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Haiti News
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  Actualités:   Sujet: Haiti News

6klôn
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 #1 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 10 Fév 2004 04:06

PORT-AU-PRINCE (AFP) - La partie nord d'Haïti échappait lundi au contrôle du président Jean Bertrand Aristide tandis que des violences continuaient à toucher d'autres villes du pays, liées parfois à des affrontements entre bandes rivales.

L'ONU, les Etats-Unis, la France, le Canada et l'Organisation des Etats Américains (OEA) ont appelé à l'arrêt immédiat des affrontements, qui ont fait 41 morts depuis jeudi. Dans une dizaine de villes, les commissariats de police étaient lundi désertés, après avoir été pillés et incendiés par des opposants.


Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a annoncé que l'Organisation allait "très prochainement" accroître son engagement en Haïti, tandis que le département d'Etat accusait le gouvernement haïtien de contribuer "assez souvent" à la violence. "Il y a des bandes violentes, des brutes des deux côtés", a affirmé son porte-parole Richard Boucher.

Comme les Etats-Unis, la France "appelle à l'arrêt immédiat des violences d'où qu'elles viennent, et au respect des règles de droit", selon le ministère français des Affaires étrangères. Le Canada a aussi appelé au "calme et au respect intégral de la primauté du droit" en Haïti. "Le Canada condamne fermement le recours à la violence", a affirmé le ministre canadien des Affaires étrangères Bill Graham.


Au cours du week-end, l'OEA avait réclamé que tout changement politique soit mené "de manière pacifique et démocratique".

De fait, depuis la fin de la semaine dernière, plusieurs zones du nord sont livrées à l'anarchie, avec des tirs et des pillages.

Lundi, des renforts de la police acheminés de Port-au-Prince, équipés notamment d'hélicoptères, ont réussi à reprendre le contrôle de la ville de Saint-Marc, à 96 kilomètres au nord de la capitale, selon des habitants et une source policière.

Depuis ce week-end, deux bandes armées rivales s'affrontaient dans cette localité de 160.000 habitants, où des barricades enflammées avaient été érigées. Les affrontements lundi ont fait un mort et deux blessés du côté des rebelles.

La police est venue aider des militants pro-Lavalas (au pouvoir) du mouvement local "Balai Rouzé" à prendre le dessus sur une bande armée dénommée Rassemblement des militants conséquents de Saint-Marc (Ramicos). Ce groupe, opposé au président, avait incendié samedi le commissariat de la ville et s'était emparé d'armes et de munitions après la fuite de policiers.

Afin de montrer l'autorité de l'Etat, le Premier ministre Yvon Neptune s'est rendu dans l'après-midi dans la ville qui se trouve sur la route menant de Port-au-Prince aux Gonaïves (nord-ouest).

Principale ville de la région nord-ouest, les Gonaïves (200.000 habitants) est depuis jeudi sous le contrôle des rebelles du Front de résistance révolutionnaire de l'Artibonite.

Dans le nord d'Haïti, un commissariat de la localité de Dondon a été incendié par la population, faisant fuir les policiers, selon lundi Radio Vision 2000, citant son correspondant local.

Des tirs nourris ont d'autre part été entendus dans la nuit de dimanche à lundi à Cap-Haïtien (nord), la 2e ville du pays, visant notamment les maisons de membres présumés de l'opposition locale. L'usine qui fournit l'électricité à cette ville a cessé lundi ses activités, faute de carburant qui transite par les Gonaïves. Selon des médias locaux, le calme régnait toutefois lundi au Cap-Haïtien, où écoles et commerces ont ouvert leurs portes.

A Port-au-Prince, la situation est restée également calme, de même qu'à Jacmel (sud-est) où des hommes armés opposés au gouvernement ont fait récemment leur apparition à l'est de la ville.

Source: AFP pour Yahoo! Actualités
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 #2 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 10 Fév 2004 04:09

Haïti: le soulèvement s'étend désormais à onze villes, mais la police aurait repris le contrôle de St-Marc

Le soulèvement en Haïti s'est poursuivi lundi, s'étendant désormais à 11 villes du Nord et de l'ouest de l'île. Il s'agit de la plus vaste contestation jamais opposée au président Jean-Bertrand Aristide.

Après des combats sporadiques, la police a repris le contrôle de la ville portuaire de St Marc, située à 70 kilomètres à l'Ouest de Port-au-Prince. Au moins deux hommes de l'opposition ont été tués et il semblerait qu'une autre personne non-identifiée ait également été abattue, sans doute également par les partisans de M. Aristide, ce qui porte à 41 le nombre de victimes depuis le début du soulèvement.

"Il ne faisait pas partie de l'opposition", a avancé un témoin, parlant de l'homme abattu et dont le corps a été laissé au bord de la route. "C'était juste une personne".

Au cours de la première visite effectuée par un haut responsable du )gouvernement dans une des 11 villes touchées par la rébellion, le Premier ministre Yvon Neptune s'est rendu lundi sur les lieux de l'ancien poste de police de la ville de St Marc, détruit par une attaque.

