopée. Ceux dont nous évoquons l'histoire ici ont eu de la chance, ils sont passés. Beaucoup d'autres y ont laissé leur vie, en mer Méditerranée, le long des côtes des îles Canaries ou encore dans des doubles fonds de camion ou de container (voir la carte Des morts par milliers aux portes de l'Europe).

Les cartes présentées ici symbolisent modestement leur parcours, représentent une fracture dans leur vie : ils ont quitté leur domicile, leur famille pour une destination incertaine. Aujourd'hui, la migration vers le Nord est une option de plus en plus considérée dans les pays pauvres [1], quand les populations n'arrivent plus à faire face aux difficultés économiques ou ne peuvent plus vivre en sécurité. Et plus ce flot de migrants gonfle, plus l'Europe surélève ses barrière, et plus elles sont difficiles et dangereuses à franchir. C'est pourquoi les parcours des migrants deviennent si tortueux. C'est un mouvement paradoxal : les flux de personnes sont en forte croissance et les frontières des sanctuaires riches du monde s'imperméabilisent.

Cette cartographie a été établie d'après une série d'entretiens réalisés au printemps 2007 à Bologne (Italie) auprès de migrants résidants dans cette ville. Elle est une représentation visuelle, la plus fidèle possible, de leurs récits de voyages et montre à quel point sont alambiqués les chemins qui mènent en Europe quand on n'a pas la chance d'avoir des papiers.

Tous les moyens sont bons, toutes les stratégies envisagées : faux tourisme, contournement des points de contrôle, voyage en container ou entassé comme des sardines dans le double fond d'un camion. Les frontières sont franchies en courant pour éviter la lumière des projecteurs, les balles, les chiens policiers, ou dans des voitures aux vitres teintées, ou encore dans des trains grande ligne très fréquentés pour se noyer dans la masse. La parfaite imperméabilité des frontières européennes est une chimère, et durcir la législation en renforçant les contrôles et en relevant les barrières n'est certainement pas la solution : cela ne fera que provoquer l'apparition de nouvelles stratégies migratoires, et dans certains cas tuer encore plus.

Les pays d'accueil perçoivent la population des clandestins - qui échappe à tout contrôle - comme un dangereux « péril » pour leur sécurité et pour l'emploi. Mais, en mettant en place une politique migratoire aussi dure, les pays riches créent eux-mêmes les conditions du problème contre lequel ils prétendent lutter. Un tel système place cette population clandestine en état d'extrême vulnérabilité et de détresse, sans protection sociale ou juridique, sans couverture maladie, et livrée aux chantages ou aux abus d'exploiteurs en tous genres.

Le système italien, qui n'en est pas à une contradiction près, oblige les immigrés à passer à un moment ou à un autre par une période d'illégalité [2]. Pourquoi ? Sous le coup des politiques européennes de fermeture des frontières, il est très difficile d'entrer dans le pays avec des papiers en bonne et due forme, même pour les étudiants. Pourtant, l'Italie a de réels besoins en main-d’œuvre disposée à travailler dans des secteurs pénibles boudés par les Italiens (bâtiment, aide à domicile ou restauration). Compte tenu de ces paramètres, les différents gouvernements italiens lancent régulièrement des opérations de régularisation massive : il suffirait donc d’être patient… et prudent pendant toute la période d'illégalité. C'est l'espoir d'obtenir a postériori une régularisation et de pouvoir travailler sans papiers en attendant qui contribue principalement à jeter beaucoup de migrants sur les routes de l'exil.

L’étudiante française que je suis a pu bénéficier d'une année financée par l'Union européenne à 800 km de sa ville natale pour faire une brève recherche sur les nouveaux immigrés en Italie du Nord, éloignés parfois pour des décennies et par des milliers de kilomètres de leur pays et de leur famille. On se rend compte alors que notre perception de la « mobilité » n'est pas la même d'un hémisphere à l'autre. Ce qui m'a intéressée, c'est le parcours du migrant et ce qu'il a de traumatique, les circonstances dans lesquelles ce déplacement est envisagé (pauvreté, perte d'espoir, insécurité). La conjoncture politique et économique influence grandement l'itinéraire, et fait dévier les migrants sur des chemins très éloignés de ce qui était initialement prévu.

Les entretiens ont été menés auprès d'une trentaine de personnes parmi lesquelles seulement sept sont entrées de manière légale grâce à un contrat de travail, l'existence d'un conjoint résidant, ou un passeport roumain. La moitié des autres ont étés régularisés lors des deux dernières « sanatoria » [3], alors que le dernier tiers est toujours en situation irrégulière, et cela depuis parfois plus de cinq ans de présence sur le territoire italien.

