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L'argent
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  Discussion générale:   Sujet: L'argent

MOPAO
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 #31 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 25 Déc 2007 07:01

Gurde,
tes posts sont une mine d'or. Keep doing the great job! Comme ils ont l'air longs, je sais que très peu les liront, puisqu'on est dans une culture de superficialité. Vite, vite, ca doit être court, j'ai pas que ca à faire. Mais si tu regardes bien, ce temps "gagné" servira qu'à glander à rien (...).
Enfin, je m'éloigne.
Moi également je suis convaincu que le système n'en a plus pour longtemps. Ils bombent tous le torse, fier comme des coqs de basse-cour, depuis la disparition du communisme, convaincus qu'ils sont que leur capitalisme a gagné. Des coqs qui n'entendent pas au loin, le bruit du couteau qu'on aiguise.

Tant que nous ne comprendrons pas où se trouve la vraie richesse (l'individu), et qu'on n'abandonnera pas cette course effrenée au matériel, avec ce que cela comporte comme égoisme (20% de bonshommes qui s'accaparent 80% de richesses), on ne fera que creuser plus profondément notre tombe.
L'occident se targue d'être riche et développé, mais à bien y regarder, il vit LARGEMENT au dessus de ses moyens, puisque tous leurs Etats ont des dettes colossales.
La dette de l'Etat allemand s'élèvait au 31.12.2006 à 1.561 Milliards d'euros. Excusez du peu. Et elle ne fait que croître. Certaines sources (lien ici) évaluent sa croissance à 32 EUR/seconde. Vi vi vi, c'est à dire, que depuis que vous lisez ces lignes, la dette allemande s'est accrue de 1.600,- EUR environ. (j'ai mis 50 secondes pour me relire).
La situation est la même dans les autres pays capitalistes: USA, Canada, etc, etc.

Et quand on sait quel est le niveau de pourriture morale des politiciens qui nous dirigent, j'ai ma petite idée sur le niveau de barbarie ouverte et officielle dans lequel on plongera à ce moment là.
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Gurde
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 #32 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 28 Déc 2007 23:52

Merci de ton intervention, j'ai trouvé un texte sur le net qui devrait t'intéresser. Il parle des crises financières incontrolables qui pourraient survenir. Et de même tu devrais lire l'article que j'avais envoyé "L'île de naufragés" pour voir que le vrai problème ne vient pas de l'endettement des pays, mais du système bancaire qui pousse à l'endettement.

Dire dans une société capitaliste le pays est endetté, c'est la faillite. Je crois que c'est faux jusqu'à une certaine limite.
La france à 60% d'endettement ça semble énorme mais rien en comparaison à d'autres pays, tu les as cités en plus. D'ailleurs l'Allemagne est la première puissance économique européenne.

Je crois qu'il y a un problème vis-à-vis des banques centrales qui poussent les pays à l'endettement, je parle des banques européennes, FMI, et autres banques privées nationales. car contrairement à ce que l'on croit la Banque de France, par exemple, n'appartient pas à l'état mais un à un organisme privé. Ce genre de "banques" dites "nationales" ont été créées il y a plusieurs dizaines d'années. Je crois que ça a été fait entre autre sous l'impulsion des Rockfeller, je me souviens plus trop, il faudrait que je recherche les textes.
Donc ces banques vont pousser les états à l'endettement car cela leur permet d'avoir des rentrées d'argent hyper sûrs. Elles sont censés être là comme régulateur, et arbitre indépendant de l'économie mais pour moi elles sont l'une des sources de l'affaiblissement du pouvoir politique.

Bon le ti texte :

Citation:
 
Incertitudes sur l’économie mondiale
par Banque des règlements internationaux (BIR)

L’économie n'est pas une science, du moins pas au sens où la répétition d'une expérience aboutit toujours au même résultat. D'ailleurs, les prévisions économiques sont souvent bien loin de la réalité, en particulier lors des points de retournement du cycle, l'insuffisance des données, le manque de fiabilité des modèles et les chocs aléatoires contribuant fréquemment à produire des résultats peu concluants. À cela s'ajoute la difficulté encore plus grande d’évaluer la marge d'erreur des prévisions, à tel point qu'il n'est guère exagéré de dire que nous sommes plutôt confrontés à des incertitudes fondamentales – et à quantité d'impondérables – qu’à de simples risques.

L'histoire économique fournit des références utiles à cet égard. La « grande inflation » des années 1970 avait totalement pris de court la plupart des observateurs et des autorités, tout comme le rythme de la désinflation et la reprise économique ultérieure, une fois que l'on s'est attelé au problème. De même, quasiment personne n'avait anticipé la Grande Dépression des années 1930, ni les crises qui ont secoué le Japon et l'Asie du Sud-Est au début et à la fin des années 1990, respectivement. En fait, chaque épisode de repli a été précédé d'une période de croissance non inflationniste suffisamment vigoureuse pour conduire nombre de commentateurs à présager l'avènement d'une « ère nouvelle ». Des surprises analogues peuvent être observées au niveau microéconomique. Juste avant sa faillite, en 1998, le fonds LTCM avait subi, sur divers marchés, des chocs de prix près de dix fois supérieurs à ce qu'on pouvait attendre compte tenu de l'expérience passée. Par conséquent, tous ses postulats de départ – diversification adéquate, liquidité abondante et capitalisation satisfaisante – se sont avérés totalement erronés.

Naturellement, beaucoup feront valoir que cette expérience nous a permis de mieux comprendre les processus économiques. Cette affirmation n'est cependant guère facile à démontrer. Les économistes de banque centrale, par exemple, établissent généralement leurs prévisions d'inflation à l'aide de modèles économétriques rendant compte des interactions salaires–prix. Or, pour travailler avec précision, ils doivent répondre correctement à au moins cinq questions. Quel est le meilleur moyen de mesurer les capacités excédentaires dans l’économie nationale ? Quel est le taux de croissance tendanciel de la productivité ? Les influences de l’étranger se limitent-elles aux seuls prix à l'importation ? Les salaires sont-ils déterminés par les anticipations sur les prix ou par l’évolution effective des prix ? Si les anticipations jouent un rôle déterminant, sont-elles influencées par la crédibilité des banques centrales ou par autre chose, comme l'inflation constatée, voire perçue ? Pour l'heure, chacune de ces questions suscite bien des divergences, tout comme de nombreux aspects tout aussi fondamentaux concernant d'autres paramètres économiques.