Alors que les ruines des bâtiments étaient encore fumantes dans la ville, M. Neptune a demandé aux habitants et aux rebelles d'aider à restaurer le calme.

"Les forces nationales de police ne peuvent pas rétablir seules l'ordre", a déclaré M. Neptune à l'Associated Press. Il avait également affirmé à la télévision d'Etat dimanche que "les violences étaient liées à un coup d'Etat".

Devant la montée des violences, les Etats-Unis ont de leur côté demandé lundi au gouvernement du président Aristide de respecter les droits de l'Homme des citoyens haïtiens.

"Nous déplorons profondément les pertes de vies qui ont eu lieu durant les violences aux Gonaïves, à St Marc et dans les autres villes", a affirmé le porte-parole du département d'Etat Richard Boucher.

Il a ajouté que les problèmes du pays seront résolus par le dialogue, la négociation et des compromis, et non par la violence et les châtiments.

Source: Associated Press pour Yahoo! Actualités
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 #3 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 10 Fév 2004 04:29

Près de quatre ans de crise en Haïti


-- 2000 --


- mai: Elections législatives et sénatoriales. La méthode de calcul des résultats provoque un conflit politique entre le parti Famille Lavalas au pouvoir et l'opposition.


- novembre: Jean Bertrand Aristide est élu président pour un mandat de cinq ans lors d'un scrutin boycotté par l'opposition. Déjà élu président en décembre 1990, il avait été renversé par un coup d'Etat militaire en 1991, remis au pouvoir en octobre 1994 après une intervention militaire américaine.





-- 2001 --


- 7 février: Investiture d'Aristide. En raison de troubles, l'ONU, qui devait soutenir l'instauration de la démocratie, met fin à sa mission en Haïti.


- 17 décembre: Une mystérieuse attaque armée du palais présidentiel présentée par le pouvoir comme une tentative de coup d'Etat fait 13 morts à Port-au-Prince. Représailles contre l'opposition.





-- 2002 --


- 4 septembre: L'Organisation des Etats Américains (OEA) vote une résolution prévoyant des élections au cours du deuxième trimestre 2003.


- 17 novembre: Plusieurs dizaines de milliers d'opposants manifestent à Cap-Haïtien, la 2e ville du pays. Le 22, plusieurs centaines de partisans du président répliquent en bloquant les principales artères de Port-au-Prince.


- 16 décembre: Un plan de l'opposition de sortie de crise prévoyant la démission du président Aristide est aussitôt qualifié de "déclaration de guerre" par le gouvernement.





-- 2003 --


- 24 janvier: Grève générale lancée par le "groupe des 184", large coalition de la société civile, incluant le patronat, à Port-au-Prince.


- 22 septembre: Assassinat d'Amiot Métayer, chef d'une bande armée ("L'armée cannibale") aux Gonaïves (nord-ouest) qui soutenait jusqu'alors Aristide. Son groupe l'impute au pouvoir et passent dans l'opposition sous le nom de Front de résistance révolutionnaire de l'Artibonite.


- 14 novembre: Des milliers de partisans du régime empêchent un rassemblement du "groupe des 184" en dépit de garanties données par le pouvoir.


- 21 novembre: Les évêques haïtiens proposent la création d'un "conseil de sages" issus des différents secteurs de la société haïtienne pour désigner un "conseil électoral consensuel". Accepté par le président, ce plan est rejeté par l'opposition.


- 5 décembre: De violentes agressions perpétrées par des partisans armés du pouvoir sur deux campus de la capitale font une trentaine de blessés. S'ensuit une série de démissions en protestation contre le pouvoir, dont celles des ministres de l'Education, de l'Environnement, et du Tourisme.





-- 2004 --


- 1er janvier : Célébration officielle à Port-au-Prince du bicentenaire de l'indépendance d'Haïti, boycottée par l'opposition. Thabo Mbeki, président sud-africain, est le seul chef d'Etat étranger à y participer.


- 2 janvier: L'opposition présente une "alternative de transition" sur deux ans prévoyant le départ d'Aristide et son remplacement par un président de transition choisi parmi les juges de la Cour de cassation.


- 13 janvier: Faute d'élections organisées à temps, Haïti n'a plus de Parlement, le mandat de ses 83 députés et des deux-tiers de ses 27 sénateurs ayant pris fin. Aristide s'engage à organiser des élections législatives "dans les prochains six mois".


- 30 janvier: Le patronat recommande à la population des "actions de désobéissance civile".


- 5 février: Les Gonaïves, quatrième ville d'Haïti, tombe aux mains du Front de résistance révolutionnaire de l'Artibonite. L'assaut du commissariat a fait 11 morts.


- 8 février: Le gouvernement accuse l'opposition de favoriser un coup d'Etat.

