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le CRAN interroge les noirs

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ppm39
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 #16 Posté le: 01 Fév 2007 10:21    Sujet du message: le CRAN interroge les noirs Répondre en citant

parfois je me demande s'il ne faudrait pas que je ressorte mes anciens posts..enfin bref!

voici plutot un petit florilège, que j'ai recu par mail, de ce que l'on peut trouver sur le parisien et l'express par rapport au sondage du cran..


SONDAGE.

Les Noirs de France affichent leur influence

Le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran)
crée l'événement, avec un sondage consacré aux Noirs. Un tiers
d'entre eux (37 %) affirme que les discriminations dont ils sont
victimes se sont « aggravées » depuis un an.



LE SONDAGE TNS-Sofres que nous publions (lire en page 3) est sans
précédent, donc impressionnant. Pourtant, nous avons hésité avant de
le mettre à la une de notre journal. Cette enquête est sans
équivalent : c'est en effet la première fois qu'un institut de
sondage, après avoir interrogé au total plus de 13 000 personnes,
s'est fixé comme objectif de recenser les Noirs de France et de
donner de leur nombre une évaluation sérieuse : au-dessus de 18 ans,
l'âge du vote, ils seraient donc presque 2 millions. Pourtant, si
nous nous sommes interrogés, c'est parce que l'initiative du Conseil
représentatif des associations noires de France (Cran) - le mouvement
a un an d'âge - bouscule la tradition républicaine française. Une
tradition qui exclut tout comptage ethnique et proclame que les
Français - au moins en théorie - sont tous égaux, sans distinction de
race ni de religion. Sans doute le président du Cran, Patrick Lozès -
fils d'un ancien sénateur de la IV e République qui a été ensuite
ministre de l'ex-Dahomey, devenu Bénin -, cherche-t-il, pour
l'essentiel, à lutter contre les discriminations dont les Noirs de
France (Africains et Antillais réunis) sont victimes. Avec « son »
sondage commandé à la Sofres, il souligne, à l'approche de la
présidentielle, le poids politique et social des Français noirs. Et
suggère que, si on ne les entend pas, eux sauront, d'une façon ou
d'une autre, se faire entendre. Il n'empêche : une brèche s'ouvre
ainsi. Et on peut s'interroger : jusqu'où ? Si, aujourd'hui, pour
combattre les discriminations, on compte les Noirs, demain, qui
comptera-t-on ? Les Français d'origine asiatique, d'origine
maghrébine, d'origine italienne ? Et puis après ?

Des classements bizarres

Lozès - qui évalue, lui, le nombre total des Noirs de France (enfants
compris) entre 3 et 5 millions - se défend de toute approche
communautariste. Il se veut un fils de la République, mais souhaite,
dit-il, que la République - sauf à accepter que les dérapages à la
Dieudonné ou, pire, façon Tribu KA ne s'aggravent - regarde en face
la vraie vie de la plupart des Noirs de France. Il résume d'une
formule sa démarche : « Se compter pour pouvoir compter ». Si l'on
additionne, en effet, ceux des Noirs qui se disent victimes de «
discriminations raciales » dans leur vie quotidienne « souvent, de
temps en temps ou rarement », on obtient un pourcentage inquiétant :
56 %. Or les Noirs, à l'image du reste des Français, ne font pas
confiance aux politiques pour les défendre mais, pour l'essentiel,
aux associations. D'où la posture du Cran. Il n'en reste pas moins
que, pour son enquête, la Sofres a dû procéder à des classements
bizarres. Par exemple entre « personnes se déclarant noires » et «
personnes se déclarant métisses issues de Noirs ». Déjà, du bilan de
la colonisation (notamment en Afrique) jusqu'aux provocations de
Georges Frêche ou de l'animateur-romancier Pascal Sevran, le débat
n'avait pas cessé, depuis un an, de se durcir. Ce serait un comble
que la démarche du Cran, certes instructive, vienne ébranler un peu
plus les assises d'une République en crise. Mais ce serait une erreur
pour autant de ne pas écouter le Cran.

Eric Hacquemand et Dominique de Montvalon
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Nous avons respecté la stricte légalité »
BRICE TEINTURIER, directeur de TNS-Sofres




BRICE TEINTURIER le reconnaît : « C'est la première fois qu'une
enquête de ce type est réalisée auprès des populations noires. »
Combien y a t-il de Noirs en France ? Personne ne le sait avec
précision puisque la Commission nationale de l'informatique et des
libertés (Cnil) interdit de constituer des fichiers à partir de
données ethniques. Jusqu'à présent, les statistiques publiques
recensent les individus en fonction de leur nationalité ou en
s'appuyant sur la notion d'immigration. Mais la couleur de la peau
n'est pas un critère utilisé. A partir d'une évaluation
méthodologique novatrice (l'institut a rapporté le nombre de
personnes se déclarant noires au cours de son enquête à l'ensemble
des résidants en France métropolitaine de plus de 18 ans), il y
aurait 1 864 148 Noirs en âge de voter. Un chiffre qu'il faut prendre
avec certaines précautions. « Tous ne sont pas de nationalité
française et ne sont donc pas des électeurs potentiels », précise
Teinturier, pour qui « ce chiffre constitue vraisemblablement un
plancher ». « Certains appartenant à cette population n'ont peut-être
pas osé le dire au cours de l'enquête. D'autres sont aussi en
situation irrégulière. Enfin, certains métis aujourd'hui refusent de
se considérer comme Noirs parce que cela est synonyme de
dévalorisation sociale », analyse-t-il. Il n'en reste pas moins que
TNS-Sofres a pris d'extrêmes précautions. « Nous avons respecté la
stricte légalité puisque aucun fichier n'a été constitué », insiste
Teinturier. Consultées par le Cran, la Halde et la Cnil n'auraient
d'ailleurs rien trouvé à y redire.

E.H.

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« Pour compter, il faut se compter »
PATRICK LOZES, président du Cran




PRESIDENT-FONDATEUR du Conseil représentatif des associations noires
(Cran), Patrick Lozès, pharmacien et fils d'un ancien sénateur de la
IV e République, vient de publier « Nous, les Noirs de France » (Ed.
Danger Public). Il est l'invité du jour de France-Info, ce matin, à 8
h 15.

Quels sont les objectifs de cette étude ?