Lors de ces interviews en Italie, le fait d’être moi-même une « étrangère » a facilité le travail d'approche. Comme on l'a dit, l'illégalité incite à la plus grande prudence ; ces migrants préfèrent bien sûr rester discrets. L'Italie n'est pas encore devenue adepte des reconductions musclées à la française. Comme me l'a rappelé un jeune Sénégalais, « si l'Italie devait tous nous renvoyer en avion, elle serait vite sur la paille ! ». En revanche, les clandestins connaissent bien l'expérience du Centre de permanence (et d'Assistance) temporaire (CPT) [4] [5] (Voir la carte ces étrangers qu'on enferme).

S'entretenir avec des étrangers en situation irrégulière sur les secrets de leur parcours est une entreprise délicate : il est nécessaire de créer très rapidement un climat de confiance, faire des efforts pour approcher et convaincre, même en étant recommandée par les réseaux de connaissances.... On m'a souvent demandé « pour qui » je travaillais... Le plus important était d'assurer à tous que rien de personnel ne serait divulgué.

J'ai rencontré mes témoins sur leur lieu de détente, le dimanche, sur leur lieu de travail — pour certains commerçants —, dans la rue, pour ceux qui y vivent ou à l'occasion de rendez-vous privés. Il a fallu jongler entre les refus, les doutes, les récits de drames humains mais aussi les moments ensoleillés et gais, au cours d'italien, à la pizzeria, aux Giardini Margherita, au café, au marché... Ce fut une expérience personnelle et une série de collaborations enrichissantes, une collision frontale dans le monde des frontières humaines et administratives.

Quelques itinéraires vers l'Europe

Itinéraire et espace migratoire de Kamel Espoir d'une vie meilleure. L'histoire de Kamel est aussi une histoire d'amour... qui le pousse à migrer jusqu'en Allemagne pour rejoindre une jeune fille rencontrée lors de la saison estivale à Rimini. A son départ d'Italie, il achète un faux permis de séjour à Milan. Arrivé en Allemagne et avec l'aide de son amie, il fait convertir le faux permis italien en vrai permis allemand. Mais l'histoire d'amour se termine et le permis se périme. Il rentre alors en Italie, où il vit aujourd'hui des revenus de son « mini commerce », tranquille, sur un banc du parc de la gare, une butte construite sur une déchetterie par Napoléon. Tout ce qui le préoccupe, c'est de ne pas avoir d'histoire avec les dealers du parc et de recevoir quelques visites, avoir un peu de compagnie pour passer le temps.


Itinéraire de Brahim Brahim est un grand voyageur. Habitué aux missions commerciales que lui confie très tôt son père, il se déplace beaucoup, va très vite et n'a peur de rien. Il envoie régulièrement de l'argent à sa famille, qui comme tant d'autres ne sait pas grand-chose des activités de son bienfaiteur migrant. Commercant de tradition familiale, il fait partie de ces « vu cumpra », les vendeurs ambulants, que la majorité des Italiens rangent dans la catégorie des « Marocains » puisqu'ils sont étrangers. N'empêche que tout le monde est bien content de pouvoir se payer des chaussures et des sacs Gucci à moitié prix... Brahim a toujours voyagé au gré des permis touristiques qu'il a pu obtenir, en dépassant bien souvent la date de validité. Par contre, il n'est pas resté longtemps à Paris, car les rumeurs disent qu'en France, ce n'est pas évident pour les sans-papiers. Il explique qu'il souhaite rentrer un jour travailler pour son pays, dans la politique. Son idée, c'est de rendre les visas touristiques du Sénégal payants pour les Français...


Itinéraire de Malik Du Bangladesh à l'Italie via la Russie. Neige et vitres teintées. Faute de pouvoir obtenir un visa pour l'Europe, on coupe la poire en deux. Atterrissage à Moscou, et le reste du parcours est assuré par un chauffeur issu d'on ne sait quelle mafia et à qui il ne faut pas parler. Le coût du voyage est exorbitant, l'activité commerciale servira dans les premières année à éponger une dette contractée auprès de tous ceux qui, restés au pays, ont misé sur ce voyage. Aujourd'hui, Malik fait partie du paysage du quartier d'Emilia Levante, avec sa femme, leurs filles et leur commerce de fruits et légumes.


Itinéraire de Salil Salil est arrivé en Italie en traversant l'Europe de l'Est, comme la plupart de ses compatriotes, avec l'espoir de faire du business... Même en Ukraine ! Dans le cas de Salil, c'est presque la même chose, l'entrée en Europe s'effectue par l'Est avec l'appui d'organisations criminelles. Salil est ce que l'on peut appeler un « débouté du droit d'asile », il a effectué une demande qui a été rejetée à Berlin. Il se replie donc en Italie où la communauté des « Bangla » prend de l'ampleur. Il s'y fixera grâce à un permis de travail pour l'industrie.