De fait, au vu des vastes mutations en cours, il n'est pas difficile d'affirmer que nous comprenons peut-être moins bien aujourd'hui qu'auparavant les processus économiques. Dans l’économie réelle, la conjonction du progrès technologique et de la mondialisation a révolutionné la production. La sphère financière, elle aussi, a connu des bouleversements avec l'arrivée de nouveaux acteurs, l'introduction de nouveaux instruments et les changements de comportement. Sur le plan monétaire, les banques centrales, de plus en plus autonomes, ont considérablement évolué dans leur politique et leur stratégie de communication. Face à toutes ces transformations, qui pourrait prétendre, en toute sincérité, que rien n'a changé ?

De surcroît, une incertitude toute particulière pèse sur la politique monétaire. Si les banquiers centraux sont plus déterminés que jamais à maintenir la stabilité des prix, le rôle joué par la masse monétaire et le crédit est de plus en plus controversé, et ce, au milieu d'interrogations évoquées précédemment sur le processus d'inflation. Pour certains d'entre eux, comme pour nombre d'universitaires renommés, ni la monnaie ni le crédit ne serait d'une quelconque utilité dans la conduite de la politique monétaire. Pour d'autres, par contre, la croissance trop rapide des agrégats pourrait présager soit un réveil de l'inflation, soit un cycle expansion–contraction aux caractéristiques indésirables.

Dans ce contexte, on ne peut raisonnablement attendre des banques centrales ou des marchés un discernement infaillible. Il importe donc que ces derniers continuent à exercer leur propre jugement en toute indépendance et ne se contentent pas d'adopter les convictions des banques centrales – stratégie qui pourrait se révéler dangereuse. De leur côté, les autorités doivent poursuivre leurs efforts visant à améliorer la résilience du système face à des chocs inévitables autant qu'inattendus.

Motifs de préoccupation actuels pour les autorités
Selon la prévision consensuelle, obtenue par enquête auprès d’économistes, la récente vigueur de la croissance se poursuivra, l'inflation restera généralement modérée et les déséquilibres des paiements courants s'atténueront progressivement. Pour ce qui est des marchés financiers, selon la prévision pour 2007, les taux longs se maintiendront autour des niveaux actuels. Il va de soi que cette prévision suppose, implicitement, l'absence de troubles géopolitiques majeurs et de turbulences financières susceptibles de se propager dans l’économie réelle.

S'agissant du court terme, une prévision augurant un avenir très semblable au passé présente maints avantages. De fait, à regarder de près les erreurs de prévision commises ces dernières années, on pourrait conclure qu'il y a lieu d’être encore plus optimiste : globalement, la croissance réelle a été plus soutenue que prévu, tandis que, le plus souvent, l'inflation a cadré avec les prévisions, et ce, malgré le vif renchérissement des matières premières sur les quelque douze derniers mois. Les taux d'intérêt à long terme ont aussi été invariablement inférieurs aux niveaux anticipés. Sachant que les erreurs de prévision ont souvent tendance à se répéter, on pourrait tabler, avec une relative confiance, sur la poursuite d'une évolution favorable. C'est seulement pour les déséquilibres des échanges commerciaux que la réalité a été bien pire que les anticipations, mais là aussi, comme le souligne l'Introduction de ce rapport annuel, des signes d'amélioration sont perceptibles.

Pourtant, il n'est pas difficile de recenser les incertitudes susceptibles d'infirmer cette prévision à court terme, voire de la contrarier à horizon plus lointain. Plusieurs sources de préoccupation sont analysées ci-après séparément, sans préjuger toutefois de leur interaction possible. Comme le précise la section suivante, les thèses qui se focalisent sur ces phénomènes d'interdépendance voient généralement dans l'accès facile au financement le lien de causalité qui les relie.

Une première incertitude a trait à la résurgence possible de l'inflation mondiale, voire des anticipations d'inflation. On estime que la plupart des grands pays industriels ont atteint, ou presque, les limites de leurs capacités. Les pressions désinflationnistes exercées par les économies émergentes semblent aussi s'atténuer dans le contexte d'une croissance intérieure parfois prodigieuse. En Chine, surtout, il apparaît de plus en plus clairement depuis quelques mois que les mesures destinées à ralentir l’économie n'ont pas encore produit leurs effets. C'est en partie pour cela que le fort renchérissement de l’énergie et des matières premières dans le monde n'a pas montré le moindre signe de modération, et d'aucuns s'interrogent sur la capacité des entreprises de continuer à compenser cette hausse des coûts par des économies sur d'autres postes de dépenses. Enfin, beaucoup s'inquiètent, en outre, de la très vive expansion des agrégats de monnaie et de crédit, surtout dans des pays comme la Chine qui ont recours aux interventions pour contrer l'appréciation de leur monnaie.

Compte tenu du rôle encore crucial des États-Unis dans l’économie mondiale, l’éventuel impact inflationniste de la hausse cyclique des salaires et de la baisse des gains de productivité est une source d'incertitude à court terme. Il convient également de prendre en considération deux facteurs de moyen terme. Le ratio prix de l'immobilier/loyer a atteint un chiffre record. À moins d'une diminution notable du numérateur, un retour à la normale supposerait une augmentation des loyers qui se répercuterait directement sur l'IPC. De plus, s'il importe de corriger les déséquilibres des échanges commerciaux, l'ajustement pourrait comporter une nouvelle baisse, peut-être même sensible, du dollar. Aux États-Unis, la contraction des marges sur les importations, alliée à l'accroissement de la productivité, a suffi jusqu’à présent à contenir la transmission des variations de change aux prix. Reste à savoir jusqu’à quand.