Patrick Lozès. Il fallait briser un tabou : les Noirs sont de
nationalité française à 81 %. Ce sont des citoyens qui veulent vivre
comme tout le monde. Or, la France n'avance que quand elle regarde en
face ses inégalités. C'est l'objectif de ce baromètre : montrer la
réalité des discriminations. Pour avancer notre pays doit s'accepter
tel qu'il est. La société blanche bien pensante continue de se
retrancher derrière l'absence de chiffres. Cette fois, elle n'a plus
d'excuse.

Compter les Noirs, c'est la porte ouverte au communautarisme...
J'en ai assez de l'hypocrisie générale. La lutte pour la justice que
nous menons à travers ce baromètre vise à permettre aux Noirs de
vivre avec tout le monde. Regardez la photo sur l'équipe de campagne
de Nicolas Sarkozy parue dans « l'Express » du 19 janvier 2006 : sur
les 18 personnes rassemblées autour du ministre, 17 sont des hommes
blancs en costume-cravate. Alors que l'on ne vienne pas accuser les
Noirs d'être communautaristes...

« Le Cran n'exclut rien pour la présidentielle »

56 % des personnes noires interrogées se disent victimes de
discriminations. Qu'en pensez-vous ?
C'est monstrueux. Il y a en France trois fois moins de cadres noirs
que de cadres blancs dans les entreprises. Pourquoi les Noirs
auraient-ils plus envie d'être ouvriers ? Ce décrochage dans l'emploi
mais aussi dans l'accès au logement ou à l'éducation est d'autant
plus grave que le désenchantement vis-à-vis des responsables
politiques est fort. Ceux qui, jusqu'à présent, luttaient contre les
discriminations dans les salons avec champagne et petits-fours vont
devoir rapidement se confronter à une réalité : les électeurs noirs
sont près de deux millions. Ils feront la différence dans l'isoloir
en 2007.

Quelle sera l'attitude du Cran durant cette campagne ?
Présenter un candidat ou donner une consigne de vote, le Cran
n'exclut strictement rien pour la présidentielle. Une chose est
sûre : je ne crois pas que l'absence de diversité entre les candidats
lors d'une élection comme la présidentielle soit une bonne chose.
S'il devait y avoir un candidat noir, il ne représenterait pas que
les Noirs : personne ne va demander à Sarkozy s'il représente les
immigrés hongrois ou si Ségolène Royal représente les femmes...

Quelles solutions prioritaires préconisez-vous ?
Les Noirs ont besoin d'un message symbolique : la nomination de 8 %
de Noirs dans le prochain gouvernement serait de bon augure. Nous
demandons aussi des mesures spécifiques pour favoriser l'accès aux
grandes écoles, aux médias, au marché du travail. Le Cran propose par
exemple que les pouvoirs publics parrainent la création de 1 000
entreprises par des chefs d'entreprise noirs. Il faudra enfin mettre
en place des statistiques de la diversité car, pour compter dans la
société, il faut d'abord se compter.

Propos recueillis par E.H.

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A Château-Rouge, le racisme au quotidien



QUAND on demande à Charlotte, 74 ans, pétillante Antillaise, si elle
a déjà été victime de discrimination, elle éclate de rire. Un rire
amer. « Evidemment ! Depuis ma naissance, je souffre. Les
discriminations, quand on a la peau noire, c'est tous les jours,
matin, midi et soir et ça ne s'arrêtera pas avant ma mort »,
pronostique cette retraitée avant d'acheter des bananes
guadeloupéennes chez un marchand du quartier Château-Rouge à Paris
(XVIII e ), là où réside et travaille une importante communauté
noire. Sa « plus grande blessure » remonte à mai 2004. « Sous des
dizaines d'yeux, j'ai trébuché dans la rue, je me suis cassé la jambe
et personne n'est venu me ramasser. J'ai ensuite pris le bus.
Personne n'a voulu me laisser sa place, c'était ignoble ! », dénonce
cette ancienne cuisinière. « En fait, pour les autres, je suis une
immigrée. » Comme Charlotte, Eric, 38 ans, Béninois naturalisé
français, en a aussi « assez » des regards méprisants des Blancs. «
En décembre, je suis allé aux Deux-Alpes. Les gens me mataient
bizarrement. Ils devaient se dire : Mais qu'est-ce qu'un Noir vient
faire à la montagne, les Africains, ça sait pas skier ! » Depuis
quelques mois, ce conducteur de car, qui vit dans un petit studio,
cherche un appartement plus spacieux. « Une vraie galère quand on a
un accent black. J'ai répondu à une annonce. C'était écrit Libre de
suite . Quand j'ai appelé, le propriétaire me proposait, comme par
hasard, de le visiter dans un mois », s'indigne-t-il. Lui n'est pas
partisan des recensements ethniques. « Si c'est pour nous mettre dans
une catégorie à part, pour renforcer les communautarismes, mieux vaut
s'abstenir. »

« Etre noir en France, c'est partir avec un handicap »

D'origine malienne, Camara, lui, y est favorable. « Si le nombre des
Noirs est important, ça nous donnera plus de poids. Les statistiques
pourraient être une bonne base de travail pour réduire les inégalités
et faire en sorte que notre vie soit plus facile », dit-il. Jean-
Edouard, 25 ans, né d'un père guadeloupéen et une mère ivoirienne,
avoue, lui, ne « plus supporter les contrôles de police à répétition,
les délits de sale gueule ». Pour mieux lutter contre les
discriminations, il faut, selon lui, « davantage les sanctionner ».
Venant du Mozambique, mariée à un Guadeloupéen, Arlette, vendeuse de
cosmétiques pour blanchir la peau, ne se retrouve « absolument pas
dans nos institutions ». « Elles représentent très mal la diversité
de la France. Où sont les ministres noirs ? », s'interroge-t-elle.
Cette habitante des Yvelines, qui a l'impression qu'« être noir en
France, c'est malheureusement un peu partir avec un handicap », a «
déconseillé » à sa fille de se lancer dans des études de commerce. «
Pour trouver un boulot dans cette branche, il faut plutôt être blonde
aux yeux bleus. Ma voisine, également noire, a fait un stage dans un
magasin. Elle lavait les étagères dans l'arrière-boutique et n'avait
pas le droit d'être en contact avec les clients. »