Itinéraire de Jiwan Quand Jiwan m'a raconté son voyage, il m'a dit que c’était celui de ses amis. Mais la manière tellement précise avec laquelle il a raconté le parcours m'a rapidement fait comprendre que c’était le sien. Il m'a expliqué la partition du Kurdistan et comment, après les massacres, le pouvoir central irakien s'employait à étouffer la jeunesse kurde en privilégiant systématiquement les non-Kurdes (pour les études, l'emploi et la reconnaissance sociale). Il m'a raconté le froid dans les montagnes, la fatigue, la faim, l'odeur âcre dans les étables turques où on les cache et la mauvaise soupe qu'on leur sert, l'entassement dans le double fond des camions, et tant d'autres souffrances endurées pour fuir une région où il ne fait pas bon vivre lorsqu'on a vingt ans.

Le trajet est dangereux, notament dans cette partie de la Turquie où le gouvernement continue de déployer d'importants efforts pour contrôler les activités du PKK. Le franchissement illégal de la frontière, ce n'est pas seulement le risque de se faire expulser, c'est surtout celui de se faire descendre. Le reste est une succession de segments où des passeurs locaux s'occupent — bien entendu contre une grasse rémunération — de vous placer dans le bon camion et sur le bon cargo.

Certains amis de Jiwan avaient opté pour le parcours terrestre jusqu'en Yougoslavie. Ils sont morts lors de la traversée de l'Adriatique, à trente sur un Zodiac.

Jiwan est un jeune homme à la mode, comme n'Importe quel italien. Il est désormais réfugié et rêve de faire un film de leurs épopées.

Pour aller d'Europe en Europe...
Même lieu de départ, même lieu d'arrivée... Tous sont partis de Chisinau, capitale de la Moldavie, et tous sont finalement arrivés à Bologne, chacun par des routes différentes. Mais surtout, tous sont partis d'Europe pour aller... en Europe. Les Moldaves — comme les Albanais ou les Bosniaques — ont la particularité d’être en même temps en Europe et aux « portes de l'Europe », d'une Europe qui pour l'instant les rejette. Ils s'organisent, eux aussi, pour rejoindre « l'eldorado » du voisinage...


Itinéraire de Victor Grâce aux accords de libre circulation des personnes et des biens dans l'espace Schengen, les possesseurs de passeport roumain passent les frontières européennes sans problème, peuvent s’établir et travailler comme tout autre citoyen européen. C'est de cette manière que Victor, ouvrier dans le bâtiment depuis trois ans, s'est établi en Italie. Son passeport lui permet de retourner régulièrement dans son pays pour voir ses parents. Ses voyages se font le plus souvent avec des mini-bus, généralement affrétés par des Moldaves.


Itinéraire d'Istvan
Itinéraire d'Anna Le parcours d'Istvan est similaire à celui de Victor, car il possède lui aussi un passeport roumain. Bien que plus jeune, ce dernier travaille en Italie depuis quatre ans, également dans le bâtiment.

Istvan est marié avec Anna (21 ans) qui cherche du travail comme collaboratrice familiale, c'est-à-dire femme de ménage. Mais elle n'a ni permis de séjour ni passeport roumain. Son mari l'a fait venir il y a un an avec un visa de tourisme. Il y a un an, ce voyage « touristique » en bus coûtait la modique somme de 3 800 euros. Aujourd'hui, la même excursion se négocie autour de 4 500 euros... Avant le départ, les passagers apprennent par cœur un itinéraire qui passe par Paris et Venise, si jamais les douaniers se montraient trop curieux. Mais de Paris et Venise ils ne verront rien, car le bus les abandonne à Mestre, en périphérie de la ville aux gondoles.


Itinéraire d'Olga Olga fait elle aussi un voyage « touristique ». A la différence qu'elle visite effectivement Brasov et Vienne. C’était il y a deux ans, le voyage coûtait 2 500 euros. Une fois arrivée à Rome, c'est quartier libre... Olga a résidé et travaillé dans plusieurs villes italiennes avant de se stabiliser à Bologne, où habitent déjà quelques parentes, parmi lesquelles sa cousine Marianna.


Itinéraire de Marianna Marianna est arrivée en 2003, son voyage — qui s'apparente davantage à un parcours clandestin — a coûté la bagatelle de 1 800 euros. Depuis Chisinau, le bus les conduit en République tchèque. La quarantaine de femmes qui étaient dans le bus sont réparties par trois dans des voitures aux vitres teintées dans lesquelles elles passeront les frontières autrichienne et italienne, munie de vrais passeports moldaves mais de faux visas.

Marianna et ses compatriotes clandestines souffrent plus que tout de ne pouvoir retourner chez elles. Elles ont laissé derrière elles leurs proches et parfois même leurs propres enfants. On ne fait pas deux fois ce voyage, et ceux ou celles qui, sans papiers, ont pu le faire une fois se gardent bien de recommencer. Marianna n'a pas vu ses enfants depuis quatre ans, et c'est ce qui la désespère le plus. Elle ne sait pas combien de temps cela va durer, et compte beaucoup sur une prochaine « sanatoria ». En attendant, elle travaille.