Source: Courrier International
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tifab972
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 #4 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 10 Fév 2004 11:49

C fou comme on en parle en ce moment de Haiti


Les médias n'avaient pas trouvé de sujets brulants à raconter ces jours ci ils se sont rabattus sur Haiti

Sauf que Haiti ça fait au moins 4 ans voire meme un peu plus qu'ils sont en pleine crise.
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6klôn
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 #5 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 10 Fév 2004 12:57

La situation est grave actuellement là bas, il y a une ville au moins qui est tombée dans les mains des rebelles. Ce sont des hommes que Aristide avait armés qui se sont retournés contre leur ancien patron. Je me demande si le régime Lavallas n'est pas en train de battre de l'aile...
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BHEUAR
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 #6 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 10 Fév 2004 20:09

Il faut garder espoir en la paix
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PHYLO
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 #7 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 11 Fév 2004 00:10

tifab972 a écrit:
 
C fou comme on en parle en ce moment de Haiti


Les médias n'avaient pas trouvé de sujets brulants à raconter ces jours ci ils se sont rabattus sur Haiti

Sauf que Haiti ça fait au moins 4 ans voire meme un peu plus qu'ils sont en pleine crise. 
 

et après? tu ne va tout de même pas dire qu'on en parle trop quand même.
voici d'autres infos, notamment sur l'attitude de la France, source haiti en marche
c'est long, mais je n'ai malheureusement pas le temps de résumer alors je vous livre l'info en bloc, sur l'insurrection et sur l'éventualité d'une intervention extérieure.




L'EVENEMENT



L'insurrection s'étend à travers le pays


Après les Gonaïves, chute des commissariats de Saint Marc, Trou du Nord, Grand Goâve ...

Combien de policiers tués aux Gonaïves? 1 seul, d'après la Police nationale; 14 ont annoncé les insurgés







PORT-AU-PRINCE, 8 Février - Entre 3 et 7 policiers auraient été tués au cours de l'opération menée samedi aux Gonaïves (170 km au nord de la capitale) pour reprendre le contrôle du commissariat de police de cette ville enlevée jeudi par des insurgés, a indiqué Radio Indépendance, une radio locale privée, citée par l'Agence France Presse.

De son côté, l'un des chefs rebelles, Winter Etienne, membre du Front de résistance révolutionnaire de l'Artibonite, avait annoncé plus tôt que 14 policiers avaient été tués.

Cependant la Police Nationale d'Haïti a annoncé dans un communiqué de presse qu'un seul mort a été enregistré dans ses rangs lors de l'opération de samedi. La victime a été identifiée comme un agent de la Swat Team (GIPNH) nommé Douken Gustinvil.

Par contre, la police confirme que plusieurs de ses agents ont été tués par les membres de la nouvelle "armée cannibale" lorsque ces derniers se sont emparés jeudi du commissariat de la ville.

Cette attaque a fait 11 morts, dont 5 policiers.

Un horrible carnage: cadavres mutilés et incendiés; policiers à la gorge tranchée. Selon Associated press, un des corps a été traîné dans la rue alors qu'un homme était en train de lui donner des coups de machette. Et une femme a coupé l'une des oreilles du policier pour l'exhiber.

Un autre a été lynché et les gens l'ont lapidé avec de grosses pierres.

Selon Associated press, samedi soir les forces de l'ordre avaient à nouveau totalement disparu de la ville et n'étaient pas réapparues dimanche matin.

Toujours samedi, une autre ville est tombée, Saint Marc (100 km au nord de la capitale), sur la route entre Port-au-Prince et les Gonaïves.

Mais les choses se passent ici différemment. Ce ne sont pas les opposants qui ont attaqué le commissariat, mais les policiers qui se sont enfuis. Sur un ordre du commissaire de police, tous les agents ont disparu dans la nature.

Les membres de Ramicos, une organisation locale de l'opposition, n'avaient plus qu'à prendre possession des lieux.

Tout comme aux Gonaïves, ils ont incendié la caserne et libéré tous les prisonniers. Avant de déclencher éventuellement la chasse aux partisans locaux les plus connus du pouvoir en place.

D'autre part, le warf de Saint Marc, neuf et très actif, a été totalement dévalisé samedi soir, la ville n'ayant aucune protection. Des centaines de personnes se sont livrés au pillage de conteneurs dans l'enceinte du port, emportant toutes sortes d'objets, postes de télévision, poutres en acier et autres matelas.

Comme aux Gonaïves, le Ramicos a mis en place des comités de quartier pour mobiliser la population.

Des insurgés ont aussi attaqué samedi les postes de police de 5 autres petites localités, Lestère, Verrettes, Pont Sondé etc. situées entre Saint Marc et Gonaïves. Là aussi les policiers avaient pris la fuite, laissant la place libre aux opposants.

Entre-temps, des inconnus armés prenaient le contrôle du commissariat de la commune de Trou du Nord, non loin de la frontière haïtiano-dominicaine.

Cette attaque aurait été menée par des paramilitaires aux ordres d'un ex-commissaire exilé en République Dominicaine nommé Guy Philippe. Une fois de plus, les policiers de service avaient abandonné leur poste.

Idem à Grand Goave dont le poste n'était gardé que par 4 agents armés d'un révolver de calibre 38. Notons cependant que cette dernière ville est située tout à fait à l'opposé des Gonaïves, au sud ouest de la capitale.