Vincent Mongaillard

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Un sondage dérangeant



IL Y A malaise. Ce premier baromètre des discriminations à l'encontre
des populations noires en révèle la profondeur. Contrairement à
certaines idées reçues et à l'essence même de la République
française, le comptage ethnique ne semble plus effrayer. Appartenez-
vous à une « minorité visible » (Noirs, Arabo-Berbères, Asiatiques,
Indo-Pakistanais) ? Seulement 0,3 % des personnes interrogées
refusent de répondre. La majorité (56 %) préfère parler de la
discrimination dont ils disent être victimes. Où ? D'abord dans les
espaces publics et les transports en commun (62 %), ensuite sur leur
lieu de travail (42 %). Les principales formes ? Une attitude
dédaigneuse, méprisante et irrespectueuse (37 %), l'insulte et la
difficulté lors de la location d'un logement (24 %). Mais, et c'est
là qu'il y a peut-être un réel motif de satisfaction, 43 % des
personnes noires interrogées affirment n'avoir jamais été
discriminées. Au pays de l'égalité des droits, sans distinction de
race ou de religion, il n'y a donc pas motif à dramatiser à l'excès.
Il reste pourtant un problème : les Noirs ont l'impression que leur
situation ne change pas. Pis, pour 37 % d'entre eux, elle
s'aggraverait. L'enquête montre aussi un désenchantement envers les
institutions. Les Noirs ont-ils confiance en elles pour améliorer
leur sort ? Pas vraiment. L'Etat, la police et surtout les
responsables politiques arrivent bons derniers. Par contre, à 72 %,
ils font confiance à l'école et plus encore aux associations (81 %).
Enfin, 65 % pensent que c'est aux Noirs eux-mêmes de lutter contre
les discriminations. Comme si ces Français avaient décidé de prendre
en main leur propre avenir.

Eric Hacquemand

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VOIX EXPRESS Que pensez-vous de l'initiative du Cran de compter les
Français noirs ?


Charlotte Varin 24 ANS ETUDIANTE EN DROIT MARCQ-EN-BAROEUL (59)
« A priori, cela me choque. Cela dit, les Français aiment bien les
chiffres ! Une problématique est plus parlante et concrète quand elle
est chiffrée. Alors pourquoi ne pas s'y résoudre si cela permet aux
Français de prendre conscience d'un certain nombre de problèmes ? A
mon avis, cela peut être positif à titre expérimental mais ce serait
négatif si c'était une marque de repli communautaire. »

Philippe Gobillon 39 ANS DIRIGEANT ASSOCIATIF ORMESSON (94)
« Dans un réflexe citoyen, cela m'inquiète. On peut facilement tomber
dans le communautarisme. Un décompte des Français noirs peut avoir
des effets positifs mais peut aussi être très dangereux à terme.
Aujourd'hui, selon moi, on a plus à gagner à jouer la carte de la
mixité du paysage français plutôt que de prêter le flanc à des
discours ségrégationnistes. »

Babito Petit Maître 35 ANS INFORMATICIEN CHARENTON (94)
« Ce serait sympa de savoir combien on est de Français noirs. Surtout
si ça peut aider à lutter contre les discriminations.
Personnellement, je ne suis pas confronté au racisme, en tout cas pas
ouvertement. Et je ne pense pas qu'il faille prendre ce comptage
comme la montée du communautarisme. Là-dessus, la France ne va pas
changer et, selon moi, ne doit pas changer. »

Monique Wach 59 ANS SOCIOLOGUE PARIS XIIe
« En France, on a trop longtemps nié les diffé- rences au nom de
l'uni- versalisme. Je comprends cette démarche car il faut montrer
l'importance de ces minorités. Cela passe par des chiffres. Là où
c'est moins légitime, voire choquant, c'est que cela induit qu'Arabes
et Noirs sont des Français différents. Et, avec le métissage, qui
peut décider que quelqu'un est noir ? »

Omar Hosni 21 ANS ETUDIANT EN HISTOIRE GARCHES (92)
« Je n'aime pas trop les associations comme le Cran et le Crif. Je
les associe au communautarisme. En France, on parle d'intégration,
alors, si on commence à compter les Noirs ou les Arabes et à faire
des sondages sur leurs problèmes... Le recensement rime avec Français
et non avec couleurs. La discrimination, je la perçois plus selon le
niveau social. »

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FRANCHEMENT... Le recensement ethnique est-il utile ?


L'INITIATIVE du Cran, une première en France, suscite le débat. Selon
l'ancien médiateur de la République, Bernard Stasi, qui présida en
2003 la Commission sur la laïcité mise en place par Jacques Chirac et
participa à la création de la Haute Autorité de lutte contre les
discriminations et pour l'égalité (Halde), le risque existe de
favoriser le communautarisme.

Le Cran et la Sofres ont réalisé un sondage fondé sur les origines
ethniques. Qu'en pensez-vous ?
Bernard Stasi. J'y vois un risque de renforcer le communautarisme,
l'enfermement sur ses origines. C'est tout à fait opposé à ma
conception de la lutte contre les discriminations. Il faut au
contraire lutter pour que la France reste un pays uni. Notre
République est composée d'opinions, de couleurs, d'origines
ethniques, de convictions politiques et de religions différentes.
Mais elle est unie sur les valeurs fondamentales, qui rejettent tout
communautarisme. Je termine un livre qui s'appellera « Tous
Français », dans lequel je dis que, quelles que soient notre
religion, notre couleur de peau, nous avons tous les mêmes droits et
les mêmes devoirs.

Mais certains ont plus de mal que les autres à faire respecter leurs
droits, à bénéficier d'une vraie égalité. Doit-on encourager
certaines discriminations positives pour y remédier ?
Non. Il faut être très prudent. La Halde est faite pour cela, elle
doit mener ce combat, garantir le respect ou la promotion de
l'égalité des chances, tout en veillant à ne pas tomber dans le
communautarisme.

Il menace davantage la France qu'auparavant ?
Pas forcément davantage, mais la menace existe. Parce que la France
est de plus en plus diverse. C'est très positif, la diversité est une
richesse. Je n'aimerais pas vivre dans un pays où il n'y aurait que
des Blancs ou que des Noirs, des protestants, des juifs, des
catholiques... Mais pour combattre les discriminations, il faut
utiliser les outils dont nous disposons. La France a suffisamment de
moyens, législatifs et autres, pour assurer cette lutte. L'idée
d'importer un système de discrimination positive, sur le modèle
américain de l'« affirmative action », ne me plaît pas du tout.

Quand les outils ne suffisent pas, un tel sondage n'aide-t-il pas les
gens à prendre conscience du problème ?
Peut-être... Mais alors il ne faudrait en aucun cas en abuser.

Saisie du problème du comptage ethnique, la Commission nationale
informatique et libertés (Cnil) doit rendre, dans les jours qui
viennent, sur cette question clé un avis très attendu.