De ce point de vue, le récent ralentissement conjoncturel aux États-Unis doit être considéré comme salutaire. Pourtant, dans le courant de l'année 2006, on a commencé de s'inquiéter à l'idée que cette décélération bénéfique ne s'avère, en fait, trop prononcée. Les intervenants ont d'abord porté leur attention sur le marché des prêts hypothécaires de moindre qualité, mais la question sous-jacente est beaucoup plus vaste. Le taux d’épargne des ménages américains est, pour un temps, devenu négatif, la faible progression des salaires ne permettant pas de soutenir la vive progression de la consommation et de l'investissement résidentiel. Des conditions de crédit accommodantes, sur le marché hypothécaire surtout, ont favorisé l'alourdissement de la dette et le renchérissement du logement, lequel a lui-même procuré à la fois la sûreté motivant une intensification des prêts et la sensation de richesse justifiant un surcroît de dépense.

C'est la possibilité d'un inversement de tendance qui est source d'inquiétude. Les niveaux du service de la dette sont déjà élevés et les taux hypothécaires pourraient encore augmenter. Il suffirait que les prix du logement cessent de monter – mouvement qui s'est peut-être déjà amorcé – pour atténuer à la fois le recours au crédit et le sentiment de confiance découlant d'un accroissement de richesse. Par ailleurs, quand les suppressions d'emplois dans le bâtiment commenceront à traduire la baisse, jusqu’à présent bien plus marquée, du nombre de mises en chantier de logements, le revenu salarial, la sécurité de l'emploi et la confiance pourraient s'en trouver davantage affectés. Si l'investissement en capital fixe des entreprises, déjà inexplicablement faible compte tenu du niveau élevé des bénéfices et d'un financement peu onéreux, venait aussi à diminuer, cela pourrait annoncer une décélération accrue et peut-être indésirable de la croissance américaine.

Si c'est là le risque encouru, il faut aussi noter que le ratio dette/revenu des ménages aux États-Unis augmente depuis des décennies sans avoir entamé gravement la confiance des consommateurs. L'accélération de la hausse des salaires pourrait aussi donner un second souffle à la consommation. La part salariale est historiquement faible et pourrait remonter. En outre, les États-Unis sont plutôt en « fin de cycle », stade auquel le chômage est faible et où la rémunération a normalement tendance à s'accroître. Toutefois, cette dernière éventualité pourrait aussi avoir des conséquences indésirables : les tensions inflationnistes pourraient s'intensifier (supra) ou, si les revendications salariales compriment les marges bénéficiaires, les attentes des marchés d'actions pourraient être déçues, avec d’éventuelles incidences tant sur les prix des actifs que sur l'investissement des entreprises. Si les États-Unis devaient connaître un fort ralentissement, toute la question est de savoir quels en seraient les effets sur les autres économies. D'une part, la demande intérieure s'est récemment raffermie dans la zone euro et au Japon ainsi que dans plusieurs économies émergentes. De plus, contrairement au ralentissement lié à l'informatique lors du passage à l'an 2000, il n'y a pas eu de bulle synchrone de l'industrie qui pourrait brusquement éclater au niveau mondial. Au moment où les échanges commerciaux sont en plein essor, la diminution de la part des exportations à destination des États-Unis constitue aussi un signe positif pour la poursuite de la croissance mondiale.

D'autre part, en Allemagne comme au Japon, le redressement de la demande intérieure a été très largement dû à l'investissement des entreprises, lui-même stimulé par la vigueur de la demande d'exportations. Cela vaut également pour la Chine, où la croissance économique a été décrite par le Premier ministre Wen Jiabao comme « instable, déséquilibrée, désordonnée et insoutenable ». En outre, même sans cycle conjoncturel synchrone, la confiance des chefs d'entreprise à travers le monde pourrait être affectée par un repli marqué de l'activité américaine. Et, même s'il est vrai que la part des exportations directes à destination des États-Unis a diminué par rapport aux chiffres globaux mondiaux – ces derniers incluant une forte proportion d'importations de biens destinés à l'assemblage en Chine –, l'exposition indirecte de nombreux pays d'Asie à un tassement de l'activité américaine pourrait encore être importante. Enfin, il convient de noter que les États-Unis sont loin d’être les seuls à dépendre de la consommation alimentée par la dette ; dans certains pays, les taux d’épargne sont même fortement négatifs. On peut voir là une autre source possible de contagion.

Aux incertitudes à court terme concernant l'inflation et la croissance viennent s'ajouter plusieurs préoccupations de moyen terme, au nombre desquelles figure en bonne place la persistance des déséquilibres substantiels des échanges commerciaux dans le monde. S'agit-il d'un problème appelant, de la part des autorités, une riposte visant à réduire la possibilité d'une correction ample, et peut-être brutale, des cours de change ? Ou bien peut-on supposer que les flux de capitaux nécessaires pour financer de tels déficits seront durablement disponibles à des conditions comparables ?

Les pays affichant un gros déficit sont généralement ceux où la demande intérieure a augmenté relativement vite et où les taux d'intérêt sont donc relativement élevés. En principe, leur monnaie devrait se déprécier, ce qui leur permettrait, à terme, de réduire leur déficit extérieur, la demande intérieure s'infléchissant alors sous l'effet de la hausse des taux. Malheureusement, dans la pratique, des taux relativement hauts attirent souvent des capitaux privés d'une telle ampleur qu'ils induisent une appréciation du change, et non l'inverse, et un renchérissement des actifs domestiques, source d'un surcroît de dépenses. Ces deux évolutions ne peuvent qu'aggraver le déficit commercial. Ce processus faisait véritablement partie intégrante de l'histoire des États-Unis avant 2001 ; sa seconde composante est encore bien présente. Par ailleurs, ces dernières années ont été témoins de plusieurs variations sur le thème des opérations spéculatives de carry trade, dont les répercussions ont été plus amples encore sur des économies de moindre dimension comme la Nouvelle-Zélande et certains pays d'Europe centrale et orientale. Un grand nombre de ces économies, y compris celles où les données fondamentales se sont sensiblement améliorées, redoutent qu'une brusque inversion de ces flux de capitaux ne complique sérieusement la gestion macroéconomique.