On apprend que tous les détenus de la prison de Jacmel ont été transportés à Port-au-Prince, étant donné que partout le premier geste des insurgés est de remettre en liberté tous les prisonniers sans aucune distinction.

L'Ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince a fermement condamné les attaques et la destruction de bureaux publics, rejetant la violence comme démarche de prise du pouvoir. Les Etats-Unis ont exprimé leur soutien aux efforts de la Communauté Caribéenne (Caricom) pour trouver une issue à la crise politique haïtienne.

La Mission spéciale de l'Organisation des Etats Américains a exprimé son inquiétude croissante face à la détérioration de la situation.

La Mission encourage le gouvernement à mettre en oeuvre pleinement et sans délai les engagements pris à Kingston (Jamaïque) le 31 janvier dernier, lors de récentes consultations entre l'administration Aristide et la Caricom.

De son côté, l'opposition a exprimé des réserves sur la situation aux Gonaïves. L'ex-maire de Port-au-Prince, Evans Paul, un dirigeant de l'opposition, a estimé que ce qui se passe là-bas est le résultat "du désordre de Jean-Bertrand Aristide."

Mais en général, les partis et organisations membres de la Plate-forme Démocratique de l'opposition n'ont eu aucun commentaire depuis les derniers événements.

Dimanche, la Plate-forme a renvoyé à une date ultérieure une manifestation qu'elle avait annoncée.

Enfin samedi, la police nationale a émis un communiqué qualifiant d'"inacceptables" les actes posés par le Front de Résistance des Gonaïves. A part les victimes et les dégats matériels, la police a souligné que des prisonniers, dont "beaucoup de criminels", ont été libérés.

Dans le même communiqué, la police indique que les insurgés des Gonaïves étaient appuyés par d'"autres bandits venus du côté de la frontière" (avec la République Dominicaine) et avaient fait usage de fusils d'assaut et de grenades à fragmentation." (déclaration reprise par AlterPresse)

Dans un éditorial paru dans son édition de vendredi, le Miami Herald écrit: "Ni le Président Aristide, ni les leaders d'une opposition disparate ne semblent suffisamment motivés pour changer le cycle de violence qui a mis la déjà pauvre Haïti à genoux.

"Nous applaudissons l'intervention des leaders de la Caricom. Elle ajoute une pression supplémentaire dans l'équation pour le changement. Mais avec toutes leurs bonnes intentions, la Caricom c'est la carotte, mais où est le bâton?" interroge le Miami Herald.

Seuls les Etats-Unis sont en position de fournir l'un et l'autre.

Selon le Miami Herald, la réponse du Président Aristide aux engagements auxquels il a souscrit à Kingston se fait toujours attendre. Il a annulé un ordre de la police restreignant les manifestations de rue, mais quid de la promesse de libérer les manifestants qui sont en prison?

De leur côté, certains leaders de l'opposition, poursuit le Miami Herald, qui avaient participé aux pourparlers avec la Caricom, "continuent d'insister aveuglément que le Président Aristide doit laisser le pouvoir avant toute négociation."

"Cette position est intenable" dit le journal.


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ANALYSE



Qui recherche une intervention étrangère?










PORT-AU-PRINCE, 7 Février - Personne en Haïti n'a aujourd'hui intérêt à une intervention étrangère. Ni l'opposition qui estime ne pas en avoir besoin pour renverser Aristide. Ni le chef de l'Etat, car cela sonnerait la fin de son mandat qu'il se bat pour maintenir jusqu'au bout (février 2006).

Par contre, qui parle d'intervention en Haïti? On ne trouve ce discours que chez les mêmes puissances capables de conduire cette intervention ...

Dans le rapport dont il a été chargé par le gouvernement français de rédiger sur les relations franco-haïtiennes, Régis Debray dit noir sur blanc qu'une intervention serait nécessaire pour protéger un gouvernement de transition qui viendrait à remplacer le Président Jean-Bertrand Aristide contre un soulèvement des partisans de ce dernier.

Cette semaine encore, des informations rapportées par l'Agence France Presse (et reprises par Haiti Press Network) font état de conversations entre le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin et son homologue brésilien Celso Amorim en vue, nous dit-on, de contribuer à la stabilisation de certains pays, comme la Guinée Bissau et Haïti.

Référence a été faite à une "opération brésilienne de transport de troupe au cours de la mission de paix européenne en Ituri, au Congo."

La France semble envisager une réédition de la même opération en Haïti.

Une intervention sous la bannière française ...

Selon HPN, le chancelier brésilien a été plus prudent, rappelant que la plupart des pays latino-américains se sont déjà prononcés sur Haïti à travers le groupe de Rio. "Nous suivons le développement. Nous savons que le gouvernement français est intéressé, ainsi que les pays de la Caraïbe. Nous voulons maintenir le dialogue avec tous les pays intéressés et faire quelque chose si c'est possible" aurait dit M. Amorim.