Propos recueillis par Henri Vernet

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OUI « Un recensement intelligent »
Manuel Valls, député et maire PS d'Evry



«REFUSER les statistiques ethniques, c'est considérer que tous les
citoyens de la République reçoivent le même traitement quelles que
soient la couleur de leur peau et l'orthographe de leur nom. Il
s'agit là d'une hypocrisie ingénue, d'un mal français que de ne pas
vouloir rendre compte de la réalité au nom de principes. » Les
phénomènes d'exclusion et de racisme font des ravages. On sait très
bien que l'ethnicisation des métiers a tendance à se développer. Les
emplois les moins qualifiés dans les secteurs du bâtiment et de la
restauration sont le plus souvent occupés par une main-d'oeuvre
colorée, pigmentée, qui vit dans les quartiers difficiles. » La
ségrégation joue à plein en sa défaveur. La lutte contre les
discriminations passe par une meilleure répartition territoriale mais
aussi sociale de ces populations. Ce n'est possible que si l'on peut
compter sur des statistiques ethniques, encadrées par la loi, et des
autorités indépendantes qui ne doivent surtout pas être utilisées à
des fins électorales. Le recensement réalisé avec intelligence
permettra d'avoir une vision très claire de la réalité des choses, de
promouvoir aussi la diversité, cette France mosaïque. »

Propos recueillis par V.Md

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NON « Une concurrence malsaine »
Samuel Thomas, vice- président de SOS Racisme



«NOUS faire croire que le recensement ethnique est une avancée est un
mensonge. Au contraire, c'est, en réhabilitant la notion de race, un
retour aux heures sombres de notre histoire, à l'époque coloniale. Ce
type de fichage, c'est depuis toujours l'outil des auteurs de
discriminations, certaines boîtes d'intérim ou certains offices HLM,
qui le font dans la plus grande illégalité. Tous ceux qui combattent
le racisme refusent de mettre des hommes dans des cases.
Inévitablement, les statistiques ethniques amplifient les
stéréotypes, conduisent à des analyses raccourcies qui évaluent le
comportement des gens en fonction de leur couleur. » Des personnes
qui refusent d'être cataloguées seraient contraintes de se définir
comme une minorité, de se marginaliser, ce qui est extrêmement grave.
Les données ethniques provoqueraient une concurrence malsaine entre
victimes. Les Blacks pourraient dire qu'ils sont plus touchés par les
discriminations que les Beurs ou l'inverse, les Arabes plus que les
Kabyles... Enfin, cela mènerait tout droit à une politique de quotas.
Avec tant de Noirs, tant de Maghrébins à recruter à des postes de
cadres dans les entreprises par exemple. Or, on ne doit embaucher
qu'en fonction des compétences ! »

Propos recueillis par V.Md.

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VU HIER SOIR Scènes de racisme ordinaire


Canal +, 20 h 50/« Dans la peau d'un Noir ». C'est juste une ou deux
blagues. Mais tellement révélatrices. Laurent, le père de famille
blanc grimé en Noir grâce à un maquillage sophistiqué, se fait
contrôler en voiture par la police. En tant que Blanc, il n'a pas
l'habitude de ce petit théâtre de la cruauté. Avec son masque de
Capverdien, les forces de l'ordre se lâchent : « Faut pas voler une
voiture française ! Plutôt une allemande. » Lors d'un deuxième
contrôle, le mot « (...) » revient encore, toujours sous forme de
pique souriante, pas agressive, mais si humiliante. Tous des (...)
potentiels, les Noirs qui circulent la nuit ? Une chercheuse du CNRS
interrogée dans la première partie du documentaire (diffusion du
deuxième et dernier volet ce soir) pointe en tout cas un phénomène
bien français : « Nous sommes les champions du contrôle d'identité. »
Deux familles, l'une blanche, l'autre noire, ont échangé leurs
identités pendant un mois pour faire peau neuve. Et démontrer que les
vieux clichés ont la peau dure.

Yves Jaeglé

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 #17 Posté le: 01 Fév 2007 12:44    Sujet du message: le CRAN interroge les noirs Répondre en citant

ericlimo a écrit:
milicent a écrit:
Ben, on attend plus qu'ericlimo pour nous commenter ces chiffres..... .


Tu fais une fixation ou quoi?



Complètement, j'adore ton sens aigu et inattendu de l'analyse... ...oui, j'adoooooore,
Regarder danser les gens,
Et de temps en temps
Je coupe le son
(ooooooooooh)
Et je remets le son
Je coupe le son
(oooh noon)

Bon, ben là je m'égare un peu....




.

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 #18 Posté le: 01 Fév 2007 14:22    Sujet du message: le CRAN interroge les noirs Répondre en citant

ericlimo a écrit:
Nature des phénomènes de discrimination
Pour chacune de ces situations, dites-moi si vous l’avez rencontrée
dans les 12 derniers mois, en ayant le sentiment qu’elle était due
à la couleur de votre peau ?
Base : Ensemble de la population « noire »

Attitude dédaigneuse, méprisante ou irrespectueuse 63% non / 37% oui
Agression verbale, insulte 76% non / 24% oui
Difficultés lors de l’achat ou de la location d’un logement 76% non / 24% oui
Contrôle d’identité ou de police 77% non / 23% oui
Difficultés dans vos relations avec les services publics 78 % non / 22% oui
Refus d’embauche 80% non / 18% oui
Refus de promotion dans votre travail (statut, salaire) 87% non / 12% oui
Difficultés dans l’accès aux loisirs 87% non / 12% oui
Injustice au cours de vos études 88% non / 12% oui
Difficultés dans vos relations amicales ou amoureuses 90% non / 10% oui
Bousculade, violence physique 91% non / 9 % oui
Dégradations de vos biens, vandalisme 92% non /7% oui

C'est quand même plus lisible avec toutes les données

http://www.tns-sofres.com/archives.php


Je suis un peu surpris de vos manques de réactions concernant ce sondage. Je pensais sincérement voir aujourd'hui au moins 20 pages sur ce topic.

J'ai toujours dis qu'il existait des discriminations, mais j'ai aussi dit que je pensais qu'elles étaient vues de manière exagérée. D'aprés vous, les chiffres de ce sondage confirment ou infirment ce que je pense?

Vu que vous êtes toujours objectifs (et moi toujours subjectif d'aprés vous), amusons nous à transposer ce même sondage, à la minorité blanche vivant aux antilles sur la base des mêmes questions: Pensez vous réellement que les résultats seraient si différents? Au risque, une nouvelle fois de vous déplaire, les résultats seraient quasiment identiques.