Le déficit commercial des États-Unis est de nature très particulière, en raison surtout du rôle de monnaie de réserve du dollar. Ainsi, l'importante baisse des entrées de capitaux privés après 2001 a été contrebalancée par des apports de capitaux publics, ce qui n'a entraîné qu'une dépréciation graduelle du dollar. Cette situation a présenté l'avantage d’être relativement gérable, la contrepartie étant l'absence de réduction sensible du déficit américain. S'ajoutent à cela le passage progressif en déficit du compte de services et l'ampleur croissante de la dette extérieure, de sorte que le dollar reste clairement vulnérable à une soudaine perte de confiance du secteur privé et, probablement, à une hausse correspondante des primes de risque. Dans une certaine mesure, une telle évolution serait salutaire dans le cadre du processus d'ajustement extérieur, mais elle pourrait, dans le même temps, amplifier les tensions inflationnistes à court terme et les risques d'un repli plus grave.

La pérennité des afflux de capitaux publics peut aussi être remise en cause pour au moins deux raisons. Premièrement, les autres pays risquent d’être de plus en plus enclins à réduire leurs interventions et à laisser leur monnaie s'apprécier. Leur motivation peut être, certes, de vouloir limiter les pertes découlant d'une exposition en devises sans cesse croissante ; mais elle sera probablement davantage déterminée par la multiplication des signes de distorsion sur le plan intérieur, qui résultent des interventions sur les changes et des politiques accommodantes qui ont eu pour effet de contenir l'appréciation de la monnaie. En Chine, au Japon et dans certains pays producteurs de matières premières, les autorités se sont déjà déclarées publiquement très préoccupées par les investissements excessifs et de possibles affectations inadéquates des ressources dans leurs pays respectifs. Au surplus, les tensions inflationnistes s'accentuent dans plusieurs pays, et la stérilisation semble devenir de plus en plus difficile à réaliser (supra ).

Deuxièmement, les détenteurs de gros portefeuilles de réserves pourraient commencer à réduire leur part des nouveaux avoirs en dollars EU. D'un côté, selon le principe de la parité des taux d'intérêt, une telle stratégie ne permet pas d'accroître les rendements à des horizons suffisamment lointains, ce qui va à l'encontre d'un redéploiement des portefeuilles qui restent essentiellement libellés en dollars. D'un autre côté, la variabilité de tels rendements mesurés en monnaie locale pourrait être réduite si la composition en monnaies du portefeuille de réserves était choisie dans cette optique. Reste à savoir si cette préoccupation serait suffisante pour inciter à diminuer notablement la part du dollar et si, ce faisant, le cours de change serait sensiblement modifié, autrement que par un mouvement généralisé d'imitation par le secteur privé. Ce qui est plus certain, c'est que, dans leur recherche du rendement, les gestionnaires de réserves seront attirés par les monnaies facilitant l'accès aux actions et autres instruments rémunérateurs.

Une dernière source de préoccupation à moyen terme tient aux vulnérabilités potentielles des marchés financiers et à leurs éventuelles répercussions sur les établissements financiers. Comme le précise l'Introduction, les prix de presque tous les actifs enregistrent une hausse pratiquement continue depuis la mi-2003. Pour certains observateurs, il n'est pas difficile de trouver, au cas par cas, des justifications plausibles aux renchérissements et donc à leur caractère soutenable. C'est ainsi que le niveau très bas des primes de risque sur les émissions souveraines cadre avec une amélioration sensible de la gouvernance et des politiques macroéconomiques dans de nombreux pays. La relative faiblesse des primes sur les entreprises à haut risque s'explique, quant à elle, par les bénéfices élevés et les taux de défaut très faibles de ces dernières années. La modération exceptionnelle des primes d’échéance pourrait tenir à l'absence de volatilité des principales variables macroéconomiques depuis quelque temps. Le renchérissement des produits de base et des objets d'art peut être attribué à la demande émanant des nouvelles économies émergentes, tandis que celui du logement – désormais presque un phénomène mondial – s'explique par le repli des taux hypothécaires à long terme.

Pourtant, compte tenu de la difficulté inhérente à l’établissement de valorisations à plus long terme, le marché pourrait être devenu déraisonnablement exubérant en réaction aux annonces favorables. Les succès passés semblent généralement inciter à une plus grande prise de risque, à plus d'effet de levier, plus de financement, plus de valorisation, plus de sûretés et, à nouveau, à une plus grande prise de risque. Ces dernières années, ce phénomène s'est manifesté par un raccourcissement progressif des épisodes de volatilité financière. La bonne tenue des marchés face aux chocs successifs semble avoir de plus en plus encouragé l'idée qu'une baisse des prix constitue une opportunité d'achat. Le danger d'un tel processus auto-alimenté réside dans le fait qu'il peut, et même doit, finir par s'inverser en cas de surestimation des données fondamentales. Si, en outre, la liquidité s'assèche et que les corrélations entre prix des actifs se renforcent, une éventuelle surréaction à la baisse n'est pas à exclure. De tels cycles ont déjà été observés à maintes reprises.

La question qui vient immédiatement à l'esprit est de savoir qui pourrait pâtir d'un tel retournement. Les grandes banques d'investissement et banques commerciales paraissent très bien capitalisées et nombre d'entre elles ont réalisé des bénéfices records. Elles portent maintenant une attention toute particulière aux questions de gestion des risques. Pourtant, les marchés doivent déjà avoir détecté certaines sources de préoccupation, comme en témoigne l'augmentation des primes des contrats dérivés sur défaut pour certains des plus grands noms, relativement importante, compte tenu de leur notation de crédit. La première préoccupation tient au risque de marché et à l'effet de levier. Les bilans ont considérablement gonflé, et les mesures de valeur en risque sont restées constantes en dépit d'un fort recul de la volatilité. La deuxième source d'inquiétude est liée à la stratégie « émission et distribution » : les établissements initiateurs pourraient, en période de troubles, se retrouver avec un stock d'actifs dépréciés. Il y a lieu de s'inquiéter que les banques fournissent à présent de plus en plus, outre des prêts-relais, des capitaux-relais pour favoriser le nombre toujours croissant de fusions–acquisitions d'entreprises. On pourrait craindre aussi qu'elles n'aient, à dessein ou non, conservé un niveau significatif de risque de crédit dans leurs portefeuilles.