Régis Debray va même jusqu'à prévoir qu'à défaut des autorités légitimes haïtiennes, l'ONU peut autoriser l'intervention. Celle-ci pourrait être placée sous la direction de la Caricom ... ou de la France, précise le rapport adressé à Dominique de Villepin par celui qui a toujours été considéré en Haïti comme un porte étendard de la gauche française.

Cependant voyons: une intervention sous la bannière française dans l'arrière cour des Etats-Unis???

La France serait-elle une simple couverture?

Qui veut d'une intervention? Qui recherche une intervention?

Peut-être les groupes armés qui ont pris jeudi le contrôle des Gonaïves, la 4e ville du pays ...

Télé Haïti, seule admise par les insurgés des Gonaïves, a montré un véritable carnage. Cadavres brûlés (qui pis est, en train de brûler), policiers la gorge tranchée, etc

Pense-t-on à l'effet sur le monde extérieur? CNN aurait filmé également les événements. Rappelons-nous que c'est un massacre du genre qui avait ouvert la voie à la première intervention américaine en Haïti. 1915, le massacre des prisonniers politiques à la grande prison de Port-au-Prince, le président trucidé, les Marines débarquent le même jour ...

L'occupation américaine durera 20 ans.

Nostalgiques de l'armée d'Haïti ...

Qui a intérêt à une intervention étrangère?

Les survivants de l'ancienne armée d'Haïti. En effet celle-ci avait été créée par l'occupant de 1915.

Les forces armées, responsables du sanglant coup d'Etat de setembre 1991, ont été abolies par le Président Aristide dans la foulée du retour à l'ordre constitutionnel en 1994.

Mais il existe des secteurs au sein des élites haïtiennes dont la nostalgie de l'armée dépasse celle des ex-militaires eux-mêmes, bien entendu pour en avoir été traditionnellement des bénéficiaires.

Plus encore, le vide laissé par la disparition d'une institution aussi impliquée dans le destin national n'a toujours pas été comblé. La police nationale, institution civile, n'a encore ni l'effectif ni la compétence nécessaires.

Cupidon ou mouche de coche? ...

Qui a intérêt à une intervention étrangère? Pas plus l'opposition démocratique que le gouvernement ...

Régis Debray défend l'intérêt de la France. Le gouvernement français lui a demandé un rapport sur les relations franco-haïtiennes mais c'est essentiellement pour apporter la réplique à Aristide qui somme Paris de restituer à Haïti la somme de 90 millions de francs lourds (US$21 milliards) extorquée au 19e siècle au nouveau petit Etat indépendant issu du Saint Domingue colonial.

Il ne s'en est pas privé ... Le rapport est une charge incendiaire contre le pouvoir Lavalas.

Mais pourquoi s'arrêter en si bon chemin. Les Etats-Unis traînent-ils les pieds pour demander à Aristide d'"arracher son manioc" (partir du pouvoir), la France se propose pour jouer les cupidons (pour les beaux yeux des derniers des mohicans francophiles haïtiens!), attisant le feu d'un aiguillon vengeur ...

Cupidon ou mouche de coche? En effet, nous sommes dans le back yard de l'Oncle et à vol d'oiseau du Cuba socialiste, une délicate proximité qui ne permet aucune fantaisie ...

Evidemment Debray prend l'opposition comme prétexte pour justifier sa théorie interventionniste ...

Mais l'opposition d'un côté se considère aujourd'hui moins éloignée d'une accession au pouvoir et donc ne voit point la nécessité de se coller une telle hypothèque: Qui a vendu Haïti?

Danger de déboucher sur l'inconnue totale ...

D'un autre côté, il y a divergence de vues totale autour d'une telle question dont la simple évocation aboutirait seulement à é(...) la belle unanimité autour de la même impatience de renverser Aristide, seul commun dénominateur des partis politiques et organisations de la société civile qui forment l'opposition.

Face à une proposition de la Caricom pour une assistance policière régionale en vue d'aider la police nationale d'Haïti à rétablir le climat de sécurité, certains leaders de la plate-forme de l'opposition (Convergence Démocratique et Groupe des 184) ont opiné: oui, si c'est pas pour faciliter Aristide dans sa bataille pour garder le pouvoir.

Mais les commentaires n'ont pas été au-delà, prudence oblige. La situation actuelle peut déboucher sur une inconnue totale. Personne ne sait de quoi demain sera fait.

Les plus marqués à gauche vont jusqu'à accuser le régime Aristide de rechercher lui-même une intervention militaire.

Celui-ci s'en garderait bien. Toute la propagande extérieure est bâtie autour du danger des "chimères" (partisans violents du Président Aristide). Toute intervention aurait donc pour principale justification l'élimination des fameux "chimères." C'est aussi l'intention déclarée du rapport Régis Debray.

Mais Washington a-t-il davantage qu'un autre intérêt à une intervention en Haïti?

En tout cas, pas officiellement. A ce jour, le mot d'ordre est d'encourager le dialogue et la recherche d'un compromis entre les parties haïtiennes, une solution démocratique et constitutionnelle bâtie sur l'achèvement du mandat présidentiel d'Aristide et l'organisation d'élections libres et honnêtes, dans un climat sécuritaire et sous haute supervision internationale.