Prenez encore ces mêmes questions et posaient les à un blanc petit et obése, ou à blanc ayant le visage balafré (vivants en métropole), croyez vous que les réponses ne feraient pas ressortir les mêmes pourcentages ?

Que dire du sondage des RG sur les meneurs de bandes (cité par clemence), doit on conclure que les maghrébins et les noirs sont tous des voyous? bien sûr que non, mais cela démontre aussi, que ce soit du côté des blancs ou des noirs, le pourcentage d'abrutis (pour être politiquement corrects) est le même, et que malheureusement il le restera encore longtemps.

Juste une apparté, on dit souvent que l'on demeure où l'on se sent bien (pour l'instant je me sens très bien à la Martinique ) , et comme la France est un pays libre, il est toujours facile de changer de lieu mais encore faut-il le vouloir.

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 #19 Posté le: 01 Fév 2007 15:49    Sujet du message: le CRAN interroge les noirs Répondre en citant

ericlimo a écrit:



Prenez encore ces mêmes questions et posaient les à un blanc petit et obése, ou à blanc ayant le visage balafré (vivants en métropole), croyez vous que les réponses ne feraient pas ressortir les mêmes pourcentages ?



Plusieurs testing donc plus crédible qu'un sondage, confirme en fait tes déclarations.
http://www.adia.fr/pdf/CPAdiaTestingVideo.pdf
http://cergors.univ-paris1.fr/docsatelecharger/Discriminationsenvoientretien.pdf

On constate qu'un antillais en matière d'accès a l'emploi arrive devant un blanc obèse et également devant un blanc agé de 50 ans.


Voici les résultats :

Avec 21 % de réponses positives, on constate une discrimination relative du candidat antillais. Par comparaison, les trois autres candidats sont nettement plus discriminés. On peut tout de même noter que ce candidat obtient plus de réponses négatives, 62, versus 56 réponses positives à la différence des deux candidats référents, mais comme le candidat âgé et la femme d’origine maghrébine.

Le candidat obèse arrive en 4ème position mais avec des résultats en chute libre, soit 10 % de réponses positives. La photo figurant sur son CV a clairement amené au rejet de sa candidature. Le résultat confirme un sondage effectué en 2003 par Adia, l’Observatoire des Discriminations et la Sofres3 dans lequel 74% des français considéraient que les personnes obèses n’avaient pas les mêmes chances d’être embauchées.


La candidate d’origine maghrébine obtient 3 fois moins de réponses positives avec 9%, alors que son CV surclasse à l’évidence ceux des autres candidats.
Sa résidence (en banlieue), son nom et son prénom, ont sans doute joué un rôle déterminant, son visage agréable lui donnant toutes ses chances. En comparaison, le candidat d’origine antillaise obtient 2 fois plus de réponses positives avec un CV moins bon. Ces résultats peuvent également être mis en perspective avec les résultats obtenus par l’homme originaire du Maghreb dans l’étude de 2004 où, à CV équivalent, le candidat recevait 6 fois mois de réponses positives que le candidat de référence.

4 fois moins de réponses positives pour le candidat âgé ! Le testing de mai 2004 avait déjà mis en évidence cette discrimination ; cette fois-ci, elle est encore plus forte. L’ampleur de ce phénomène est confirmée par une étude des annonces recueillies sur la période : 5,6% indiquent un critère d’âge et le taux est encore plus important pour les postes de commerciaux : 13,9%, alors même que cette mention expose les entreprises à des poursuites pénales4. Il est intéressant de noter que le protocole de l’étude a rejeté ces annonces illégales, les résultats de ce candidat auraient été de fait encore plus faibles



Candidat antillais :
Notre candidat antillais obtient des résultats qui ne sont pas
significativement éloignés d’un de nos candidats de référence
(mais
tout de même inférieurs) et inférieurs de manière significative à
l’un de nos deux candidats de référence. On constate donc ici une
discrimination relative (par rapport à un candidat de référence mais
pas l’autre). Ce candidat surclasse nettement les trois autres
candidats qui sont les plus discriminés.


Trois candidats obtiennent des scores très significativement
inférieurs aux trois autres : le candidat obèse, la candidate
d’origine maghrébine, le candidat de 50 ans5.
Candidat obèse :
Le candidat dont le visage témoigne de sa surcharge pondérale
est lui aussi écarté du processus de recrutement. La photo figurant
sur le CV a clairement amené au rejet de sa candidature. C’est la
première fois que l’effet du surpoids lors du recrutement est testé.

Le résultat confirme le sondage que nous avons effectué dans
lequel les Français considéraient à 74% que les personnes obèses
n’avaient pas les mêmes chances d’être embauchées6.!





ericlimo a écrit:
Juste une apparté, on dit souvent que l'on demeure où l'on se sent bien (pour l'instant je me sens très bien à la Martinique ) , et comme la France est un pays libre, il est toujours facile de changer de lieu mais encore faut-il le vouloir.



Je suis d'accord avec toi, moi je suis bien en guadeloupe et je préfère y rester.
Ce que trouve désagréable c'est que le mot antillais a travers internet et dans les média en france est utilisé par n'importe qui comme moyen de pression ( cran, lesogres, banlieu s’exprime, grioo, afrikara, afrik, africulture et bien d’autre et sont en plus prit comme lieu d’infos pour analysé les antilles )

le cran ( pourtant constitué de plusieurs centaines d’association avec des noms de pays africains ) ce substitue à la place des associations antillaise qui regroupent presque 90 % des antillais résident en France un article sur france-antilles a fait un reportage sur une réunion à l'assemblée national de plus de 70 associations ( le nombre a augmenté entre temps ) qui rejettent le cran.

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 #20 Posté le: 01 Fév 2007 16:09    Sujet du message: le CRAN interroge les noirs Répondre en citant

ericlimo a écrit:
ericlimo a écrit:
Nature des phénomènes de discrimination
Pour chacune de ces situations, dites-moi si vous l’avez rencontrée
dans les 12 derniers mois, en ayant le sentiment qu’elle était due
à la couleur de votre peau ?
Base : Ensemble de la population « noire »

Attitude dédaigneuse, méprisante ou irrespectueuse 63% non / 37% oui
Agression verbale, insulte 76% non / 24% oui
Difficultés lors de l’achat ou de la location d’un logement 76% non / 24% oui
Contrôle d’identité ou de police 77% non / 23% oui
Difficultés dans vos relations avec les services publics 78 % non / 22% oui
Refus d’embauche 80% non / 18% oui
Refus de promotion dans votre travail (statut, salaire) 87% non / 12% oui
Difficultés dans l’accès aux loisirs 87% non / 12% oui
Injustice au cours de vos études 88% non / 12% oui
Difficultés dans vos relations amicales ou amoureuses 90% non / 10% oui
Bousculade, violence physique 91% non / 9 % oui
Dégradations de vos biens, vandalisme 92% non /7% oui

C'est quand même plus lisible avec toutes les données

http://www.tns-sofres.com/archives.php


(...)