En supposant que les gros établissements aient réussi à mieux répartir les risques inhérents à leurs prêts, que savons-nous des détenteurs ultimes de ces risques et de leur capacité de les gérer ? En toute franchise, rien ou si peu. Les risques sont intégrés le plus souvent à diverses formes de titres adossés à des actifs de plus en plus complexes et opaques. Ces instruments sont, par ailleurs, souscrits par un large éventail de banques de second rang, fonds de pension, compagnies d'assurances, fonds spéculatifs ou autres, voire par des particuliers, attirés par des notations souvent élevées. Malheureusement, les notations ne traduisent que les pertes de crédit attendues, et non la probabilité exceptionnelle d’événements extrêmes pouvant avoir une forte incidence sur les valeurs de marché. Les fonds spéculatifs pourraient être les plus exposés, nombre d'entre eux s’étant souvent spécialisés dans l'achat d'instruments extrêmement risqués, et leur effet de levier intrinsèque peut s'en trouver multiplié en conséquence.

Par définition, il n'est pas possible de formuler une prédiction à partir de toutes ces incertitudes. De fait, les interprétations sont multiples, surtout si l'on prend en compte les diverses interactions possibles. Pourtant, il faut noter que derrière chacun de ces grands thèmes de préoccupation se profile un dénominateur commun : des conditions de financement extrêmement accommodantes, évoquées dans l'Introduction. Si cette observation ne remet pas en cause la prévision consensuelle en tant que telle, elle devrait au moins servir à rappeler que des événements extrêmes affectant l’économie mondiale pourraient avoir, à un moment ou à un autre, des coûts bien plus élevés qu'on ne le suppose généralement.

http://www.voltairenet.org/article149581.html
 
 
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 #33 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 29 Déc 2007 00:49

Bon ton intervention m'a poussé à rechercher les causes de la naissance des banques centrales, et de leurs liens entre les Rockfeller, et aussi les Rothschild.

Je balance le tout (ça va alimenter mon blog aussi) :

Citation:
 

Ils ne s'en cachent pas.

Condolezza Rice l'a martelé : « Les Etats-Unis ont vocation à gouverner le monde ». Et qui a dit : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats-Unis. Une guerre permanente, économique, une guerre sans morts, une guerre à mort. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde » ? C'est François Mitterrand, cité dans Courrier international du 13 avril 2000.

Continuons ce petit jeu des citations. Qui a dit : « Le monde se divise en trois catégories de gens : un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité ». C'est Nicholas Murray Butler, président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du Council on Foreign Relations.

Nous avons une illustration parfaite des propos ci-dessus avec les dérives de la construction européenne dont le couronnement est cette Constitution que l'on veut nous imposer aux forceps et qui nous fera les vassaux des Etats-Unis.

Revenons sur les trois catégories évoquées plus haut :

1°/ le petit nombre, c'est 200 personnes dans le monde qui pourrissent la vie des peuples. Ces personnes sont des responsables de multinationales, des banquiers, de hauts responsables politiques et même des journalistes. Elles se retrouvent dans des organisations opaques ou secrètes qui décident du sort du monde. Ces organisations ont nom l'OCDE, le FMI, l'OMC, la Commission européenne (grande gagnante dans le traité constitutionnel), la Banque centrale européenne pour le pouvoir économique et financier sans partage. Pour le pouvoir militaire et policier, on trouve la NSA (les « grandes oreilles » de l'Oncle Sam présentes partout), la CIA, le FBI, l'ONU, l'OMS. S'ajoutent au système les « clubs de réflexion » : le Word Economic Forum dont la principale réunion se tient chaque année à Davos, la Commission trilatérale, le CFR (Council on Foreign Relations), le groupe de Bildelberg, le Siècle, l'IFRI, le club de Rome...

Regardons d'un peu plus près le Groupe de Bildelberg, fondé en 1954 par David Rockefeller et le prince Bernard des Pays-Bas. Les dernières réunions ont eu lieu en mai 2003 au château de Versailles fermé pour la circonstance et en juin 2004 sur les rives du lac Majeur. Parmi les 125 participants à la réunion de 2003, on relève des noms hautement significatifs. Commençons par le bas de l’échelle :

Alexandre Adler (le Figaro, Courrier international), Nicolas Beytout (les Echos)
Le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière
Les ministres Jean-François Copé, Dominique de Villepin
Le député UMP Pierre Lellouche
Thierry de Montbrial (président de l'IFRI, on reste entre soi) (1)
Pascal Lamy, commissaire européen chargé du commerce, à qui l'on doit l'ouverture en grand de l'Europe au textile chinois entre autres exploits
Jean-Claude Trichet (2), impliqué dans le naufrage du Crédit lyonnais mais blanchi par la justice et actuellement président de la Banque européenne qui a perdu, en 2004, un milliard d'euros (le double de l'année précédente...)
Valéry Giscard d'Estaing, bien entendu, qui a pris là quelques-unes des idées développées dans le traité constitutionnel, les idées et le style sans doute...
Les présidents des multinationales Collomb (Lafarge), Michel Bon (le naufrageur de France Telecom) et bien d'autres
Les PDG de Danone, d'EADS, de Thalès, de Paribas, etc...

Ils sont en bonne compagnie :
Henry Kissinger, qui tire les ficelles américaines depuis un demi-siècle
Mario Monti
Richard Perle, un « faucon » de George W. Bush
David Rockefeller
Paul Wolfovitz, un autre « faucon » de Bush Jr, que celui-ci vient de nommer à la tête de la Banque mondiale, d'où il pourra étrangler n'importe quel pays mal-pensant, nomination qui n'a soulevé aucune protestation de la part de l'Union européenne !
Et bien d'autres...