Faire d'une pierre deux coups ...

Vendredi, au lendemain de la prise sanglante de la ville des Gonaïves par le Front anti-Aristide, l'Ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince a émis un communiqué de presse rejetant "de façon catégorique toute violence" et réitérant que "tous les changements qui sont essentiels pour Haïti doivent être obtenus à travers le dialogue, la négociation et le compromis."

Cependant ce n'est pas l'habitude de Washington de seulement déplorer quand c'est le sort d'un gouvernement vraiment ami qui est en jeu ...

D'autre part, qu'en est-il de la peur que le chaos ne résulte en une immense vague de réfugiés en direction des plages de Floride, un Etat dont le vote est crucial pour le Président Bush en novembre prochain?

Conclusion: à moins d'une révision totale de sa politique haïtienne et jusqu'aux prochaines présidentielles américaines, l'administration américaine devrait réfléchir à deux fois avant de s'engager personnellement dans une nouvelle aventure en Haïti.

Et si c'était par la France interposée, comme Régis Debray le propose? Réponse: l'Amérique est aux Américains ...

Cela ne signifie pas que si Aristide se retrouve le dos au mur, Bush essaierait forcément de le tirer d'affaires. Sauf devant un danger considéré comme encore plus grand ... Et là encore, une fois le match engagé, on peut faire d'une pierre deux coups. Le coup d'Etat du 30 septembre 1991 aurait commencé sur un coup de tête du major Michel François qui se sentait menacé de perdre le contrôle du trafic de la drogue en Haïti.

En tout cas, avant longtemps on sera édifié.

Haïti en Marche, 7 Février 2004
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 #8 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 12 Fév 2004 12:51

Peut être que le livre " Haïti n'existe pas 1804-2004 : deux cents ans de solitude" permettra de mieux comprendre la situation en HAITI.


Présentation

Haïti a disparu. Effacé. De notre mémoire, de la mémoire. Haïti est une
réalité pour les Haïtiens, une réputation pour les autres, et encore…
Une image, la pire, ankylose sanglante ou prurit de misère. Haïti a-t-il
jamais existé ?
Comme si Haïti n'avait pas, la première, il y a deux siècles, conquis
son indépendance. A la barbe de la France, toute amourachée de ses
idéaux civilisateurs. Et de son Bonaparte de conquête. Impuissants et
défaits par une révolution de gueux emmenés par Toussaint Louverture.

Comme si la métropole n'avait pas subi la pire humiliation : être boutée
hors de la colonie la plus riche du monde par une horde de nègres
libérés. Une révolution qui n'aura jamais la place de l'américaine ou de
la française ! Comme si elle était à jamais marquée du sceau brûlant de
la culpabilité, du mépris, de la dérision et de la déraison réunies. Qui
croira que d'anciens esclaves puissent être éclairés ?

Haïti 1804 : première république noire indépendante. Le monde de 2004
préfère l'anniversaire du sacre de Napoléon et occulte, une fois de
plus, le destin unique et singulier de la « Perle des Antilles ». Qui
s'interrogera sur le destin d'un pays mis en quarantaine et en coupe
réglée par l'ancien et le Nouveau monde, unis pour l'empêcher d'exister
? Unis aussi à une « élite » locale, cynique et répugnante, à ses
satrapes et à ses mercenaires. Ensemble, ils maintiennent une société
coloniale du XXIe siècle.
Pourquoi Haïti, terre de tous les paroxysmes, est-elle aujourd'hui plus
ravagée, meurtrie, exsangue que jamais ?

1804-2004 : drôle d'anniversaire d'une indépendance glorieuse.
Christophe Wargny entreprend ici un nouveau voyage en Haïti. Revisite
une histoire et ses acteurs, qu'il connaît bien. En compagnon et en ami
d'Haïti, en historien qui met au jour les dénis de justice, les
falsifications de l'Histoire, officielle celle-là. Et l'inconscience de
ceux qui ont aujourd'hui la responsabilité du naufrage.


Format : Broché - 192 pages
Prix : 14,95 euros



Biographie

Christophe WARGNY : Historien. Il est maître de conférence en sciences
de l'information et de la communication au Conservatoire national des
arts et métiers. Ancien directeur des Editions Syros Alternatives, il
est l'auteur de plusieurs ouvrages sur Haïti et collaborateur du Monde
diplomatique pour les relations Nord-Sud et les Caraïbes.


Séance de dédicace du livre

Haïti n'existe pas
1804-2004 : deux cents ans de solitude




Le Samedi 14 Février 2004 à partir de 17h30

A l'Espace Culturel "BE ZOUK"
36 bis rue de Montreuil - 75011 PARIS
M° Faidherbe-Chaligny, ligne 8
Téléphone 01 43 67 67 17
be-zouk@wanadoo.fr
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Lapine Killah
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 #9 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 21 Fév 2004 22:20

dorlis a écrit:
 
Source AFP et Agence REUTERS

Haïti: l'opposition rejette tout compromis en dépit des pressions (21/02/2004)



PORT-AU-PRINCE (AFP) L'opposition haïtienne a rejeté samedi tout compromis, jugeant que seul un départ du président Jean Bertrand Aristide réglera la crise en Haïti, en dépit des pressions d'une délégation ministérielle internationale visant à faire approuver un plan de règlement.