J'ai toujours dis qu'il existait des discriminations, mais j'ai aussi dit que je pensais qu'elles étaient vues de manière exagérée. D'aprés vous, les chiffres de ce sondage confirment ou infirment ce que je pense?

Vu que vous êtes toujours objectifs (et moi toujours subjectif d'aprés vous), amusons nous à transposer ce même sondage, à la minorité blanche vivant aux antilles sur la base des mêmes questions: Pensez vous réellement que les résultats seraient si différents? Au risque, une nouvelle fois de vous déplaire, les résultats seraient quasiment identiques.

Prenez encore ces mêmes questions et posaient les à un blanc petit et obése, ou à blanc ayant le visage balafré (vivants en métropole), croyez vous que les réponses ne feraient pas ressortir les mêmes pourcentages ?

(...)


Juste une apparté, on dit souvent que l'on demeure où l'on se sent bien (pour l'instant je me sens très bien à la Martinique ) , et comme la France est un pays libre, il est toujours facile de changer de lieu mais encore faut-il le vouloir.


Les seuls chiffres de ce sondage ,seuls ,ne peuvent confirmer ou infirmer ce le fait que les discriminations soient vécues de manières exagérées,puisque ce sondage prend en compte uniquement le vécu de ces personnes.Pour savoir s'il est exagéré ,il faudrait confronter ce vécu à la réalité des discriminations ,avec des enquêtes objectives de type testing.
C'est déjà plus facile à faire pour l'accès au logement que pour les contrôles de police ou les petites réactions dans la rue.

Ta subjectivité estime que les résultats seraient identiques ,la mienne pencherait plutôt pour le non ,et l'objectivité voudrait que l'on énonce un minimum d'arguments ,voire que l'on doive attendre les résultats d'une telle étude pour connaître la réponse
Ne serait-ce que parce que la portion des économies antillaises détenues par des blancs est supérieure à celle détenue par les noirs en france ,on peut douter que le vécu des discriminations économiques soit le même chez les blancs vivants aux antilles.

Il y a probablement plus de noirs que de balafrés,c'est probablement une des raisons pour lesquelles on n'a pas encore demandé leur avis aux balafrés.Et c'est quand même curieux que dans un pays qui n'est pas raciste ,être noir puisse ,comme tu le suggère ,être équivalent à avoir une grosse balafre sur le visage.
Même si je doute que les résultats soient les mêmes dans le détails...On ne naît pas nécessairement obèse ou balafré ,de parents obèses ou balafrés ,les préjugés ne sont pas les mêmes et ils entrainent probablement des types de discriminations différents.
Par ex. ,ça m'étonnerait que devant la police ,être obèse=être noir...

Pour ta dernière phrase ,si ça correspond à tes valeurs de limiter les droits de l'homme au droit à la mobilité dans un seul sens ...parce que N.S. n'a pas suggéré ouvertement aux africains qui ne se sentent pas bien en Afrique de venir en France ,ce qui souligne l'absurdité du "tu l'aimes ou tu la quittes " ,qui n'est possible que si on a la garantie d'être accueilli dans un pays où on se sentirait bien, or les limitations actuelles des doits d'asile et des droits à la mobilité montrent bien que les pays qui proclament cette devise renoncent à cet accueil,enfin bref.

Enfin si on suit cette logique ,il ne faut jamais rien faire pour bouger les choses,il suffit (même si j'ai un doute là-dessus) de partir.C'est comme ça que le monde bouge!
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 #21 Posté le: 01 Fév 2007 16:28    Sujet du message: le CRAN interroge les noirs Répondre en citant

Tishka a écrit:


Les seuls chiffres de ce sondage ,seuls ,ne peuvent confirmer ou infirmer ce le fait que les discriminations soient vécues de manières exagérées,puisque ce sondage prend en compte uniquement le vécu de ces personnes.Pour savoir s'il est exagéré ,il faudrait confronter ce vécu à la réalité des discriminations ,avec des enquêtes objectives de type testing.
C'est déjà plus facile à faire pour l'accès au logement que pour les contrôles de police ou les petites réactions dans la rue.

Ta subjectivité estime que les résultats seraient identiques ,la mienne pencherait plutôt pour le non ,et l'objectivité voudrait que l'on énonce un minimum d'arguments ,voire que l'on doive attendre les résultats d'une telle étude pour connaître la réponse
Ne serait-ce que parce que la portion des économies antillaises détenues par des blancs est supérieure à celle détenue par les noirs en france ,on peut douter que le vécu des discriminations économiques soit le même chez les blancs vivants aux antilles.

Il y a probablement plus de noirs que de balafrés,c'est probablement une des raisons pour lesquelles on n'a pas encore demandé leur avis aux balafrés.Et c'est quand même curieux que dans un pays qui n'est pas raciste ,être noir puisse ,comme tu le suggère ,être équivalent à avoir une grosse balafre sur le visage.
Même si je doute que les résultats soient les mêmes dans le détails...On ne naît pas nécessairement obèse ou balafré ,de parents obèses ou balafrés ,les préjugés ne sont pas les mêmes et ils entrainent probablement des types de discriminations différents.
Par ex. ,ça m'étonnerait que devant la police ,être obèse=être noir...

Pour ta dernière phrase ,si ça correspond à tes valeurs de limiter les droits de l'homme au droit à la mobilité dans un seul sens ...parce que N.S. n'a pas suggéré ouvertement aux africains qui ne se sentent pas bien en Afrique de venir en France ,ce qui souligne l'absurdité du "tu l'aimes ou tu la quittes " ,qui n'est possible que si on a la garantie d'être accueilli dans un pays où on se sentirait bien, or les limitations actuelles des doits d'asile et des droits à la mobilité montrent bien que les pays qui proclament cette devise renoncent à cet accueil,enfin bref.

Enfin si on suit cette logique ,il ne faut jamais rien faire pour bouger les choses,il suffit (même si j'ai un doute là-dessus) de partir.C'est comme ça que le monde bouge!