Dans le Bohemian Club, fondé en 1872, et qui compte environ 2 000 membres tous masculins, on relève à nouveau les noms de Rockefeller, Henry Kissinger, 4 ou 5 anciens présidents des Etats-Unis et l'actuel, d'autres « faucons » de l’équipe Bush, Helmut Schmidt et, tiens donc, Valéry Giscard d'Estaing et Michel Rocard !

Dans le Siècle, français, qui voit-on ? Philippe Jaffré, Bertrand Collomb, André Lévy-Lang, Michel Pébereau, Pierre Bilger (actuellement mis en examen), le baron Seillière, Jean-Claude Trichet, Jean Peyrelevade, Louis Schweitzer, Michel Bon, Louis Gallois, Martine Aubry, Olivier Schrameck, Hubert Védrine, Jean-Pierre Chevènement, Elisabeth Guigou, Bernard Kouchner, Alain Minc, Michèle Cotta, Patrick Poivre d'Arvor ( !), Anne Sinclair, Franz-Olivier Gisbert, Jean-Marie Colombani, Denis Jeambar, etc...

2°/ le deuxième groupe veille à l'exécution des projets et les regarde s'accomplir. On peut mettre dans ce groupe la majeure partie des élus nationaux et européens, la majeure partie des gouvernements, les medias en n'omettant pas de rappeler que la presque totalité de la presse écrite et télévisuelle est aux mains des marchands de canon. Ce groupe est-il complice ou ignorant ? Je ne suis pas en mesure de le dire.

3°/ le troisième groupe, c'est vous et moi, c'est le reste de l'humanité, qui ne comprend pas pourquoi ses conditions de vie se dégradent, qui s'interroge sur les politiques économiques qui apportent quotidiennement leur lot de désillusions, qui reste sans voix devant les conflits qui éclatent ici ou là dans le monde et l'effondrement économique de pays qui semblaient solides (le cas de l'Argentine par exemple).

Les Etats-Unis entretiennent plus de 10 000 lobbies dans les couloirs de la Commission européenne. Ils s'assurent ainsi que les décisions de celles-ci sont bien conformes à leurs plans. La Constitution européenne qui va nous être imposée doit les remplir d'aise, car c'est une véritable déclaration d'allégeance qui transparaît dans le traité. D'autre part, c'est désormais la Commission européenne qui rédigera les lois, sans le moindre risque de sanction électorale puisque ses membres sont nommés, en fonction de leurs compétences et de leur engagement européen (article 1-26 du traité). On voit l'intérêt. De plus, la Banque centrale sera totalement indépendante, puisqu'elle « ne peut ni solliciter ni accepter des instructions des Etats » (art. III-188). MM. Trichet pour l'Europe et Wolfovitz pour la Banque mondiale vont œuvrer la main dans la main pour étouffer l'Europe. Quelques publications semblent en prendre conscience : « Inquiétudes sur la croissance en Europe pour 2005 » (La Tribune du 4 avril 2005) ; « La Banque centrale milite pour le non » - Patrick Artus, chef économiste, dans Marianne d'Avril 2005, lequel précise : « ...la BCE joue contre son camp » ; « Le pacte de stabilité et la BCE freinent notre croissance » par le directeur des études de l'OFCE dans Capital d'avril 2005 ; « L'Europe écoomique est en train de dériver » - le PDG d'Essilor dans la même publication ... Mais relisez ce que disait François Mitterrand, vous avez la clé. Que disait aussi le fondateur de l'empire Rothschild, Mayer Amshel (1743-1812) : « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d'une nation, et je n'aurai pas à me soucier de ceux qui font les lois ». On arrive ainsi à la société idéale préconisée par les grands esprits évoqués au début de cette page : un capitalisme sans démocratie.

Les Etats-Unis démontrent qu'ils sont passés maîtres dans l'art de la désinformation, et l'Union européenne apporte la preuve qu'elle est une bonne élève. La manipulation de l'opinion devient le sport national. Les programmes de télévision débilitants, les informations brèves, tronquées, sans explications approfondies ni mises en perspective, la culpabilisation des citoyens, l'utilisation du sentiment de peur (attentats réels ou supposés, insécurité...) s'appuient sur le dramatique abaissement du niveau éducatif, le chômage, l'endettement, la précarisation.

L'Europe n'a pas eu besoin d'une Constitution pour s'assurer 60 ans de paix. Il est à redouter que celle que l'on veut nous imposer ne porte en elle les germes de 60 ans de conflits. L'intégration à marche forcée de nouveaux pays dont le niveau de développement est par trop différent et celle de la Turquie si peu européenne en seront les vecteurs.

Je terminerai pas une nouvelle citation : « En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un événement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi ». Franklin Roosevelt, président des Etats-Unis de 1933 à 1945.

http://internationalistes.org/SPIP/article.php3?id_article=70 
 
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 #34 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 29 Déc 2007 00:54

Citation:
 
Crise financière mondiale
L'US $ est une monnaie privée


On ne peut comprendre la crise financière actuelle, ni les rapports de force internationaux, sans tenir compte du caractère privé de la Banque centrale des États-Unis (la « Fed »). C'est elle, c'est-à-dire un consortium de banques privées, et non le gouvernement de Washington qui édite les billets verts.


Les manipulations du système monétaire et du système des changes provoquent le scandale le plus important de notre époque. Pour la première fois, l’(...) monétaire atteint des dimensions mondiales, parce qu'elle a lieu effectivement dans le monde entier, qu'aucun gouvernement ne peut plus la contrôler ni la stopper ou l'empêcher et que, formellement, elle a même lieu légalement en raison de lois désuètes.

L’étape décisive dans la rupture avec la monnaie d'Etat a été la fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des Etats-Unis. Dès la fin du XIXe siècle, les banques sous la coupe de l'empire Rotschild ont lancé une grande campagne pour prendre le contrôle de l’économie des Etats-Unis. Venant d'Europe, les Rotschild ont financé la Banque J.P. Morgan & Co., la Banque Kuhn Loeb & Co., John D. Rockefellers Standard Oil Co., les chemins de fer d'Edward Harriman et les aciéries ­d'Andrew Carnegie.