Le chef de l'Etat est "la source du problème" et "la population doit continuer à se mobiliser pacifiquement" pour obtenir son départ, a souligné lors d'une conférence de presse André Apaid, responsable du Groupe des 184 réunissant la société civile et le patronat.

"Jean Bertrand Aristide est le responsable direct de la violence en Haïti car il y a distribué des armes, a créé des gangs armés pour terroriser la population, intimider les partis politiques, et faire taire toute opposition", a ajouté ce responsable.

André Apaid a aussi demandé "à la communauté internationale de prendre ses responsabilités" en Haïti, pays de 8,3 millions d'habitants, le plus pauvre du continent américain.

Dans la matinée, une délégation ministérielle internationale, conduite par le sous-secrétaire d'Etat américain chargé de l'Amérique latine, Roger Noriega, était arrivée à Port-au-Prince pour faire pression sur le président et l'opposition afin qu'ils acceptent un plan de règlement.

La délégation comprend aussi le ministre canadien de la Francophonie, Denis Coderre, et des représentants de la France, de l'Organisation des Etats Américains (OEA) et de la Caricom (communauté des Etats de la Caraïbe).

"Nous cherchons à nous assurer que nous faisons passer un message de fermeté, d'urgence et d'unité de la communauté internationale", avait déclaré à son arrivée le ministre canadien.

Le plan de la communauté internationale, soumis vendredi au chef de l'Etat et à l'opposition politique, prévoit notamment une importante perte de pouvoirs pour le président et un changement de gouvernement.

Son rejet par l'opposition constitue une gifle pour la communauté internationale, qui a tardé à se mobiliser pour empêcher une dégradation de la situation en Haïti. Depuis le 5 février, 58 personnes sont mortes en Haïti et plusieurs centaines ont été blessées dans des affrontements insurrectionnels.

Vendredi, un diplomate de haut rang à Port-au-Prince avait fait part de ses craintes que l'opposition n'adhère pas aux propositions internationales. "Il n'y a pas de plan B", avait-il prévenu.

La communauté internationale avait donné jusqu'à lundi au président et à l'opposition pour se prononcer. Mis au point par les Etats-Unis, le Canada, la France, la Caricom et l'OEA, il prévoit notamment la nomination d'un nouveau Premier ministre, neutre et indépendant, jouissant de la confiance de la population.

Selon ce plan, le président Aristide demeurerait président jusqu'au terme de son mandat, en février 2006. Le nouveau Premier ministre, choisi par un Conseil indépendant de 9 à 15 personnes, aurait le contrôle des 5.000 policiers haïtiens dont la formation et l'entraînement seraient supervisés par l'ONU ou l'OEA.

Le plan n'évoque pas les insurgés qui contrôlent notamment les Gonaïves (nord-ouest, 200.000 habitants), quatrième ville du pays, depuis le 5 février. Dirigés par un ex-commissaire, Guy Philippe, les rebelles ont menacé vendredi d'attaquer ce week-end les villes de Saint-Marc (ouest, 160.000 habitants) et Cap-Haïtien (nord, un million d'habitants). Ils considèrent comme l'opposition que seul un départ du président peut régler la crise.

Pour la deuxième journée consécutive, plusieurs dizaines de citoyens américains, français ou canadiens ont continué samedi à quitter Haïti, à l'invitation de leur pays. La communauté étrangère en Haïti compte quelque 23.000 personnes, dont 20.000 Américains bi-nationaux et 1.600 Français.


©AFP



http://www.reuters.fr/locales/c_newsArticle.jsp?type=topNews&localeKey=fr_FR&storyID=4408133

+ article dans le monde.fr
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-353831,0.html


Que pensez vous de la situation en Haiti et des solutions proposées par la communauté internationale ainsi que de leur légitimité

Dorlis 
 
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 #10 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 21 Fév 2004 22:27

Pour répondre à ta question dorlis, je dirai personnellement que l'attitude des USA dans ce conflit est presque ce qui me choque le plus...
J'ai lu un article dernièrement où nos chers gouvernementaux US avaient precisé qu'à l'aube des élections, une intervention en Haïti serait très mal vue par les contribuables qui refuseraient sans aucun doute de payer l'envoie de soldats sur le terrain...
Ils précisaient également que s'il devait y avoir une intervention, ce serait par l'envoie de quelques policiers sur place, un nombre minime precisait on ...

Alors bon... Quand il s'agit de se faire bien voir aux yeux du peuple, en justicier qui sauve le monde du méchant dictateur (et attention, je ne suis pas du tout en faveur de Saddam), là tout le monde a les dents dehors... Mais quand une population est aux mains de rebelles, d'un gouvernement qui se moque totalement de son peuple etc. là, plus personne...