Ah bon un "testing" est forcément objectif...tiens donc...dans le cas d'une embauche, tu peux soit tomber sur un DRH ouvert d'esprit ou un DRH avec des idées préconsues et bien arrêtées, alors l'objectivité, bof.

A partir d'exemples de vécus de différents métros aux antilles, je te confirme que les résultats seraient de la même teneur.

Et c'est toi qui compare un noir à un balafré, pas moi. Ce sondage a pour but d'analyser les réponses de personnes noires donc se basant sur un critère physique, donc tu peux aussi faire la même chose avec des personnes ayant aussi un autre critère physique comme l'obésité, défaults du visage, etc...

Mais pourquoi me parler de l'Afrique, moi je parle des domiens, donc tu es HS, d'ailleurs il n'y a pas que des africains venant en France. Donc je redis ma phrase, en france on est libre d'aller où l'on souhaite, tu y vois un inconvénient?

Sinon, tu proposes quoi pour faire bouger les choses?

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 #22 Posté le: 01 Fév 2007 17:06    Sujet du message: le CRAN interroge les noirs Répondre en citant

Je n'ai pas vu le doc de Canal +, par contre, j'ai vu une interview de son réalisateur qui disait que si les noirs étaient évidement vicitmes de racismes, ils étiaent aussi parfois un peu paranos. Et je penses qu'il faut bien garder en tête ces 2 constatations.
Aussi, ça serait dommage que ceux qui ont vu ce doc ne retiennent que les passages ou le racisme des blancs et mis en évidence, et pas ceux ou tout ce passe normalement quelques soient la famille concernée.
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 #23 Posté le: 01 Fév 2007 18:19    Sujet du message: le CRAN interroge les noirs Répondre en citant

ericlimo a écrit:

Ah bon un "testing" est forcément objectif...tiens donc...dans le cas d'une embauche, tu peux soit tomber sur un DRH ouvert d'esprit ou un DRH avec des idées préconsues et bien arrêtées, alors l'objectivité, bof.

A partir d'exemples de vécus de différents métros aux antilles, je te confirme que les résultats seraient de la même teneur.

Et c'est toi qui compare un noir à un balafré, pas moi. Ce sondage a pour but d'analyser les réponses de personnes noires donc se basant sur un critère physique, donc tu peux aussi faire la même chose avec des personnes ayant aussi un autre critère physique comme l'obésité, défaults du visage, etc...

Mais pourquoi me parler de l'Afrique, moi je parle des domiens, donc tu es HS, d'ailleurs il n'y a pas que des africains venant en France. Donc je redis ma phrase, en france on est libre d'aller où l'on souhaite, tu y vois un inconvénient?

Sinon, tu proposes quoi pour faire bouger les choses?


Dans le cas d'une embauche ,le testing est en effet un moyen objectif de determiner si le DRH est ,pour reprendre ton euphémisme ,ouvert d'esprit ou pas =utilise des critères d'embauche racistes (ou autre critère illégal) ou pas.
Le testing généralisé a plusieurs entreprises ,avec plusieurs DRH ,permet de déterminer l'ampleur des pratiques.
C'est le même principe que pour un sondage :quand un grand échantillon donne certains résultats ,on peut considérer sous certaines conditions* que cet échantillon est un indice de ce qui se passe dans l'ensemble en question.

Bien sûr ,même pour un grand échantillon ,d'autres facteurs peuvent fausser les résultats :
Si je fais une étude en interrogeant des personnes en île de france on ne peut pas extrapoler le pourcentage de personne d'origine immigrée /de cadres/de personnes travaillant dans le tertiaire/de professions médicales,etc...à la France entière.Pareil si on interroge les gens par téléphone fixe ,ce qui est souvent le cas ,les catégories de la population qui possèdent uniquement un portable sont sous-représentées .

Dans ce cas ,c'est pareil d'avoir juste plusieurs métros que 3 DRH ,on ne peut rien tirer des résultats avant d'avoir un échantillon de grande taille.Perso je connais aussi des tas d'exemples de métros et ils ne donneraient pas ce résultat ,et alors?On n'a toujours rien obtenu d'objectif.

En France on est libre d'aller où l'on souhaite.On a aussi le droit d'aller où l'on souhaite,de chercher du travail ,un logement ,voire de passer devant la police sans être discriminé en raison de son sexe ,son âge ,sa couleur de peau ,son poids,son orientation sexuelle et sans entendre des propos à caractère raciste ,antisémite ou homophobe.
C'est écrit dans la loi.

Pour changer les choses ,il faudrait d'abord commencer par élire des gens qui la fassent respecter ,qui donnent des consignes au parquet pour qu'ils poursuivent les cas de discrimination.Qui donnent plus de moyens à la HALDE.

Mes études sont nettement trop prenantes en ce moment mais dès que j'en aurai le temps je compte m'impliquer dans les associations qui poursuivent ces objectifs.

Mais et toi ,ce sont les limousines qui te prennent tout ce temps?
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 #24 Posté le: 01 Fév 2007 18:28    Sujet du message: le CRAN interroge les noirs Répondre en citant

Le sondage racial CRAN/SOFRES : une manipulation pour booster l’extrême-droite.



Le sondage commandé par le Cran à la SOFRES est un attrape-nigaud et une manipulation politique destinée à promouvoir le vote d'extrême droite en France à des fins électorales. Ce sondage est en effet fondé sur le présuposé raciste qu'il existerait en France une "communauté noire", ce qui est faux. Il n'y a pas plus de "communauté noire" que de "vote noir". Un sondage officiel confié à l'institut CSA qui sera rendu public dans le courant du mois de mars le démontre d'ailleurs clairement. Il n'y a pas de " noirs" en France. Il y a deux millions d'Antillo-Guyanais métissés, catholiques et souvent français depuis 1794, qui refusent de se considérer comme "noirs". La moitié se trouve en métropole et plus précisément en région parisienne. Parallèlement à ce groupe majeur, deux ou trois cent mille Français originaires d'Afrique (les Afro-Français), pour près de la moitié de confession musulmane, issus d'une immigration très récente et dont certains se considèrent comme des "noirs" de "race" pure et refusent le métissage. C'est ceux-là que la tribu Ka (théoriquement dissoute) prétend représenter. Il en va de même pour le Cran, version "soft" de l’organisation ouvertement raciste du « fara » _kemi _seba. Les discriminations visant les Antillo-Guyanais et les Afro-Français sont aussi diférentes que diffèrent ces deux groupes de population. Des différences qui n'échappent pas au regard des Français. Ils considèrent que les Afro-français forment un groupe deux fois plus "à part" du reste de la population que le groupe des Antillo-Guyanais, comme le démontrera le sondage CSA à paraître en mars.