Aux environs de l'an 1900, les Rotschild ont envoyé aux Etats-Unis un de leurs agents, Paul Warburg, pour coopérer avec la Banque Kühn Loeb & Co. Jacob Schiff et Paul Warburg ont lancé une campagne visant à instaurer des « Federal Reserve Banks » (FED), instituts privés d’émission. Appuyés par les deux grands groupes financiers Rotschild et Rockefeller, ils sont parvenus à fonder une banque centrale privée ayant le droit d’émettre sa propre monnaie, moyen légal de paiement garanti à l'origine par l'Etat. L'instauration de la FED en 1913 a permis aux banquiers internationaux de raffermir leur puissance financière aux Etats-Unis. Paul Warburg a été le premier président de la FED.

Le XVIe amendement de la Constitution états-unienne, qui a permis au gouvernement de prélever un impôt sur le revenu, a suivi la fondation de la FED. Telle était la conséquence du fait que le gouvernement ne pouvait plus émettre sa propre monnaie. Ainsi, les banquiers internationaux faisaient indirectement main basse sur le patrimoine privé des citoyens états-uniens. A l’époque, les plus importants actionnaires de la FED étaient :

1. Les banques Rothschild de Paris et de Londres
2. La Banque Lazard frères de Paris
3. La Banque Israel Moses Seif en Italie
4. La Banque Warburg à Amsterdam et à Hambourg
5. La Banque Lehmann à New York
6. La Banque Kuhn Loeb & Co. à New York
7. La Banque Rockefeller Chase Manhatten à New York
8. La Banque Goldman Sachs à New York.

Après la Première Guerre mondiale, les réserves d'or mondiales ont été accumulées dans cette banque privée qu’était la FED, de sorte que de nombreuses banques centrales n'ont plus pu maintenir l’étalon-or et que leur pays a sombré dans la déflation – la première crise économique mondiale. Même pendant la Guerre mondiale, les Etats-Unis ont exigé des pays en guerre qu'ils paient les armements livrés en or. Après la fin de la guerre, l'or de l'Allemagne a dû aussi être cédé comme butin de guerre. A elles seules, plus de 30 000 tonnes d'or du monde se sont ainsi accumulées aux Etats-Unis. Cet or a servi de couverture au dollar. Toutefois, comme une grande partie des dollars étaient détenus dans les banques centrales étrangères comme réserves monétaires, les Etats-Unis ont pu imprimer et dépenser davantage de dollars qu'ils n'avaient d'or. En effet, les autres pays avaient besoin de dollars pour acheter des matières premières, traitées uniquement en cette monnaie. Outre l'or, le dollar est donc devenu de plus en plus une des réserves monétaires principales des banques centrales étrangères. Le règne du dollar dans le monde avait commencé.

En 1971, Richard Nixon (37e président des Etats-Unis de 1969 à 1974) a résilié l'obligation de convertir le dollar en or (l’étalon de change-or) et, simultanément, la garantie de l'Etat à propos du dollar. Depuis lors, le billet vert n'est couvert ni par l'or ni par une garantie de l'Etat ; il s'agit donc de la monnaie privée libre de la FED. Or la masse monétaire de dollars en circulation déterminée par la FED (depuis mars 2006, celle-ci ne publie plus le chiffre de la masse monétaire M3) est devenue un problème insoluble : pendant que la masse mondiale de biens quadruplait au cours des 30 dernières années, la masse monétaire s'est multipliée par quarante.

Comment fonctionne cette banque privée qui a le droit d'imprimer des dollars ? La FED produit des dollars. Ceux-ci sont prêtés au gouvernement des Etats-Unis contre des obligations qui servent de « sûretés » à la FED. Les banques de la FED qui détiennent ces titres perçoivent des intérêts annuels. Astucieux, n'est-il pas vrai ? Dès 1992, les obligations détenues par la FED avaient une valeur de quelque 5 trillions de dollars, et les intérêts payés par les contribuables états-uniens augmentent constamment. La FED s'est appropriée ce patrimoine incroyable en prêtant de l'argent au gouvernement états-unien et en encaissant alors des intérêts. La contre-valeur : du papier de couleur, nommé dollar.

Répétons-le : le dollar est émis non pas par le gouvernement des Etats-Unis, mais par la FED, qui est contrôlée par des banques privées et met à disposition du gouvernement de l'argent et, en contre-partie, encaisse largement des intérêts et prélève des impôts. Personne ne remarque cette duperie. De plus, les obligations émises par le gouvernement donnent à la FED un droit de gage, public et privé, sur l'ensemble des biens-fonds des Etats-Unis. De nombreuses actions en justice se sont efforcées de faire annuler la loi sur la FED, mais sans succès jusqu’à maintenant. Le président John F. Kennedy a été le premier à tenter de transformer la FED en édictant un décret présidentiel (« Executive 0rder 11110 »). Peu après, il a été assassiné, probablement par son propre service de renseignement. Le premier acte de son successeur, Lyndon B. Johnson, a été d'annuler le décret de son prédécesseur dès son retour de Dallas à Washington, dans l'avion présidentiel.

Et aujourd'hui ? Les banques privées tentent par tous les moyens de maintenir et d'assurer leur gigantesque source de revenu qu'est le dollar. Les Etats qui veulent nouer leurs relations commerciales internationales sur la base de l'euro, tels l'Irak, l'Iran ou le Venezuela, sont déclarés terroristes. Les gouvernements sont forcés de livrer des produits aux Etats-Unis contre des dollars sans valeur, et l'augmentation effrénée de la liquidité fournit à la haute finance les liquidités illimitées avec lesquelles elle peut acheter dans le monde entier. Les banques centrales du monde entier sont forcées de détenir des dollars sans valeur comme « réserves monétaires ». Le dollar des Etats-Unis est la monnaie privée de la haute finance, garantie par personne si ce n'est par elle-même, utilisée pour maximiser le profit, accrue sans vergogne, employée comme moyen de domination mondiale et pour accaparer toutes les ma­tières premières et autres valeurs au monde.