Finalement cela ne m'étonne pas, puisque apparemment, il y a quelques années, ceux sont eux même qui ont aidé Aristide à reprendre le pouvoir suite à un coup d'état...
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 #11 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 22 Fév 2004 11:40

Lapine Killah a écrit:
 
Pour répondre à ta question dorlis, je dirai personnellement que l'attitude des USA dans ce conflit est presque ce qui me choque le plus...
J'ai lu un article dernièrement où nos chers gouvernementaux US avaient precisé qu'à l'aube des élections, une intervention en Haïti serait très mal vue par les contribuables qui refuseraient sans aucun doute de payer l'envoie de soldats sur le terrain...
Ils précisaient également que s'il devait y avoir une intervention, ce serait par l'envoie de quelques policiers sur place, un nombre minime precisait on ...

Alors bon... Quand il s'agit de se faire bien voir aux yeux du peuple, en justicier qui sauve le monde du méchant dictateur (et attention, je ne suis pas du tout en faveur de Saddam), là tout le monde a les dents dehors... Mais quand une population est aux mains de rebelles, d'un gouvernement qui se moque totalement de son peuple etc. là, plus personne...

Finalement cela ne m'étonne pas, puisque apparemment, il y a quelques années, ceux sont eux même qui ont aidé Aristide à reprendre le pouvoir suite à un coup d'état...
 
 


Merci Lapine pour le transfert du sujet, je retrouvais pas le topic

Ce qui me gene dans l'attitude des differents gourvernement concernés (USA France en particuliers) c'est qu'il s'agissent comme si la situation humaine, en plus de la situation politique, ne suffisait pas pour inquieter l'opinion.

Aristide est peut etre au pouvoir mais ca ne suffit pas a cacher une situation très alarmante.
Les Chimères agissent comme s'ils avaient carte blanche. La corruption est galopante et des familles continuent à pousser sur les décharges des bidonvilles. Faut il une catastrophe sanitaire et un bain de sang pour qu'on estime qu'il est temps d'intervenir ?.
Comme si le fait que les USA et la France aient soutenu Aristide à son arrivée pour légitimer un silence lourd de conséquences pour le peuple Haitien et ce, quoi qu'il se passe aujourd'hui.

Quel gachis !! Quel honte pour le genre humain de laisser agoniser un peuple si riche en histoire et en traditions . Et même, s'il n'y avait pas cette somme de traditions et d'histoire, est ce que cela justifierait cet immobilisme ??.
Dans cette catastrophe les responsabilités sont enormes et vastes mais elles ne suffiront jamais a faire oublier les victimes de cette politque cynique.
Pendant ce temps les bénéfices, d'une caste haitienne, fleurissent et n'empechent pas de dormir nos hommes politiques.

Un peu trop facile le pretexte de la souveraineté d'un peuple lorsque les gouvernants ne semblent plus rien controler.


J'ai comme une nausée soudainement.

Dorlis
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 #12 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 22 Fév 2004 12:23

dorlis a écrit:
 
Faut il une catastrophe sanitaire et un bain de sang pour qu'on estime qu'il est temps d'intervenir ?. 
 


Et encore... Même là je me demande si ça pousserait quiconque à intervenir... Il suffit de voir ce qui se passe dans d'autres pays... On agit comme si famine, rebelles et pauvreté faisaient AUSSI partie des traditions... C'est comme ça, on n'intervient pas... Sauf si BIEN SUR, il y a un intérêt bien défini : pétrole, diamants ou autres...
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 #13 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 22 Fév 2004 15:00

1ere ile a avoir obtenu son independance et regardez où ils en sont...
l'avidité de pouvoir... c bien bo l'independance mais faut savoir gerer tout ça, apres les européens ou nord américains ont un bon exemple pr ns faire montrer kon ne peut pas se passer d'eux...
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Lapine Killah
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 #14 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 22 Fév 2004 15:04

Avidité du pouvoir ? C'est ce que tu conclues de leur indépendance ??

Aujourd'hui ils s'en sortent difficilement, pour plusieurs raisons surement, mais je n'irais pas jusqu'à parler "d'avidité du pouvoir"...
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dorlis
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 #15 Actualités:   Sujet du message: Haiti News   Posté le: 22 Fév 2004 15:14

Jawaan a écrit:
 
1ere ile a avoir obtenu son independance et regardez où ils en sont...
l'avidité de pouvoir... c bien bo l'independance mais faut savoir gerer tout ça, apres les européens ou nord américains ont un bon exemple pr ns faire montrer kon ne peut pas se passer d'eux...
 
 


Pas tout a fait d'accord avec ca

je pense plutot que les interets des investisseurs etrangers representent un frein à l'emancipation economique et politique d'haiti. (c'est toujours bon pour une société de profiter d'un crise economique et politique pour faire travailler les locaux a moindre cout)
De plus, la position geographique strategique d'haiti ne peut qu'inciter les americains laisser ce pays agoniser (pour decourager de toutes tentatives un eventuel autre pays)

Alors que ces mêmes investissements devraient contribuer au soutien de l'economie locale.
Mais bon faut pas trop rever surtout avec des investisseurs americains et francais.


Dorlis
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