En silence.

Lire aussi Migrations et réfugiés : le monde qui accueille et celui qui se ferme
Le Monde Diplomatique 
 
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 #14 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 03 Aoû 2016 12:00

Interlude musicale avec les cas des boat-peoples Haïtiens :

BélO - Istwa dwol

Citation:
 
Ajoutée le 28 oct. 2013

Chaque Annee des milliers d'hommes et de femmes risquent leurs vies dans des embarcations de fortune, poussés par un mal qui prend sa source dans la pauvreté et la peur : le désespoir.

Une histoire si banale pour Haïti. Chaque semaine des « boat people » quittent le pays. Ils laissent familles, amis, désespérés par leurs conditions de vie. Ils naviguent au loin vers un avenir plus qu'incertain et le malheur est, bien trop souvent, l'issue de la traversée... 
 


Parmi les récits du recueil de nouvelles "Krik? Krak!" d'Edwige Dandicat, il est narré la traversée tragique d'une embarcations. Ce titre aurait pu en être une illustration.
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 #15 Discussion générale:   Sujet du message: témoignages sur l'émigration   Posté le: 25 Mai 2018 10:17

Pour la petite histoire :
Feuilletant les 2 journaux gratuit , j'ai vu au programme TV du soir la diffusion d'un téléfilm, Le temps des égarées de Viginie Sauveur sur Arte (vendredi 25 mai à 20h55).
Dans un des journaux la tête la photo de présentation mettait en avant l'actrice Alice Belaïdi. Pourtant en lisant l'article, je découvre qu'un des rôles principaux est joué par Claudia Tagbo.
En médaillon dans les 2 journaux, pas de trace de Claudia Tagbo. Néanmoins, c'est l' autre rôle principale qui est mis en avant, celui jouée par Hadja Traoré , semblant déambuler dans la rue.
Le choix des représentations est sujet à interrogation. Ils n'ont pas eu le mémo sur la diversité.
Si je m'était contenter des images, ce programme n'aurait surement pas retenu mon attention , et ce même avec les photos en médaillon.
L'image ci-dessous aurait par contre de suite capté mon attention.



Pour revenir au coeur du sujet :
Le temps des égarées de Viginie Sauveur

Citation:
 
Synopsis
Par Virginie Sauveur ("Virage Nord"), une fable contemporaine sur fond de crise migratoire, avec pour héroïne une traductrice cynique, incarnée par l'intense Claudia Tagbo.
Sira (campée par Claudia Tagbo) travaille pour l'Ofpra, l'organisme chargé de l'attribution du droit d'asile en France. Elle-même issue de l'immigration mais sans aucun scrupule vis-à-vis des migrants, elle leur vend au prix fort des odyssées mensongères, susceptibles de convaincre les autorités. Solitaire, elle amasse compulsivement de l'argent pour combler le vide de son existence. Un enchaînement de rencontres va avoir raison de son cynisme alors qu'Abdul, un Irakien qui a fui Daech, débarque en France, où il va devoir apprendre à survivre.

Parole vendue
Alors qu'en France les conditions d'accès au statut de réfugié se durcissent, Virginie Sauveur (Virage Nord, diffusé par ARTE en 2015) apporte un contrepoint singulier et vibrant aux polémiques actuelles – sur la loi asile et immigration, notamment. Sensible sans angélisme, Le temps des égarés reste à hauteur d'homme pour incarner ce qui d'ordinaire est traité par médias et politiques comme un problème de masse. De cette question qui divise le pays – quelle place accorder à ceux qui viennent d'ailleurs ? –, le récit évoque avec justesse les réalités humaines, sociales, administratives ou policières.
Le personnage joué avec densité par l’étonnante Claudia Tagbo, cette femme qui semble avoir perdu toute humanité au contact de tant de destins à la dérive, illustre la complexité de ces courses à la survie. Se forger une carapace et ne penser qu’à soi relèverait-il de conditions nécessaires à l'existence ? Le temps des égarés se regarde aussi comme une fable sur les ambivalences de la parole, la reconnaissance s'avérant indépendante de la véracité des récits qui passent des réfugiés aux traducteurs, puis aux avocats. Une fiction riche de lectures possibles.
 
 


Visible en ligne du 22/05/2018 au 07/06/2018 À partir de l'adresse <https://www.arte.tv/fr/videos/076581-000-A/le-temps-des-egares/>


Autour du film :
[FIPA 2018] Interview de Virginie Sauveur, réalisatrice du film "Le Temps des Égarés"





FIPA 31 - Rencontre avec Claudia Tagbo et Virginie Sauveur


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