C'est dans ce contexte que, voici un an, un prétendu conseil représentatif des "noirs" a été lancé en France à la faveur d'un tapage médiatique instrumentalisé par des organisations qui n'avaient rien à voir avec les "noirs" et la complicité d'une poignée de journalistes et de statisticiens. Ce conseil prétendûment représentatif réuunissait à sa constitution 17 associations africaines souvent formées seulement de deux membres (le minimum légal) et une trentaine de militants recrutés sur internet. Un an plus tard, il ne compte guère plus qu'une soixantaine de militants et 10 associations (presque toutes africaines) à jour de leur cotisation. Très tôt, les dysfonctionnements internes du Cran ont amené ses militants à créer un comité pour la reformation du CRAN (CRC) qui dénonce aujourd’hui l'opacité financière de la gestion de l'association ainsi que les méthodes peu démocratiques utilisées par le président du CRAN, dont le seul objectif est visiblement l'autopromotion et l'organisation des dîners de prestige à 250 euros par participant, comme ce fut le cas le 31 janvier 2007 au Golf Country Club de Saint-Cloud.

Le CRAN, fondé sur un critère ouvertement racial, donc illicite selon la loi de 1901, encourt une dissolution judiciaire demandée par le Collectif DOM. La procédure, engagée il y a un mois, a été confiée Me Gilbert COLLARD.

L'histoire du Cran s'est illustrée par une tentative de s'approprier la commémoration de l'abolition de l'esclavage du 10 mai 2001 pour en faire un carnaval sur la place de la Bastille à la faveur d'une providentielle subvention de plusieurs centaines de milliers d'euros, une manifestation devant France Télévisions contre Pascal Sevran réunissant 10 militants et une tentative d'autodafé contre le dictionnaire Robert. Le Cran est rejeté d’une voix unanime par tout l’outre mer qui constitue la part majeure de ceux que les racistes voient comme « noirs ».

Cependant, ce groupuscule, qui dispose de moyens importants et mystérieux, multiplie les actions spectaculaires tendant à dresser les Français les uns contre les autres sur le critère de la couleur de peau.Le prétendu chantage électoral de dix excités arrivistes qui prétendent présenter un candidat à la présidentielle n'est évidemment qu'un bluff de plus.

La publication du sondage commandé à la SOFRES s'inscrit clairement dans une volonté de tourner sinon de violer la loi qui interdit la collecte d'informations fondées sur des critères à connotation "raciale" ou "ethnique". Il s'agit de forcer la main à la CNIL qui a été obligée, sous la pression d'un lobby racial, de procéder à des auditions pour déroger aux principes de la loi Informatique et Libertés.

Le Collectif DOM dénonce fermement ces manoeuvres électorales qui, dérogeant à la tradition des principes républicains, risquent d'allumer la guerre civile en France sur le critère de la couleur. Il invite les pouvoirs publics à prendre immédiatement leurs responsabilités et à engager les procédures judiciaires qui s'imposent contre tous les racistes, sans distinction de couleur. A défaut, le collectif DOM et les associations d'outre mer appelleront à un vote sanction contre ceux qui auront laissé le racisme s'organiser en France. On imagine mal qu'un conseil représentatif des "associations blanches" interdit aux "noirs" ait pu se constituer et puisse brandir des sondages dénonçant le racisme "anti-blancs" sans la mise en mouvement de l'action publique. Il doit en être de même lorsqu'il s'agit d'un conseil représentatif des "associations noires" interdit aux "blancs".



Pour le Collectif DOM

Claude Ribbe président

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 #25 Posté le: 01 Fév 2007 18:33    Sujet du message: le CRAN interroge les noirs Répondre en citant

Le Cran contesté de l'intérieur

Vous trouverez ci-joint en attach le communiqué N° 3 du Comité pour la refondation du CRAN (CRC).

Notre comité entend ainsi profiter de l’occasion que constitue l’organisation par la direction actuelle du CRAN d’un dîner de gala le mercredi 31 janvier 2007, pour dénoncer l’absence de compte-rendu organisationnel et financier de la version 2006 du dîner de gala.

Le CRC montre par ailleurs que l’absence de compte-rendu n’est pas le fait du hasard, mais partie intégrante des méthodes cyniques de travail de cette direction.

Mais au-delà de cette incompétence doublée d’un cynisme tout consommé, ce qui donne une nouvelle dimension à la lutte de notre comité, c’est le fait que les preuves accablantes de faux, d’usage de faux et d’(...) s’accumulent.

Dans un prochain communiqué du Comité pour la Refondation du CRAN, nous vous montrerons, avec des preuves à l’appui, comment la direction actuelle du CRAN est noyautée par des (...) falsificateurs qui tentent de réunir les conditions nécessaires pour organiser à grande échelle des (...) dignes des délinquants en cols blancs.

Le Comité pour la Refondation du CRAN sera là tel l’œil de Caen qui poursuit sans répit son bourreau de frère Abel et lui rappelle à chaque instant son forfait.

Le Comite pour la refondation du CRAN vous exhorte à diffuser le plus largement autour de vous ce communiqué N°3. Ce faisant, vous contribuez honorablement à son travail de salubrité publique.

Tous les documents du CRC sont sur le forum du CRC :

http://noirs-en-colere.xooit.fr/f1-D.htm

Aussi le CRC vient d’éditer un petit dossier de presse qui rassemble tous ses communiqués et autres documents d’archive. Pour l’avoir, il suffit de le demander à l’un des deux porte-paroles du CRC.

Bonne lecture à tous !

Pour le CRC,

Komlan Rigobert MISSINHOUN

Porte-parole

e-mail : komlan@ouvaton.org

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 #26 Posté le: 01 Fév 2007 20:47    Sujet du message: le CRAN interroge les noirs Répondre en citant

belboug a écrit:
La TNS sofres a réalisé une étude pour le CRAN qui parait aujourd'hui

d'après ces derniers , il y a 1.865.000 noirs de plus de 18 ans en france soit 3,86 % de personnes interrogées

Je voudrais bien savoir d'ou viennent les chiffres. et ca veut dire quoi la 2eme partie?
Dans le post de ppm, on dit que 13 000 personnes ont ete interrogees. C'est a partir de cela qu'ils ont fait une extrapolation???

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