http://www.voltairenet.org/article151713.html 
 
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 #35 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 05 Jan 2008 03:18



"Voilà le problème de la mixité, aujourd'hui même les jeunes français sont excités"
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 #36 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 05 Jan 2008 03:49

Merci pour la lecture. C'est vrai que cette histoire de banques centrales là, ca serait pas mal d'y jeter un coup d'oeil. Thx.
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 #37 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 07 Jan 2008 04:52

Argent, et Pouvoir on pense que je dévie de mon thème mais non, tout est lié. Je vous met le documentaire sur Poutine de la Production Grain de Sable. Ce documentaire m'a fait pensé à des phrases de Matrix :

Citation:
 
Morpheus : La matrice est universelle. Elle est omniprésente. Elle est avec nous ici, en ce moment même. Tu la vois chaque fois que tu regardes par la fenêtre, ou lorsque tu allumes la télévision. Tu ressens sa présence, quand tu pars au travail, quand tu vas à l'église, ou quand tu paies tes factures. Elle est le monde, qu'on superpose à ton regard pour t'empêcher de voir la vérité.
Neo : Quelle vérité ?
Morpheus : Le fait que tu es un esclave Neo. Comme tous les autres tu es né enchaîné. Le monde est une prison où il n'y a ni espoir, ni saveur, ni odeur. Une prison, pour ton esprit. Et il faut que tu saches que malheureusement, si tu veux découvrir ce qu'est la matrice, tu devras l'explorer toi-même.
 
 


Citation:
 
La matrice est un système Neo, et ce système est notre ennemi. Quand on est à l'intérieur, qu'est-ce qu'on voit partout ? Des hommes d'affaires, des enseignants, des avocats, des charpentiers. C'est avec leur esprit qu'on communique pour essayer de les sauver, mais en attendant, tous ces gens font quand même parti de ce système. Ce qui fait d'eux nos ennemis. Ce qu'il faut que tu comprennes, c'est que pour la plupart ils ne sont pas prêts à se laisser débrancher. Bon nombre d'entre eux sont tellement inconscient et désespérément dépendant du système, qu'ils vont jusqu’à se battre pour le protéger. 
 




Le systeme poutine

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 #38 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 07 Jan 2008 04:53

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 #39 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 07 Jan 2008 04:54

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 #40 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 07 Jan 2008 04:56

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 #41 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 07 Jan 2008 04:57



Bon c'est pas tout ça mais il faut que je bosse demain pour m'acheter mes lentilles
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 #42 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 08 Jan 2008 03:43

Paul Ariès :

On est aussi coincé par notre imaginaire. Cet imaginaire qui nous fait croire que le bonheur est dans la consomation. Qui non seulement nous fait croire que le bonheur est dans la consommation, mais qui nous fait croire qu'il serait possible de compenser la perte des valeurs, la perte des repères, la perte des identités par la consommation de produits de marques, la consommation d'identités de marques !
C'est-à-dire que plus l'individu est fragilisé, plus il se trouve en carence narcissique, ou identitaire, plus il va faire fonctionner la consommation, ou le travail comme béquille. Il va prendre là-dessus pour avoir le sentiment d'exister.
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 #43 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 08 Jan 2008 04:42

Christophe Dejours :

"L'organisation du travail qui déshumanise l'homme, qui se retourne contre l'être générique de l'homme, et qui repose sur l'acceptation, le consentement de la plupart d'entre nous à participer à des actes que l'on réprouve sans que l'on exerce contre nous la force, et la violence...

Donc évidemment, je ne peux pas penser à ce que ce serait si on utilisait la force !
Si on utilisait la force, et la violence contre moi qu'est-ce que je ne ferai pas !"

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 #44 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 08 Jan 2008 05:35

Friedrich NIETZSCHE :

« Dans la glorification du "travail", dans les infatigables discours sur la "bénédiction du travail", je vois la même arrière-pensée que dans les louanges des actes impersonnels et conformes à l'intérêt général : la crainte de tout ce qui est individuel. On se rend maintenant très bien compte, à l'aspect du travail — c'est-à-dire de ce dur labeur du matin au soir — que c'est là la meilleure police, qu'elle tient chacun en bride et qu'elle s'entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance. Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, et la soustrait à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l'amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société, où l'on travaille sans cesse durement, jouira d'une plus grande sécurité : et c'est la sécurité que l'on adore maintenant comme divinité suprême. »
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 #45 Discussion générale:   Sujet du message: L'argent   Posté le: 13 Jan 2008 02:19


Péremption préméditée (cliquez)

Qui n'a jamais eu à changer une cafetière en panne ? A changer pour la dixième fois l'ampoule du plafond ? Ou bien même à réparer encore cette voiture tomber en panne ?
Certains, quand ça leur arrive, disent "(...) c'est pas de chance !". Ca n'a rien à voir avec la malchance... Dans la conception même du produit est introduit une notion, celle "du renouvellement permanent".
Tout doit devenir jetable, et si ce n'est pas jetable, il faut que ça s'use vite, le plus vite possible pour racheter le plus vite possible également.
Système vicieux au possible car il va créer un besoin chez le consommateur qui ne se posera même plus la question de ne plus remplacer son objet. Qui voudrait se passer de sa machine à café qui nous a fait un si bon capucino depuis tant de mois ?
La formule est simple on vous crée le besoin, une fois qu'il est installé vous devenez addict. Plus personne ne remet en cause le rôle fondamental de la voiture, son utilisation est même ritualisée par l'obtention du permis. L'acquisition d'un objet de consommation comme une voiture devient dès lors un enjeu social. Nul ne peut se dire adulte sans avoir un permis. Ne parlons pas de la télévision objet "social" par excellence.
Et voilà comment par un cycle de renouvellement constant nous en arrivons à l'épuisement des ressources, et à la peur du manque. L'un concerne l'individu, l'autre plus important à celui du monde.
Mahamat Gandhi disait : "Vivre simplement, simplement pour que d'autres puissent vivre".
Où en sommes nous à présent, répondrons-nous au défi le plus important de l'humanité ?
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